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 ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...

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tanka
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MessageSujet: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mer 6 Oct 2010 - 17:40

L’astéroïde Steins au plus près...

La sonde européenne Rosetta a photographié l’astéroïde 2867 Steins à seulement 800 km de distance le 5 septembre.


Six clichés successifs de l'astéroïde Steins pris par Rosetta.
Crédit: ESA ©2008 MPS for OSIRIS Team MPS/UPM/LAM/IAA/RSSD/INTA/UPM/DASP/IDA
Un diamant dans l’espace. C’est ce à quoi ressemble l’astéroïde Steins. Les caméras de la sonde Rosetta l’ont révélé dès la phase d’approche. Eclairé quasiment de face par le Soleil, le corps célestes dont les dimensions sont de 5 X 4 km, s’est présenté avec une silhouette triangulaire, avec sa pointe vers le bas. Cette forme avait déjà été prédite grâce à de nombreuses observations photométriques menées depuis le sol mais aussi avec le télescope spatial infrarouge Spitzer.

En passant à 800 km de la surface de Steins, Rosetta a permis de distinguer plusieurs gros impacts météoritiques , notamment près du pôle nord de l’astéroïde. Le survol s’est déroulé à la vitesse de 31000 km/h. En quelques minutes, la sonde a donc observé successivement le côté diurne, la limite jour/nuit et le côté nocturne de l’objet. En couplant des clichés deux par deux, les scientifiques ont produit des images stéréoscopiques qui permettent d’appréhender Stein en volume.

Partie à bord d’une fusée Ariane 5 en février 2004 depuis Kourou, en Guyane, la sonde Rosetta est en route vers la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, qu’elle devrait atteindre en mai 2014. Elle déploiera alors un petit module qui ira se poser sur l’astre glacé pour l’analyser.

Philippe Henarejos, le 6 septembre 2008
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/evenement/1969_l-asteroide-steins-au-plus-pres

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Sam 18 Déc 2010 - 19:57

Le sursaut de Scheila (l'astéroïde)

Mais qu'arrive-t-il à l'astéroïde 596 Scheila ? D'aspect ponctuel sur les images du 18 octobre et du 2 novembre 2010, prises par le programme Catalina Sky Survey, il a pris soudain l'aspect diffus d'une comète le 3 décembre 2010. Joseph Brimacombe a photographié, mais aussi filmé cet objet le 12 décembre 2010.


Cette photo de 596 Scheila a été réalisée le 12 décembre. Elle montre clairement une structure de comète autour de l'astéroïde.
Crédit: Joseph Brimacombe.
Assiste-t-on à la collision de deux astéroïdes, comme ce fut le cas en janvier 2010 ? C'est peu probable, car Scheila n'est pas le premier astéroïde à se parer momentanément d'une "chevelure".

Un tel comportement a déjà été observé sur (7968) Elst-Pizarro, en 1996 et de nouveau en 2002. Or, la probabilité qu'une collision survienne deux fois pour le même astre à 8 ans d'intervalle est quasi nulle.

Rebaptisé avec le matricule cométaire 133P/Elst-Pizarro, Elst-Pizarro a inauguré une nouvelle famille d'objets: les «comètes de la Ceinture principale d'astéroïdes». Ces astres hybrides s'activent brièvement lorsqu'ils passent au plus près du Soleil.

JL Dauvergne, le 13 décembre 2010.
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/6430

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mer 13 Avr 2011 - 22:42

Un astéroïde sur la même orbite que la Terre

L'astéroïde 2010 SO16, découvert en septembre dernier par le satellite Wise, partage la même orbite que notre planète. C'est ce que viennent de montrer deux astronomes de l'observatoire d'Armagh au terme de plusieurs mois d'enquête, mêlant observations au sol et simulations informatiques.


La Terre n'est pas menacée par l'astéroïde 2010 SO16 qui partage son orbite.
Crédit: Nasa/Ciel et Espace Photos
Une trajectoire en fer à cheval
Vu de la Terre, 2010 SO16 circule sur une trajectoire étrange. Il s'éloigne puis se rapproche alternativement de notre planète sur une orbite en fer à cheval. Il met 175 ans pour aller d'une extrémité de son orbite à l'autre et ne passe jamais à moins de 4 millions de kilomètres de la Terre. Mais malgré ces bizarreries, il n'est pas unique en son genre puisque c'est le quatrième objet de ce type repéré en dix ans.


La trajectoire de 2010 SO16 autour du Soleil (S) le rapproche et l'éloigne de la Terre (E).
Crédit: Armagh Observatory
Ce sont en fait sa taille et la stabilité de son orbite qui le distinguent de ses congénères 5459 YORP, 2002 AA29 et NEA 2001 GO2. Apostolos Christou et David Asher ont en effet calculé que 2010 SO16 tournait avec notre planète depuis au moins 250 000 ans, contre quelques milliers d'années pour les trois autres astéroïdes. Avec 300 m de diamètre environ, il est aussi dix fois plus gros qu'eux.


2010 SO16 vu au télescope (en haut à gauche de l'image).
Crédit: Faulkes Telescopes North/Las Cumbres Observatory
2010 SO16, relique de la formation de la Terre ?
Quel événement a bien pu projeter cet astéroïde sur son orbite en fer à cheval ? Pour des raisons liées à la mécanique céleste, les chercheurs jugent « improbable » qu'il puisse venir directement de la ceinture d'astéroïdes. L'origine invoquée pour 5459 YORP - l'éjection depuis le système Terre-Lune - colle mal elle aussi au cas de 2010 SO16.

Reste l'idée selon laquelle l'astéroïde serait issu des points de Lagrange L4 et L5 du système Soleil-Terre (voir notre article dans C&E n°472). Si ces points d'équilibre gravitationnel sont encore peuplés de petits corps, comme l'espèrent les astronomes, alors il s'y trouve peut-être des reliques de la formation de la Terre.

2010 SO16 pourrait être l'un de ces précieux spécimens.

David Fossé, le 8 avril 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/7048

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Jeu 28 Avr 2011 - 0:37

Charles Messier, premier observateur de l’astéroïde Pallas

Le célèbre astronome français surnommé «le furet des comètes» a observé le troisième plus gros corps de la Ceinture d'astéroïdes le 6 avril 1779, 23 ans avant sa découverte.
Pallas n'a en effet été formellement identifié que le 28 mars 1802 par Friedrich Olbers, alors que ce dernier cherchait Cérès, le premier astéroïde découvert entre Mars et Jupiter.

Pallas pris pour une étoile
Tout comme Galilée, qui en 1610 avait vu la planète Neptune près de Jupiter en la prenant pour une étoile, Charles Messier a noté une étoile de magnitude 7 en trop sur ses cartes. Observé dans un petit télescope comme celui qu'utilisait Messier, les astéroïdes, même les plus gros, sont trop petits pour apparaître comme des disques. Ils ressemblent à des étoiles.


L'astronome français Charles Messier a observé sans le savoir l'astéroïde Pallas (en rouge sur la carte) en 1779.
C'est en suivant la comète Bode en avril 1779, que Messier a, sans le savoir, repéré Pallas.

Une observation découverte par un amateur
L'observation de Pallas par Messier aurait pu passer longtemps inaperçue si René Bourtembourg, un amateur belge, n'avait entrepris une recherche méthodique un peu particulière: « Messier a dessiné une somptueuse carte du ciel montrant la trajectoire cette comète, explique-t-il. Il y a joint, le long de sa trajectoire, 138 étoiles dont il a mesuré lui-même la position. Partant de là, je me suis demandé si la comète avait pu passer à proximité d'un astéroïde brillant lors de sa traversée de l'écliptique dans la Vierge. »

Pour cela, il a fait tourner un programme informatique permettant de retrouver précisément les positions des corps célestes sur des milliers d'années: « J'ai demandé à ce programme de calculer les rapprochements serrés entre la comète de Bode et les astéroïdes les plus brillants. Résultat: le 6 avril 1779 à 14:32, Pallas passait à 1,36 degré de la comète. En regardant sur la carte du ciel de Messier, Bingo ! Il y avait bien un objet inconnu à proximité de la comète pour cette date ! »

Une « étoile » de moins sur les cartes modernes
De fait, sur les cartes actuelles, à la position où Messier a noté un astre de magnitude 7 (plutôt brillant lorsqu'on observe au télescope), il n'y a rien. Cet astre n'était donc autre que Pallas.

Il aurait suffi que Messier observe avec attention le même champ le lendemain pour qu'il remarque le déplacement de cet astre et découvre le premier astéroïde, 22 ans avant Giuseppe Piazzi (découvreur de Cérès en 1801). Mais le « furet des comètes » n'avait d'yeux que pour la visiteuse identifiée par Bode et pour sa trajectoire...

Ci-dessous, une partie de la carte de Messier montrant le déplacement de la comète Bode. L'étoile que nous avons colorée en rouge n'est autre que l'astéroïde Pallas, à sa position du 6 avril 1779.


