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 LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...

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tanka
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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Sam 17 Déc 2011 - 20:14

La comète Lovejoy a survécu !...

Contre toute attente, la comète Lovejoy a survécu à son passage rapproché du Soleil dans la nuit du 15 au 16 décembre, elle est de retour dans le champ du satellite solaire SOHO.

Affaible mais vivante
La comète découverte par l'astronome amateur Terry Lovejoy est passée à seulement 140.000km du Soleil dans la nuit du 15 au 16 décembre. C'est très peu, c'est environ 1/10ème du diamètre du Soleil ! D'une taille estimée à 100m ou 200m initialement, elle avait toute les chances de ne pas survivre à la fournaise solaire en se vaporisant intégralement. Mais il n'en est rien. Ce 16 décembre au matin, elle est de retour sur les images du coronographe du satellite d'observation du Soleil SOHO (image ci-contre). Il semblerait donc que le noyau de la comète soit plus gros que prévu.


Sur cette image datant du 16 au matin, la comète Lovejoy est à droite du Soleil (celui-ci est caché par un masque),
Mais on peut voir en plus la queue en bas à gauche laissée à son arrivée.
Crédit: ESA/NASA
La comète ne ressort quand même pas tout a fait indemne de ce passage très près du Soleil, puisqu'elle a perdu en luminosité. Les observateur de l'Hémisphère Sud auront peut être une chance de pouvoir l'observer à nouveau dans les jours qui viennent, le matin. Une carte de sa trajectoire est disponible sur Aerith.net.

Lovejoy est devenue si brillante lors de son passage au plus près du Soleil que le satellite SDO de la Nasa l'a vue passer dans son champ lors de l'immersion derrière notre étoiles:

Puis lors de l'émersion:

D'autres découvertes
Ce passage au plus près du Soleil a également permis de découvrir deux autres comètes qui précèdent Lovejoy sur sa trajectoire. Ces fragments se sont certainement détachés de la comète lors d'un précédent passage.

JLDauvergne, le 16 décembre 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8259

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Sam 17 Déc 2011 - 20:18

La comète Lovejoy a réussi son survol solaire !...

Contre toute attente la comète Lovejoy est parvenue à se sortir de la fournaise solaire cette nuit. Le spectacle devrait donc continuer...

Depuis plus de 48h, la communauté astronomique suit l'extraordinaire aventure de C/2011 W3, une comète du groupe de Kreutz découverte le 2 décembre dernier par l'amateur australien Terry Lovejoy. Lancé en direction du Soleil qu'il a survolé cette nuit à 140.000km de distance, cet astre chevelu est un énorme fragment - 200m de diamètre - d'une comète géante qui se serait brisée au XIIe siècle.

En plus de 15 ans de bons et loyaux services, le coronographe Lasco C3 du satellite solaire SOHO n'avait jamais montré de comète aussi brillante au voisinage du Soleil. Les astronomes ont d'ailleurs observé un discret compagnon de C/2011 W3, un autre fragment beaucoup plus petit qui se déplaçait parallèlement.


La comète C/2011 W3 Lovejoy, fonçant vers le Soleil, fonçant vers le Soleil et saisie par le coronographe Lasco C3 (Large Angle
and Spectrometric Coronagraph
) de l'observatoire solaire spatial SOHO, le 15 décembre.
© Soho/Lasco/Esa/Nasa
De combien la comète aura-t-elle maigri ?
Cette nuit, C/2011 W3 est passé derrière le cône occulteur du coronographe et les scientifiques se sont alors tournés vers les images fournies par SDO (Solar Dynamics Observatory). Satellite de la NASA lancé en 2010 pour surveiller les sautes d'humeur de notre étoile, SDO peut observer l'atmosphère solaire dans un grand nombre de longueurs d'onde en continu depuis une orbite géosynchrone.

En juillet 2011, SDO était déjà parvenu à filmer une autre comète kamikaze qui s'était vaporisée au contact de notre étoile. La comète C/2011 W3 allait-elle subir le même sort ? Eh bien non ! Comme l'espéraient les astronomes les plus optimistes, l'astre chevelu est ressorti de la fournaise solaire sans qu'on sache encore l'ampleur de la cure d'amaigrissement dont il a été victime cette nuit. Les heures qui viennent permettront peut-être d'admirer, sans instrument, depuis les tropiques et l'Hémisphère Sud, une belle comète en train de s'éloigner du Soleil...


De gauche à droite sur les images de SDO obtenues cette nuit, on voit la comète Lovejoy foncer
vers le Soleil puis échapper au piège sans qu'on sache encore combien lui a coûté ce survol.
© Nasa/SDO
Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 16 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-comete-lovejoy-a-reussi-son-survol-solaire_35335/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Mar 20 Déc 2011 - 1:18

La comète Lovejoy vue en plein jour

L'astronome amateur français Vincent Jacques a réussi la prouesse d'observer la comète Lovejoy en plein jour, le 18 décembre 2011 ! Il ne l'a pas vue à l'œil nu, ni aux jumelles, mais avec sa lunette de 80mm de diamètre, sous la forme d'une boule diffuse légèrement allongée.

En mettant une caméra à la place de son œil et en additionnant 7000 images, il a mis en évidence les deux queues de la comète. Il sera impossible de réitérer cette observation depuis la France. En effet, Lovejoy perd en luminosité, mais surtout elle plonge vers le Sud.


