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 DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....

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tanka
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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Sam 26 Nov 2011 - 14:22

Inondations en Thaïlande

Les zones sombres qui apparaissent sur les images radar, prises par Envisat de mi-septembre à début novembre, permettent de suivre la montée des eaux du fleuve Chao Phraya et l’inondation des territoires avoisinants qui progresse vers le Sud et la capitale, Bangkok.

Depuis juillet, les pires inondations qu’ait connues la Thaïlande ont causé la mort de plus de 500 personnes. Elles ont poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir leurs logements et détruit des millions d’hectares de terrain dans plus de 50 provinces. Au cours de la période couverte par ces images proposées par l'Esa, les eaux se sont répandues sur près d’un tiers des provinces du pays. La cité historique d’Ayutthaya - un site inscrit au patrimoine de l’humanité par l’Unesco - a été inondée et les digues protégeant les sites industriels se sont rompues.

Depuis lors, l’eau s’est répandue dans des quartiers de la capitale et continue de menacer des districts commerçants et des quartiers d’affaires du centre-ville de Bangkok. Entourée par le bassin du fleuve Chao Phraya, Bangkok est située au cœur d’un marais à environ deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette situation géographique, ainsi que la multitude de canaux qui serpentent à travers la ville, la rendent très vulnérable aux inondations pendant la saison de la mousson.


Progression des inondations en Thaïlande.
© Sarmap/Esa
* Esa

Source: ESA, le 20 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/la-terre-vue-de-lespace-inondations-en-thailande_34648/

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Ven 16 Déc 2011 - 19:07

Le Grand Lac Salé

Cette image radar composite prise par EnviSat nous montre la ville de Salt Lake City au bord du grand lac éponyme dans l’Etat de l’Utah, aux Etats-Unis.

Comme son nom l’indique, il s’agit du plus grand lac salé de l’Hémisphère Occidental. En raison du très fort taux de salinité - supérieur à celui de la mer et des océans - il est très facile pour les nageurs d’y flotter. La ligne qui traverse le Grand Lac salé est la voie ferrée de Lucin Cutoff (littéralement " le raccourci de Lucin "). La digue qui lui sert de support divise le lac et empêche le mélange normal des eaux.

Dans le coin supérieur gauche de l’image, on distingue la baie de Clyman. Les eaux peu profondes et l’air sec en font un site excellent pour la récolte du sel. La partie inférieure de l’image montre la ville de Salt Lake City ainsi que les marais et les vasières qui la séparent du lac. Cette zone est également le bassin de la rivière Jordan dont les eaux viennent se déverser dans le lac.


Salt Lake City au bord du grand lac dans l’Etat de l’Utah, aux Etats-Unis.
Crédits: ESA
Cette image est une compilation de trois passages du radar d’EnviSat les 6 avril, 5 juin et 5 juillet 2011. Une couleur (rouge, vert et bleu) a été attribuée à chacun et ils ont été combinés afin de réaliser cette représentation. Les taches de couleur révèlent les changements intervenus à la surface entre les différents passages d’EnviSat.

Du 2 décembre 2011
Source Esa: http://www.esa.int/esaCP/SEM2NA8XZVG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Ven 16 Déc 2011 - 19:09

Frontières célestes…

Les montagnes du Tian Shan, qui s’étirent en travers de la région frontalière entre le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Chine occidentale, sont au cœur de cette image prise par EnviSat.

L’une des plus longues chaines de montagnes de l’Asie centrale, le massif du Tian Shan - littéralement " montagne céleste ", Tangri Tagh pour les populations turcophones - s’étire sur quelque 2 800km. La variété locale d’épicéas y pousse jusqu’à plus de 2 000m d’altitude, tandis que sur les contreforts moins élevés on trouve des forêts naturelles de noyers et de pommiers sauvages.

Dans le coin inférieur gauche, le grand lac sombre qui semble écarter les montagnes au Kirghizistan oriental est le deuxième plus grand lac salé après la mer Caspienne. Les Kirghizes le nomment Yssyk Koul, ce qui signifie " le lac chaud " car il ne gèle jamais. Sa surface dépasse les 6 000km2 et sa profondeur atteint plus de 600m.