Carte montrant la trajectoire de la comète Bode en 1779, établie par Charles Messier.
Philippe Henarejos, le 22 avril 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/7147

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Dim 8 Mai 2011 - 21:25

Scheila frappé par un astéroïde

Le nuage de poussière découvert autour de l'astéroïde (596) Scheila en décembre 2010 est probablement dû à l'impact d'un petit congénère. C'est la conclusion de deux études indépendantes menées avec le télescope spatial Hubble et le satellite Swift.


L'astéroïde Scheila vu par le télescope spatial Hubble, le 27 décembre.
Crédit: NASA/ESA/UCLA
40 000 tonnes de poussière
Les images de Hubble, réalisées les 28 décembre 2010 et 4 janvier 2011, montrent un nuage de poussière qui faiblit en une semaine, balayé par le rayonnement solaire, ainsi qu'une queue s'étendant sur 16 000 km.

La masse des poussières éjectées par Scheila (113 km de diamètre) est estimée à 40 000 tonnes. « Ces mesures sont compatibles avec une éjection de poussières par l'impact d'un projectile d'environ 35m », indiquent David Jewitt (Université de Californie à Los Angeles) et ses collègues.

L'explication alternative - l'exposition soudaine de glaces éjectant de la poussière en se vaporisant (favorisée en décembre 2010) - ne parvient pas à expliquer l'affaiblissement si rapide du nuage.


Le nuage et la queue de poussière (tail) de l'astéroïde Scheila vus par Hubble le 27 décembre 2010, quelques jours avant qu'ils ne disparaissent.
Crédit: NASA/ESA/UCLA
Un impact tous les cinq ans
Grâce au satellite Swift, opérant dans l'ultraviolet et le visible, Dennis Bodewits (Université du Maryland) et ses collègues parviennent à la même conclusion. « La morphologie de l'éjecta s'expliquerait par un impact oblique à 18 000 km/h », précisent-ils. Compte tenu du nombre de corps de taille comparables à Scheila dans la Ceinture d'astéroïdes, « ce genre d'événement devrait avoir lieu tous les cinq ans ». Ils ne sont pas donc rares.


Scheila vu par le satellite Swift le 15 décembre 2010.
Crédit: NASA/Swift/DSS
Un cratère de 300 mètres
L'impact observé en décembre a probablement laissé un cratère d'au moins 300 m de diamètre à la surface de Scheila. Lors de son survol de l'astéroïde (21) Lutetia, d'une taille comparable à Scheila, la sonde européenne Rosetta avait observé ce genre de cratère.

La vidéo ci-dessous (en anglais), explique ce qu'il s'est probablement passé sur Scheila.

David Fossé, le 5 mai 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/7198

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Ven 13 Mai 2011 - 23:43

L’ombre d’Apophis s’éloigne

Le risque d'impact entre l'astéroïde Apophis et la Terre vient d'être revu à la baisse. Des observations menées au Pic du Midi début 2011 ont en effet permis d'affiner la connaissance de l'orbite de ce corps menaçant, d'une taille de 270m.


Même si le risque de collision avec l'astéroïde Apophis s'éloigne, il coupe régulièrement l'orbite de la Terre.
L'illustration ci-dessus est un photomontage.
Crédit: NASA/C&E Photos.
Dans la zone d'incertitude de sa trajectoire mesurant environ 68x857km, six orbites dangereuses étaient encore possibles. Avec les nouvelles données, la zone d'incertitude s'est réduire à 62x524km, mais surtout, elle s'est déplacée. Il ne reste plus que 3 trajectoires capables de mener à une collision en 2068, 2085 et 2088. Mais pour David Bancelin astronome à l'IMCCE et co-auteur de ce résultat, « la probabilité est désormais infime ». En effet, pour être menaçant, l'astéroïde devrait se trouver actuellement avec une précision de l'ordre du centimètre sur l'une des trajectoires dangereuses !


Apophis observé le 7 mars 2011 avec le télescope de 1m du Pic du Midi.
Crédit: Observers: F. Colas, F. Vachier, M. Birlan(IMCCE).
Un avenir incertain
Même si le risque est proche de 0 dans le siècle qui vient, ces nouvelles observations ne rendent pas pour autant Apophis inoffensif. Il continuera à flirter régulièrement avec la trajectoire de la Terre. Mais comme la connaissance fine de l'orbite de l'astéroïde se dégrade avec le temps, « au delà de cent ans, les prévision deviennent trop imprécises pour pouvoir en tirer une conclusion significative », ajoute David Bancelin.

En cas de collision avec la Terre ce corps de 270m de diamètre libérerait autant d'énergie que 34.000 bombes d'Hiroshima. Sur la terre ferme l'impact se ferait sentir sur plusieurs centaines de km. Dans l'océan ce serait potentiellement pire: le tsunami occasionné atteindrait 170m de hauteur et une vitesse de 100km/h !

Un astéroïde médiatique
Lors de sa découverte en 2004, Apophis avait momentanément fait la une des médias. Et pour cause: les premières estimations de sa trajectoire conduisaient à un risque de collision non négligeable 13 avril 2029 (un vendredi, ça ne s'invente pas). Cette première estimation lui avait valu « l'honneur » de grimper au niveau de risque 4/10 sur l'échelle de Turin. Pour la première fois un astéroïde menaçant connu, avait une probabilité de plus de 1% de rentrer en collision avec la Terre. Du jamais vu ! Mais aujourd'hui, à moyen terme, il n'est plus que de 0 sur cette même échelle.

C'est notamment pour devancer la menace de ces fameux géocroiseurs que plusieurs télescopes scrutent inlassablement le ciel. Comme le montre la vidéo ci-dessous, nous avons récemment franchi le cap du demi milliard d'astéroïdes connus, mais il en reste beaucoup de la taille d'Apophis à débusquer

JL Dauvergne, le 10 mai 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/7213

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Sam 14 Mai 2011 - 10:52

L'astéroïde 2010 SO16 accompagne la Terre depuis au moins 200.000 ans

L’astéroïde 2010 SO16 a été détecté par les capteurs infrarouge du satellite Wise. Deux astronomes de l’Observatoire Armagh (Irlande du Nord) ont calculé qu’il accompagne la Terre sur une orbite presque circulaire autour du Soleil depuis au moins 200.000 ans. Il pourrait s’agir d’un vestige de la formation de la Lune...
  • À lire, notre dossier sur les astéroïdes >>
La mécanique céleste des objets du Système solaire a été révolutionnée par l’emploi des ordinateurs. Certes, l’essentiel des outils et des équations utilisés étaint déjà bien connus au temps de Poincaré mais l’afflux des données concernant les petits corps du Système solaire, consécutif au lancement du programme Apollo, et la montée en puissance des calculs des ordinateurs ont permis de découvrir un monde beaucoup plus riche et fascinant que l’on ne pouvait l’imaginer il y a un siècle. Nous n’en sommes probablement encore qu’au début et de futures moissons s’annoncent avec la mise en service de nouveaux instruments d’observations et l’exploration directe des comètes et des astéroïdes qui est en cours.

Lancé en 2009, le satellite Wide-field Infrared Survey Explorer (Wise) observe dans l’infrarouge moyen. Il a pour mission, entre autres, de nous donner plus de renseignements sur les géocroiseurs (ou NEO, de l'anglais Near Earth Object), des objets astronomiques du Système solaire dont l'orbite les mène près de la Terre. Il peut s’agir de comètes mais aussi de NEA, de l'anglais Near Earth Asteroid. Ces corps célestes ont en principe des orbites elliptiques excentriques mais ce n’est pas le cas de l’astéroïde 2010 SO16 découvert par Wise.

Cet objet orbite en effet autour du Soleil à une distance de l’ordre de celle de notre planète par rapport à son étoile hôte. Faut-il en conclure que l’orbite est circulaire ? Presque, car il s’agit en fait d’un exemple d’orbite en fer à cheval.


Orbite en fer à cheval de 2010 SO16 autour du Soleil (S). Sur la droite E (Earth)
indique la position de la Terre. La simulation montre près de 1.000 années
passées sur son orbite par l'astéroïde depuis l'an 1500 environ.
© Animation A. A. Christou, D. J. Ashe-Armagh Observatory/YouTube
Ce genre d’orbite est associé aux fameux points de Lagrange d’un système à trois corps dont l’un est de masse négligeable devant les deux autres. Il y a en tout cinq points de Lagrange et l’on peut en trouver associés par exemple au système Terre-Soleil. Un petit corps comme une station spatiale géante située aux points L4 et L5 restera en ces points. Mais si l’on se place dans le système en rotation accompagnant la rotation de la Terre et des points L4 et L5 autour du Soleil, il existe alors des orbites autour de ces points de Lagrange étirés le long de l’orbite circulaire de la Terre, comme le montre le schéma ci-dessus.

