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 Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...

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tanka
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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Mer 22 Fév 2012 - 21:24

Une journée type au Télescope Keck d’Hawaï

Un film d'Andrew Cooper déroule 24h de la vie dans les plus grand télescopes du monde, les Keck, au sommet du Mauna Kea. Ces deux instruments, construits par les Etats-Unis ont des miroirs segmentés de 10m de diamètre. Adrew Cooper est ingénieur et photographe amateur. Il a filmé les deux télescopes géants américains sous toutes les coutures, avec des techniques classiques et time-lapse. Tout n'a pas été filmé dans la même journée, mais la vidéo est construite de telle façon à montrer les tâches typiques effectuées par les astronomes et les ingénieurs sur 24h.


Extrait du film "Keck in Motion".
Crédit: Andrew Cooper
Les coulisses des géants
La vidéo montre entre autre des chariots se déplaçant sur des rails, ce sont les lignes à retard qui permettent de combiner finement la lumière des deux télescopes pour les faires fonctionner en interférométrie. On assiste aussi à l'entretient des miroirs, ou encore au changement d'un instrument installé au foyer de l'un des télescopes.

Les séquences de nuit montrent quant-à elles le jeu des lasers jaunes qui servent à créer des étoiles artificielles, afin de permettre aux optique adaptatives de corriger les fluctuations de l'atmosphère. Le film est détaillé séquence par séquence sur la page Vimeo de Andrew Cooper.


Keck in Motion from Andrew Cooper on Vimeo.
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.
Crédit: Andrew Cooper
Avant de lancer la lecture, n'oubliez pas d'activer le son de votre ordinateur, la musique est particulièrement bien choisie !... Bon film !

JL Dauvergne, le 16 février 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8633

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Jeu 1 Mar 2012 - 20:47

En regardant la Lune, le VLT redécouvre la vie sur Terre...

En observant la Lune avec le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, des astronomes ont trouvé des preuves de la vie dans l’Univers - sur Terre. Trouver la vie sur notre planète peut apparaître comme une observation triviale, mais l’approche novatrice d’une équipe internationale peut conduire à de prochaines découvertes de la vie partout dans l’Univers. Leur travail est présenté dans un article présenté dans un article de l’édition du 1er mars 2012 du journal Nature.

« Nous avons utilisé une "stratégie" appelée "observation du rayonnement terrestre" pour regarder la Terre comme s'il s'agissait d'une exoplanète », explique Michael Sterzik de l’ESO, auteur principal de l'article scientifique. « Le Soleil éclaire la Terre et cette lumière se réfléchit sur la surface de la Lune. La surface de la Lune agit alors comme un miroir géant et nous renvoie la lumière de la Terre - et c'est ce que nous avons observé avec le VLT. » Les astronomes ont analysé la faible lumière du rayonnement terrestre à la recherche des indicateurs, tels que certaines combinaisons de gaz dans l'atmosphère terrestre, qui sont les signes révélateurs de la vie organique. Cette méthode fait de la Terre un référent pour de futures recherches de la vie sur des planètes situées en dehors de notre Système Solaire.


Image prise le 27 octobre 2011, les planètes Vénus, Mercure et un croissant de Lune cendrée au-dessus de l'Observatoire Paranal de l'ESO.
Credit: ESO/B. Tafreshi/TWAN
Les empreintes digitales de la vie, ou les biosignatures ne sont pas faciles à trouver avec les méthodes conventionnelles, mais l'équipe a expérimenté une nouvelle approche beaucoup plus sensible. Plutôt que de se contenter d'observer l'intensité lumineuse de la lumière réfléchie dans différentes couleurs, ils ont également regardé la polarisation de la lumière. Cette approche est appelée la spectropolarimétrie. En appliquant cette technique pour observer le rayonnement terrestre avec le VLT, les biosignatures ressortent très fortement dans la lumière réfléchie de la Terre. Stefano Bagnulo, un des coauteurs de l'étude du Armagh Observatory, Irlande du Nord, Royaume-Uni, explique les avantages de cette méthode. « La lumière d'une exoplanète distante est très largement noyée dans la lumière éblouissante de son étoile, elle est de ce fait difficile à analyser. C'est un peu comme vouloir étudier un grain de poussière à côté d'une puissante ampoule électrique. Mais la lumière réfléchie par une planète est polarisée, alors que celle de l'étoile de l'est pas. Aussi, les techniques de polarimétrie nous aident à distinguer la faible lumière réfléchie par une exoplanète dans l'éblouissante lumière d'une étoile. »


Lumière cendrée ou clair de Terre. Reflet de la lumière terrestre sur le reste du disque lunaire.
Credit: ESO/L. Calçada
L'équipe a étudié à la fois les couleurs et le degré de polarisation de la lumière de la Terre après avoir été réfléchie par la Lune, comme si la lumière provenait d'une exoplanète. Ils ont ainsi pu déduire que l'atmosphère terrestre est en partie nuageuse, qu'une partie de sa surface est recouverte d'océans et - fait capital - qu'il y a de la végétation. Ils ont même pu détecter des changements dans la couverture nuageuse et dans le volume de végétation à différents moments alors que la lumière de différentes parties de la Terre se réfléchissait sur la Lune.