Il constituait autrefois une halte sur la Route de la soie qui reliait l’Europe à l’Extrême Orient et certains historiens estiment qu’il a pu être le point d’origine de la Peste noire qui dévasta l’Europe au XIVe siècle. Dans le coin supérieur droit on peut voir le bassin de Dzoungarie et son désert de Gurbantunggut qui apparaît en brun clair.


Cette image a été prise le 7 septembre 2011 par la caméra MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d’EnviSat.
Crédits: ESA
Du 9 décembre 2011
Source Esa: http://www.esa.int/esaCP/SEMLSA8XZVG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Mer 18 Jan 2012 - 20:08

Efflorescence dans l’été austral

Sur cette image prise par EnviSat, l’efflorescence du phytoplancton s’enroule en spirale pour dessiner un grand huit dans l’Océan Atlantique Sud, à quelque 600km à l’est des îles Falkland.

A cette époque dans l’Hémisphère Sud, l’océan se charge en minéraux grâce au mélange des eaux de surface avec des eaux plus profondes. Le phytoplancton se nourrit de ces minéraux et des efflorescences de ce type sont donc courantes au printemps et en été.

Ces organismes microscopiques sont à la base de la chaine alimentaire marine et ils jouent un grand rôle dans l’absorption du dioxyde de carbone de l’atmosphère et la production d’oxygène dans les océans. En contribuant à la régulation du cycle du carbone, le phytoplancton est un acteur important du système climatique global.

Les différentes variétés et concentrations de phytoplancton apparaissent de différentes couleurs, comme ces bleus et ces verts visibles sur cette image.


La caméra MERIS d’EnviSat a pris cette image le 2 décembre 2011 avec une résolution de 300m.
Crédits: ESA
Les satellites d’observation de la Terre comme EnviSat peuvent surveiller ces efflorescences d’algues. Lorsque l’une d’elles se déclenche, un capteur dédié à la couleur des océans peut pratiquer une première identification initiale de son pigment de chlorophylle, et donc déterminer son espèce et sa toxicité.

Comme le phytoplancton est sensible aux modifications de l’environnement, il est important de le surveiller et de le modéliser pour les prévisions d’évolution climatique mais aussi pour identifier de possibles efflorescences toxiques.

Du 13 janvier 2012
Source Esa: http://www.esa.int/esaCP/SEMFVOMXDXG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Ven 10 Fév 2012 - 1:26

Marches sahariennes

Cette image prise par EnviSat couvre une partie du centre du Maroc, depuis les rivages de l’Océan Atlantique à l’Ouest jusqu’aux Monts de l’Atlas et les régions arides qui s’étendent vers l’intérieur, au-delà de la frontière algérienne.

Les sommets couverts de neige des Monts du Haut Atlas séparent le versant Atlantique du Maroc de l’influence du climat désertique venu du Sahara algérien. Au Nord-Ouest des montagnes, la région bénéficie d’un climat de type méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers modérés et humides.

Plusieurs sommets de la chaine dépassent les 4.000m et reçoivent des chutes de neiges régulières, ce qui autorise la pratique des sports d’hiver jusqu’au cours du printemps. La fonte des neiges assure un approvisionnement en eau suffisant pour les saisons plus sèches. Plus au sud, on trouve la chaine moins élevée de l’Anti-Atlas. Ici le terrain est plus particulièrement sec et dénudé car ces montagnes se situent dans la zone climatique saharienne.


Cette image a été prise le 5 décembre 2011 par la caméra MERIS du satellite EnviSat de l’ESA.
Crédits: ESA
Plus à l’intérieur des terres, on peut voir les sables du désert algérien. Situées autour de 30° de Latitude Nord et en bordure du désert du Sahara, ces régions se caractérisent par de hautes températures et de très faibles précipitations.

Le Sahara s’étend inexorablement vers le Sud, rendant de larges territoires stériles. L’un des nombreux apports des satellites d’observation de la Terre est la possibilité de surveiller les changements comme la désertification ou la dégradation des sols, qu’ils soient causés par les activités humaines ou le changement climatique.

Du 27 janvier 2012
Source Esa: http://www.esa.int/esaCP/SEM3TPVX7YG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Ven 24 Fév 2012 - 19:48

Sommets enneigés

Couvertes de neige, les Alpes s’étirent entre la France, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, le Liechtenstein, l’Autriche et la Slovénie sur cette image prise par EnviSat. Sur la frontière franco-italienne, le Mont Blanc, le plus haut sommet du massif, atteint 4.810m. Au total, il y a plus d’une vingtaine de sommets qui dépassent les 4.000m.