Trop proche du Soleil, la comète Lovejoy n'est pas encore visible la nuit. V. Jacques l'a donc épinglée en plein jour.
Crédit: Vincent Jacques
C'est donc aux amateurs de l'Hémisphère Austral de prendre de relais et de suivre l'évolution de cet astre qui nous a déjà réservé la surprise de survivre à son passage au ras de la surface du Soleil, le 16 décembre 2011. Sa course complète autour du Soleil dans le champ du satellite SOHO est visible sur youtube. D'autres photos et des films de la comète faits par Vincent Jacques sont visibles sur le forum Astrosurf.

JL Dauvergne, le 19 décembre 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8272

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Mer 21 Déc 2011 - 1:53

Dernières nouvelles de la comète Lovejoy

Après avoir tenu en haleine les astronomes lors de son survol du Soleil en rase-motte à la fin de la semaine dernière, la comète C/2011 W3 poursuit sa route sous la surveillance des télescopes terrestres.

Découverte le 2 décembre dernier par un astronome amateur, Terry Lovejoy, la comète C/2011 W3 fait partie du groupe de Kreutz qui regroupe de petits astres chevelus issu des restes de la dislocation d'une comète géante au XIIe siècle qui s'aventurent régulièrement à proximité du Soleil.

La plus célèbre comète de cette famille est Ikeya-Seki, un corps glacé d'environ 5km de diamètre, qui atteignit en 1965 la magnitude record de -10 après avoir survolé notre étoile à 450.000km de distance. Avec 200m de diamètre, la comète Lovejoy est beaucoup plus modeste même si la grande majorité des membres du groupe de Kreutz ont une taille de l'ordre de 10m et peu d'astronomes l'imaginaient survivre à son passage à seulement 140.000km de notre étoile la nuit du 15 au 16 décembre dernier. C'est pourtant ce qui s'est passé, les images transmises le 16 décembre au matin par le coronographe Lasco du satellite solaire SOHO révélant la réapparition du noyau de la comète avec une queue déconnectée encore visible en amont sur son orbite.


Le vendredi matin 16 décembre, le noyau de la comète Lovejoy ressort du cache occulteur du coronographe Lasco.
Le vent solaire a sectionné la queue qui reste encore visible le long de l'orbite de la comète.
Une nouvelle queue se formera quelques heures plus tard.
© Nasa/Soho
Mobilisation des observatoires solaires
Si SOHO (Solar and Heliospheric Observatory), le doyen des observatoires solaires mis en service en 1995, a été le premier a fournir des images de la comète s'approchant du Soleil, se sont les instruments embarqués à bord des satellites SDO (Solar Dynamics Observatory) et STEREO qui nous ont permis de suivre le flirt brûlant entre C/2011 W3 et notre étoile.

Pour les astronomes l'examen de passage réussi par la comète tendrait à prouver que la taille réelle de son noyau a été sous-estimée. Autre sujet d'interrogation, les mouvements brutaux qui ont agité la queue de la comète lors de sa traversée de l'atmosphère solaire. Pour Karl Battams, l'un des chercheurs du Laboratoire de recherche de la marine à Washington, la queue semble animée d'un mouvement hélicoïdal dont sont peut-être responsables les boucles magnétiques coronales qui surmontent les taches solaires à des altitudes pouvant largement dépasser les 100.000km. En recombinant ensemble les données obtenues par les sondes jumelles STEREO, les astronomes espèrent obtenir une image tridimentionnelle leur permettant de mieux comprendre comment la comète a réagi à la chaleur et au champ magnétique solaires.


Cette série de 3 images montre la sortie de la comète C/2011 W3 après son passage
derrière le Soleil et les brutales modifications d'aspect de sa queue.
© Nasa/SDO
Les télescopes terrestres prennent le relais
La comète Lovejoy s'écarte désormais peu à peu du Soleil. Il est donc théoriquement devenu possible de l'observer depuis le sol, d'autant plus que sa magnitude est comprise entre -2 et 0. En pratique il s'agit d'observations très délicates car il faut viser juste à côté de notre étoile, un exercice qu'on laissera aux astronomes dont les instruments sont équipés d'un dispositif de pointage automatique. La première image de la comète réalisée après son survol réussi du Soleil a été obtenue le 17 décembre par un groupe d'astronomes tchèques qui utilisaient à distance un télescope de 300mm de diamètre automatisé installé en Argentine (voir ci-dessous). Les observateurs de l'Hémisphère Sud, les mieux placés, devraient en principe pouvoir suivre la comète pendant quelques semaines.

Quant aux scientifiques, ils s'interrogent. Comme le montre l'étude statistique des découvertes cométaires réalisées par SOHO, le nombre d'astres chevelus détectés à proximité du Soleil ne cesse d'augmenter. Faut-il s'attendre à l'arrivée prochaine d'une comète rasante bien plus grosse, une nouvelle 'Ikeya-Seki' ? Ce serait un magnifique cadeau du ciel pour tous les amoureux des comètes...


