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 Un peu d'actualité sur la planète Mars...

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tanka
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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Dim 19 Fév 2012 - 1:29

Bonne Saint Valentin depuis Mars !

Sur le flanc oriental du volcan martien Alba Mons, en bordure du dôme de Tharsis, une étonnante formation géologique revêt la forme du symbole universel de l’amour. Mesurant 2,3km dans sa plus grande dimension, ce fossé d’effondrement n’est qu’une des nombreuses formations de ce type repérées dans les immenses failles qui strient les flancs d’Alba Mons (littéralement « le Mont Blanc »), le volcan bouclier le plus étendu de Mars avec une base de 1600km de diamètre.


Cette image a été prise en 1999 par la caméra MOC de la sonde Mars Global Surveyor.
Crédits: Malin Space Science System/NASA
Cette image a été prise en 1999 par la caméra MOC de la sonde Mars Global Surveyor, une des missions les plus prolifiques de l’histoire de l’exploration martienne. Opérationnelle de mars 1999 à novembre 2006, MGS a en effet retourné plus de 240.000 images vers la Terre, dont les 1ères révélant des traces d’écoulement d’eau relativement récentes sur Mars.

L'actualité spatiale, du 14 février 2012
Source Cnes: http://image-cnes.fr/1-loeil-du-satellite/bonne-saint-valentin-depuis-mars/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Mar 21 Fév 2012 - 19:22

La Nasa prête à quitter le projet européen ExoMars

S’il est approuvé par le Congrès, le projet de budget de la Nasa présenté par le président américain condamne la participation américaine à ExoMars 2016 et ExoMars 2018. Pour ne pas perdre ses deux missions, l’Esa parie sur la Russie et une augmentation de la contribution financière des États participant à ce projet.

Le président américain vient de dévoiler son budget 2013 (octobre à octobre) qui s'inscrit dans la continuité des accords sur la lutte contre les déficits, conclus avec les parlementaires en 2011 et qui prévoit une baisse des dépenses de 1.000 milliards de dollars sur dix ans. Le budget général de la Nasa baisse de seulement 59 millions de dollars à 17,7 milliards de dollars, mais celui du programme martien subit une coupe drastique de 38,5% par rapport à 2012. L’administration Obama l’explique par le lancement de la mission MSL et la fin de la construction de la sonde MAVEN. S'il est voté en l'état, ce budget contraindra la Nasa à abandonner son partenariat avec l’Agence Spatiale Européenne pour les deux missions ExoMars prévues en 2016 et 2018.


Sans le Skycrane de la Nasa, l'Esa va devoir trouver un système d'atterrissage pour poser sur Mars le rover ExoMars 2018.
© Esa
Une situation exaspérante pour bon nombre de chercheurs américains qui vivent très mal cet énième revirement qui laissera des traces. En effet, ce n’est pas la première fois que la Nasa fait faux bond à l’Esa. Elle a récemment annulé sa participation dans la mission EJSM (Europa Jupiter System Mission). Comme le souligne G. Scott Hubbard de l’Université Stanford et ancien directeur du programme martien de la Nasa, « il s'agit d'une véritable tragédie scientifique et je crois personnellement que c'est une honte nationale. »

ExoMars devra certainement se faire sans les États-Unis
Cependant l’Esa s’était préparée à cette décision et rapprochée de la Russie depuis qu’il ne faisait guère de doute que les Américains ne tiendraient pas leurs engagements. Malgré l'apport de lanceurs russes pour 2016 et 2018, si les discussions aboutissent, le financement d’ExoMars 2016 est mal engagé et l'avenir d’ExoMars 2018 qui vient de perdre son système d’atterrissage, tout aussi incertain. Aujourd’hui, seuls 850 millions d’euros, sur le milliard nécessaire à la mission ExoMars 2016, sont trouvés. L’Esa va devoir solliciter financièrement, dans un contexte généralisé de réduction des dépenses, les États membres qui participent à ce projet, au premier rang desquels figure l’Italie.


Telle qu'elle est envisagée, la mission ExoMars 2016 prévoit l'orbiteur (Trace Gas Orbiter)
et le démonstrateur EDM d’entrée, de descente et d’atterrissage.
© Esa-AOES Medialab
Quant à ExoMars 2018, la Nasa devait fournir le fameux Skycrane, qui sera utilisé par le rover Curiosity de MSL pour se poser dans le cratère martien Gale, en août 2012. Interrogé par Le Figaro, peu après le lancement réussi du nouveau lanceur Vega, le directeur général de l'Esa, Jean-Jacques Dordain, a confirmé sa détermination à aller au bout de ce projet qui lui tient à cœur et de ne pas reporter une nouvelle fois le lancement des deux missions. « Nous pouvons faire ExoMars sans les États-Unis. Pour cela nous devons développer un atterrisseur avec les Russes avec qui nous sommes déjà en pourparlers pour la fourniture de deux services de lancements qui devaient être initialement assurés par la Nasa. »

* Exomars sur le site de l'ESA
* Exomars sur le site de la NASA

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 15 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/la-nasa-prete-a-quitter-le-projet-europeen-exomars_36765/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Mer 22 Fév 2012 - 21:07

MRO survole encore l’épave de Phoenix

La sonde Phoenix est toujours là, au milieu des plates étendues boréales de Mars. Arrivée dans la région Polaire Nord de la Planète Rouge le 26 mai 2008, Phoenix a fonctionné jusqu'au 2 novembre de la même année. Depuis, c'est une épave. La sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), qui poursuit depuis l'espace sa cartographie de Mars, l'a photographiée le 26 janvier 2012. Sur la plaine boréale où subsistent des plaques de givre, la sonde est bien visible. Son aspect semble ne pas avoir changé depuis le 7 mai 2010, date à laquelle MRO l'avait photographiée pour la dernière fois.

Sur l'image, la sonde est la tache très noire qui se trouve sur la droite, à proximité de ce qui ressemble à un « ruisseau » asséché. Son bouclier arrière, qui a été éjecté pendant la descente en même temps que le parachute, est lui aussi visible à quelques encablures de là, sur la partie gauche de l'image (en noir, entouré de petites taches blanches dont l'une d'elle est peut-être le parachute). Enfin, le bouclier thermique est repérable difficilement sur le bas de l'image, au centre gauche (une tache claire).


Le site d'atterrissage de Phoenix, sur Mars, vu le 26 janvier 2012 par MRO.
Crédit: NASA/JPL/University of Arizona
En se posant à 68° de Latitude Nord, Phoenix a révélé un paysage martien très différent de ceux découverts par les Viking, Mars Pathfinder et les rovers Spirit et Opportunity. La sonde a creusé des tranchées dans le sol glacé et analysé des échantillons. Elle a même aperçu la formation de gouttes d'eau rapidement glacée sous ses pattes.