Grâce à cette couverture neigeuse et à l’élévation relativement faible du Soleil dans le ciel à cette époque de l’année, le contraste entre les reliefs et les vallées à travers la chaine apparaît très clairement à l’image. Juste au Sud des Alpes, nous pouvons voir les nappes de brouillard et les nuages typiques de l’hiver sur la Vallée du Po.

La région est encadrée par des montagnes sur trois côtés et est donc protégée du vent. Si l’on y ajoute les couches d’inversion de l’air - l’air chaud en altitude repose sur l’air froid près du sol - cela entraine des échanges particulièrement faibles dans l’atmosphère. Combinées avec les émissions de la circulation des nombreuses agglomérations, ces conditions sont à l’origine des très hauts niveaux de pollution atmosphérique dans la vallée.


Cette image a été prise le 16 janvier par le satellite EnviSat de l’ESA, la plus grande plate-forme d’observation
de la Terre jamais construite, qui fêtera ses dix ans sur orbite le mois prochain.
Crédits: ESA
Plus bas, la chaine des Apennins s’étire sur toute la longueur de la péninsule italienne. La plupart des fleuves italiens y prennent leur source, notamment le Tibre et l’Arno. Plusieurs lacs sont visibles. Dans le coin inférieur droit, nous pouvons voir le Lac Trasimène. Sa couleur verte vient du fait qu’aucun cours d’eau majeur ne s’y jette ni n’en sort. Plus proche des Alpes on distingue le Lac de Garde. Recouvrant 370km², il s’agit du plus grand lac d’Italie.

A l’opposé, sur le versant Nord des Alpes, à la rencontre entre les frontières de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Autriche se situe le Lac de Constance, qui constitue une importance source d’eau potable pour tout le Sud-Ouest de l’Allemagne. Plus au Nord, dans le coin supérieur gauche de l’image on peut voir la Vallée du Rhin encadrée par le massif des Vosges côté français et celui de la Forêt Noire côté allemand.

Du 10 février 2012
Source Esa: http://www.esa.int/esaCP/SEMHFQ1YRYG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Ven 24 Fév 2012 - 20:12

Le Berceau de l'Humanité

Cette image de la « Corne de l’Afrique » prise par Envisat nous révèle une partie des territoires de l’Ethiope, de l’Erythrée, de Djibouti et, sur l’autre rive de la Mer Rouge, une portion de la côte yéménite. Cette région est considérée par la plupart des scientifiques comme l’habitat d’origine des premiers Homo sapiens, qui y sont apparus il y a environ 400.000 ans.

La région de couleur claire vers l’Est est connue sous le nom de « triangle des Afars » et comprend le désert de Dancalie (ou Danakil). Extrêmement chaud et sec, le point le plus bas de cette dépression parsemée de volcans est situé à 100m sous le niveau de la mer.

L’activité volcanique continue entretient des sources chaudes et des dépôts de minéraux. Les mines de sel constituent la principale industrie de ce désert. Le sel y est découpé à la main et transporté à dos de dromadaire. Plus à l’Ouest, on distingue la forme de cœur du Lac Tana. Bien qu’il s’étende sur plus de 2.000km², sa profondeur moyenne n’excède pas 14m en raison de la très grande quantité de sédiments.


Cette image a été prise le 13 novembre 2011 par la caméra MERIS du satellite EnviSat de l’ESA.
Crédits: ESA
Le Lac Tana est le cœur d’une activité centrée sur la pêche, l’élevage et les transports, et est également un haut lieu de l’industrie touristique avec plus de 30 îles qui abritent des monastères de l’Eglise copte d’Ethiopie remontant à plus de cinq siècles.

Du 17 février 2012
Source Esa: http://www.esa.int/esaCP/SEMXJQ1YRYG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Sam 3 Mar 2012 - 21:17

Une décennie d’observation de la Terre avec EnviSat

Aux premières heures du 1er mars 2002, le plus gros des satellites d’observation de la Terre jamais construit s’est envolé du Port spatial de l’Europe à Kourou, en Guyane française. Depuis dix ans, EnviSat n’a jamais cessé de veiller sur notre planète.