Un témoin de la formation de la Lune ?
Apostolos « Tolis » Christou et David Asher, deux spécialistes de la mécanique céleste de l’Observatoire Armagh (Irlande du Nord) se sont intéressés d’un peu plus près au cas de 2010 SO16. Ses paramètres orbitaux ne sont pas suffisamment connus mais compte tenu des imprécisions, il est tout de même possible d’effectuer plusieurs simulations pouvant correspondre à l’orbite réelle de l’astéroïde. De façon surprenante, toutes les simulations ont montré que, contrairement aux quelques autres cas connus de NEA avec des orbites en fer à cheval, 2010 SO16 doit accompagner la Terre de cette façon depuis plusieurs centaines de milliers d’années au moins. Pour les autres corps connus, les âges étaient estimés à quelques milliers d’années.

2010 SO16 ne mesure que 200 à 400 mètres de diamètre et, d’après les deux chercheurs, il ne s’approche jamais moins de la Terre que d’environ cinquante fois la distance Terre-Lune. Il pourrait néanmoins s’agir des restes de petits corps célestes ayant accompagné l’accrétion de Théia en l’un des points de Lagrange L4 ou L5 il y a 4,5 milliards d’années avant que celle-ci n’entre en collision avec la Terre pour former la Lune, selon certaines théories.


Dans le cercle rouge, l'astéroïde 2010 SO16.
© Las Cumbres Observatory
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 11 mai 2011 à 11h37
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/lasteroide-2010-so16-accompagne-la-terre-depuis-au-moins-200000-ans_30078/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mer 27 Juil 2011 - 14:30

L'astéroïde 2011MD va frôler la Terre aujourd'hui

Inutile d’appeler Bruce Willis, le passage de l’astéroïde 2011MD en début de soirée à seulement 12.300Km de la Terre ne devrait pas conduire à un Armageddon. Aucune collision avec notre planète n’est prévue.

Cela fait peu de temps que l’astéroïde 2011MD est surveillé par la Nasa. Ce géocroiseur, dont la taille est estimée à une vingtaine de mètres de diamètre tout au plus, a été repéré par les astronomes du programme Lincoln Near-Earth Asteroid Research (Linear) conduit à Socorro, dans l’état du Nouveau-Mexique.

Des géocroiseurs, on en connaît pas loin de 7.500 de nos jours. Ce sont des petits corps célestes dont le diamètre varie de quelques dizaines de kilomètres à quelques mètres, pouvant s’approcher de la Terre à moins de 45 millions de kilomètres. Un bon millier est classé « potentiellement dangereux » du fait de leur taille et de leur trajectoire. Pour estimer le danger d’une collision avec un géocroiseur connu, on le classe sur l’échelle de Turin (Torino scale en anglais). Dans le cas de 2011MD, comme on peut le constater sur le site du Near-Earth Objects Program, l’astéroïde s’est vu attribuer un risque d’impact nul.


La trajectoire orbitale de l’astéroïde 2011MD. La Terre (Earth) et la Lune (Moon) sont représentées
ainsi que la direction vers laquelle se trouve le Soleil (Sun).
© Nasa/JPL Near-Earth Object Program Office
Une fois tous les six ans
Pourtant, en s’approchant à 12.300km de la Terre vers 19h00 (1:00 PM Eastern Daylight Time selon une mise à jour et pas 9:30 AM comme indiqué initialement semble-t-il), heure française, ce lundi 27 juin 2011, 2011MD sera plus proche de la Terre que les 31 satellites Navstar (Navigation Satellite Timing And Ranging) du GPS. Remarquablement, comme le montrent les simulations, l’astéroïde arrivera d’abord à proximité de l’hémisphère nord avant de voir sa trajectoire fortement courbée par l’attraction de la Terre, de sorte qu’après s’être trouvé au-dessus du pôle Sud, il repartira en direction de l’hémisphère nord comme on peut le voir sur le site de l’astronome Pasquale Tricarico.

On estime qu’une rencontre de ce genre se produit une fois tous les six ans en moyenne. Selon les estimations des chercheurs, si un impact se produisait, il libérerait une énergie d’environ 9,5 kilotonnes de TNT, c'est-à-dire un peu moins que la bombe d’Hiroshima.


La trajectoire orbitale de l’astéroïde 2011MD. La Terre (Earth) et la Lune (Moon) sont représentées.
© Nasa/JPL Near-Earth Object Program Office
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 27 juin 2011 à 13h31
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/lasteroide-2011-md-va-froler-la-terre-aujourdhui_31104/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mar 16 Aoû 2011 - 18:27

Premier astéroïde troyen pour la Terre

On soupçonnait leur existence autour de la Terre comme pour d'autres planètes du Système solaire. Le premier astéroïde troyen autour de notre planète s'appelle 2010 TK7.

Depuis la découverte en 1906 du premier astéroïde troyen à proximité de Jupiter, les astronomes n'avaient pas encore pu en dénicher autour de la Terre. Ces corps célestes placés aux points de Lagrange L4 et L5 (60° en avance ou en retard sur l'orbite de leur planète) sont pourtant légion dans le Système solaire. On en dénombre au moins 4.000 autour de Jupiter (Patroclus et Ménoetius), 4 pour Saturne (2 pour Téthys et 2 pour Dioné), 5 pour Mars et 7 pour Neptune. Les scientifiques n'en avaient pas encore trouvé autour de la Terre car ces astéroïdes sont assez petits et surtout proches du Soleil quand on les cherche depuis notre planète.

C'est en épluchant les données acquises au cours de la mission Wise, ce télescope en orbite qui a cartographié le ciel en infrarouge pendant un peu plus d'un an, que les astronomes ont découvert un astéroïde troyen au point de Lagrange L4. Cet objet surnommé provisoirement 2010 TK7 mesure environ 300m de diamètre et se trouve à 80 millions de kilomètres de notre planète. Sa découverte a été confirmée par des images réalisées au télescope Canada-France-Hawaï.


Confirmation de la découverte d'un satellite troyen pour la Terre, 2010 TK7. L'image est une addition de trois poses effectuées au CFHT
(le télescope était pointé sur l'astéroïde - point fixe - pendant le déplacement des étoiles visibles sous forme de traits lumineux).
© CFHT/C. Veillet
Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences Le 30 juillet 2011 à 13h34
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-bref-premier-asteroide-troyen-pour-la-terre_31705/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Lun 14 Nov 2011 - 0:33

L'astéroïde 2005 YU55 va nous frôler !

Il était passé à 2 millions de km de la Terre il y a un peu plus d'un an. Le 8 novembre, l'astéroïde 2005 YU55 va nous frôler... à « seulement » 325.000km de distance.

Il n'aura pas fallu longtemps aux prédicateurs fantaisistes qui bloguent sur Internet pour oublier la comète Elenin, responsable selon eux de la prochaine fin du monde. Car si les comètes font toujours peur, les astéroïdes aussi ! Voilà qu'un nouvel objet céleste vient nous rendre visite, et pas des moindres. Même si la Nasa a déjà prévenu sur son site qu'il n'y avait aucun danger, les plus folles rumeurs circulent déjà sur la Toile au sujet de l'astéroïde 2005 YU55, découvert le 28 décembre 2005 par l'astronome Robert McMillan.

Avec ses 400m de diamètre, ce géocroiseur ou ECA (Earth-Crossing Asteroids) a en effet de quoi impressionner. Il était jusqu'à son précédent passage en avril 2010 classé en cinquième position sur la liste noire des astéroïdes susceptibles d'entrer en collision avec la Terre dans un proche avenir. Mais ce ne sera pas encore pour le 8 novembre prochain, date à laquelle il passera à 0,85 fois la distance Terre-Lune. Les observations menées lors de sa dernière visite avaient permis de connaître son orbite avec beaucoup de précision. Soupir de soulagement général - nous sommes à l'abri d'une rencontre avec ce mastodonte pour au moins un siècle.


Mardi 8 novembre, l'astéroïde YU55 va frôler la Terre à environ 325.000km de distance.
© Idé/Nasa
Les astronomes professionnels vont profiter de ce passage particulièrement favorable pour tenter d'obtenir des images détaillées de sa surface en utilisant principalement le radiotélescope d’Arecibo situé à Porto Rico, comme ils l'avaient fait en 2010. Cette fois, ils espèrent déceler à sa surface des détails inférieurs à 10m. Quant aux amateurs, ils ne manqueront pas de photographier la course rapide de cet objet qui se présentera comme un petit point de magnitude 11 au milieu des étoiles. Prochain grand frisson en 2028 avec l'astéroïde 2001 WN5 qui passera à moins de 0,6 fois la distance Terre-Lune.


En haut le déplacement de l'astéroïde 2005 YU55 la nuit du 10 au 11 avril 2010 lors de son précédent passage. Image
réalisée avec le télescope de 1m de diamètre de l'Observatoire du Pic du Midi.
© F. Colas/IMCCE.

En bas l'image radar de l'astéroïde fournie par le radiotélescope d'Arecibo quelques jours plus tard.
© Nasa/Cornell/Arecibo
* NASA
* Arecibo Observatory

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 31 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-bref-lasteroide-2005-yu55-va-nous-froler_34352/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Ven 18 Nov 2011 - 0:22

Un astéroïde de 400m approche de la Terre

Dans la nuit du 8 au 9 novembre, l'astéroïde 2005-YU55 s'approchera à 324.000km de la Terre, soit seulement 85% de la distance à laquelle se trouve la Lune. Ce corps céleste de 400m de diamètre, découvert en 2005 par un télescope automatique ne présente heureusement aucun risque de collision avec notre planète. Ni même avec la Lune qu'il survolera à 210.000km seulement. Son orbite est en effet connue avec précision, ce qui ne laisse aucune incertitude sur sa position réelle.