« Trouver la vie en dehors du Système Solaire dépend de deux choses. Tout d'abord que la vie existe ailleurs et, si tel est le cas, avoir la capacité technique pour la détecter », précise Enric Palle du Instituto de Astrofisica de Canarias, Tenerife en Espagne, un des coauteurs. « Ce travail constitue un pas important vers l'acquisition de cette capacité. Au bout du compte, la spectropolarimétrie, en recherchant les processus de la photosynthèse, peut nous dire si la vie sous forme végétative a émergé quelque part dans l'Univers », conclut Michael Sterzik. « Mais nous ne recherchons certainement pas de petits hommes verts ou la trace d'une vie intelligente. » La prochaine génération de télescopes, tels que l'E-ELT (European Extremely Large Telescope ou Télescope Géant Européen), pourrait bien être en mesure de nous apporter la nouvelle extraordinaire que la Terre n'est pas la seule à abriter la vie dans l'immensité de l'Univers.

* L'article scientifique dans Nature

Communiqué de presse, du 29 février 2012
Source ESO France: http://www.eso.org/public/france/news/eso1210/

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Ven 2 Mar 2012 - 21:09

Le VLT démontre l'efficacité de la spectropolarimétrie pour l'exobiologie

Avant d'espérer débusquer la vie sur une exoterre à partir de biosignatures dans son atmosphère, il faut démontrer qu'on sait le faire sur des observations de notre propre planète. C’est ce que vient de faire un groupe d’astronomes de l’ESO en analysant avec le VLT la lumière de la Terre réfléchie par la Lune.

Dès le début des années 1990, Carl Sagan et ses collègues avaient montré qu’il était possible de trouver des indices de la présence de formes de vie sur une planète au moyen de la composition de son atmosphère. À cette époque, les exobiologistes avaient analysé la lumière émise par la Terre au moyen des instruments de la sonde Galileo. L’humanité se prépare à faire de même pour les atmosphères d'exoplanètes. À défaut de véritables biosignatures, on a déjà trouvé des traces de certaines molécules dans les atmosphères de planètes qui ne sont pas des exoterres. En effet, dans le cas du transit de géantes gazeuses autour de leur étoile hôte, il est possible, si l’on s’y prend bien, d’analyser la composition de la lumière de l’étoile traversant l’atmosphère de l’exoplanète par simple spectroscopie.


Il a été possible d'analyser par spectroscopie l'atmosphère de l'exoplanète HD 189733b lors de son transit. Comme le montre ce schéma, la
luminosité de l'étoile baisse légèrement (plateau A sur la courbe en bas à gauche) à l'occasion de ce transit. L'analyse du spectre de
la lumière passant dans l'atmosphère a révélé la présence de molécule d'eau, de gaz carbonique (CO2]) et de méthane (CH4).
© Nasa/JPL-Caltech
La technique a cependant des limites. La première est qu’il n’est pas facile d’extraire de l’information dans un flux de photons largement dominé par ceux émis directement par l’étoile, surtout lorsqu'on veut analyser l’atmosphère d’une exoterre. La seconde est qu’il faut attendre un transit, ce qui n’est guère fréquent, d'autant plus pour une exoterre dans la zone d’habitabilité autour d’une étoile de type G2 comme le Soleil. Il existe cependant une parade, la spectropolarimétrie. La lumière émise par une étoile n’est pas polarisée. C'est-à-dire que les oscillations des vecteurs champs électriques dans le plan perpendiculaire à la propagation des ondes lumineuses quittant la surface de l’étoile se font dans des directions aléatoires. Il n’en est pas de même pour la lumière réfléchie par l’atmosphère d’une exoplanète.

L'analyse de l'atmosphère de Vénus
En mesurant la polarisation de la lumière à différentes longueurs d’onde, il est donc possible de détecter dans un premier temps une exoplanète avec une atmosphère, et dans un second temps d’analyser sa composition. Surtout, cela peut se faire en l’absence de transit, même lorsque la planète est vraiment très peu lumineuse, comme c’est le cas pour une exoterre dans la zone d’habitabilité. C’est bien à l'aide de la spectropolarimétrie que l’on a analysé pour la première fois depuis le sol la composition des nuages d’acide sulfurique de Vénus au début des années 1970.


Vénus, en bas à gauche, et la Lune, photographiées au-dessus des coupoles du VLT de l'ESO.
© ESO
Un astrophysicien, Sloane Wiktorowicz, développe d’ailleurs depuis quelque temps un instrument baptisé POLISH (POLarimeter for Inclination Studies of High mass x-ray binaries), qui bien qu’initialement destiné à tout autre chose, doit permettre de réaliser des mesures de spectropolarimétrie sur des exoplanètes. Il n'a pour le moment pas permis d'analyser l'atmosphère d'une exoplanète mais des tentatives sont en cours depuis deux ans avec POLISH-2, qui équipe le télescope de 3m de l'Observatoire Lick. En attendant, une équipe d'astronomes de l'ESO vient de donner une preuve de la faisabilité de la détection de biosignatures par spectropolarimétrie en rédécouvrant, avec le VLT, la présence d'une vie sur Terre.