Philippe Henarejos, le 16 février 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8630

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Ven 24 Fév 2012 - 20:53

Tremblements de terre récents sur Mars

Tout comme la Terre, Mars est soumise aux séismes. C'est ce que montre une nouvelle étude portant sur des images haute résolution de la Planète Rouge. Une équipe internationale a examiné les roches situées dans le fond de Cerberus Fossae, une faille de 1.500km de long à proximité de l'équateur de Mars. Ces pierres, de 2m à 20m de diamètre, ont chuté d'environ 500m depuis le bord de la faille et, ce faisant, ont creusé des sillons dans le sable recouvrant le sol (voir photo ci-dessous).


La terre a récemment tremblé sur Mars, comme l'attestent des images de
Cerberus Fossae, prises par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.
©Nasa/JPL/Univ. of Arizona/C&E Photos
Un séisme martien ?
D'après l'équipe, c'est un tremblement de terre qui a provoqué la chute de ces pierres. Une conclusion tirée de leur répartition. En effet, leur nombre diminue à mesure que l'on s'éloigne d'un point qui semble être l'épicentre d'un séisme. Les chercheurs ont noté une répartition similaire des roches autour de l'épicentre du tremblement de terre de L'Aquila, survenu dans le centre de l'Italie en 2009.


L'image a été obtenue par la caméra HIRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.
La seconde image est un zoom de la portion encadrée en blanc.
©Hirise/C&E Photos
Les sillons creusés par les pierres n'ont pas été érodés par le vent. Ce qui suggère que le séisme qui a fait chuter ces pierres est relativement récent, datant de quelques dizaines de millions d'années. Il est possible qu'une activité sismique soit encore à l'œuvre sur Mars, provoquée par des mouvements de magma en provenance du volcan Elysium Mons, situé dans l'Hémisphère Nord de la planète. Ce travail, mené par Gerald Roberts, de l'Université de Londres, est publié dans le Journal of Geophysical Research Planets, une publication de l'Union Américaine de Géophysique (AGU).

Émilie Martin, le 20 février 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8641

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Sam 25 Fév 2012 - 19:58

Opportunity sous la poussière

Ces deux autoportraits d'Opportunity, l'un réalisé en septembre 2007 (à droite) et l'autre en décembre 2011 (à gauche), montrent qu'en quatre ans, les panneaux solaires du robot martien ont été recouverts de poussière. Ainsi masqués, les panneaux captent moins de lumière solaire, le robot dispose donc de moins d'énergie.

Pour contrebalancer cette perte, les ingénieurs du JPL (Jet Propulsion Laboratory) ont décidé qu'Opportunity passerait l'hiver austral sur une pente de 15° orientée Nord, vers le soleil dans l'Hémisphère Sud. Ce, afin qu'il capte le maximum de luminosité.


Opportunity est beaucoup plus "sale" aujourd'hui (à gauche) qu'en 2007.
Crédit: NASA/JPL-Caltech/Cornell/Arizona State Univ.
Opportunity passe actuellement son cinquième hiver sur Mars, le solstice aura lieu le 30 mars 2012. Depuis son arrivée sur la Planète Rouge, en janvier 2004, il a parcouru 34km. Les autoportraits ont été réalisés en combinant plusieurs images réalisées avec la caméra panoramique PanCam installée sur le robot.

Emilie Martin, le 22 février 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8648

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Mar 13 Mar 2012 - 23:03

Etonnante image d'un tourbillon de poussière martien

La caméra de l'orbiteur MRO a photographié à la surface de la planète Mars un gigantesque tourbillon de poussière, analogue à ceux que l’on observe sur Terre, et que l’on appelle "dust devils" aux États-Unis.

L'action des vents sur la planète Mars se décline sous une multitude de manifestations. On connaît depuis longtemps les grandes tempêtes de sable qui nous masquent pendant plusieurs semaines les reliefs de la Planète Rouge à chacune de ses oppositions, quand le réchauffement du sol provoque la sublimation de la calotte polaire et la naissance de vents violents qui soulèvent la poussière jusqu'à plusieurs km d'altitude. Mais on sait également que des vents plus discrets modifient la disposition et la forme des dunes martiennes et parviennent même à effacer en quelques semaines les empreintes de roues des rovers.

Ces engins ont même filmé les déplacements de tourbillons de poussière, mais c'est la première fois qu'on photographie l'un de ces phénomènes depuis l'orbite martienne. L'honneur en revient à MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) en orbite autour de la Planète Rouge depuis six ans, dont la caméra HIRISE (High Resolution Imaging Science Experiment) peut fournir des images à très haute résolution (jusqu'à 0,3m par pixel) grâce à son télescope de 500mm de diamètre.


Un diable de poussière vu du ciel martien grâce à la caméra HIRISE de l'orbiteur MRO.
© Nasa/JPL-Caltech/University of Arizona
Après avoir photographié il y a quelques semaines deux atterrisseurs martiens, HIRISE a pu saisir une colonne de poussière d'environ 30m de diamètre et 800m de haut. La scène s'est déroulée le 16 février après-midi dans la région d'Amazonis Planitia au Nord de la planète. D'après les scientifiques du JPL ce "diable de poussière" doit sa forme en serpentin à l'action d'un léger vent d'Ouest qui l'a recourbé à mi-hauteur.

* MRO

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 10 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-bref-etonnante-image-dun-tourbillon-de-poussiere-martien_37315/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Dim 18 Mar 2012 - 1:16

Le retour d’échantillons martiens repoussé après 2025

Si le Congrès des États-Unis ne restaure pas une partie du budget amputé par l'administration américaine, la Nasa n’aura pas d’autre choix que de se retirer des missions ExoMars 2016 et ExoMars-C (ExoMars 2018) de l’Agence Spatiale Européenne. Une décision qui rend peu probable le retour d’échantillons martiens avant 2030 et repousse encore plus loin la préparation de l'exploration humaine de Mars.

Comme on le craignait, la proposition de budget de la Nasa présentée par l’administration américaine impose à l'Agence spatiale de renoncer à sa participation au projet européen Exomars et donne un coup d’arrêt au programme d’exploration de Mars. Sans la participation financière américaine aux missions ExoMars 2016 et ExoMars-C, la Nasa est donc contrainte d’abandonner le fameux « C » d’ExoMars 2018. Le « C » signifie Catching, il s'agit donc de collecter des échantillons et de les placer dans un conteneur qui sera récupéré par un engin pour l'expédier sur Terre.