8300 astéroïdes voisins de la Terre
2005-YU55 n'est que l'un des 8300 astéroïdes dont les orbites approchent régulièrement celle de la Terre qui ont été découverts depuis 1995. Environ 800 ont un diamètre de l'ordre de 1km. Les autres sont nettement plus petits.

Ils ont été découverts grâce au programme NEO (Near Earth Objects), qui utilise 8 télescopes automatiques pour rechercher les objets potentiellement dangereux pour la planète. Environ 90% des astéroïdes estimés ont été découverts grâce à ces télescopes. Et depuis deux ans, quasiment plus aucun gros astéroïde (de 1km ou plus) n'a été détecté.


L'astéroïde 2005-YU55 traverse le système Terre-Lune les 8 et 9 novembre 2011 (vue d'artiste).
Crédit: P. Carril/C&E Photos
Des risques d'impact limités
2005-YU55 ne risque pas de percuter la Terre cette fois. Et il ne le fera pas dans les milliers d'années qui suivent. D'autres astéroïdes coupent la trajectoire de la Terre. Mais on estime qu'une rencontre avec un corps du gabarit de 2005-YU55 ne survient en moyenne qu'une fois tous les 100.000 ans.

Dans l'éventualité d'une telle collision, les conséquences seraient régionales. Par exemple, si 2005-YU55 touchait le sol à 17km/s (sa vitesse lors de ce survol), il créerait un séisme de magnitude 7 et creuserait un cratère de 6,5km de diamètre. L'énergie libérée, de l'ordre de 4000 mégatonnes, détruirait instantanément tout dans un rayon de 100km et les retombées dévasteraient les régions proches situées au-delà.

De petits impacts fréquents
Chaque année, des astéroïdes nettement plus petits que 2005-YU55 frôlent la Terre. Certains, comme 2008-TC3, en octobre 2008, la percutent. Mais ils ne présentent pas de danger car du fait de leur petite taille ils se désintègrent dans l'atmosphère. Seuls quelques petits fragments parviennent au sol.

2005-YU55 épié par radar
En 2010, 2005-YU55 est passé à 2 millions de km de la Terre. A cette occasion, les astronomes l'avaient cartographié en radar grâce au radiotélescope de 70m de Goldstone (Californie). Cette fois, toujours avec le même instrument, ils espèrent déceler à sa surface des détails de 4m.


L'astéroïde 2005-YU55, cartographié en radar le 7 novembre 2011 à 1,38 million de km de la Terre.
Crédit: NASA/JPL-Caltech/C&E Photos
2005-YU55 est de type carboné, comme Mathilde, qui avait été croisé par la sonde NEAR, en route vers Eros, un astéroïde silicaté. Cela signifie qu'il s'agit d'un corps assez ancien qui présente un intérêt scientifique. Il pourrait, à terme, être la cible d'une mission habitée de la Nasa avec le nouveau lanceur SLS que l'agence américaine compte mettre en chantier.

Observez 2005-YU55
L'astéroïde 2005-YU55 ne brillera que d'une faible magnitude 11 au moment de son approche maximale. Cela signifie qu'il sera invisible à l'œil nu. En revanche, il peut être vu confortablement dans un télescope de 200mm (malgré la clarté de la Lune, gênante) et photographié.

La carte ci-dessous permet de le localiser.


La carte montre les positions de 2005-YU55 au moment où il est le plus proche de la Terre.
Philippe Henarejos, le 7 novembre 2011

Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8079

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Ven 18 Nov 2011 - 1:52

Premières images de l'astéroïde 2005-YU55 !

C'est la nuit du 8 au 9 novembre que l'astéroïde 2005-YU55 passera à seulement 325.000km de la Terre. Un événement qui mobilise les astronomes.

Découvert le 28 décembre 2005 par l'astronome Robert McMillan à l'Observatoire Steward en Arizona, 2005-YU55 est un astéroïde géocroiseur (ou ECA pour Earth-Crossing Asteroids) qui parcourt son orbite en 446 jours. Le passage de ce soir est assez exceptionnel puisqu'il faut remonter à 1976 pour retrouver un astéroïde de cette taille aussi proche de notre planète. Encore s'agissait-il de 2010-XC qui comme l'indique son matricule ne fut découvert que l'an passé et dont personne ne soupçonna le passage en 1976.

C'est dire si les astronomes attendent avec impatience ce rendez-vous astronomique. Le radiotélescope d'Arecibo devrait permettre aux professionnels d'obtenir une carte très précise de la surface de 2005-YU55 avec des détails inférieurs à 10m !


L'image de l'astéroïde 2005-YU55, obtenue par radar depuis le radiotélescope de Goldstone (Californie)
le 7 novembre à 20h45 en heure française. L'objet était alors à 1,38 million de km de la Terre.
© Nasa-JPL-Caltech
Un astéroïde furtif pour les yeux humains
Les astronomes amateurs, eux, auront sans doute du mal à immortaliser ce passage pour trois raisons:

<> l'astéroïde passera très vite: sa vitesse apparente pourra atteindre 1° - soit deux fois le diamètre de la pleine Lune - en 7mn
<> c'est un objet très sombre: un astéroïde de type C (carboné) aussi noir que du charbon qui ne réfléchit pas plus de 1% de la lumière solaire qu'il reçoit. Aux yeux des Terriens, il ne devrait pas être plus brillant que la magnitude 10
<> il faudra compter avec l'éclat de la Lune qui risquera de voiler les clichés... et espérer un ciel dégagé !

C'est donc un véritable défi qui attend les passionnés. S'ils ne parviennent pas à observer 2005-YU55 ce soir, il leur faudra attendre le passage d'Apophis à seulement 40.000km de nous en 2029... à moins qu'un nouvel astéroïde ne vienne nous frôler d'ici là.


Ce soir 8 novembre, l'astéroïde 2005-YU55 va frôler la Terre à environ 325.000km de distance.
© Idé/Nasa
* Radiotélescope d'Arecibo

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 8 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/premieres-images-de-lasteroide-2005-yu-55_34494/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Ven 18 Nov 2011 - 21:44

L'astéroïde 2005-YU55...dans le ciel terrestre

Nombreux sont les astronomes qui n'ont pas dormi cette nuit pour tenter d'observer le passage en trombe de l'astéroïde 2005-YU55 à moins de 330.000km de la Terre. Voici les premières images glanées sur la toile.

L'astéroïde géocroiseur 2005-YU55 a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours. C'est en effet la première fois qu'on avait pu calculer à l'avance le passage d'un corps aussi gros (400m de diamètre) à une aussi petite distance de notre planète (inférieure à la distance Terre-Lune). Il y avait bien eu en 1976 le rase-motte de l'astéroïde 2010-XC mais personne n'en avait rien su à l'époque. Ce passage n'a été découvert que l'an passé, quand les astronomes ont tracé sa trajectoire à partir des éléments orbitaux dont ils disposaient.

Pour 2005-YU55 les choses sérieuses ont commencé le 7 novembre à 20h45 heure française. Alors que l'astéroïde se trouvait encore à plus de 1,3 million de km de nous, l'antenne de 70m de diamètre du radiotélescope de Goldstone en Californie a permis de réaliser une série d'images à l'origine d'une vidéo révélant des détails comme on en n'avait encore jamais obtenu depuis la Terre sur un astéroïde.

Selon l'astronome Lance Benner du Jet Propulsion Laboratory, « les images qui ont été transmises ont une résolution exceptionnelle, inférieure à 4m, qui révèlent un certain nombre de détails à la surface de 2005-YU55. Il pourrait s'agir de blocs, de cratères et éventuellement de collines. »

First Movie of Asteroid 2005 YU55
http://www.nasa.gov/multimedia/videogallery/index.html?media_id=119737731
Première vidéo de l'astéroïde 2005-YU55 obtenue le 7
novembre avec le radiotélescope de Goldstone.
© Nasa-JPL-Caltech
Nuit de mobilisation
Depuis hier soir les astronomes amateurs et professionnels étaient en alerte pour suivre le passage de l'astéroïde au plus près de la Terre. Les amateurs européens ont semble-t-il beaucoup souffert d'une météo maussade. Pour le moment l'Autrichien Wolfgang Ries Ries semble être le seul à avoir pu saisir le déplacement très rapide de l'astéroïde avec son télescope de 450mm de diamètre.


Même si le point de l'astéroïde 2005-YU55 semble immobile, c'est bien lui
qui se déplace très rapidement au milieu des étoiles.
© CCO/YouTube
Un instrument d'un tel diamètre était indispensable pour détecter cet objet très sombre, 2005-YU55 est un astéroïde carboné aussi noir que du charbon, dont la magnitude à ce moment-là était comprise entre 15 et 17. De son côté le Clay Center Observatory situé dans le Massachusetts a réalisé une vidéo de la course de l'astéroïde au milieu des étoiles avec son télescope de 640mm de diamètre.