* Biosignatures as revealed by spectropolarimetry of Earthshine
* Sloane Wiktorowicz
* Direct Detection of Exoplanets with Polarimetry
* Le communiqué de l'ESO

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 1er mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/le-vlt-dacmontre-lefficacitac-de-la-spectropolarimactrie-pour-lexobiologie_37005/

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Ven 23 Mar 2012 - 0:01

Au milieu des antennes d’ALMA

Le réseau d'antennes submillimétriques ALMA est en cours de construction, à 5000m d'altitude, sur le Plateau de Chajnantor, au Nord du Chili. Actuellement, plus d'une vingtaine d'antennes de 12m de diamètre sont déjà sur le site et effectuent des observations scientifiques. Ces observations ont commencé dès janvier 2010 avec seulement trois antennes. Quand le réseau sera complet, il en comptera 66, susceptibles de s'étaler sur une base de 16km.


La Voie Lactée au-dessus des antennes d'ALMA, le 19 mars 2012.
Crédit: JL. Dauvergne/C&E Photos
Notre journaliste Jean-Luc Dauvergne, actuellement sur place, en a profité pour faire cette photo de nuit, au milieu des antennes. Le cliché date du 19 mars 2012 et permet de voir sur la voûte céleste une belle Voie Lactée australe, avec la nébuleuse sombre du Sac à Charbon, au centre, accompagnée de ses deux galaxies satellites, les Nuages de Magellan - près de l'antenne la plus à droite.

Philippe Henarejos, le 20 mars 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8747

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Lun 26 Mar 2012 - 0:12

La formation des coeurs préstellaires sous l'oeil d'Herschel

Le Télescope Herschel a peut-être observé une des étapes menant de l'effondrement d'un Nuage Moléculaire à l’existence des protoétoiles. Il s’agirait d’une zone où commence juste la formation de cœurs préstellaires, dans un Nuage Moléculaire situé dans la constellation de Persée.

La naissance des étoiles est un problème d’astrophysique complexe. Il est bien difficile de comprendre les événements se déroulant lors de ces naissances. Des considérations théoriques et des calculs analytiques ne suffisent pas toujours, il faut alors faire intervenir des supercalculateurs et surtout des observations pour avancer. Dans la Voie Lactée, tout commence par un Nuage Moléculaire géant constitué essentiellement d’hydrogène sous forme H2. Contenant environ 105 masses solaires et d’une taille comprise entre 10 et 50 parsecs, ce nuage est à peine plus chaud que le rayonnement fossile baignant l’Univers observable, avec des températures comprises entre 10K et 30K. Pour différentes raisons, si sa densité et sa température dépassent des valeurs en relation avec ce qu’on appelle la "masse de Jeans", ce nuage va s'engager dans un effondrement gravitationnel.


Les différentes étapes de la formation d'un Système planétaire (en bas à gauche). En haut à gauche, on voit une représentation d'un Nuage Moléculaire
géant en train de s'effondrer qui va donner un nuage turbulent contenant des filaments et des cœurs denses formant des protoétoiles. Un
des cœurs préstellaires donnera finalement une étoile avec un disque protoplanétaire (en bas du schéma).
© Bill Saxton, NRAO/AUI/NSF
Parmi ces raisons, on peut citer l’explosion d’une supernova, une collision avec un autre Nuage Moléculaire ou le passage à travers l’un des bras spiraux de la Galaxie. Dans ce nuage en effondrement, des processus de fragmentation turbulente conduisent à la formation d'un enchevêtrement complexe de filaments. Puis, dans un deuxième temps, la gravité prend le dessus et fragmente les filaments les plus denses. Les régions résultantes sont potentiellement de futur amas ouverts d’étoiles et peuvent contenir elles-mêmes des régions encore plus denses, formées par fragmentation, contenant quelques masses solaires. Ces futurs amas stellaires contiennent alors ce qu’on appelle des cœurs préstellaires qui donneront des étoiles individuelles ou des étoiles multiples.

Lorsque ces cœurs préstellaires en effondrement gravitationnel atteignent un état d’équilibre hydrostatique, ils deviennent des protoétoiles. Ce stade de protoétoile est très bref, quelques centaines de milliers d’années au maximum. Lorsque des réactions thermonucléaires démarrent, la protoétoile atteint finalement l’équilibre thermodynamique et une étoile est née. Pour tester les théories sur le passage d’un Nuage Moléculaire géant, dont les densités sont d’environ 1.000 molécules/cm3, à des densités 1020 fois supérieures, il faut voir à l’intérieur de ces nuages. Poussiéreux, ils sont opaques dans le visible, d'où la nécessité d'employer des instruments capables de voir dans certaines bandes de l’infrarouge et submilimétriques. Le Télescope Herschel a été spécialement conçu pour nous renseigner sur la naissance des étoiles en observant dans l’infrarouge.

Des cœurs préstellaires en train de naître
Dans un article publié sur arXiv, un groupe d’astrophysiciens vient d’annoncer qu’ils pensaient avoir observé avec Herschel un de ces cœurs préstellaires, gravitationnellement lié. Il se trouve dans un Nuage Moléculaire géant situé à 770 al. de la Terre dans la constellation de Persée. Ce n'est pas la première fois qu'on en observe, notamment dans la région d'Aquila Rift, dans le seul complexe d’Aquila, les images obtenues avec Herschel ont mis en évidence environ 500 cœurs préstellaires et 200 protoétoiles, mais celui-ci est particulier.