Le 17 décembre, un groupe d'astronomes tchèques réalisait la première
photo de la comète C/2011 W3 après son survol du Soleil.
© Jakub Cerny, Jan Ebr, Martin Jelinek, Petr Kubanek,
Michael Prouza, Michal Ringes
Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, Le 20 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/dernieres-nouvelles-de-la-comete-lovejoy_35384/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Dim 25 Déc 2011 - 23:37

Spectaculaires images de la comète Lovejoy depuis l’ISS

C'est un spectacle extraordinaire qu'offre depuis quelques nuits la comète Lovejoy aux habitants de l'Hémisphère Sud. Les astronautes en profitent également, Dan Burbank, commandant de la Station Spatiale Internationale, a pu réaliser des images étonnantes.

Les astronomes les plus optimistes pouvaient-ils espérer un tel cadeau de Noël ? C/2011 W3, la comète découverte le 2 décembre dernier par l'astronome amateur australien Terry Lovejoy illumine le ciel de sa magnifique queue de poussière et de gaz. Ne vous précipitez pas dehors, seuls les observateurs situés dans l'Hémisphère Sud jouissent de ce spectacle.

Spectaculaires images de la comète Lovejoy…
http://bcove.me/nm0g4at9
La Nasa nous propose ici d'étonnantes images de la comète Lovejoy
prises depuis l'ISS par le commandant Dan Burbank
© Nasa
Après avoir réussi son incroyable survol solaire dans la nuit du 15 au 16 décembre, la comète Lovejoy dégaze donc joyeusement et laisse un sillage de poussières illuminées par le Soleil sur des centaines de milliers de km. C'est avant l'aube que les observateurs Australiens et Sud-Américains voient s'élever dans le ciel ce panache vaporeux qui rappelle celui de la comète McNaught en 2007. C'est aussi ce qu'a pu filmer le 21 décembre dernier Dan Burbank, le commandant de la Station Spatiale Internationale, depuis son poste d'observation à 400km d'altitude. L'astronaute a décrit la comète comme la chose la plus étonnante qu'il n'ait jamais vue dans l'espace.


La Lune et la comète Lovejoy vues depuis le Chili le 22 décembre 2011.
© E. Lepeley
'Ikeya-Seki', la grande sœur…
Avec plus de 200m de diamètre, la comète Lovejoy ne pourra jamais rivaliser avec Ikeya-Seki. Également membre du groupe de Kreutz, cette comète de 5km de diamètre fut découverte en septembre 1965 par deux astronomes amateurs japonais. Le 21 octobre, lors de son passage au périhélie, elle fut visible en plein jour à proximité du Soleil avec une magnitude de -10, ce qui en fait la plus brillante comète depuis mille ans. Elle survola notre étoile à 450.000km de distance alors que Lovejoy s'en est approchée à 140.000km. Comme C/2011 W3, la comète Ikeya-Seki redevint ensuite visible à l'aube pendant plusieurs semaines. Si la comète Lovejoy n'est pas aussi impressionnante, les astronomes s'accordent à dire qu'elle est quand même un spectacle rarissime, et leurs images sont là pour le confirmer.


Avec la comète Lovejoy, Australiens et Sud-Américains jouissent
d'un spectacle étonnant avant l'aube en cette fin d'année.
© Lester
Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 23 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-video-spectaculaires-images-de-la-comete-lovejoy-depuis-liss_35516/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Lun 26 Déc 2011 - 2:01

Rétrospective en image sur les comètes de l'année 2011…

Elles s'appellent Tempel 1, Elenin, Garradd, Rinner ou encore Lovejoy. Retrouvez en image les comètes qui ont fait l'actualité de l'année qui s'achève...

Notre connaissance des comètes ne cesse de progresser depuis quelques décennies. Si Tycho Brahe est le premier au XVIe siècle à replacer ces astres au-delà de l'orbite lunaire et que Edmond Halley découvre leur périodicité un siècle plus tard, c'est à l'astronome Fred Whipple dans les années 1950 que l'on doit le modèle de la "boule de neige sale". Les comètes, ces inconnues qui depuis la nuit des temps étaient associées à des catastrophes (guerres, famines, épidémies...) deviennent alors de petits corps célestes glacés qui conservent la matière primordiale datant de la formation du Système solaire. Cette année 2011 a été l'occasion de célébrer le 25e anniversaire du survol de la comète de Halley par la sonde Giotto, première rencontre entre un objet créé par l'humanité et un astre chevelu.


La comète de Halley a été la première à recevoir la visite d'une sonde spatiale.... C'était il y a 25 ans.
© Esa-Max Planck Institute for Solar System Research
Deux survols pour Tempel 1
D'autres sondes ont pu depuis un quart de siècle s'approcher de certains astres chevelus. Au mois de Février dernier c'est Stardust qui a survolé la comète Tempel 1, l'occasion d'observer si la surface de cet astre de plus de 6km de diamètre a subi les effets de différents processus d'érosion depuis 2005, date d'une précédente visite par la sonde Deep Impact. Cette dernière avait expédié sur ce noyau cométaire un projectile à l'origine d'un cratère de 150m de diamètre que les astronomes ont retrouvé sur les images acquises par Stardust.


En Février la sonde Stardust a réussi à photographier le cratère formé
par Deep Impact cinq ans plus tôt sur la comète Tempel 1.
© Nasa/JPL-Caltech/Cornell
Elenin, ou comment se faire peur
Il faut attendre l'été 2011 pour qu'une autre comète fasse parler d'elle. Lorsqu'en Décembre 2010 l'astronome russe Leonid Elenin détecte le premier un nouvel astre chevelu, il n'imagine pas l'ampleur médiatique que va prendre sa découverte. Alors que C/2010 X1 n'est qu'un corps glacé de plus qui doit passer en principe le 17 Octobre à plus de 30 millions de km de nous, des prédicateurs de tout poil font courir sur la Toile les rumeurs les plus folles, annonçant les pires catastrophes comme au Moyen Âge. Le 20 Août, la comète met un point final à toutes ces spéculations. Victime d'une éruption solaire, elle se désagrège en plusieurs morceaux et devient inobservable.