Alors qu'on attend de savoir si les astronomes des deux télescopes Keck de 10m de diamètre installés à Hawaï sont parvenus à obtenir des images en infrarouge de l'astéroïde malgré un fort brouillard, tous les regards se tournent désormais vers le radiotélescope géant d'Arecibo qui devait cartographier 2005-YU55 à haute résolution.



L'image de l'astéroïde 2005-YU55, obtenue par radar depuis le radiotélescope de Goldstone (Californie)
le 7 novembre à 20h45 heure française. L'objet était alors à 1,38 million de km de la Terre.
© Nasa-JPL-Caltech
* CCO
* JPL

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 9 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-video-lasteroide-2005-yu55-a-fait-son-show-dans-le-ciel-terrestre_34527/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Jeu 24 Nov 2011 - 17:49

Un astéroïde géocroiseur découvert au Maroc

Le télescope automatique MOSS, récemment installé à l'Observatoire marocain de l'Oukaimeden, vient de découvrir son premier astéroïde géocroiseur.

Une découverte rare
C'est la première détection d'un objet de ce type depuis plus de 10 ans sur le continent africain ! Provisoirement nommé 2011-VP12 par le Minor Planet Center, l'astéroïde découvert dans la nuit du 15 au 16 novembre fait parti du cercle fermé des géocroiseurs. Ces corps qui croisent l'orbite de la Terre peuvent représenter un danger à long terme, d'où l'importance de les localiser. Un peu moins de 10.000 géocroiseurs sont connus sur une liste totale de plus d'un demi-million d'astéroïdes, c'est dire leur rareté.


Située à 80km au Sud de Marrakech, l'Observatoire de l'Oukaimeden
se situe dans l'Atlas, au-dessus de la station de ski du même nom.
Crédit: JL Dauvergne
Le danger potentiel d'autant plus grand que 2011-VP12 serait d'après les premières estimations large de 300m ! Une taille comparable à celle de 2005-YU55 qui a « frôlé » la Terre le 8 novembre. En cas de collision, de tels objets peuvent provoquer des dégâts considérables à l'échelle régionale.


La carte montre la trajectoire de 2011-VP12 par rapport à la Terre.
Un démarrage fulgurant
Cette découverte est une belle consécration pour l'Observatoire de l'Oukaimeden. Elle a été réalisée avec le télescope de 500mm MOSS (Moroccan Oukaimeden Sky Survey) mis en service il y a seulement un mois et demi. Avec lui, les astronomes disposent aujourd'hui d'un outil performant et pilotable à distance.

Outre la découverte de 2011-VP12, le télescope a réalisé dans ce court laps de temps l'observation de 1500 astéroïdes dont 70 jusque-là inconnus. Si ce rythme est maintenu, MOSS pourrait se faire une place honorable parmi les grands programmes de surveillance mondiaux comme LINEAR ou bien le Catalina Sky Survey.

Une collaboration pro-amateur et transméditerranéenne
L'implantation de ce télescope au Maroc est le fruit d'une collaboration entre professionnels et amateurs, français et marocains. L'instrument est celui de l'astronome amateur française Claudine Rinner, géré en collaboration avec les astronomes professionnels marocains de l'Université de Marrakech. L'Uranoscope de France, la Société Jurassienne d'Astronomie et la Société Atlas Golf de Marrakech ont également contribué à l'élaboration du projet.

JL Dauvergne, le 23 novembre 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8160

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Dim 5 Fév 2012 - 1:19

L'astéroïde 2012 BX34 aurait pu entrer en collision avec la Terre

Un géocroiseur de la taille d’un bus et nommé 2012 BX34 aurait évité de peu la collision avec la Terre dans la journée du vendredi 27 janvier 2012 si l’on en croit la page de la Nasa donnant les dernières informations sur les Near-Earth Object (NEO).

Un astéroïde est plus ou moins par définition un corps du Système Solaire composé de roche, de métaux et de glace, de forme irrégulière et dont les dimensions varient de quelques dizaines de mètres à plusieurs km. Si l’on en croit les caractéristiques de l'objet céleste qui est passé à une distance inférieure à celle de la Lune dans la journée du 27 janvier 2012, il s’agirait donc plutôt d’un météroïde. En effet, sur le site Near-Earth Object Program de la Nasa, les estimations de la taille de 2012 BX34 sont de 7,9m à 18m. Il serait passé au plus près de la Terre ce vendredi 27 janvier vers 16h00 et à une distance de 0,2 fois celle de la Lune, ce qui fait environ 76.800km. À l’échelle des distances astronomiques du Système Solaire, ce n’est rien, et on peut donc penser qu’une collision aurait pu se produire.


Le petit corps céleste 2012 BX34 a été photographié par des astronomes amateurs.
On voit ici son passage sur la voûte céleste sous la forme d'un arc lumineux.
© Ernesto Guido-Giovanni Sostero-Nick Howes
Toutefois, vu la taille de l’objet, l’humanité n’aurait pas disparu à la façon des dinosaures il y a 65 millions d’années. Mais s’il était tombé sur une zone peuplée, il aurait très probablement fait des victimes... en supposant qu’il aurait atteint le sol sans se fragmenter considérablement en haute altitude. On sait que c’est un astéroïde d’environ 50m de diamètre qui a heurté la Terre en causant la formation du célèbre Meteor Crater en Arizona.

Une trajectoire future incertaine
Dans le cas présent, comme il s’agit plutôt d’un météroïde, il se serait très probablement produit la même chose que lors de la chute de la météorite de Sikhote-Alin en 1947, qui elle s’est bien fragmentée dans l’atmosphère. C'est d'ailleurs ce que pense l'astronome Gareth Williams du Minor Planet Center. 2012 BX34 fait quand même partie de la liste des 20 NEO connus qui se sont approchés le plus de la Terre.


Meteor Crater est un cratère d'impact dans l'État de l'Arizona. Il est aussi appelé Cratère Barringer. Le cratère en bol
mesure entre 1.200m et 1.400m de diamètre. Il se serait formé il y a environ 50.000 ans, à la suite de l'impact
d'une météorite d'une masse de 300.000t, composée de fer et de nickel.
© Shane torgerson-Wikipedia
La tension du chercheur était montée d’un cran lorsque les observations avaient montré l’existence de 2012 BX34 il y a seulement quelques jours. Mais les premières mesures ont rapidement indiqué qu’il n’y aurait très probablement pas de collision… pour cette fois-ci. L’astronome indique que rien n’est certain pour la trajectoire future de l’objet. Il espère qu’il est passé à travers le faisceau radio d’un radar, ce qui donnerait alors une connaissance de ses éléments orbitaux suffisamment précise pour extrapoler son devenir.

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 28 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/lastacroade-2012-bx34-aurait-pu-entrer-en-collision-avec-la-terre_36358/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Dim 5 Fév 2012 - 21:22

L'astéroïde Eros au plus près de la Terre

Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2012, l'astéroïde Eros, visité par la sonde NEAR en 2001, passe au plus près de la Terre depuis 37 ans. Il est visible par les astronomes amateurs, même équipés de petits télescopes.

Passage au plus proche avant 2056
L'astéroïde, immatriculé 433 Eros, traverse les constellations du Lion, du Sextant et de l'Hydre. À son périgée, le point le plus proche de la Terre, il se trouvera dans le Sextant, à 26,7 millions de km de notre planète.


L'astéroïde Eros va passer à seulement 26,7 millions de km de la Terre.
Crédit: NASA/ESA/C&E Photos
Sa magnitude atteindra alors 8, voire 7 (plus la valeur de la magnitude d'un astre est petite, plus celui-ci est brillant - les objets les plus faibles visibles à l'œil nu ont une magnitude 6). À vos télescopes, Eros ne repassera pas aussi près avant 2056! Ci-dessous, l'orbite (en bleu) de 433 Eros au 1er février. Si vous souhaitez l'observer, voici ses coordonnées célestes au 31 janvier 2012: Ascension droite, 10h 33mn 19.0s - Déclinaison: -4° 48' 23".


L'orbite de 433 Eros (en bleu) au 1er février.
Crédit: NASA
NEAR s'est posée sur Eros en 2001
L’astéroïde Eros mesure 34 km de long. C'est un astéroïde de type S, composé de silicates et de fer. En février 2000, la sonde de la Nasa NEAR Shoemaker s'est satellisée autour de lui et a réalisé 160.000 clichés de la surface, dont les plus marquants sont visibles sur le site de la Nasa.


Cette photo, prise le 1er avril 2000, à une altitude de 209km,
révèle un cratère de 5,5km de diamètre, qui domine l'une des faces d'Eros.
Crédit: NASA
En février 2001, la sonde s'est posée à la surface de l'astéroïde. Les photos qu’elle a prises durant sa descente sont visibles sur cette vidéo:


Crédits: BrunoTheQuestionable/YouTube
La mission NEAR Shoemaker a notamment permis de déterminer qu’Eros est un astéroïde solide, d'un seul bloc, et non un agglomérat de plusieurs fragments maintenus ensemble par la gravité.