Ce satellite géant de huit tonnes a doublé sa durée de vie initialement prévue, qui n’était que de cinq ans, et a bouclé plus de 50.000 orbites. Doté de dix capteurs radars et optiques sophistiqués, EnviSat observe et surveille en permanence les terres émergées, l’atmosphère, les océans et les calottes polaires. On estime à plus de 2.000 le nombre de publications scientifiques qui ont été basées sur les données récoltées.


La banquise arctique vu par le satellite EnviSat révèle un calotte polaire boréale (en bleu)
la plus petite depuis le début de ce type d’observations, dans les années 1970.
Credits: ESA/DMI/NIC
En raison de la demande croissante de la communauté scientifique pour des produits issus des données d’EnviSat, le débit auquel celles-ci sont collectées a été augmenté progressivement au cours des cinq premières années. Les stations de réception au sol ont été modernisées afin d’accélérer la réception des données et d’améliorer leur qualité. En 2004, les premiers résultats scientifiques de la mission ont été présentés lors du Symposium EnviSat de Salzbourg, en Autriche.


Les concentrations en dioxyde d’azote sur l’Europe.
Credits: University of Heidelberg
La présence de quelque 1.000 participants a confirmé la reconnaissance d’EnviSat comme l’un des outils les plus importants mis à la disposition de la communauté scientifique de l’observation de la Terre. Trois ans plus tard, au cours d’un autre symposium dédié à EnviSat, a été présentée la première mesure globale des gaz à effet de serre, qui a démontré la croissance rapide des concentrations en dioxyde de carbone et les variations saisonnières des concentrations en méthane.


Les points chauds de la planète.
Credits: ESA
Dans l’attente de la relève
En 2010, l’orbite d’EnviSat a été changée afin de permettre au satellite de rester opérationnel pendant au moins trois ans de plus. Cela permettra d’assurer la continuité des mesures pour les données cruciales d’observation de la Terre en attendant que la prochaine génération de satellites - la série Sentinel - devienne opérationnelle en 2013.


Efflorescence de plancton en mer de Barents. Grâce à son capteur dédié aux « couleurs océaniques », la caméra MERIS
(Medium Resolution Imaging Spectrometer) d’EnviSat a pris cette image le 17 août 2011. Credits: ESA
Les missions Sentinel sont en cours de développement dans le cadre du programme européen GMES (Global Monitoring for Environment and Security). Pour en apprendre plus sur les succès d’EnviSat, visitez le site suivant: Envisat’s tenth-birthday minisite.

Du 1er mars 2012
Source ESA: http://www.esa.int/esaCP/SEMD6D5Y1ZG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Sam 3 Mar 2012 - 21:18

Une vue historique

Cette image de la côte Atlantique de l’Afrique de l’Ouest est la toute première retransmise par la caméra MERIS d’EnviSat, il y a bientôt 10 ans.

Cette semaine, le satellite EnviSat a célébré ses 10 ans sur orbite. L’instrument MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer), embarqué à son bord, a été développé pour mesurer la couleur de la surface de la mer, dans les océans et dans les régions côtières, mais il a servi à bien d’autres applications au cours des années suivantes. EnviSat comporte dix instruments pour collecter de l’imagerie et d’autres mesures relatives aux terres émergées, aux océans, à l’atmosphère, à la température et aux calottes glaciaires.

La première série de données retransmise par le satellite en mars 2002 a été reçue via la Station de Kiruna, en Suède, et traitée au centre ESRIN de l’ESA en Italie, ainsi que dans d’autres centres à travers l’Europe. Sur cette première image prise par MERIS le 22 mars 2002, le désert très aride est bordé directement par un océan débordant de vie. Au Sud, une forte concentration en phytoplancton a été détectée le long des côtes du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissao.


Cette image de la côte Atlantique de l'Afrique de l'Ouest a été la toute première
retransmise par la caméra MERIS d'EnviSat le 22 mars 2002.
Credits: ESA
Les petits organismes unicellulaires qui forment le phytoplancton jouent un rôle essentiel dans la chaîne alimentaire marine. Ils convertissent la lumière solaire, le dioxyde de carbone et d’autres nutriments en glucides dont se nourrissent pratiquement toues les formes de vie de l’océan. Dans la plupart des régions des océans de notre planète, la concentration en phytoplancton est extrêmement faible. Toutefois, dans les zones de « remontée d’eau » comme celles qui apparaissent à l’image, les océans s’enrichissent en minéraux du fait du mélange des eaux de surface avec les eaux venues des profondeurs.