Elle ne sera jamais spectaculaire mais la comète Elenin, photographiée ici par la sonde
STEREO-B
le 31 Juillet 2011, fera couler beaucoup d'encre pendant l'été.
© GFSC/Nasa/L. Elenin
Garradd la comète verte
Les astronomes oublient vite Elenin car une nouvelle voyageuse beaucoup plus photogénique occupe désormais leurs nuits. Découverte en 2009 à l'observatoire australien de Siding Sping, la comète Garradd devient plus brillante que la magnitude 9 à la fin du mois d'Août et développe une jolie queue verdâtre qu'immortalisent les astrophotographes. Inobservable en Décembre en raison de son passage au périhélie, C/2009 P1 devrait redevenir visible dans les télescopes d'ici quelques semaines.


La comète Garradd le 2 Septembre 2011. Pose unique de 3mn avec
un télescope de 200mm et un appareil photo numérique.
© R. Matania
Le retour des amateurs
La chasse aux nouvelles comètes étant désormais la spécialité de réseaux de télescopes automatisés conçus initialement pour traquer les astéroïdes, les découvertes faites par des amateurs sont devenues particulièrement rares. Cette fin d'année donne pourtant l'occasion à deux d'entre eux d'accrocher leur nom au firmament. C'est d'abord la Française Claudine Rinner qui détecte une discrète comète dans la nuit du 28 au 29 Novembre.

Quelques jours plus tard c'est au tour de l'Australien Terry Lovejoy. Sa comète C/2011 W3, fait partie du groupe de Kreutz et à ce titre ne doit en principe pas survivre à son survol du Soleil la nuit du 15 au 16 Décembre. Mais contre toute attente le noyau parvient à échapper à la fournaise solaire, un spectacle que les internautes du monde entier peuvent admirer en direct grâce aux images transmises par le satellite SOHO. À l'heure qu'il est la comète Lovejoy fait le bonheur des astrophotographes de l'Hémisphère Sud...


Cette image prise depuis l'Australie le 22 Décembre 2011 montre le spectacle
offert par la comète Lovejoy après son survol du Soleil.
© C. Legg
Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 25 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/retrospective-en-image-les-cometes-de-lannee-2011_35415/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Mer 28 Déc 2011 - 20:53

La comète Lovejoy se lève sur la cordillère des Andes

La comète Lovejoy produit un spectacle exceptionnel dans le ciel du matin pour les observateurs de l'Hémisphère Sud. Stéphane Guisard l'a filmée depuis les hauteurs de Santiago du Chili.

La comète surprise
Découverte le 27 novembre 2011 par l'astronome amateur australien Terry Lovejoy, la comète C/2011 W3 Lovejoy est passée à seulement 140.000km du Soleil le 16 décembre 2011. Elle aurait pu ne pas s'en remettre. Mais, à la surprise générale, elle est réapparue de l'autre côté. Après un moment d'hésitation, son activité est repartie de plus belle sous l'œil du satellite d'observation du Soleil SOHO.


La comète Lovejoy vue depuis la cordillère des Andes.
Crédit: Stéphane Guisard
Désormais, elle est visible dans le ciel du matin pour les observateurs situés sous les tropiques et dans l'Hémisphère Sud. Et elle produit un spectacle qui dépasse les espérances des plus optimistes.

Le film de la comète
C'est ce spectacle grandiose qu'a immortalisé Stéphane Guisard sous le ciel pur de la cordillère des Andes le 23 décembre 2011. Il montre la comète Lovejoy étendue sur plus de 20° - soit la taille apparente de la constellation de la Grande Ourse.

Comet Lovejoy above the Andes
http://vimeo.com/sguisard/lovejoy
La vidéo montre la comète en train de se lever prise avec
différents objectifs photo grossissant plus ou moins.

JLDauvergne, le 28 décembre 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8343

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Mer 4 Jan 2012 - 1:47

La comète Lovejoy filmée depuis le VLT

Récemment découverte, la comète Lovejoy joue les stars et se montre sur de magnifiques clichés et sur une vidéo venus de l’Observatoire de Paranal de l'ESO au Chili. La comète traversait alors le ciel austral, après avoir survécu, de manière inattendue, à sa rencontre avec le Soleil.

La séquence vidéo présentée dans cet artticle a été enregistrée par Gabriel Brammer de l'ESO le 22 décembre 2011. Gabriel achevait sa mission d'observation en tant qu'astronome support à l'Observatoire de Paranal lorsque la comète Lovejoy apparut au-dessus de l'horizon, peu avant l'aube.

Aux dires de Gabriel Brammer, « le dernier jour de ma mission, j'ai tenté de la photographier avant le lever du Soleil. La queue de la comète pouvait être facilement aperçue à l'œil nu, et la combinaison du croissant de Lune, de la comète, de la Voie Lactée et de l'étoile guide laser était aussi impressionnante à l'œil nu que sur des photographies obtenues après une longue exposition. » La séquence comporte également le faisceau semblable au fin trait d'un crayon de l'étoile guide laser du VLT sur le magnifique fond de la Voie Lactée alors que les astronomes achevaient leur programme d'observations nocturnes.