Projets ExoMars 2016 et ExoMars 2018 tels que l'envisageaient l'Esa et la Nasa avant de les redéfinir puis
finalement de les remanier en raison du retrait américain et de l'arrivée des Russes.
© Esa
La décision de renoncer pour le moment à une mission de type MSR (Mars Sample Return) est d’autant plus surprenante que le dernier rapport du Conseil national américain de la recherche (NRC, National Research Council) recommandait à la Nasa d’accorder la priorité à la mission Max-C, devenue ExoMars-C. La deuxième priorité concernait l’exploration d’Europe, une des quatre lunes galiléennes de Jupiter, pour déterminer si elle serait susceptible d'accueillir la vie. Les observations les plus récentes laissent à penser qu’Europe abrite un océan à l’état liquide sous sa croûte de glace et donc potentiellement la vie.

Qu'en sera-t-il des missions martiennes ?
La Nasa ne peut évidemment pas abandonner l’exploration de Mars, qui occupe bon nombre de chercheurs aux États-Unis et représente un des moteurs de l'innovation américaine dans la technologie spatiale. La Planète Rouge constitue un terrain d'exploration prioritaire car la surface martienne conserve la mémoire de l'histoire des débuts du Système Solaire, sur une planète où les conditions ont peut-être été semblables à celles de la Terre quand la vie a émergé. Actuellement, deux missions sont certaines d'atteindre Mars. MSL (Mars Science Laboratory) et son rover Curiosity, lancé en novembre 2011 et la sonde MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN) dont le lancement est toujours prévu en 2013. Seule note optimiste si le budget est voté en l’état, la Nasa pourrait financer une petite mission de 700 millions de dollars pour la fenêtre de tir de 2018. À ce niveau de budget, il ne faut pas s'attendre à un atterrissage mais à une mission orbitale. Pour s’en tenir aux recommandations du NRC, la Nasa pourrait utiliser cette mission pour préparer le retour d’échantillons comme le recommande le MEPAG, le Groupe d'Analyse du Programme d'Exploration de Mars.


Les incertitudes sur les futurs budgets de la Nasa contraignent l'Agence spatiale américaine
à redéfinir ses priorités et réduire ses ambitions martiennes.
© Nasa/JPL/Caltech Image
L’idée serait de réaliser un test de rendez-vous orbital et de capture d’un conteneur qui pourrait se faire autour de la Terre. Dans le cas du retour d'échantillons, la faisabilité du rendez-vous et de la capture n'est pas aujourd'hui démontrée. L’autre scénario serait d’envoyer autour de Mars les instruments de l’ex-Trace Gas Orbiter d’ExoMars 2016, notamment ceux dédiés à l’étude du méthane. Cela dit, l’avenir de la mission de retour d’échantillons martiens s’écrit en pointillés. Comme nous l’explique Francis Rocard, le monsieur Mars du Cnes, « les informations du Congrès américain révèlent que compte tenu des tensions sur le budget fédéral, le Congrès ne veut pas entendre parler de mission flagship ]NDLR: d'exploration] après le Télescope Spatial James-Webb qui a coûté la bagatelle de 8,7 milliards de dollars, au vu des tensions budgétaires sur le budget fédéral. Or, une mission MSR est estimée à plus de 8,5 milliards de dollars. Au plus tôt, elle pourrait avoir lieu vers 2022-2024 en deux ou trois lancements si, bien évidemment, le Congrès l’approuve. »

* Le programme martien de la Nasa
* MEPAG

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 14 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/exomars-le-retour-dechantillons-martiens-repousse-apres-2025_37400/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Mar 20 Mar 2012 - 22:28

L’Europe sauve Exomars

L'Agence Satiale Européenne a dressé les grandes lignes d'un plan de sauvetage du programme d'exploration martienne Exomars, en coopération avec la Russie, après l'abandon de la Nasa. Le coup était rude. Dès le mois d'octobre 2011, la Nasa avait annoncé que, contrairement à ses engagements, elle ne fournirait pas les fusées nécessaires aux lancements des missions Exomars en 2016 et 2018. Et dans les premiers mois de 2012, pour des raisons budgétaires, l'Agence américaine stoppait net toute participation à cet ambitieux programme d'exploration martienne. Ce qui signifiait qu'elle ne fournirait ni rover ni instruments scientifiques.

Négociations Europe-Russie dès l'automne 2011
Dès l'automne, l'ESA, par la voix de son directeur général, Jean-Jacques Dordain, annonçait qu'elle cherchait une solution pour sauver la mission. Des pourparlers avec l'Agence russe Roskosmos étaient entrepris, notamment pour la fourniture de lanceurs Proton. Ces négociations, déjà en bonnes voie, se sont intensifiées avec l'abandon total de la Nasa.

Une solution européenne
Réunis à nouveau cette semaine à Paris, les membres de l'ESA sont tombés d'accord sur un plan qui permet à Franco Bonnacina, porte-parole de l'ESA, de déclarer, « La mission Exomars continue, en coopération avec la Russie. »


La mission Exomars, sans participation américaine, devrait bien commencer en 2016.
Crédit: ESA
En 2016, une fusée russe Proton devrait donc emporter la sonde européenne Trace Gaz Orbiter ainsi qu'un démonstrateur d'atterrisseur. Ce module sera chargé de tester la phase d'entrée dans l'atmosphère martienne et la délicate manœuvre d'atterrissage. La Russie fournira en outre des expériences scientifiques sur les différents éléments lancées à cette date.

2018, un robot européen roulera sur Mars
En 2018, une autre fusée Proton emportera vers Mars un vaisseau de croisière européen comportant un module d'atterrissage construit à 80% par la Russie. Ce module déposera sur le sol de la Planète Rouge un rover fabriqué par l'ESA. Celui-ci déploiera ses expériences d'exobiologie, dont certaines russes, et notamment une foreuse capable d'aller chercher des échantillons à deux mètres de profondeur.

Décision officielle en novembre 2012
Le programme Exomars, qui était estimé à 850 millions d'euros pour l'ESA devra néanmoins bénéficier d'une rallonge budgétaire pour se dérouler selon ce montage, sans la Nasa. L'enveloppe devrait ainsi s'élever à plus d'un milliard d'euros. Ce qui sous-entend de demander chaque pays membre de l'ESA de payer le surplus. Ce redécoupage, acté par les agences devra donc encore être validé par une décision politique qui sera prise lors du prochain conseil interministériel des pays membres de l'ESA, en novembre 2012.