Les plus importantes zones de pêche se trouvent justement dans ces régions de remontées d’eau. Le changement climatique a un effet sur l’intensité et la situation géographique de ces remontées, ce qui a donc des conséquences importantes pour l’industrie de la pêche et ceux qui en dépendent. L’image met également en valeur la transition entre le désert aride au Nord et la savane puis la végétation tropicale au Sud qui reçoit des précipitations plus importantes. La caméra MERIS permet notamment de surveiller l’utilisation des sols qui peut entraîner un accroissement de l’érosion et de la désertification.

Du 2 mars 2012
Source ESA: http://www.esa.int/esaCP/SEM5LD5Y1ZG_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Mar 27 Mar 2012 - 20:17

Extrême Orient

La cordillère du Sikhote-Aline, dans l’Extrême Orient russe est dépeinte sur cette image renvoyée par EnviSat. La portion centrale de cette chaine montagneuse a été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO car elle abrite l’une des forêts tempérées les plus riches et les plus atypiques de la planète.

Dans cette zone de transition entre la Taïga nordique et les régions subtropicales, des espèces venues du Sud, comme le tigre et l’ours himalayen, coexistent avec leurs homologues venues du Nord, comme l’ours brun et le lynx. La région joue également un rôle important pour la survie de nombreuses espèces menacées, telles que le tigre de l’Amour.

Dans la partie inférieure gauche de l’image on distingue le Lac Khanka, ou Lac Xinghaï, couvert de neige et à cheval sur la frontière entre la Russie et le nord-est de la Chine. S’étendant sur plus de 4.000km², le lac est entouré d’une vaste zone humide qui sert d’habitat naturel protégé des deux côtés de la frontière.


Cette image de la cordillère du Sikhote-Aline, dans l’Extrême Orient russe, a été prise
le 27 janvier par la caméra MERIS du satellite EnviSat de l’ESA.
Credits: ESA
A l’Est du continent s’étend la mer du Japon, qui est ici recouverte d’une couche de nuages duveteuse. Cette formation est due à l’air froid venu des montagnes et soufflant vers la mer. Dans la partie supérieure droite de l’image, on aperçoit Sakhaline, la plus grande île de la Fédération de Russie, qui constitue elle aussi une région montagneuse.

Au cours de la période du Miocène, entre 23 et 5 millions d’années avant aujourd’hui, Sakhaline faisait partie d’un Continent qui comprenait le Nord de l’Asie, l’Alaska et le Japon, et bénéficiait d’un climat relativement chaud.

Du 16 mars 2012
Source ESA: http://www.esa.int/esaCP/SEM748GY50H_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Sam 31 Mar 2012 - 21:38

Le choc des mondes

Cette image prise par le satellite EnviSat est dominée par les îles indonésiennes de Bali, Lombok et Sumbawa. Elles font toutes trois partie de l’arc volcanique de la Sonde qui borde la fosse sous-marine de Java, où deux plaques tectoniques vont à la rencontre l’une de l’autre et l’une passe sous l’autre.

La déformation tectonique le long de la fosse de Java a causé le séisme de 2004 dans l’Océan Indien et du tsunami qui a suivi. L’île la plus à l’Ouest est Bali, l’une des principales destinations touristiques d’Indonésie. Parmi les montagnes au centre de l’île, on trouve des pics de plus de 3.000m, dont un volcan actif qui est visible sur le côté droit de l’île.

Les fortes réflexions du signal radar utilisé pour produire cette image apparaissent comme de petites taches lumineuses. Elles sont principalement détectables au Sud de l’île, et plus particulièrement concentrées autour de la ville de Denpasar, la capitale provinciale. Elles illustrent l’apparence typique d’une zone urbanisée sur une image radar, causée par les multiples réflexions du faisceau radar sur les bâtiments et plus spécialement sur les structures métalliques.


Cette image est une compilation de trois passages du radar d’EnviSat les 20 juin, 19 août et 17 décembre 2011. A chacun a été attribué
une couleur (rouge, vert et bleu) et c’est leur combinaison qui a donné cette vue. Les couleurs qui y apparaissent
révèlent les changements intervenus à la surface entre les passages d’EnviSat.
Credits: ESA
Au centre de l’image se trouve Lombok. Comme sur Bali, on peut y distinguer des réflexions multiples concentrées autour de la ville de Mataram. Les variations de couleurs qui s’étirent à travers les plaines de l’île, qui constituent des terres fortement agricoles, témoignent des changements intervenus sur les terrains.