Plus de deux ans après son lancement, le Télescope Spatial Herschel a déjà livré
une moisson de résultats spectaculaires. Un voyage grâce à la lumière
infrarouge de 12 milliards d'années. Nuages de gaz interstellaire,
naissances des étoiles et des Systèmes solaires, galaxies, et
cosmologie. Pour en savoir plus : http ://www.herschel.fr
(Herschel France: Cnes, CEA, CNRS). Herschel est une
mission scientifique de l'Agence Spatiale Européenne.
© regardssurlunivers-YouTube
La découverte a eu lieu lors d’une campagne d’observation avec Herschel de la fameuse Ceinture de Gould, un anneau géant de nurseries d'étoiles dont le Soleil occupe le centre. Dans une concentration de matière contenant l’équivalent d’environ 100 masses solaires et baptisée Persée B1-E, les chercheurs ont distingué plusieurs sous-structures plus denses pouvant être des cœurs préstellaires. En utilisant le radiotélescope de Green Bank, il leur a été possible de préciser la température interne de ces structures ainsi que la vitesse de molécules les composant. Il apparaît que l’une de ces structures semble bel et bien gravitationnellement liée et est un bon candidat au titre d’authentique cœur préstellaire.


Représentation d'artiste de l'Observatoire Spatial Herschel.
© ESA-D. Ducros
Si tel est le cas, c’est une découverte importante car comme le processus de formation d’un amas d’étoile ouvert est très rapide, il est difficile de le surprendre à son tout début. Certains des cœurs préstellaires subissent alors l’influence des étoiles déjà formées dans l’amas sous forme d’ondes de choc ou de vents stellaires, ce qui complique encore les processus à l’œuvre. Avec Persée B1-E, on aurait donc la première observation d'une région tout juste en train de former des cœurs préstellaires et donc libre de l'influence des jeunes étoiles. Les astrophysiciens disposent peut-être là d’une nouvelle clé pour résoudre l’énigme de la naissance des étoiles, une étape importante ayant mené l’Univers du Big Bang au Vivant.

* Herschel Observations of a Potential Core Forming Clump: Perseus B1-E
* Le site de Herschel France

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 23 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-formation-des-coeurs-pracstellaires-sous-loeil-dherschel_37589/

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Lun 26 Mar 2012 - 0:54

Le télescope géant LBT…brillants et les premiers résultats

Fini en 2005, le télescope binoculaire géant LBT n'a été mis en service qu'en 2010, après une longue série de difficultés. Les premiers résultats scientifiques viennent d'être présentés et ne déçoivent pas, témoignant de l'efficacité de son optique adaptative, qui donne des images meilleures que celles de Hubble.

À la manière d'une paire de jumelles, le télescope LBT (Large Binocular Telescope) est doté de deux miroirs géants de 8,4m de diamètre ayant chacun une très grande ouverture - un photographe dirait qu'ils ouvrent à f/1,14. Ses premiers résultats, qui viennent d'être présentés, confirment qu’il est un des instruments terrestres qui s’affranchit le mieux de la turbulence atmosphérique, un problème récurent pour les télescopes terrestres.


Des exoplanètes observées à proximité de leur étoile parente, ici les quatre planètes autour de HR-7899, un meilleur regard
sur la formation des étoiles et un sondage très fin à l’intérieur d’un disque de débris entourant une étoile sont les sujets
de cette première série de découvertes rendue publique par les astronomes utilisant le télescope géant LBT.
© Large Binocular Telescope Consortium
Ces perturbations de l'atmosphère, provoquées par des déplacements d'air de températures inégales, dégradent sensiblement la qualité des observations. Pour y remédier, le LBT est équipé de miroirs secondaires qui utilisent la technique de l’optique adaptative qui corrige ces perturbations.

Le LBT peut sonder l'environnement proche des étoiles
Si les premières images astronomiques avaient enchanté la communauté scientifique, la première série de résultats qui viennent d'être présentés est prometteuse. Ils concernent:

<> l'exoplanète la plus interne de HR-7899 et l'atmosphère des quatre planètes de ce système planétaire
<> la formation des étoiles avec de belles observations dans l'amas ouvert du Trapèze, situé dans la nébuleuse d'Orion
<> la nature intrigante d'un disque de débris asymétrique autour de l'étoile HD-15115


Les deux miroirs de 8,4m donnent aujourd'hui au LBT les performances d'un télescope de près de 12m de diamètre. Lorsqu'il fonctionnera
en mode interférométrie, sa résolution atteindra celle d'un télescope de 22,8m. Il fournira alors
des images dix fois plus fines que celles réalisées par le Télescope Spatial Hubble.
© Large Binocular Telescope Corporation
« Grâce à cette technologie inégalée à ce jour de l’optique adaptative, nous pouvons sonder les environnements proches des étoiles avec une clarté sans précédent », explique Richard Green, directeur du LBT. Nous nous attendons à de nouvelles découvertes étonnantes étant donné que nous sommes maintenant en mesure d’observer en détail la façon dont les étoiles et leur Système planétaire se forment. »

* Le Large Binocular Telescope (LBT)
* Le communiqué de presse sur les derniers résultats

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 23 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/taclescope-gacant-lbt-brillants-a-et-premiers-a-racsultats_37613/

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Jeu 29 Mar 2012 - 23:24

560 millions d'astres sur la carte céleste

Le Télescope spatial infrarouge américain WISE a permis d'obtenir une image géante du ciel où l'on dénombre plus d'un demi-milliard d'objets célestes.