L'Europe, leader sur Mars ?
Par cette position, l'Europe entend sauver un programme dont la mise au point a été longue et difficile mais pour lequel les scientifiques ont beaucoup investi. En se décidant de se doter de toutes les technologies nécessaires aux atterrissages sur Mars sans avoir besoin de la Nasa, l'ESA se donne une occasion de prendre la première place dans l'exploration de Mars. Jean-Jacques Dordain, son directeur a d'ailleurs laissé « la porte ouverte à la Nasa » si elle souhaite revenir dans l'aventure en 2018.

Philippe Henarejos, le 16 mars 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8721

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Dim 1 Avr 2012 - 0:03

Neige et brume dans les plaines martiennes

L'orbiteur martien MRO a réalisé une belle image de l'arrivée du printemps dans l'hémisphère nord de la Planète Rouge.

Quelques jours après avoir saisi un tourbillon de poussière sur la planète Mars, la caméra HIRISE (High Resolution Imaging Science Experiment) de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter nous offre une image aussi curieuse que poétique. La Planète Rouge est passée à l'opposition au début du mois - à plus de 100 millions de km de la Terre - et elle nous présente son Hémisphère Boréal sur lequel les astronomes peuvent suivre les modifications d'aspect de la calotte polaire Nord où le printemps est arrivé. Mars étant inclinée sur son orbite, elle connaît des saisons, comme la Terre.


Les brumes estompent en partie le paysage de cette plaine martienne où la neige ne subsiste
plus qu'au sommet des dunes et dans de petites failles qui s'enchevêtrent sur le sol.
© Nasa/JPL/University of Arizona
À cette occasion, MRO devait photographier des champs de dunes mais il semble que les prévisions météo soient aussi incertaines sur Mars que sur Terre puisque des brumes s'étaient invitées au-dessus de la région. Elles ne masquent heureusement pas totalement le sol martien où se déroule un étonnant phénomène. Alors que pendant l'hiver la région était entièrement recouverte de glace de dioxyde de carbone, cette dernière a commencé à se sublimer et il n'en reste plus qu'au sommet des dunes et dans de petites rainures sur le sol qui dessinent un réseau complexe de veines blanches. Le Soleil va continuer à réchauffer peu à peu cette région que MRO aura l'occasion de survoler à nouveau au cours de l'été martien pour y photographier les changements survenus.

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 27 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-bref-neige-et-brume-dans-les-plaines-martiennes_37657/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Jeu 5 Avr 2012 - 23:30

De l'eau ou de la lave dans les chenaux martiens ?

L'origine des grands canaux d'écoulement observés sur la Planète Rouge fait débat depuis longtemps. Certains planétologues soutiennent que l'eau les a sculptés, d'autres préfèrent y voir les restes du passage d'une lave très fluide. La réponse est peut-être dans les deux à la fois.

Ôtons d'emblée les dernières illusions des amateurs de petits hommes verts. Lorsqu'on parle aujourd'hui de chenaux martiens, il ne s'agit en aucune façon des supposés canaux que certains astronomes comme Secchi, Schiaparelli ou Lowell se sont empressés de tracer sur leurs cartes il y a un peu plus d'un siècle, freinés par les limites instrumentales des grandes lunettes astronomiques d'alors et emportés par leur imagination. C'était l'époque où le célèbre vulgarisateur français Camille Flammarion rédigeait un ouvrage intitulé "La Planète Mars et ses conditions d’habitabilité".


Dans Athabasca Valles, l'un des plus jeunes chenaux martiens, de la lave a emprunté
le lit initialement creusé par une gigantesque inondation d'eau.
© Nasa/JPL/University of Arizona
L'erreur est excusable, tant la planète Mars fascine les Hommes depuis l'Antiquité, eux qui lui avaient donné le nom du dieu romain de la guerre en raison de sa couleur rouge sang provoquée par la lente oxydation des silicates ferreux qui la recouvrent. Alors que se sont achevées quatre décennies d'observations martiennes par les sondes spatiales, le regard que nous portons sur la Planète Rouge est toujours aussi passionné.

Sur Mars, de l'eau d'abord, de la lave ensuite
S'il y a bien aujourd'hui des lits de rivières asséchées dans les plaines martiennes, ils ne sont visibles que depuis l'orbite de la Planète Rouge. Leur présence fascine les planétologues depuis qu'ils ont été découverts par les sondes spatiales. Larges pour certains de plus de 10km et longs de plusieurs centaines de km, ces chenaux ont été sculptés par d'énormes volumes de liquide dont la nature divise les scientifiques. Pour les uns ils se sont formés lors du relâchement de gigantesques quantités d'eau, par exemple au cours d'un brutal réchauffement local d'origine volcanique qui a fait fondre l'eau gelée stockée dans le sol, le pergélisol, entraînant des inondations catastrophiques. Pour d'autres comme David Leverington, chercheur à la Texas Tech University, une lave très fluide pourrait produire la même chose, à l'instar de certains chenaux d'origine volcanique qu'on observe sur la Lune ou Vénus.


Un exemple de chenal d'écoulement photographié par MRO dans la région de Tharsis sur la planète Mars.
© Nasa/JPL/University of Arizona
Au cours de la 43e édition de la Lunar and Planetary Conférence qui s'est tenue du 19 au 23 mars dernier, Alfred McEwen, l'un des responsables de la caméra HIRISE qui fournit les images haute résolution de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a suggéré un compromis. Selon lui l'eau serait à l'origine des chenaux très anciens formés il y a plus d'un milliard d'années dans lesquels on observe actuellement des couches d'alluvions et les contours des rivages. Les écoulements de lave fluide sont survenus ensuite, remplissant certains chenaux déjà existants ou en créant de nouveaux. Lui-même et ses collègues vont maintenant rechercher les sites martiens que MRO devra étudier en priorité pour confirmer cette hypothèse.

* Lunar and Planetary Conference
* MRO

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 30 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/de-leau-ou-de-la-lave-dans-les-chenaux-martiens_37821/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Ven 13 Avr 2012 - 22:31

Curiosity est à mi-chemin…

Lancée en novembre 2011, la mission Mars Science Laboratory de la Nasa à destination de Mars a déjà parcouru la moitié de son trajet, qui se terminera en août. Transportant le rover Curiosity, elle vient d’effectuer une nouvelle correction de trajectoire.

Plus de quatre mois après son lancement, la sonde qui transporte le rover Curiosity à destination de Mars se trouve à mi-chemin de son objectif. Fin mars, le vaisseau spatial avait parcouru quelque 326 millions de km, sur les 567 millions de sa route vers Mars. Jusqu’à présent, le voyage se passe sans encombre, rythmé par six corrections de trajectoire qui seront nécessaires avant l’arrivée autour de Mars. Les scientifiques profitent de ce voyage pour mesurer les radiations dans l'espace interplanétaire à l’aide d’un détecteur de radiations installé à bord de la sonde. Le but, avoir une vision plus claire des contraintes pour la réalisation de systèmes de transport spatial habité, protégeant efficacement les astronautes.