Emilie Martin, le 30 janvier 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8541

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mar 14 Fév 2012 - 1:49

NEO-Shield, un projet spatial pour protéger la Terre des astéroïdes

L’Union Européenne veut protéger la Terre contre les impacts d'astéroïdes ou de comètes géocroiseurs. Elle vient de donner son feu vert au financement de NEO-Shield, une ambitieuse étude pour déterminer la meilleure technique. Interrogé par Futura-Sciences, Erwan Kervendal, responsable à Toulouse de NEO-Shield, nous explique les trois scénarios envisagés.

Les géocroiseurs (Near Earth Objects, NEO) sont des objets dont l’orbite les amène à couper celle de la Terre. Cette proximité est un réel sujet de préoccupation et nécessite que l’on protège la Planète bien mieux qu'on ne le fait aujourd’hui. Pour ne pas subir le sort des dinosaures ou revenir à l’âge de pierre, scientifiques et industriels du programme NEO-Shield se sont réunis il y a quelques semaines pour discuter de la meilleure façon d’éviter l’impact d’un objet filant droit vers la Terre. Réunion qui a porté ses fruits. L’Union Européenne a décidé de financer une étude portant sur la définition de trois concepts susceptibles de protéger la Terre contre les impacts de géocroiseurs.


Astéroïdes ou comètes, peu importe leur nom, si un tel objet devait percuter la Terre, les dommages et les conséquences
seraient proportionnels à sa taille. Un astéroïde d'un kilomètre de diamètre mettrait fin à l'espèce humaine.
© DR
Rassurez-vous, les possibilités qu’un objet s’écrase contre la Terre sont très faibles. Le dernier événement significatif en date est celui de l’explosion en 1915 d’un astéroïde de plusieurs dizaines de mètres au-dessus d’une région inhabitée de Toungouska en Sibérie. Reste que s’il n’est pas possible de prédire la chute d’un astéroïde ou d’une comète sur la Terre, on estime qu’environ 1.000 Objets sont Potentiellement Dangereux (Potentially Hazardous Objects). Il s'agit d'objets dont le diamètre dépasse les 140m et dont l'orbite coupe celle de la Terre.

NEO-Shield, pour se protéger des géocroiseurs
Ce futur bouclier NEO-Shield constituera la plus importante activité internationale menée dans ce domaine et mobilisera des institutions et entreprises issues de toute l’Europe, des États-Unis et de la Russie. Ces projets seront coordonnés par l’Institut de planétologie du DLR à Berlin. Astrium en sera le chef de file industriel et cordonnera les activités en vue de mettre au point une première mission de démonstration. Pour comprendre ce programme, Futura-Sciences a rencontré Erwan Kervendal, responsable à Toulouse de NEO-Shield pour Astrium. Cet ingénieur de formation a travaillé sur les programmes lunaire (Lunar lander) et martien (retour d’échantillons) de l’Esa, notamment dans le domaine du Guidage, Navigation, Contrôle (GNC). Depuis juin 2011, il est responsable de l’équipe études GNC.

« Nous avons identifié trois concepts qui nous semblent être les plus réalistes », nous explique-t-il. Ces trois années et demie vont permettre de définir à quoi pourrait ressembler le futur bouclier de la Terre contre les géocroiseurs et voir de quelle manière on peut avancer sur ces concepts. À l’issue de ce travail, il sera peut-être possible de statuer sur la non-pertinence d’un des trois scénarios. »


Quel que soit le concept retenu pour protéger la Terre d’un géocroiseur, une sonde sera envoyée
en éclaireur
pour mieux connaître la cible à fragmenter ou à dévier.
© Astrium
Des trois scénarios, le plus surprenant est celui qui consiste à faire dévier un astéroïde de sa trajectoire initiale par « l’attraction (gravité) induite par une sonde volant en formation avec l’astéroïde ». Le deuxième scénario, le plus prometteur, verrait « le lancement d’un engin à très grande vitesse pour percuter l’astéroïde de façon à le dévier de sa trajectoire et éviter une collision avec la Terre. » Quant à la dernière méthode envisagée, la plus délicate, elle prévoit également une déviation mais à l’aide d’une explosion proche de la surface de l’astéroïde. « L’idée est de faire exploser une charge nucléaire à proximité de l’objet en espérant que l’onde de choc modifie sa trajectoire de rencontre avec la Terre. Cette méthode serait bien évidemment utilisée comme un dernier recours dans le cas où l’objet n’aurait pas été détecté suffisamment tôt pour planifier une des deux méthodes précédentes. »

La précision, maître mot de ce futur bouclier
Pour chaque scénario, « nous avons identifié plusieurs points durs dont certains sont communs aux trois propositions, par exemple la précision concernant le guidage, la navigation et le contrôle jusqu’au rendez-vous avec le géocroiseur. Chaque scénario a ses avantages et ses inconvénients. Le remorquage gravitationnel nécessite que l’on s'y prenne très tôt car plusieurs années seront nécessaires pour dévier un astéroïde de sa trajectoire. » Ce concept sera étudié par l’Institut Carl Sagan de Palo Alto, en Californie, qui entreprendra également des travaux similaires au profit de la Nasa. Quant à l’impact cinétique, ses inconvénients concernent l’impulsion qui sera infime mais devra être suffisante pour dévier l’astéroïde de trajectoire et la prévision du comportement des débris qui en résultera. « D’où des études à réaliser sur la formation et la propagation des débris d’un objet solide », qui sera étudiée par Astrium. Le concept de déviation par effet de souffle, obtenu par l’utilisation d’une charge nucléaire, sera exploré par l’institut de recherche russe TsNIImash, qui s’attardera également sur les effets non désirables qu’elle peut provoquer, en travaillant pour le compte de l’Agence spatiale russe Roscosmos.


Le concept de l’impact cinétique sera certainement retenu pour une mission de démonstrateur. Cette mission
nécessite l’utilisation de technologies de guidage, de navigation et de contrôle que maîtrise l’industrie spatiale
européenne et qu’Astrium met en œuvre dans le programme ATV de l’Esa.
© Astrium
Pour chaque scénario de mission, un concept réaliste va être proposé. « De sa faisabilité aux technologies que l’on va utiliser à son financement et aux questions éthiques, de nombreux paramètres vont être passés en revue de façon à permettre de lever certaines options pour rendre ces scénarios réalisables. Si les technologies actuelles rendent possible d’envisager des missions de déviation d’astéroïdes, une adaptation de ces technologies à ces missions sera forcément nécessaire. Le challenge technique consistera donc à mettre au point des missions suffisamment robustes, d’une très grande fiabilité et capables de fonctionner pendant toute la durée de leur mission, de la phase de croisière et de navigation qui prendra plusieurs années, au jour J qu’il ne faudra absolument pas rater. Il faut garder à l’esprit que cette protection de la Terre ne va pas se jouer à quelques encablures de nous mais à des distances très éloignées. On parle de missions qui dureront plusieurs années, voire deux décennies. »

Enfin, pour rendre ce bouclier efficace, il sera nécessaire de connaître de façon très précise la composition et la trajectoire de chaque astéroïde potentiellement dangereux. Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd’hui. C’est pourquoi on assiste régulièrement à des alertes, toujours levées. « C’est un réel sujet de préoccupation et nous comptons aussi sur la mission Gaia de l’Agence Spatiale Européenne. Si cette mission, dont le lancement est prévu en 2013, a pour objectif principal d'établir la carte la plus précise possible d’un milliard d’étoiles de notre galaxie, elle va également permettre d’avoir plus d’informations pour surveiller de nombreuses familles d’astéroïdes qui croisent près de la Terre. »


Pour les scientifiques, il ne fait guère de doute que la Terre sera confrontée à la chute d’un astéroïde dévastateur
dans les 10.000 années à venir. L’Union Européenne vient de lancer le programme NEO-Shield qui vise à
préparer une mission de démonstration d’une capacité de protection de la Terre contre les géocroiseurs.
© Astrium
« Quant aux nombreux réseaux de surveillance du ciel, on s’attend, sur ces prochaines années, à ce qu'ils montent en puissance pour être en mesure de caractériser aussi finement que possible l’orbite des géocroiseurs les plus menaçants. » Il ne faudrait pas lancer une mission à la rencontre d’un objet et s’apercevoir plusieurs années après son lancement qu’il ne représente plus une menace... Erwan Kervendal nous précise qu'à l’issue de ces trois années et demie, « nous proposerons à l’Esa et l’Union Européenne de financer un démonstrateur qui sera très vraisemblablement une mission d’impact au retour scientifique significatif. » Il y a quelques années, ce concept avait déjà été étudié par Astrium au profit de l’Agence Spatiale Européenne pour la mission Don Quichotte, abandonnée en 2006.