Le Télescope WISE (Wide-Field Infrared Survey Explorer) a déjà une belle moisson de découvertes à son actif. Il a par exemple révélé l'existence d'une nouvelle catégorie d'objets, des astéroïdes sombres difficilement détectables dans le domaine visible - ils réfléchissent très peu la lumière solaire - qui circulent sur des orbites inclinées à proximité de la Terre. Autre trouvaille importante, celle de naines brunes très froides, de classe spectrale Y. Les naines brunes sont des objets trop petits pour que s'y déclenchent des réactions thermonucléaires mais trop gros pour être considérés comme des planètes. Les plus froides découvertes par WISE ont une température de surface de seulement quelques dizaines de degrés Celcius et sont situées à moins de 50 al. du Soleil.


Le Télescope infrarouge WISE lors des derniers tests avant son lancement en décembre 2009.
© Nasa/JPL-Caltech
Le Télescope WISE a également étudié IC443, la Nébuleuse de la Méduse, un rémanent de supernova situé dans la constellation des Gémeaux à 5.000 al. de nous, y détectant l'onde de choc qui se déploie dans l'espace à une centaine de km par seconde depuis peut-être dix mille ans. Même scénario dans la nébuleuse planétaire NGC1514 ou là encore la vision infrarouge de WISE a fait des merveilles, révélant un double anneau produit par des jets de matière qui s'échappent de la naine blanche centrale et creusent des cavités dans l'enveloppe gazeuse lumineuse qui s'est formée après l'explosion stellaire. On pourrait conclure ce petit tour d'horizon par les informations que WISE a pu obtenir au sujet de Hartley 2, la très médiatique comète qui traversa le ciel durant l'automne 2010, fournissant une vue globale de la comète de façon à mesurer la taille des particules de poussière qui entourent le noyau.

WISE, une impressionnante moisson
Depuis son lancement il y a vingt-huit mois, le Télescope WISE a réalisé plus de 2,7 millions d'images dans quatre longueurs d'onde de l'infrarouge, générant plus d'une centaine de publications scientifiques. En combinant 18.000 photographies, les chercheurs de la Nasa viennent de présenter la plus grande image du ciel infrarouge accompagnée d'un catalogue de données concernant les 560 millions d'objets astronomiques qui s'étalent sur cette mosaïque géante.


Cette mosaïque composée de 18.000 images dans quatre longueurs d'onde en infrarouge représente le ciel vu du Télescope WISE.
Plus d'un demi-milliard d'objets célestes y sont visibles dans et autour la bande étroite de notre disque galactique.
© Nasa/JPL-Caltech/Ucla
Pour Edward Wright, l'un des principaux responsables de la mission qui a commencé à travailler sur le projet de télescope infrarouge dès 1998, WISE livre aujourd'hui à la communauté astronomique le fruit de quatroze années d'efforts. La mise à disposition des chercheurs de la gigantesque base de données de WISE - 15 téraoctets stockés au centre d'analyse et de traitement du California Institute of Technology à Pasadena - devrait donner lieu désormais à de nombreuses études et sans aucun doute à de nouvelles découvertes.

* NASA

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 26 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/telescope-wise-560-millions-dastres-sur-la-carte-celeste_37636/

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Sam 31 Mar 2012 - 23:19

Un radiotélescope de 8.000km de diamètre !

Quatre radiotélescopes australiens et coréens ont pour la première fois été mis en réseau, formant pour quelques heures l'équivalent d'un instrument de 8.000km de diamètre. Utilisé pour observer une source radio formée de deux trous noirs, il a en révélé un parmi les plus massifs connus.

Quatre radiotélescopes, deux Coréens et deux Australiens, ont été reliés pour une même observation, amenant une résolution égale à celle d'un instrument de 8.000km de diamètre, 100 fois supérieure à celle du Télescope Spatial Hubble. Ce n’est pas la première fois que l’Australie réalise un tel exploit. En 2010, une mise en réseau avec des instruments installés en Chine et en Europe avait constitué le plus grand radiotélescope au monde. Avec un diamètre de 12.300km, il a été un court instant un système d’observation aussi grand que la Terre et ses 12.750km de diamètre.


La combinaison de radiotélescopes permet d'obtenir un instrument d'observation
ultraperformant, révélant des galaxies et trous noirs impressionnants.
© DR
Les quatre radiotélescopes du système Australia-Korea linkup sont ceux de la branche des sciences spatiales du CSIRO, le CNRS australien, près de Coonabarabran et Narrabri en Nouvelle-Galles du Sud, celui de l'Université de Tasmanie près de Hobart et les deux télescopes coréens opérés par l'Institut des Sciences Spatiales (KASCI), l’un à Séoul à l’Université Yonsei, et l'autre situé dans le Sud-Est du pays à l’Université de Ulsan.

La course des radiotélescopes
Pendant cinq heures, ils ont observé simultanément la même cible et leurs données ont été diffusées en temps réel à l’Université de Curtin à Perth, en Australie, via un réseau de fibre optique. Les données ont été envoyées à partir de chaque télescope à raison de 64 mégaoctets par seconde, l'équivalent d'un CD toutes les 10s. Les astronomes ont ainsi observé une galaxie lointaine qui émet fortement dans les ondes radio. Cette source appelée J0854 2006 se situe à quelque 3,5 milliards d’années-lumière. On soupçonne qu’elle abrite une paire de trous noirs supermassifs dont un est 18 milliards de fois plus massif que le Soleil. Il est de fait un des plus grands trous noirs connus. Quant à son modeste compagnon, il est tout de même 100 millions de fois plus massif que le Soleil. D'ici dix mille ans, ces deux monstres devraient fusionner dans de spectaculaires émissions d’énergie et de rayonnements radio et X.