Guillaume Blanchard, opticien à l'ESO, a pris un superbe cliché au grand angle de la comète Lovejoy (en bas de l'article). Selon ses propres mots, « cette comète est un véritable cadeau de Noël pour les personnes qui resteront à Paranal pour Noël. » Cette comète brillante a également été observée depuis la Station Spatiale Internationale le 21 décembre dernier par l'équipage alors en train de filmer une série d'éclairs frappant la face nocturne de la Terre.

Comet Lovejoy from the VLT, Chile
http://vimeo.com/34073825
Cette séquence vidéo enregistrée le 22 décembre 2011 montre
le lever de la comète Lovejoy avant l'arrivée de l'aube
depuis l'observatoire de Paranal au Chili.
© ESO/G. Brammer/Vimeo
Lovejoy, un cadeau de Noël... céleste
Ces dernières semaines, la comète Lovejoy a fait l'objet de nombreuses discussions au sein de la communauté des astronomes. Elle a été découverte le 27 novembre par un astronome amateur australien du nom de Terry Lovejoy et classée parmi les objets de type Kreutz "rasant le Soleil", son orbite l'amenant à très grande proximité du Soleil. La nuit du 15 au 16 décembre, la comète a pénétré la couronne solaire, un événement très attendu par les astronomes, puisqu’elle s’est rapprochée à environ 140.000km de la surface du Soleil. "Un rasage de très près…"

Les astronomes s'attendaient à ce que la comète se brise puis se vaporise. Contre toute attente, elle a survécu à sa bouillonnante rencontre avec le Soleil et est réapparue, à la surprise générale. Elle est à présent visible dans l'Hémisphère Sud à l'aube, sous la forme d'une queue brillante longue de millions de km, constituée de particules de poussières qui s'échappent de la comète et s’étalent sous l'effet du vent solaire.

Lovejoy va à présent suivre son orbite très excentrique autour du Soleil et à nouveau disparaître dans le Système Solaire lointain. Il serait intéressant de savoir si elle va réellement survivre et réapparaître dans notre ciel dans 314 ans, comme prévu. Avec cette spectaculaire séquence vidéo de la comète Lovejoy de Noël 2011, l'ESO souhaite à tous une bonne et heureuse nouvelle année.


La comète Lovejoy photographiée le 22 décembre 2011 depuis l'Observatoire de Paranal au Chili.
© ESO/G. Blanchard
* ESO

Source: OAMP, le 2 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-video-la-comete-lovejoy-filmee-depuis-le-vlt_35709/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Sam 14 Jan 2012 - 1:40

De superbes images pour un adieu à la star...

Elle s'éloigne vers les confins du Système Solaire et nous ne la reverrons pas avant 314 ans. La comète Lovejoy aura offert un somptueux spectacle aux observateurs de l'Hémisphère Sud pour clore l'année 2011.

Quand Terry Lovejoy, un astronome australien, découvre le 2 décembre 2011 une comète qui va porter son nom, il n'imagine pas ce qui attend les astronomes dans les semaines qui vont suivre. Le calcul de son orbite révèle rapidement que C/2011 W3 fait partie du groupe de Kreutz et qu'elle survolera le Soleil la nuit du 15 au 16 décembre 2011 à 140.000km d'altitude.

Normalement ce genre de rencontre se termine par la vaporisation de la comète kamikaze, comme a déjà pu le filmer à plusieurs reprises le satellite solaire SDO. Mais d'emblée la comète Lovejoy se démarque des autres membres de sa famille. Alors que le groupe de Kreutz est composé de corps glacés d'une dizaine de mètres de diamètre, C/2011 W3 est vingt fois plus grosse ! C'est pour cette raison que la comète Lovejoy parvient à se sortir de la fournaise solaire à la mi-décembre, un événement que l'astronome Matthew Knight de l'Observatoire Lowell résume ainsi, « nous avons été tout simplement abasourdis. Il est possible que cette comète soit beaucoup plus grande que ce que nous avions estimé, peut-être 500m de diamètre. » La comète Lovejoy a ensuite déployé une magnifique queue de poussière sous les yeux émerveillés des habitants de l'Hémisphère Sud.


La comète Lovejoy vue depuis les marais australiens.
© W. England
Le spectacle est dans l'Hémisphère Sud…
Observateurs privilégiés, les occupants de la Station Spatiale Internationale ont pu jouir d'un lever de la comète Lovejoy filmé par le commandant Dan Burbank le 21 décembre 2011 alors qu'ils observaient les éclairs frappant la face nocturne de la Terre. Vingt-quatre heures plus tard l'astronome Gabriel Brammer leur répondait depuis le sol sous la forme d'une vidéo où la comète jouait les stars en arrière-plan des coupoles de l'Observatoire de Paranal au Chili, qui abritent les quatre VLT de l'ESO. Des astrophotographes amateurs ont également réalisé de magnifiques images prises en Amérique du Sud ou en Australie, images qui connaissent un succès mérité sur la Toile. Wayne England avait choisi de se rendre dans les marais Poocher dans le Sud de l'Australie pour saisir la comète et son reflet sur l'eau, tandis que de nombreux éclairs illuminaient l'horizon, lui donnant de belles couleurs.