* Commission européenne
* Les NEO sur le site de l'ESA
* Bureau des affaires spatiales de l'ONU

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 9 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/neo-shield-un-projet-spatial-pour-proteger-la-terre-des-asteroides_36290/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Dim 4 Mar 2012 - 1:55

L’astéroïde 2011 AG5… un "Armageddon" en 2040 ?

La Nasa vient à nouveau d’alerter le grand public d'un risque de collision entre un astéroïde et la Terre. Cette fois, il s’agit d’un objet de 140m qui pourrait s'y écraser en février 2040. Les risques que ce scénario se matérialise sont de 1 sur 625... mais pourraient tomber à zéro.

Le Bureau de la Nasa, en charge de l’observation et la surveillance des astéroïdes proches de la Terre, vient de diffuser une alerte sur un hypothétique risque de collision. En cause, la trajectoire de l’astéroïde 2011 AG5 qui pourrait l’amener à percuter la Terre en février 2040, le 5 précisément. Découvert en janvier 2011, cet astéroïde est l’un des 8.744 géocroiseurs connus. Il est actuellement classé 1 sur l’échelle de Turin, qui compte 10 niveaux. Cette échelle, adoptée par l'Union Astronomique Internationale en juin 1999, permet de donner une indication simple des estimations de la gravité d'une collision, en combinant les probabilités d'impact et le potentiel destructeur, en une seule valeur.

Dans le cas de 2011 AG5 et si l’on se fie à cette échelle, les risques de collision sont extrêmement improbables. D'après les experts qui ont discuté de lui lors d'une réunion du COPUOS (Committee on the Peaceful Uses of Outer Space, Comité de l'Utilisation Pacifique de l'Espace, un organisme des Nations Unies), les mesures à venir déclasseront probablement l'objet, passant de 1 à 0 sur l'échelle de Turin.

Une collision de 2011 AG5, le doute sera levé en 2013…
Si cet astéroïde a retenu l’attention de la Nasa, c’est qu’avant 2040, il s’approchera par deux fois de la Terre à des distances relativement courtes. Une première fois en février 2023, à seulement 1,6 million de km de la Terre, puis en 2028 à plus de 16,7 millions de km. Or, à ces distances, l’influence gravitationnelle de la Terre est réelle. Ce que craignent les chercheurs, c’est que cette force ait le potentiel de modifier l’orbite de l’astéroïde et de la placer sur une trajectoire de collision avec la Terre, en février 2040.


Comme le montre cette simulation informatique, le risque de collision de
l'astéroïde 2011 AG5 avec la Terre existe, mais il est très faible.
© Nasa
Cela dit, ses principales caractéristiques ne sont pas connues. Sa position actuelle dans le ciel le rend difficilement observable par des télescopes terrestres. Son orbite n'a donc pas encore été évaluée assez précisément pour que les scientifiques puissent en toute confiance déterminer sa position à plus ou moins long terme d'ici 2040. Comme l’explique Don Yeomans, le directeur du Bureau de la Nasa en charge des NEO, « en septembre 2013, nous aurons la possibilité de faire des observations supplémentaires de cet objet et donc d'affiner son orbite. À ce moment, il se situera à quelque 147 millions de km de la Terre. » Don Yeomans est confiant, selon lui, « il est très vraisemblable que nous serons en mesure de réduire considérablement ou d'éliminer entièrement toute probabilité d'impact à l’avenir. »

* Les NEO sur le site de la Nasa
* Bureau des affaires spatiales de l'ONU
* Bureau de la Nasa
* Committee on the Peaceful Uses of Outer Space

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 3 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/asteroide-2011-ag5-un-armageddon-en-2040_37175/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Jeu 5 Avr 2012 - 23:12

Dévier les géocroiseurs avec un feu croisé de lasers !

Tenter de faire exploser un géocroiseur menaçant la Terre avec une bombe atomique serait une très mauvaise idée. La bonne méthode est de le dévier. Pour cela, des chercheurs proposent d’envoyer un essaim de satellites équipés de laser. La matière vaporisée par leurs rayons concentrés fournirait l’impulsion nécessaire à une modification de trajectoire.

En juillet 2005, un impacteur largué par la sonde Deep Impact avait percuté la comète Tempel 1. En plus de nous renseigner sur la nature des comètes, cette expérience pouvait être considérée comme la répétition d’une mission d’interception d’un petit corps céleste menaçant la Terre par une sonde spatiale, éventuellement porteuse d’une charge nucléaire. Mais l’idée tout droit sortie de la science-fiction, qui consisterait à pulvériser un géocroiseur dangereux, ne résiste pas à l’analyse. Outre le risque de mettre en orbite une tête thermonucléaire suffisamment puissante pour détruire un astéroïde de quelques km de diamètre - quid de l’éventualité d’un échec au lancement, cela ne ferait que déplacer le problème car les fragments produits pourraient eux aussi retomber sur Terre.


Une vue d'artiste de l'essaim de satellites équipés de laser proposé pour dévier un astéroïde.
© The Planetary Society
Toutefois, il est exact qu’une charge explosant à proximité d’un géocroiseur pourrait faire l’affaire. En l'absence d'atmosphère, il ne peut exister d’onde de choc mais le rayonnement produit par l’explosion vaporiserait une partie de la surface du corps céleste. La matière sublimée pousserait alors l’astéroïde dans une certaine direction, à la façon dont l’éjection de gaz propulse une fusée ou corrige la trajectoire d'une sonde interplanétaire.

Des lasers alimentés par miroirs pour dévier les géocroiseurs
Malgré tout, le risque serait grand de ne pas contrôler finement la modification de trajectoire. D'où la proposition d'autres idées. L’une d’elles est d’utiliser des miroirs équipant des satellites pour concentrer en un point précis et à volonté des rayons du Soleil. On pourrait ainsi aboutir au même résultat qu'à l'aide d’une charge nucléaire mais avec une meilleure maîtrise.


Une vue de l'explosion provoquée par la sonde Deep Impact sur la comète Tempel 1.
© Nasa/JPL-Caltech/UMD
Un groupe de chercheurs de l’Université de Strathclyde en Écosse est allé un cran plus loin dans cette direction. Ils proposent d’utiliser un essaim de satellites qui, tout en se servant des miroirs pour concentrer les rayons du Soleil, emploieraient l’énergie captée pour alimenter des faisceaux lasers efficaces. L'étude, très détaillée, et présentée dans un document téléchargeable, s'appuie sur des calculs et des tests sur de vraies météorites. La méthode semble prometteuse, d’autant plus qu’en fonction de la taille du géocroiseur à dévier, il suffit de mettre en service un plus grand nombre de ces satellites équipés de laser et que la défaillance de quelques-uns ne compromettrait pas la mission.

* Asteroid Deflection Technologies
* Laser Bees: A Presentation About Asteroid Deflection Through Laser Ablation

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 30 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/devier-les-geocroiseurs-avec-un-feu-croise-de-lasers_37772/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Jeu 19 Avr 2012 - 22:51

La Russie prévoit une sonde pour protéger la Terre

La Russie pourrait envoyer une sonde à destination de l’astéroïde Apophis, connu pour être l’objet le plus dangereux pour la Terre. C’est une des recommandations de l’Académie russe des sciences.

L’Académie des sciences russes vient de dévoiler une feuille de route ambitieuse qui s’étend sur plusieurs années. Guère échaudés par l'échec des deux dernières missions martiennes, Phobos-Grunt en 2011 et Mars 96 en 1996, les membres de cette académie souhaitent que la Russie prépare le retour de l’Homme sur la Lune par l’envoi, à partir de 2020, de missions robotiques de surface, précurseurs aux premières missions habitées. Toutefois, ce qui retient le plus l’attention est le lancement d’un satellite à destination d’Apophis, un astéroïde de près de 300m de diamètre connu pour être l’objet le plus menaçant pour la Terre. Apophis est un géocroiseur, c'est-à-dire que sa trajectoire autour du Soleil l'amène fréquemment à croiser celle de la Terre. Ses 300m de diamètre, s’ils venaient à s’écraser sur la Terre, correspondraient à une explosion équivalente à 58.000 fois la bombe qui a rayé de la carte la ville d'Hiroshima en 1945.

Apophis, que risque-t-on avec ce géocroiseur ?
Depuis sa découverte en 2004, on sait qu’il passera très près de la Terre en avril 2029, puis reviendra nous voir en 2036 et 2068. On sait également qu’il ne nous percutera pas, pour l'instant. En effet, les chercheurs russes ne s'inquiètent pas de l’imminence d’une collision avec la Terre. Ils craignent plutôt que lors d’un de ses passages proches de la Terre, celle-ci ou bien la Lune, par un effet gravitationnel, perturbe et modifie son orbite de telle sorte qu’il se retrouverait sur une trajectoire de collision avec notre planète lors de ses prochains passages.


Impacts de la comète Shoemaker-Levy 9 contre la surface de Jupiter.
© HST Comet Science Team/Nasa
Un scénario, certes très peu probable, mais tout à fait plausible. En 1992, la comète Shoemaker-Levy 9 avait subi une forte attraction gravitationnelle lors de son passage près de Jupiter. Ce qu'il restait de la comète au passage suivant, en juillet 1994, s’était fracassé contre Jupiter.