Le passé géologique de Mars, la question de l'habitabilité
Le rover Curiosity doit atterrir dans le cratère Gale pour y rechercher non pas des formes de vie éteintes ou en activité mais déterminer si dans son histoire les conditions géologiques de la planète ont été propices à une activité microbienne.


Le site d'atterrissage de Curiosity, à l'intérieur du cratère Gale et le parcours prévu pour le rover. Depuis l'orbite, on distingue
une couverture poussiéreuse (« duststone »), récente (youngest), et des couches
de sédiments de sulfates, seuls ou en mélange avec des argiles (clays).
© Nasa/JPL-Caltech/ASU/UA
Comme l’explique Mary Voytek, la directrice du Programme astrobiologie de la Nasa, « Curiosity cherchera les conditions d'habitabilité dont l’eau est un des ingrédients de la vie. » Mais pas seulement. « L’idée est de trouver d'autres conditions nécessaires au maintien de la vie, en définissant "l'habitabilité", c'est-à-dire les conditions qui doivent être réunies pour que la vie existe », a-t-elle précisé.

L'avenir incertain des missions vers Mars
Le cratère Gale à l’intérieur duquel doit se poser Curiosity n’a pas été choisi au hasard mais au terme d’une procédure démocratique engagée dès 2006 avec l’étude d’une centaine de sites par des équipes du monde entier. Des observations effectuées en orbite indiquent que le cratère est constitué d’un empilement de couches argileuses et de sulfates dans lesquelles l’eau a joué un rôle significatif. La géologie du cratère Gale est celle d'un relief creusé par l'impact d'un astéroïde qui a ensuite été recouvert de sédiments en même temps que la plaine alentour. Ces sédiments ont été érodés au fil des ans, ne laissant qu'un pic central, de 5.000m de hauteur, plus élevé que la plaine entourant le cratère.


En route pour Mars, le rover Curiosity de la mission MSL devrait atteindre la Planète Rouge le 6 août 2012
et se poser dans le cratère Gale pour y chercher des traces de l'habitabilité passée de Mars.
© Nasa/JPL-Caltech
Au sein de l’Agence spatiale américaine, la proposition de budget pour les années suivantes écrit en pointillés l’avenir de l’exploration robotique de Mars, pourtant essentielle pour comprendre comment la vie est apparue sur la Terre et dans le Système Solaire et pour préparer une mission habitée. Les Américains ont dû renoncer à participer au programme européen ExoMars qui prévoit l’envoi de deux missions en 2016 et 2018. Aujourd’hui, après MSL, seule la mission MAVEN, une sonde d’étude de l’atmosphère martienne, a obtenu son billet pour Mars.

* Mission Mars Science Laboratory
* Le programme martien de la Nasa
* Curiosity sur le site du Cnes

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, du 3 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/mission-msl-vers-mars-curiosity-est-a-mi-chemin_37883/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Lun 16 Avr 2012 - 22:15

Le souffle de Mars

Ce superbe tourbillon martien a été photographié le 14 mars 2012 par la caméra à haute résolution de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Haut de 20km, mais large de 70m à peine, il a été surpris dans la plaine boréale d'Amazonis. Une vue plus générale a été obtenue par une autre caméra de la sonde.

À deux semaines du solstice d'été dans l'Hémisphère Nord de Mars, il n'est pas étonnant d'observer ce genre de phénomène. Le Soleil est en effet au plus haut dans le ciel et chauffe efficacement l'air près du sol. Un tourbillon se crée lorsqu'une poche d'air chaud s'élève, emportant de la poussière, et se met à tourner.


Un tourbillon de poussières sur Mars.
© Nasa/JPL/Univ. Of Arizona/C&E Photos
Les vents dans ces tourbillons peuvent dépasser les 100km/h. Mais la pression atmosphérique est si faible sur Mars qu'ils ne peuvent soulever que de fines poussières. Un autre tourbillon martien est visible dans le numéro d'avril de Ciel&Espace, actuellement en kiosque.

David Fossé, du 6 avril 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8826

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Lun 16 Avr 2012 - 22:25

La Russie rejoint le projet européen ExoMars

Les Agences spatiales russe et européenne, Roskosmos et ESA, se sont mises d'accord de réaliser conjointement le projet d'exploration de Mars "ExoMars", a annoncé la porte-parole du directeur de Roskosmos, Anna Vedichtcheva, à l'issue d'une rencontre des directeurs des deux agences, Vladimir Popovkine et Jean-Jacques Dordain à Moscou. "Les parties ont estimé que le projet ExoMars est intéressant. Elles ont décidé de (…) préparer un accord - sur la participation russe au projet ExoMars. L'accord sera signé avant la fin de l'année", a indiqué la porte-parole.

Un responsable de l'industrie spatiale russe a antérieurement annoncé à RIA Novosti que le Conseil pour l'espace de l'Académie des sciences de Russie avait approuvé vendredi la participation de la Russie au projet ExoMars. Roskosmos et l'ESA signeront un accord à ce sujet en novembre, selon lui.


Le projet d'exploration de Mars.
© NASA
Le projet ExoMars prévoit le lancement d'une sonde vers la Planète Rouge en 2016 et d'un véhicule martien vers 2018. La réalisation du projet a été remise en question après que la NASA, qui devait lancer cette sonde au moyen d'un lanceur Atlas V, a renoncé à ce tir en 2011, faute de financement.

Début février, les médias ont rapporté que l'Agence spatiale américaine NASA envisageait de se retirer du programme européen d'exploration martienne ExoMars, cédant sa place à la Russie. Roskosmos s'est auparavant déclaré prêt à fournir une fusée-porteuse lourde Proton pour la mission ExoMars en échange de sa participation au projet aux côtés de l'ESA et de la NASA.

MOSCOU, RIA Novosti, du 6 avril 2012
Source RIANOVOSTI Sciences: http://fr.rian.ru/science/20120406/194206840.html

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Lun 16 Avr 2012 - 22:45

Les pentes des volcans martiens pourraient-elles héberger la vie ?

La recherche de sites martiens où les conditions nécessaires à l'apparition de la vie seraient réunies est une quête incessante que mènent les planétologues depuis des décennies. Des images prises par Mars Express, en orbite autour de la planète, révèlent des séries de dépressions qui intéressent vivement les chercheurs.