En admiration devant la comète Lovejoy.
© J. Hao
Son compatriote Jia Hao n'a pas hésité à se mettre en scène face à la comète, une belle façon de montrer la fascination qu'exercent sur nous ces astres chevelus depuis toujours. D'après les estimations fournies par cet observateur, la queue de la comète Lovejoy avoisinait les 30° de longueur apparente, soit soixante fois le diamètre apparent de la Pleine Lune tout de même ! C'est l'équivalent de ce que nous avait montré la comète Hyakutake il y a quinze ans.


Fin d'année 2011 majestueuse pour la comète Lovejoy qui déploie sa queue de poussière sous le ciel étoilé de l'île de la Réunion.
© D. Payet
Alors que C/2011 W3 perd de sa luminosité en s'éloignant de la Terre, nous terminerons de lui rendre hommage avec une dernière image réalisée la nuit du 28 au 29 décembre depuis le Maïdo, un sommet montagneux de l'île de la Réunion. C'est à 2.204m d'altitude que l'astrophotographe Daniel Payet a immortalisé la comète Lovejoy s'étirant paresseusement sur fond de Voie Lactée. Une vision de rêve qui laisse les observateurs de l'Hémisphère Nord un peu frustrés...

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 13 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/comete-lovejoy-superbes-images-pour-un-adieu-a-la-star_36030/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Ven 20 Jan 2012 - 0:05

Une fausse comète pour le télescope TAROT !

Le 13 janvier 2012, un petit télescope français automatisé TAROT, installé au Chili a photographié ce qui semblait être une comète aussi rapide que brillante. Il s'agissait en fait d'un étage de fusée chinoise emportant un satellite météorologique.

Tout peut arriver un vendredi 13 ! C'est ce qu'ont sans doute pensé les membres d'une équipe d'astronomes français présents ce jour-là à l'Observatoire de La Silla dans les Andes chiliennes, à l'endroit même où moins d'un mois auparavant Guillaume Blanchard, un opticien de l'ESO, avait filmé la comète Lovejoy derrière les coupoles du VLT. TAROT (Télescopes à Action Rapide pour les Objets Transitoires), est un réseau de deux instruments de 250mm de diamètre avec un très grand champ, équipés d'une caméra CCD et destinés à traquer les sursauts gamma dans le domaine optique. Ces sursauts sont des phénomènes cosmiques très énergétiques associés aux supernovae et aux trous noirs.

Bien que le rayonnement soit stoppé par l'atmosphère terrestre, son arrivée y provoque une gerbe de particules à l'origine de flashs lumineux très brefs qu'enregistrent certains instruments comme le célèbre télescope MAGIC (Major Atmospheric Gamma Imaging Cherenkovaux) Canaries. C'est également un rôle que jouent plus modestement les télescopes TAROT, l'un depuis le Plateau de Calern, le site de l'Observatoire de la Côte d'Azur, l'autre depuis le Chili. Ces instruments ont aussi à leur actif l'observation d'autres phénomènes comme l'occultation d'étoiles par des astéroïdes, le suivi de certaines variables ou encore l'étude de l'orbite de satellites géostationnaires.


Le télescope TAROT installé au Chili est ici photographié en 2007 lors du passage de la comète Mc Naught.
© Tarot Images
Drôle de comète
Le 13 janvier au soir, plusieurs techniciens s'affairent donc autour du télescope automatique TAROT à La Silla pour une mission de maintenance. Profitant de l'absence de Lune et d'un très beau ciel, ils ont également sorti un autre télescope pour faire de l'observation visuelle. Leur regard est rapidement attiré par l'éclat d'un objet céleste d'aspect cométaire devenu soudainement lumineux dans la portion de ciel qu'occupe la galaxie NGC253 au sein de la constellation australe du Sculpteur.

Les observateurs sont surpris par les caractéristiques de cet objet de magnitude 0 donc forte luminosité, de ses jets qui s'étendent sur soit 6 fois la taille apparente de la Pleine Lune, et de sa vitesse apparente d'environ par minute. Bien trop rapide pour une comète mais comparable au déplacement d'un satellite situé à environ 10.000km d'altitude. Plusieurs photographies sont réalisées avec le télescope TAROT et d'autres caméras dont dispose le groupe d'observateurs qui raconte cette aventure sur une page Internet spéciale.


La fausse comète photographiée le 13 janvier 2012 par le télescope TAROT, est en réalité
le troisième étage d'une fusée chinoise dont les moteurs sont allumés.
© Tarot Images
Finalement, il s'avère que cette fausse comète correspond à l'allumage des moteurs du troisième étage d'une fusée chinoise. Tirée depuis la base de Xichang au Sud de la Chine dans la province de Sichuan quelques heures plus tôt, elle emporte à son sommet le satellite météorologique FenYun-2F.

* TAROT

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 19 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/fausse-comete-pour-le-telescope-tarot_36107/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Sam 11 Fév 2012 - 1:28

La comète Garradd est de retour !...

On l'attendait, elle est au rendez-vous. La comète Garradd est de retour dans le ciel du matin et déploie une étonnante queue de poussière en éventail.