Le radiotélescope coréen de Séoul, à l’Université de Yonsei, est l'un des quatre instruments utilisés
pour former le radiotelescope virtuel de 8.000km du projet Australia-Korea linkup.
© Korean Astronomy and Space Science Institute
Avec ses 8.000km de diamètre l’Australia-Korea linkup n’a pas seulement été utilisé pour observer brièvement le ciel. L'expérience est aussi une démonstration technologique. La technique de mise en réseau est en effet celle de la proposition australienne pour le futur radiotélescope géant SKA (Square Kilometer Array). Le choix du site d'implantation de ce réseau d'antennes pourrait être annoncé le 4 avril. Deux sites sont en compétition. L'un en Afrique du Sud, porté par un groupement de plusieurs pays africains sous la houlette de l’Afrique du Sud et l'autre en Australie dans un projet commun avec la Nouvelle-Zélande. Par sa conception et ses dimensions, un réseau d’antennes réparti sur 3.000km, le SKA bat plusieurs records. La meilleure résolution, le plus grand télescope... et l’instrument le plus onéreux.

* Les sciences spatiales au sein du CSIRO

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 27 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/un-radiotelescope-de-8000-kilometres-de-diametre_37688/

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Ven 13 Avr 2012 - 23:49

Le Gemini Sud talonne le Télescope Hubble

Le télescope américain Gemini Sud livre ses premières images en couleurs réalisées avec un système optique unique, capable de compenser les turbulences atmosphériques sur un champ large.

Une première mondiale
Le Télescope Gemini large de 8,1m est le premier au monde à mettre en œuvre de façon routinière une optique adaptative dite multiconjuguée. Ce système basé sur l'analyse de 5 étoiles artificielles et de 3 miroirs, déformables 500 à 1000 fois par seconde, permet d'obtenir des images très fines sur un champ 10 à 15 fois plus large que les optiques adaptatives d'ancienne génération.


La nébuleuse planétaire NGC6963 observée avec le système Canopus du Télescope Gemini.
© Gemini Observatory
Deux nouvelles images en couleur
Ces images ne sont pas les premières réalisées avec cet instrument baptisé Canopus, mais ce sont les premières vues en couleurs montrées au grand public. Il s'agit de fausses couleurs, car l'instrument observe dans l'infrarouge. Le spectre visible va de 400nm à 750nm de longueur d'onde. Ici les objets sont vus à 806nm et 900nm, donc juste au-delà de la lumière rouge perceptible à l'œil nu.

Presque aussi bien que Hubble
La résolution obtenue est de 0,08" (seconde d'arc), soit la taille d'une pièce de 1€ vue à 50km ! C'est proche des performances du Télescope Spatial Hubble capable de voir des détails de 0,05".


Pour resituer ces performances, la vue compare le centre de la galaxie du Centaure, vue avec plusieurs instruments.
Crédit: ESO/Gemini observatory/NASA, ESA, and the Hubble Heritage (STScI/AURA)/C&E Photos
À gauche avec l'un des télescopes de 8,2m du Very Large Telescope sans optique adaptative. La vue au centre, prise avec le Télescope Gemini Sud et sa nouvelle optique adaptative, est nettement plus fine. À droite, une vue prise par le Télescope Spatial Hubble, sensiblement plus détaillée, mais à peine. La plus grosse différence avec le Gemini se voit au niveau des étoiles les plus brillantes qui diffusent moins car elles n'ont pas à traverser l'atmosphère plus un système optique complexe.

Un film pour tout comprendre
Pour expliquer le principe de fonctionnement de Canopus, l'Observatoire Gemini vient de mettre en ligne une vidéo commentée par l'astronome français Benoît Neichel, chargé du développement de ce nouvel instrument.


Gemini Observatory - GeMS (Gemini Multi-Conjugated Adaptive Optics System).
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.
En résumé si vous ne parlez pas anglais
Benoît Neichel explique que lorsque l'on regarde une étoile à travers l'atmosphère, l'image est déformée comme lorsque l'on regarde le Soleil depuis le fond d'une piscine. Ces effets de turbulence sont les mêmes que ceux que l'on voit au-dessus d'une route ou d'une piste chauffée au Soleil. Ils ont liés à des échanges entre de l'air chaud et de l'air froid. L'effet est encore plus important quand on regarde le ciel avec un télescope géant comme Gemini. Pour limiter ce problème, les astronomes ont plusieurs solutions.

1. Se placer au sommet de montagnes où le ciel est plus stable qu'en plaine. Ce sont les conditions que l'on rencontre au Chili, mais c'est loin d'être suffisant avec des télescopes de plus de 1m.

2. La solution suivante consiste à analyser la lumière d'une étoile brillante et à compenser les turbulences avec un petit miroir déformable devant le capteur. Ce miroir est capable d'effectuer des centaines de corrections par seconde. Seulement, les étoiles assez brillantes pour analyser les corrections à appliquer ne permettent même pas de couvrir 1% du ciel.

3. Pour aller plus loin, les astronomes ont donc créé des étoiles artificielles avec des lasers au sodium. Ceux-ci se reflètent sur une couche d'atmosphère à 90km d'altitude. Ainsi, le télescope peut observer 30% du ciel. Seulement cette technique permet d'avoir des bonnes images sur un angle très étroit autour de l'étoile guide.