Alors que le rover Curiosity est actuellement à mi-chemin de son voyage en direction de la Planète Rouge, qu'il atteindra au mois d'août prochain pour se poser dans le cratère Gale, Mars Express poursuit ses orbites entamées en décembre 2003. Malgré quelques signes de fatigue en novembre dernier, des pannes à répétition de son système de stockage de données, la première mission martienne européenne nous fournit régulièrement des vues spectaculaires de la planète Mars, en attendant de servir de relais de communication vers la Terre pour Curiosity dans quelques mois.


Cette image montre une partie du Dôme de Tharsis, à proximité du volcan bouclier Ascraeus Mons, où
la sonde Mars Express a photographié des rangées de cratères le long de failles de rupture.
© Esa/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
L'Esa vient de publier des images réalisées le 22 juin 2011 et qui montrent d'étonnants alignements de petits cratères sur les flancs de plusieurs volcans sur le Dôme de Tharsis, un gigantesque renflement de plus de 5.000km de diamètre et plusieurs km d'altitude au-dessus du niveau de référence du sol martien. C'est sur ce dôme qu'on observe notamment Olympus Mons, le plus grand volcan du Système Solaire, dont la superficie est comparable à celle de la France, ou encore Tharsis Tholus, un volcan défiguré.

Des niches pouvant abriter la vie sur Mars
Les séries de dépressions photographiées par Mars Express suivent un alignement trop parfait pour être le résultat d'une quelconque chute d'astéroïdes. Elles résultent sans aucun doute de l'effondrement à intervalles réguliers du toit d'anciens tubes de lave formés il y a longtemps - au moins un million d'années - lors de l'écoulement de rivières de magma souterraines. Lorsque la lave se retire, le toit du tube peut finir par s'affaisser pour créer des dépressions en chaîne dont certaines mettent le tube en contact avec la surface.


Cette vue martienne en perspective des rangées de dépressions dans les failles qui strient les pentes des volcans du Plateau de Tharsis
a été réalisée par ordinateur à partir des images fournies par la sonde Mars Express.
© Esa/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
De telles structures volcaniques ont également été observées sur Terre et sur la Lune. Pour certains planétologues, elles pourraient héberger sur Mars une vie microbienne à l'abri des radiations solaires et cosmiques, dont le niveau peut être 250 fois plus élevé que ce que nous recevons sur Terre, pour peu que de l'eau souterraine soit présente. Les restes de l'activité volcanique passée fourniraient la source de chaleur nécessaire pour entretenir cette activité microbienne. Ainsi, des volcanologues comme Tracy Gregg de l’Université de Buffalo aux Etats-Unis, se mettent à rêver. « Je voudrais nous voir atterrir sur les flans d'un volcan martien. Pensez que chez nous, dans le Parc National de Yellowstone, même lorsqu'il fait 20°C en dessous de zéro, les geysers déclenchés par la chaleur volcanique fourmillent de bactéries. Comme nous pensons que les ingrédients nécessaires à la vie sur Terre sont l'eau et la chaleur, il nous faut chercher les mêmes choses sur Mars. »

* Esa
* Université de Buffalo
* Le Parc National de Yellowstone

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, du 6 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/les-pentes-des-volcans-martiens-pourraient-elles-heberger-la-vie_37989/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Sam 28 Avr 2012 - 22:49

Bientôt des engins miniatures CubeSat vers Phobos ?

L’incertitude sur l’avenir du programme d’exploration robotique martien de la Nasa pousse des chercheurs à étudier de nouveaux concepts à bas coût. Pourquoi ne pas expédier de minuscules CubeSat vers Phobos, satellite de Mars ?

Le désengagement de la Nasa dans les missions martiennes de l’Agence Spatiale Européenne ExoMars révèle que les Américains ne sont plus en mesure de financer simultanément plusieurs projets phare de leurs programmes d’exploration humaine et robotique. S’il ne fait guère de doute que les grands objectifs scientifiques et humains contenus dans ses programmes - la recherche de la vie et les voyages interplanétaires - seront atteints, pour y parvenir la Nasa va devoir redoubler d’ingéniosité pour faire mieux avec moins.


Le CubeSat de la mission Trio-Cinema que développe actuellement l'Université de Berkeley.
© UC Berkeley
Pour l’exploration robotique de Mars, une des solutions consisterait à utiliser des CubeSat, de très petits satellites envoyés en orbite autour de la Planète Rouge et de ses lunes. Légers et ne mesurant que quelques dizaines de centimètres de côté, ces minuscules rendraient la mission peu coûteuse. Mais cette idée audacieuse se heurte à une barrière technologique empêchant aujourd'hui ces petits satellites de quitter l’orbite terrestre. En effet, l'industrie spatiale ne sait, aujourd'hui, que les envoyer à quelques centaines de km.

CubeSat, le défi de la miniaturisation
Pour parvenir à les envoyer jusqu'à Mars, il faut miniaturiser tout ce qui fait la force d’un satellite classique d’exploration. À savoir la collecte d'informations sur une période plus ou moins longue et leur émission sur Terre. L’Institut des concepts avancés de la Nasa (NIAC, NASA Innovative Advanced Concepts) a été séduit par ce projet et l’a retenu. Le NIAC va se pencher sur les technologies nécessaires pour permettre à ces satellites miniatures de quitter l’orbite terrestre et de fonctionner efficacement. Plusieurs technologies sont envisagées, comme l’utilisation de la pression de la lumière solaire. Dans le cadre de cette étude, il est envisagé de mettre au point une mission de retour d'échantillons de Phobos, l'un des deux satellite de Mars, qui impliquerait l’envoi de deux CubeSat. L’idée est que l’un d'eux reste en orbite pendant que le second récupère les poussières du sol avant de revenir s’amarrer au premier, utilisé pour retourner sur Terre. Ces deux satellites seraient lancés en passagers auxiliaires.

Aider le privé à investir dans l'exploration robotique martienne
En favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de petits satellites capables d’atteindre Mars ou les planètes du système interne, le NIAC et la Nasa ont également pour objectif d’aider le secteur privé et Universitaire à investir dans l’exploration robotique. Un domaine actuellement exclusivement porté par des Agences spatiales en raison des coûts considérables, de l'ordre de plusieurs centaines de millions de dollars.


Le JPL de la Nasa travaille à la conception d'un CubeSat capable de rejoindre Phobos et rapporter sur Terre
des échantillons de sa surface. Une mission qui nécessite des technologies qui n'existent pas aujourd'hui
et font l'objet d'un financement de l'Institut des concepts avancés de la Nasa (NIAC).
© Nasa
Aujourd’hui les différentes familles de petits satellites - microsatellites, de 10kg à 100kg - nanosatellites de 1kg à 10kg et picosatellites de moins de 300g - ont permis à des dizaines d'Universités de développer et lancer de petites expériences réalisées par des étudiants. En leur permettant d’aller bien au-delà de la Terre, ils ont élargi le champ des utilisateurs avec comme corollaire des avancées technologiques et scientifiques indéniables.