La comète Garradd (C/2009 P1) a été découverte le 13 août 2009 à l'observatoire australien de Siding Spring par l'astronome Gordon Garradd. Comme son orbite est presque perpendiculaire à l'orbite terrestre, elle a la particularité de s'approcher deux fois de la Terre. Le premier rapprochement a eu lieu le 23 août dernier. La comète était alors à 210 millions de km de nous, ce qui la place tout de même quatorze fois plus loin que ne l'était la comète Hyakutake lors de son passage en 1996. L'occasion pour les astronomes d'observer et de photographier cet astre chevelu dont la magnitude était alors voisine de 8. La comète s'est ensuite perdue quelques semaines dans les lueurs solaires lors de son passage au périhélie le 23 décembre alors que tous les regards se tournaient vers la comète Lovejoy qui faisait son show dans le ciel de l'Hémisphère Sud.


La comète Garradd le 22 septembre 2011. Dix-sept minutes de poses avec
un télescope de 150mm et un appareil photo numérique.
© C. Yahia
Lovejoy partie, Garradd revient au plus près de la Terre à 189 millions de km le 5 mars. Outre que la comète est plus proche de nous pour ce second passage, elle est surtout beaucoup plus active depuis son transit à proximité du Soleil. Ceci se traduit par un dégazage intense et une luminosité plus importante. Actuellement autour de la magnitude 6, ce qui permet de la voir avec une paire de jumelles, elle pourrait bien devenir visible à l'œil nu sous un ciel exempt de pollution lumineuse dans les semaines à venir.

Comète Garradd, une nouvelle rencontre avec un amas globulaire
Fin août 2011, la comète Garradd avait croisé l'amas globulaire M71 dans la constellation du Sagittaire. Un croisement apparent seulement, puisque cet amas d'étoiles se situe à 13.000 al. de nous. Ce week-end la comète qui se trouve désormais dans la constellation d'Hercule a rendez-vous avec un autre amas globulaire, M92. Ce rapprochement apparent est observable pendant plusieurs nuits, ce qui a permis à Rolando Ligustri de saisir ce couple céleste le 31 janvier. L'astrophotographe amateur italien a utilisé à distance une lunette de 106mm de diamètre installée dans une ferme de télescopes automatiques au Nouveau Mexique.


La comète Garradd photographiée le 31 janvier 2012 à proximité de l'amas globulaire M92.
© R. Ligustri
La comète Garradd présente une surprenante queue de poussière en éventail qui correspond aux particules abandonnées derrière le noyau le long de son orbite si particulière, la comète vue depuis la Terre ayant donné l'impression d'effectuer un virage à 180° au cours de son passage au périhélie. Une seconde queue rectiligne bleutée est également présente. Il s'agit de la queue de gaz qui se déploie à l'opposé de notre étoile, repoussée par le vent solaire. La qualité du ciel et le matériel utilisé permettent également de découvrir sur ce cliché de très nombreuses petites galaxies en arrière-plan.

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 4 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-comete-garradd-est-de-retour_36509/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Dim 19 Fév 2012 - 1:33

2000 astéroïdes… et 2 comètes pour Claudine Rinner !

L'astronome amateur Claudine Rinner vient de découvrir sa deuxième comète avec son télescope installé au Maroc et piloté à distance depuis l'Alsace.

La success story continue
Un Français qui découvre une comète, c'est rarissime. Que dire alors de Claudine Rinner qui en trouve deux en l'espace de quelques mois ! Nous lui consacrons un article complet dans notre numéro de février, actuellement en kiosque , « 2000 astéroïdes... et une comète ! »


La comète C/2012 CH17 MOSS (au centre) ressemble presque à un astéroïde. Elle a d’ailleurs été prise
pour tel par le Catalina Sky Survey, qui l'a observée le 2 février 2012.
©MOSS
Titre qu'il conviendrait de mettre à jour puisque, le 13 février 2012, Claudine Rinner vient de repérer la comète C/2012 CH17 MOSS. Le nom choisi pour désigner la comète MOSS signifie Moroccan Oukaimeden Sky Survey. Il désigne le télescope de Claudine Rinner installé dans le Haut-Atlas.

Un observatoire redoutable
Jusqu'à la fin de l'année 2011, le télescope de 500mm était installé chez l'astronome amateur François Kugel. De là, sous le ciel des Alpes-de-Haute-Provence, Claudine Rinner avait repéré 1760 astéroïdes... mais aucune comète.


Ci-dessous la première comète découverte par Claudine Rinner, vue le 18 janvier 2012 depuis l'Observatoire du Pic du Midi.
Crédit: F. Colas/S2P/IMCCE/OMP
Mais depuis octobre 2011, le télescope a migré en sous le ciel pur de l'Atlas marocain, et les découvertes exceptionnelles se succèdent. Le 15 novembre 2011, la Française a repéré son premier astéroïde géocroiseur, suivi de la découverte de la comète P/2011 W2 Rinner, le 28 novembre 2011.

Éphémère comète
Les premières mesures de l'orbite de la comète C/2012 CH17 MOSS montrent que son excentricité est proche de 1. Il s'agit donc probablement d'une comète parabolique. C'est-à-dire un objet qui s'est détaché du Nuage de Oort aux confins du Système Solaire, et qui sera ensuite éjecté. Actuellement, elle est peu lumineuse (mag. 18) et devrait passer au plus près de la Terre en septembre 2012, à une distance équivalant à 1,7 fois la distance Terre-Soleil. Son éclat grimpera alors à la magnitude 12.