4. Pour aller plus loin, il faut plus d'étoiles artificielles et faire des corrections avec plus de miroirs déformables. C'est ce que fait le nouvel instrument Canopus, avec 5 étoiles artificielles, 5 analyseurs et 3 miroirs déformables. Le laser est projeté sur le ciel à travers un télescope de 45cm de diamètre, situé juste derrière le miroir secondaire du télescope de 8,1m.

JL Dauvergne, du 4 avril 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8820

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Jeu 19 Avr 2012 - 23:51

Quatre vieux télescopes spatiaux prolongés... faute de remplaçants

La Nasa prolongera la durée de vie d'une dizaine de missions spatiales, dont quatre instruments célèbres, CHANDRA, Kepler, Planck et Spitzer. La décision s'imposait car les choix à venir seront plus restrictifs et, à part NuStar, aucun nouveau télescope ne prendra de sitôt le chemin de l'espace.

Malgré un contexte budgétaire difficile, la Nasa a suivi les recommandations d’une commission d’astronomes chargée d’évaluer les missions en cours, qui conseille de prolonger la durée de vie d’une dizaine de ses missions spatiales - 2012 Nasa Senior Review report. Une décision pleine de bon sens en raison du bon état de fonctionnement des satellites en question, même si certains travaillent aujourd'hui en mode dégradé, et du retour scientifique attendu.


Une vue d'artiste de Planck sur un fond en infrarouge montrant une partie
de la Voie Lactée vue par les instruments de Planck et IRAS.
© Esa, HFI Consortium, Iras
Pour les astronomes américains, conscients qu’à l’avenir la Nasa sera plus restrictive dans ses choix de missions spatiales, il est nécessaire d’optimiser au mieux les instruments existants. D'autant plus qu'aucune mission en instance de lancement ne peut les remplacer ou les rendre plus performants, à l'exception de NuStar qui sera lancé en juin 2012. Parmi les missions prolongées, on citera celles de Kepler, de Planck, de Spitzer et de CHANDRA.

Kepler, Planck, CHANDRA et Spitzer, le travail continue
La mission Kepler de recherche d’exoplanètes a été prolongée de quatre années supplémentaires. Jusqu’en 2016 elle recherchera, autour d’étoiles semblables au Soleil, des planètes de la taille de la Terre dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Pour y parvenir, ce télescope utilise la méthode des transits. Lancé en 2009, « Kepler a révolutionné notre compréhension des exoplanètes et l'étude de la sismologie stellaire », juge Roger Hunter, gestionnaire de projet au Centre Ames de la Nasa. Planck, une mission de l’Agence Spatiale Européenne, embarque deux instruments conçus pour cartographier avec une précision inégalée le fond de rayonnement cosmologique, c'est-à-dire le rayonnement fossile de la toute première lumière de l'Univers, émise 380.000 ans après le Big-Bang, il y a plus de 13 milliards d'années. Pour y parvenir, ce satellite a fonctionné avec des températures proches du zéro degré absolu (-273°C). « Planck est le satellite le plus froid jamais construit », précise Jean-Jacques Juillet, directeur des programmes Observation optique et science chez Thales Alenia Space. Les réserves en hélium de Planck, lancé en mai 2009, se sont vidées en février 2012. Bien que le satellite ne puisse plus mesurer les fluctuations du rayonnement fossile, il reste opérationnel pour d’autres observations et sera utilisé pour améliorer la qualité des données obtenues.


La Nasa vient de prolonger la durée de vie de plusieurs de ses missions spatiales dont celles
des télescopes spatiaux Spitzer et Kepler et de sa participation à Planck de l'Esa.
© Nasa
Mis en orbite en juillet 1999 depuis la navette Columbia (STS-93), le Télescope CHANDRA vivra au moins une année supplémentaire. Fonctionnant dans le domaine X, il est à l’origine de nombreuses avancées, notamment dans le domaine des trous noirs et la physique des conditions extrêmes. Quant à Spitzer, un télescope spatial fonctionnant dans l’infrarouge, sa mission a été prolongée de deux années avec la possibilité de l’être de nouveau de deux ans en 2014. Lancé en 2003, il fonctionne depuis 2009 dans un mode dégradé - son système de refroidissement est vide, qui ne lui permet plus d’observer avec la même acuité qu’à ses débuts dans l’infrarouge. Spitzer est dorénavant utilisé pour observer des sources plus chaudes que celles de l’infrarouge.

* Kepler (Nasa)
* Encyclopédie des planètes extrasolaires
* Spitzer
* Planck

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, du 11 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/quatre-vieux-telescopes-spatiaux-prolonges-faute-de-remplacants_38021/

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MessageSujet: Re: Télescopes, Radiotélescopes d'aujourd'hui et de demain...   Jeu 10 Mai 2012 - 20:45

L'énigme de l'anomalie de Pioneer est-elle résolue ?

Depuis déjà quelques années, des calculs préliminaires laissaient entendre que l’énigmatique force d’attraction semblant s’exercer sur les sondes Pioneer 10 et Pioneer 11 en direction du Soleil n'était pas la manifestation d'une nouvelle physique. Selon des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL), il n’y a plus guère de doute. Cette force provient du flux de photons libéré par certaines parties chaudes des sondes.