L’île de Sumbawa, à l’Ouest, est dominée par des zones montagneuses et notamment par le Mont Tambora, un volcan actif. En 1815, une très forte éruption a entrainé de fortes pluies de cendres qui ont dévasté l’agriculture locale et ont même affecté une grande partie de l’Hémisphère Nord. On attribue plus de 70.000 victimes à cette catastrophe.

Du 23 mars 2012
Source ESA: http://www.esa.int/esaCP/SEM358GY50H_France_0.html

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MessageSujet: Re: DANS L’OEIL DU SATELLITE ENVISAT....   Sam 28 Avr 2012 - 21:48

Interruption des services d’EnviSat

Après 10 années de service, EnviSat a cessé d’envoyer des données vers la Terre. À l’ESA, les personnes en charge du contrôle de la mission s’efforcent de rétablir le contact avec le satellite.

Bien que cette mission exceptionnelle ait déjà à son actif une durée de vie en orbite deux fois plus longue que prévu, l’ESA espère maintenir le satellite en activité jusqu’au lancement des satellites Sentinelles qui prendront sa succession. Le premier signe annonciateur d’un problème s’est manifesté le 8 avril lorsqu’on a soudainement perdu le contact avec le satellite au moment de son passage au-dessus de la station sol de Kiruna en Suède. L’équipe de l’ESA en charge du contrôle de la mission a décrété une situation d’urgence et a immédiatement demandé le concours d’autres stations de poursuite de l’Agence dans le monde. Une équipe constituée d’ingénieurs ainsi que de spécialistes de la conduite opérationnelle des missions et de la dynamique de vol a été rapidement mise sur pied.


Dernière image de MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d'EnviSat prise le 8 avril 2012 avant perte de contact.
Credits: ESA
Cette équipe de secours, qui comprend également des experts de l’industrie, a passé les jours suivants à essayer de rétablir les communications avec le satellite. On sait qu’EnviSat continue de décrire une orbite stable autour de la Terre mais, jusqu’à présent, les tentatives de rétablissement des communications avec le satellite sont restées infructueuses. Comme cela est la règle dans ce type de situation, une commission d’enquête est en train de rechercher la cause de cette anomalie. EnviSat a largement dépassé sa durée de vie prévisionnelle, qui était de cinq ans. Lancé en 2002, ce satellite remarquable a fait plus de 50.000 fois le tour de la Terre, livrant des milliers d’images et une moisson de données destinées à l’étude et à une meilleure compréhension de l’évolution de notre planète, ce qui explique sa renommée exceptionnelle dans le domaine de l’observation de la Terre depuis l’espace.

Satellite d’observation de la Terre le plus complexe qui ait jamais été construit dans le monde, EnviSat est équipé de 10 instruments très élaborés qui ont fourni des informations fondamentales sur les terres émergées, les océans, les glaces et l’atmosphère. En association avec les données recueillies depuis 1991 par les missions ERS, EnviSat a permis d’obtenir des mesures précises sur le changement climatique pour ces vingt dernières années. Plus de 4.000 projets menés dans quelque 70 pays ont bénéficié des données d’EnviSat. Les données archivées resteront accessibles aux utilisateurs.


La dernière image de ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) d'EnviSat prise le 8 avril 2012 avant perte de contact.
Credits: ESA/Edisoft
L’accord d’assistance conclu avec l’Agence spatiale canadienne pour RadarSat sera activé afin de continuer à répondre à certains besoins des utilisateurs si le problème d’EnviSat perdure. Pour Volker Liebig, Directeur des Programmes d’observation de la Terre à l’ESA, « l’interruption de service d’EnviSat montre qu’il devient urgent de lancer les satellites Sentinelles de GMES, destinés à remplacer EnviSat. » Le premier de la nouvelle série des satellites Sentinelles du programme européen de Surveillance mondiale pour l’environnement et la sécurité est prêt à être lancé. Les Sentinelles fourniront les données sur lesquelles les services d’information doivent s’appuyer pour améliorer la gestion de l’environnement, comprendre et atténuer les effets du changement climatique et répondre aux besoins de la sécurité civile.

Du 12 avril 2012
Source ESA: http://www.esa.int/esaCP/SEMIOJHWP0H_France_0.html

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