* L'Institut des Concepts Avancés (NIAC) de la Nasa
* Le programme martien de la Nasa
* Un communiqué de la Nasa sur les projets du NIAC

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, du 12 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/missions-martiennes-bientot-des-engins-miniatures-cubesat-vers-phobos_37987/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Mer 9 Mai 2012 - 22:35

La Russie compte lancer une autre sonde

L'Agence Fédérale Spatiale Russe Roskosmos compte lancer une nouvelle sonde vers une des lunes de Mars, Phobos, malgré l'échec du lancement de la sonde Phobos-Grunt en janvier 2012, a annoncé mardi à Moscou le directeur de l'agence Vladimir Popovkine.

"Nous avons approuvé la proposition de l'Institut russe des études spatiales portant sur le projet Phobos-2, ndlr. Cette décision sera fixée dans notre stratégie de développement de l'Industrie spatiale russe à l'horizon 2030", a indiqué M.Popovkine devant les journalistes. Le projet Phobos-2 ne sera pas une copie de Phobos-Grunt. Certains instruments conçus pour Phobos-Grunt seront utilisés dans le cadre du projet international ExoMars.


Phobos, une des deux lunes de Mars.
© RIA Novosti
La sonde Phobos-Grunt, "Grunt" signifiant "sol" en russe, avec à son bord de nombreux instruments européens, devait prélever des échantillons de sol sur Phobos, une lune de Mars, et les ramener sur Terre dans trois ans. Lancée depuis le Cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, le 9 novembre 2011, la sonde est retombée sur Terre dans la nuit du 15 au 16 janvier. Les chercheurs russes ont par la suite proposé de relancer le projet.

Le projet d'exploration de Mars baptisé ExoMars prévoit le lancement d'une sonde vers la Planète Rouge en 2016 et d'un véhicule martien vers 2018. La NASA, qui devait lancer la sonde au moyen d'un lanceur Atlas V, a renoncé en 2011 à participer à ce projet, faute de financement. Début avril, les Agences spatiales russe et européenne, Roskosmos et ESA, se sont mises d'accord pour réaliser conjointement le projet.

MOSCOU, RIA Novosti, du 17 avril 2012
Source RIANOVOSTI Sciences: http://fr.rian.ru/science/20120417/194345933.html

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Jeu 10 Mai 2012 - 23:06

Retour sur une expérience de Viking en 1976

Les deux sondes Viking de la Nasa, arrivées sur Mars en 1976, ont-elles découvert une activité biologique ? Non, affirme la communauté scientifique depuis trente-six ans. Si, rétorquent certains. Le débat vient d’être relancé avec une nouvelle étude, menée par deux anciens collaborateurs de la mission de la Nasa, dont les résultats montreraient au moins la possibilité d’une activité biologique.

Depuis trente-six ans, les résultats scientifiques des deux sondes Viking 1 et Viking 2, qui se sont posées sur la Planète Rouge le 20 juillet et le 3 septembre 1976, sont l’objet de discussions et de controverses. À bord de ces engins, trois expériences étaient chargées de repérer l’éventuelle activité biologique de micro-organismes du sol martien. Il s’agissait de détecter une production ou une dégradation de molécules organiques, qui se manifesterait par des émissions de dioxyde de carbone (CO2) ou de méthane. Des réactions chimiques ont bien été mises en évidence mais leurs caractéristiques ont fait conclure à une origine purement chimique, notamment par l’action de produits fortement oxydants. Le perchlorate, présent dans la solution de lavage des instruments des Viking, a été accusé et, entre 2008 et 2010, la sonde Phoenix en a justement trouvé dans le sol que ses instruments ont analysé, ce qui aurait d'ailleurs pu, selon certains, fausser les analyses des Viking.


Carl Sagan devant la maquette d'un atterrisseur Viking 1.
© Nasa
Une quatrième expérience consistait à détecter des molécules organiques, des composés du carbone, donc, dans le sol martien. Baptisée GC-MS, elle reposait sur un chromatographe en phase gazeuse (GC), qui sépare les constituants d’un mélange, et un spectromètre de masse (MS), qui détermine la nature chimique de chacun d’eux. Cette instrumentation n’a pas détecté de molécules organiques dans le sol de Mars. Depuis cette époque, ces conclusions ont été contestées par une minorité de scientifiques, qui pointent des défauts des expériences ou une sensibilité trop faible. En 2006, par exemple, l’équipe de Rafael Navarro-Gonzalez a montré que le GC-MS ne pouvait détecter les molécules organiques, pourtant présentes, dans des échantillons de sols désertiques provenant notamment de l’Antarctique ou de l’Atacama.

Les expériences de Viking font toujours parler d’elles
Aujourd’hui, une équipe revient à la charge, avec une nouvelle analyse de l’expérience dite LR (Labeled Released), dans un article publié par la revue sud-coréenne en ligne Journal of Aeronautical and Space Sciences. Parmi les signataires on trouve Gilbert Levin, qui a participé à la mise au point des expériences embarquées par Viking et qui est toujours resté persuadé qu’elles ont effectivement mis en évidence une activité biologique. L’équipe comprend également Joseh Miller du Keck School of Medicine, University of Southern California, qui est neurobiologiste et pas un spécialiste d’exobiologie ni de géologie martienne, mais qui a collaboré avec Gilbert Levin.

Dans l’expérience LR, un échantillon de sol martien est placé dans une enceinte contenant une solution nutritive dont les composés ont été marqués au carbone 14, radioactif, donc. Après incubation, un détecteur recherche le dégagement de CO2 radioactif, qui démontrerait la dégradation des molécules organiques de la solution nutritive. C’est bien ce qui a été observé, du dioxyde de carbone radioactif apparaît rapidement dans l’enceinte, alors que ce n’est pas le cas dans une autre enceinte qui a reçu des échantillons de sol martien préalablement stérilisé par chauffage. Une troisième expérience, dont l’enceinte subit un chauffage à près de 50°C, ne produit qu’un faible dégagement et, enfin, aucune production de dioxyde de carbone n’apparaît avec des échantillons de sol restés plusieurs mois enfermés avant l’expérience.

Une activité qui ressemble à celle de la vie
Cependant, ce dégagement de dioxyde de carbone radioactif présente une variation dans le temps qui colle mal avec l’activité de micro-organismes. Il est tout d’abord très fort, ce qui impliquerait une grande quantité d’organismes vivants, donc une forte teneur en matière organique qui aurait dû être repérée par l’expérience GC-MS. Elle décroît ensuite rapidement et, enfin, la solution nutritive est à peine entamée. Ce résultat, qui ressemble à une bouteille à moitié vide ou, selon le point de vue, à moitié pleine, a laissé un clivage entre ceux - peu nombreux - qui en concluent à la présence de micro-organismes et ceux - tous les autres - qui déduisent de simples réactions chimiques.