Les sondes Pioneer 10 et Pioneer 11 ont permis à l’Homme de s’aventurer une première fois dans le monde des planètes ardentes au début des années 1970. Leur souvenir aurait probablement largement été effacé après les missions des sondes Voyager et Cassini si elles n’emportaient pas les fameuses plaques en or destinées à une éventuelle civilisation extraterrestre, de passage non loin du Système Solaire dans un futur indéterminé. Lorsque Carl Sagan a fait inclure ces plaques, il s’agissait essentiellement pour lui de sensibiliser une plus large population à l’exploration du cosmos et à l’exobiologie. La démarche est la même que celle de Paul Davies proposant de chercher des artefacts "E.T." laissés volontairement sur la Lune pour se signaler à l’humanité, le jour où elle aurait découvert l’astronautique.

Mais plus encore que ces plaques, ce sont probablement les anomalies dans les trajectoires de ces sondes qui ont fait couler beaucoup d’électrons à travers la Toile mondiale depuis une dizaine d’années. Afin de suivre précisément les trajectoires de leurs sondes, les chercheurs du JPL ont écrit des programmes d’ordinateur sophistiqués, utilisant les équations de la relativité générale afin de tenir compte de corrections postnewtoniennes aux équations de la mécanique céleste de Gauss et Laplace. Mieux, des variantes des équations d’Einstein pouvaient même être testées de cette façon en cherchant d’éventuels écarts aux prédictions de la théorie relativiste de la gravitation d’Einstein.


Une vue d'artiste d'une des sondes Pioneer, bouteille dans l'océan cosmique et témoignage de l'existence de l'humanité.
La parabole est dirigée vers le Soleil alors que les instruments chauffés par l'électricité, issue des deux générateurs
thermoélectriques montés au bout de deux perches, tournent le dos au Soleil.
© Nasa
Aucun écart mesurable n’avait été trouvé, si ce n’est celui des positions des sondes Pioneer qui semblaient subir une force d’attraction d’origine inconnue en direction du Soleil. Cette "anomalie de Pioneer", comme elle a été baptisée, avait été découverte dès les années 1980. Dans les années 2000, on a commencé à en parler en dehors des cercles d'initiés, devant l’incapacité à l’expliquer par la physique standard. Quelques spéculations sérieuses faisant intervenir de la nouvelle physique, par exemple de la matière noire ou de l’énergie noire, avaient même vu le jour, sans oublier bien sûr des modifications de la loi de la gravitation comme celles proposées par la théorie Mond. Malheureusement, s’il était parfois possible d’expliquer l’anomalie de cette façon, on entrait en conflit avec d’autres observations bien plus solides. De plus, certaines théories exotiques, comme la variante relativiste de Mond, la théorie TeVeS, sont désormais réfutées.

Un moteur de fusée photonique sur les sondes Pioneer
Or, peu après le milieu des années 2000, des chercheurs du JPL menés par Slava G. Turyshev annonçaient avoir réussi à récupérer d'anciennes données enregistrées lors d'une ère révolue de l’informatique, c'est-à-dire les premières années des sondes Pioneer, et les avoir rendues à nouveau exploitables en ces temps plus avancés. Jointe à ces données, une meilleure connaissance des sondes Pioneer fournie par les ingénieurs ayant conçu et fabriqué ces sondes, a permis d'écrire un programme modélisant la chaleur dégagée par leurs différentes parties. Or, qui dit chaleur dit rayonnement, donc émission d’un flux de photons qui emportent de la quantité de mouvement, tout comme les gaz éjectés par un moteur de fusée.


La plaque équipant les sondes Pioneer montre un homme et une femme à l'échelle de la sonde, la position du Soleil (position of sun) par
rapport à quatorze pulsars et au centre de la Galaxie. Pour cela, une représentation de la transition hyperfine de l'atome d'hydrogène
est montrée en haut à gauche. Elle donne donc une longueur d'onde de 21cm qui peut servir d'unité de mesure. Ainsi, la hauteur
de la femme à droite est donnée en numérotation binaire comme étant huit fois la longueur d'onde de la raie de l'hydrogène
précédente (Binary equivalent of decimal 8 ). Les pulsars sont identifiables par leur fréquence de rotation en binaire
exprimée comme un multiple entier de celle de la Raie à 21cm. En bas, le Système Solaire et la planète d'origine
de la sonde sont montrés avec les distances relatives des planètes (Planets of solar system
and binary relatives distances
), aussi en numérotation binaire.
© Nasa
Deux parties des sondes sont particulièrement chaudes, les générateurs thermoélectriques au plutonium et des instruments montés à l’avant des sondes. Aussi curieux que cela paraisse, le bilan total du faible flux de photons émis par ces deux sources principales suffit à expliquer complètement, aux erreurs de mesure et de calcul près, les trajectoires des deux sondes reconstruites à partir des trente ans de données télémétriques récupérées. Des calculs similaires, bien moins convaincants, avaient été menés depuis quelques années. Mais comme le disent les chercheurs dans un article publié sur arXiv expliquant leurs derniers résultats, il leur semble maintenant improbable que de nouvelles analyses changent leur conclusion. Il n’existe plus d’énigme de l’anomalie de Pioneer et aucune indication pour une nouvelle physique ne peut en être inférée.

* Support for the thermal origin of the Pioneer anomaly
* Slava G. Turyshev

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, du 18 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/lenigme-de-lanomalie-de-pioneer-est-elle-resolue_38182/

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