La Russie pourrait envoyer une sonde voler en formation avec l'astéroïde Apophis ou se mettre en orbite autour de lui. L'objectif serait
d'étudier son histoire, sa nature, sa composition et déterminer avec les exactitude paramètres de son trajectoire.
© Astrium
Les astronomes sont également confrontés à un autre problème. Bien qu’il s’agisse de l’astéroïde connu le plus menaçant pour la Terre, on n’a aucune certitude sur sa nature et sa composition. S’agit-il d’un empilement d’agrégats rocheux ou d’un corps dense ? Des informations qu'il sera nécessaire de connaître en cas de trajectoire de collision avérée, pour protéger la Terre, sans quoi les scénarios de missions à l’étude contre les géocroiseurs risquent d’être insuffisants. S'il trouve un financement, ce satellite pourrait être mis en chantier dès 2015 en vue d'une rencontre avec Apophis lors de la prochaine décennie.

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, du 10 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/asteroide-apophis-la-russie-prevoit-une-sonde-pour-proteger-la-terre_38023/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mar 15 Mai 2012 - 23:30

Où passera l’astéroïde qui frôlera la Terre en 2013 ?

Les calculs du Jet Propulsion Laboratory ont servi à l'informaticien Chris Lorel pour modéliser en vidéo le passage de l'astéroïde 2012 DA14, qui frôlera la Terre le 15 février 2013. La simulation ci-dessous, réalisée par Chris Lorel sur son logiciel Cosmographia, montre le passage prévu le 15 février 2013 de l'astéroïde 2012 DA14 à 22.000km de la Terre, soit 1/17 de la distance Terre-Lune.


L'astéroïde 2012 DA14 approchant la Terre le 15 février 2013.
Crédits: Chris Lorel/JPL
Cet astéroïde géocroiseur de 45m et 120.000t a été détecté le 23 février 2012 par l'équipe d'astronomes amateurs de l'Observatoire de La Sagra, en Espagne.

Une orbite assez inclinée
Il suit une trajectoire assez inclinée par rapport au plan de l'orbite terrestre et arrivera par l'Hémisphère Sud de la planète. Il coupera ensuite le plan orbital des nombreux satellites géostationnaires, comme les TDRS, visibles sur la vidéo et qui sont des relais de communication pour l'administration américaine.

L'astéroïde continuera ensuite sa course dans l'espace au-dessus de l'Hémisphère Nord. Le Jet Propulsion Laboratory a mis au point une simulation du Système Solaire comprenant 584439 astéroïdes, 3140 comètes et 175 satellites naturels.

Matthieu Le Chanjour, du 20 avril 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8856

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mer 16 Mai 2012 - 21:53

La Nasa mobilise les astronomes amateurs

En attendant la mission Osiris-Rex chargée de ramener un peu de poussière collectée sur un astéroïde, la Nasa lance une grande campagne d'observations des astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre et souhaite y associer les astronomes amateurs.

C'est l'une des plus ambitieuses missions spatiales à venir. En 2016 la Nasa prévoit de lancer la sonde Osiris-Rex (Origins Spectral Interpretation Resource Identification Security-Regolith EXplorer) en direction de 1999 RQ36, un astéroïde d'un peu plus de 500m de diamètre. La rencontre aura lieu en 2020, la sonde photographiera cet astre sous toutes ses coutures avant de s'y poser et d'en prélever une soixantaine de grammes à la surface, avec un retour prévu sur Terre en 2023. De son côté la Russie réfléchit sérieusement à l'envoi d'une sonde en direction d'Apophis à peu près à la même époque pour essayer de mieux connaître la composition de cet astéroïde de 300m de diamètre qui est actuellement considéré comme le plus dangereux.


La sonde Osiris-Rex devrait récupérer de la matière sur l'astéroïde 1999 RQ36 à l'horizon 2020.
© Nasa/Goddard/University of Arizona
Après l'annonce il y a quelques semaines d'une possible collision avec l'astéroïde 2011 AG5 en 2040, il semble que la communauté scientifique tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme pour obtenir les moyens financiers de mieux étudier les géocroiseurs qui nous menacent. Car les renseignements font cruellement défaut sur deux points essentiels. Leur trajectoire, qu'il faut connaître avec le plus de précision possible, et leur composition. Entre un astéroïde constitué d'un empilement d’agrégats rocheux et un corps dense, les résultats d'une collision sont loin d'être identiques. Songeons que le rocher composé de fer et de nickel qui a creusé il y a 50.000 ans un cratère de plus d'un kilomètre de diamètre en Arizona faisait moins de 70m de diamètre...

Les astronomes amateurs aux côtés des professionnels
Les astronomes amateurs peuvent désormais contribuer efficacement à cette traque des astéroïdes dangereux. L'évolution de leur matériel et de leurs connaissances ainsi que la possibilité qu'ils ont de pouvoir observer à distance pour échapper au mauvais temps et à la pollution lumineuse peuvent leur permettre d'assurer une surveillance continuelle du ciel nocturne. L'exemple de ce nouveau visage de l'astronomie amateur est symbolisé par la Française Claudine Rinner qui a déjà découvert deux comètes et plus de 2.000 astéroïdes en dix ans. Ses observations, commencées dans son jardin en Alsace, se poursuivent désormais à distance avec un télescope de 500mm de diamètre installé sur le site de l'Oukaimeden dans l'Atlas marocain.

Pour Ed Beshore, chercheur principal adjoint de la mission Osiris-Rex, « l'astronomie amateur d'aujourd'hui est bien différente de ce qu'elle était il y a vingt ans. Les amateurs disposent d'un matériel de plus en plus sophistiqué et de solutions clé en main pour automatiser leur télescope. Beaucoup réalisent un travail d'une qualité comparable à celui des professionnels. »


En Arizona, le Meteor Crater est là pour nous rappeler que la Terre n'est pas à l'abri d'une rencontre avec un astéroïde.
© Tony Rowell
C'est pour cette raison que la Nasa vient de lancer une grande campagne d'observation des astéroïdes à destination des astronomes amateurs, campagne qui va s'étaler au moins sur toute la décennie. Le programme prévoit la surveillance de tous les astéroïdes géocroiseurs d'au moins 200m de diamètre qui sont à portée des engins spatiaux de la génération actuelle. « Nous avons besoin d'astronomes qui fassent de l'astrométrie, pour effectuer des mesures précises de position, de la photométrie de façon à étudier les variations de luminosité, et de la spectroscopie en vue d'analyser la composition de la surface des astéroïdes », a déclaré Carl Hergenrother, un autre membre de l'équipe Osiris-Rex. C'est donc la mobilisation générale avant que le ciel ne nous tombe sur la tête...

* Observatoire Astronomique de l'Université Cadi Ayyad Oukaimeden Maroc

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, du 21 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/astacroades-dangereux-la-nasa-mobilise-les-astronomes-amateurs_38253/

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MessageSujet: Re: ASTEROÏDES & GEOCROISEURS...   Mer 30 Mai 2012 - 23:01

La chasse aux astéroïdes rentables est ouverte

La compagnie américaine Planetary Resources annonce sa volonté d'exploiter les ressources minières des astéroïdes géocroiseurs. L'équipe dirigeante de cette société fondée en 2009 - dans laquelle a notamment investi Larry Page, le cofondateur de Google - assure vouloir être rentable sur le long terme, malgré les nombreux obstacles qu'il faudra franchir.

Métaux précieux et minerais rares
« Beaucoup de métaux et de minerais rares sur Terre sont présents en quantité presque infinie dans l'espace », a déclaré Peter Diamandis, le cofondateur de Planetary Resources. Or, leur utilisation ne cesse de croître dans nos sociétés. Pourquoi ne pas exploiter, grâce à des robots, l'eau et les métaux précieux des astéroïdes passant à proximité de la Terre ?


Une vue radar du géocroiseur 2005 YU55, passé à 1,4 millions de km de la Terre le 7 novembre 2011.
Crédit: NASA/JPL-Caltech/C&E Photos
En réalité l'idée n'est pas neuve. Dans La chasse au météore, publié en 1908, Jules Verne mettait déjà en scène des scientifiques pressés de mettre la main sur l'or d'un rocher céleste. Mais elle suscite toujours un fort scepticisme chez la plupart des experts. Exploiter un géocroiseur nécessite une détection précoce, voire la possibilité de l'arrêter !

Des télescopes pour prospecter
Cependant, ce n'est peut-être pas impossible. Planetary Resources s'est fixé une première étape, lancer et vendre une série de télescopes spatiaux destinés à la prospection des astéroïdes potentiellement rentables d'ici avril 2014. Pour en savoir plus sur la faisabilité de ce type d'exploitation et de ses applications, reportez-vous à l'enquête du numéro de Ciel & Espace de mai 2012, actuellement en kiosque.

Matthieu Le Chanjour, du 25 avril 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8906

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