Onze minutes d’une superbe animation sur la mission MSL, de la Nasa. Après son
arrivée sur Mars, le 6 août 2012, le rover Curiosity, pesant près de 900kg, se
fera géologue et analysera le sol autour de lui durant une année martienne.
Parmi ses instruments, on remarque ChemCam, qui associe un tir laser
de précision, vaporisant à distance et ionisant un fragment de roche,
pour l’analyser par spectroscopie derrière un petit télescope.
Le laboratoire Sam analysera des échantillons de sols et
d’atmosphère pour y rechercher des molécules
organiques et y traquer les différents isotopes
du carbone et d’autres atomes.
© JPL/YouTube
Joseph Miller et ses coéquipiers se sont justement attelés à l’analyse fine, et même mathématique, de l’évolution dans le temps des dégagements de gaz carbonique radioactifs. Ils l’ont comparée à des expériences équivalentes effectuées sur Terre et faisant intervenir ou non des phénomènes d'organismes vivants. Pour eux, « il apparaît un rythme circadien dans les activités mesurées par les expériences LR des sondes Viking et les variations montrent également une grande complexité. » Selon leurs conclusions, les émissions gazeuses observées dans les enceintes ressemblent seulement à des modèles terrestres dans lesquels interviennent des organismes vivants. À l’inverse, les résultats obtenus dans les enceintes témoins évoquent, eux, ceux donnés par des expériences purement chimiques.

Affaire à suivre grâce à MSL
Les auteurs, qui n’affirment pas avoir découvert la vie sur Mars, concluent qu’il y a là un nouvel indice d’une activité biologique possible dans le sol martien. De toute façon impossible à la surface même, à cause de la basse pression et des ultraviolets, la vie telle que nous la connaissons n’est imaginable que dans le sous-sol. Et, comme le souligne Joseph Miller, si vie martienne il y a, elle diffère sans doute de la nôtre et son activité peut nous surprendre. Bref, nous avons encore le droit de rêver à des microbes martiens. L'argument ne convainc guère André Brack, spécialiste d'exobiologie et directeur de recherche honoraire au Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans. « L'analyse mathématique de la complexité des dégagements gazeux est menée correctement mais le problème réside dans les échantillons témoins analysés pour faire apparaître les différences entre "inerte" et "biologique". Ils ne sont pas du tout convaincants. »

<> « Les témoins terrestres de sols martiens "inertes" ne représentent pas nécessairement les dits sols martiens, très mal connus à ce jour quant à leur degré d'oxydation. »
<> « Les contrôles martiens à bord des Viking ont été "stérilisés" par chauffage à 160°C. Un tel chauffage peut très bien avoir modifié la nature oxydante du sol martien au point de le rendre inerte. »

« Dans ces conditions, l'explication la plus probable reste la réactivité d'un sol oxydant "non vivant". » Actuellement en route vers la Planète Rouge, le rover Curiosity de la mission MSL (Mars Science Laboratory) embarque des instruments sophistiqués, dont un chromatographe et un spectromètre de masse, capables d’analyser avec précision des échantillons de sol qu’il prélèvera avec une pelle. Il commencera à travailler au mois d’août prochain et poursuivra ses expériences durant deux années (terrestres), pour nous donner de nouveaux renseignements sur la composition du sol martien.


La toute première image du sol martien photographié sur place, prise le 20 juillet 1976 par la caméra de la sonde Viking 1,
qui venait juste d'atterrir. Après calibrage, des images en couleurs ont été réalisées dans les jours suivants.
© JPL/Nasa
C'est l'opinion d'André Brack, « On en saura beaucoup plus avec cette sonde. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder cette animation [celle proposée ci-dessus, NDLR] », lequel ajoute que, « Le projet d'une mission européenne ExoMars connaît actuellement de grandes difficultés. Il serait vraiment dommage que l'Europe reste à la traîne dans l'exploration de Mars après l'immense succès de l'orbiteur Mars Express. » Après les missions sur le sol ou en orbite, la Planète Rouge abrite encore de nombreux mystères, qui méritent sûrement notre attention...

* Rafael Navarro-Gonzalez
* Le communiqué de l'école de médecine Keck
* Résumé de l'article scientifique
* La quête des Viking, un article publié sur le site Nirgal

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, du 19 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/vie-martienne-retour-sur-une-expacrience-de-viking-en-1976_38217/

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   Mer 30 Mai 2012 - 22:57

Roskosmos et l'ESA signeront début mai

Les Agences spatiales russe et européenne, Roskosmos et ESA, signeront le 10 mai en Suisse un accord de coopération dans le projet d'exploration de Mars ExoMars, a annoncé aux journalistes le directeur de l'Institut de recherches spatiales Lev Zelenyi. "Le chef de Roskosmos Vladimir Popovkine et le directeur général de l'ESA Jean-Jacques Dordain signeront à Lausanne un accord de coopération sur le projet conjoint ExoMars", a notamment dit M.Zelenyi.

Selon lui, l'accord prévoit la construction et le lancement en 2016 et 2018 d'atterrisseurs qui devront se poser sur la planète Mars, ainsi que le tir en 2016 d'un engin spatial. Les trois appareils seront dotés de systèmes russo-bulgares de mesure des radiations, analogues à ceux qui équipaient la sonde martienne accidentée Phobos-Grunt. "L'année 2016 n'est pas loin, et le financement commencera bientôt. Son montant dépendra de la configuration de l'équipement à installer", a indiqué M.Zelenyi.


© NASA
Réunis à Moscou début avril, MM. Popovkine et Dordain sont tombés d'accord pour réaliser conjointement le projet ExoMars. Conçu par l'ESA et la Nasa, il prévoyait initialement le lancement d'une sonde et d'un module d'atterrissage vers la Planète Rouge en 2016 et d'un véhicule martien en 2018. Faute de financement, la Nasa a réduit sa participation au projet. Les Américains ont notamment refusé de fournir leur lanceur Atlas pour effectuer le tir de la sonde. Les Européens ont invité la Russie à fournir un lanceur. Moscou a quant à elle annoncé son intention de devenir membre à part entière du projet.

MOSCOU, RIA Novosti, du 25 avril 2012
Source RIANOVOSTI Sciences: http://fr.rian.ru/science/20120425/194445611.html

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MessageSujet: Re: Un peu d'actualité sur la planète Mars...   

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Un peu d'actualité sur la planète Mars...
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