Claudine Rinner dans la coupole de l'Observatoire MOSS.
© Serge Deconiout
Elle devrait être alors faiblement perceptible au télescope, mais nous ne sommes pas à l'abri d'une bonne surprise. Prévoir l'éclat d'une comète inconnue est une science aussi hasardeuse que les prévisions météo à 7 jours !

JL Dauvergne, le 14 février 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8588

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Jeu 23 Fév 2012 - 21:03

Observez l’insolite comète Garradd

Par un effet de perspective surprenant, la comète Garradd est actuellement observable avec deux queues orientées dans des directions opposées à 180°. Cette boule de neige sale de quelques km de diamètre, sublimée par le Soleil, joue les illusionnistes en déployant ces deux jets de matière sur des millions de km. En réalité, l'angle entre les deux queues est plus faible et forme un V. Dans la situation actuelle, c'est comme si nous observions ce V par « en-dessous ».

Deux queues sous le vent solaire
L'une des deux queues, légèrement bleutée, est constituée de gaz. Celui-ci, très léger est soufflé par le vent solaire et s'oriente donc en direction opposée de notre étoile. Si bien que lorsqu'une comète s'éloigne du Soleil, elle précède l'astre sur sa trajectoire. Actuellement la queue de Garradd est plutôt perpendiculaire à la trajectoire. La seconde queue est quant-à elle est formée de poussières. Celles-ci sont plus massives que le gaz et infléchissement moins leur trajectoire sous l'effet du vent Solaire.


La comète Garradd, photographiée le 12 février.
Crédit: Michael Jager
Voir une comète sous l'angle adéquat pour que ces queues nous apparaissent vraiment opposées l'une à l'autre est une situation assez rare. Pour se rendre compte de son évolution, vous pouvez revenir sur les 3 images du jour que nous lui avons déjà consacré sur notre site les 30 août, 5 septembre et 26 octobre 2011.

La comète Garradd visible aux jumelles
Nous pouvons suivre la comète Garradd dans le ciel depuis des mois. Elle est même visible toute la nuit actuellement. Difficilement accessible à l'œil nu, elle se laisse apercevoir dans une paire de jumelles. Il s'agit d'une grosse comète qui pourrait produire un très beau spectacle. Mais elle restera lointaine. Au mieux, elle passera à 187 millions de km - 1,25 fois la distance Terre-Soleil, le 5 mars 2012.

Depuis quelques semaines, son éclat varie assez peu car, à mesure qu'elle se rapproche de la Terre, elle s'éloigne du Soleil et son activité faiblit progressivement. Elle est actuellement à chercher du côté de la constellation du Dragon. Pour la localiser, consultez la carte page 71 du numéro de février de Ciel&Espace, actuellement en kiosques.

JL Dauvergne, le 17 février 2012

Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8636

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Dim 11 Mar 2012 - 20:05

La Journée de la femme...
Claudine Rinner, découvreuse d'astéroïdes

On lui doit la découverte de plus de 2.000 astéroïdes et de 2 comètes, l'une en novembre 2011, l'autre le mois dernier. L'astronome amateur française Claudine Rinner explique sa passion à Futura-Sciences. « Dans un monde où tout semble connu et répertorié, l'idée de trouver de nouveaux objets est un peu comme une chasse au trésor. »

Lorsqu'on pense aux comètes, on ne peut s'empêcher d'évoquer le nom de Charles Messier, cet astronome que Louis XV surnommait "le furet des comètes" pour avoir découvert à l'aide de sa lunette astronomique une vingtaine d'astres chevelus au XVIIIe siècle. Aujourd'hui toutes les découvertes sont le fruit de la surveillance automatique du ciel organisée avec des télescopes professionnels. Toutes ? Pas tout à fait, comme le prouve Claudine Rinner, cette Alsacienne qui traque avec succès depuis des années les petits corps perdus dans le Système Solaire.

F-S: Claudine Rinner, pouvez-vous vous présenter ?

Claudine Rinner: Je suis née en Alsace il y a quarante-sept ans et j'y suis encore. Vers l'âge de 11 ans j'ai commencé à m'intéresser à l'astronomie en regardant la série télévisée "Cosmos 1999". Par la suite j'ai lu tout ce que je trouvais dans l’encyclopédie Tout l’Univers concernant la Lune et les planètes. J’ai pu m'offrir une lunette de 50mm de diamètre en économisant mon argent de poche et cela m'a permis d'observer Saturne, Jupiter, la Lune et ses cratères. À 14 ans j'ai eu l'occasion de m'acheter un télescope de 115mm de diamètre puis mes études et le démarrage dans la vie active m'ont éloignée du monde de l'astronomie jusqu’en 1996.

C'est à ce moment que j'ai découvert dans une revue l’existence des caméras CCD. Du coup je me suis remise à l'observation depuis ma terrasse avec un télescope de 200mm de diamètre et une caméra CCD. Au fil des années j'ai lentement pu faire évoluer mon matériel et désormais j'observe avec un télescope de 500mm de diamètre installé au Maroc et contrôlé à distance depuis mon domicile alsacien. Ceci a été possible grâce à un partenariat que nous avons pu réaliser entre l'Université Cadi Ayyad de Marrakech qui a mis à ma disposition le site de l'Oukaimeden dans l'Atlas marocain, et une association astronomique amateur suisse, la Société astronomique du Jura qui a participé au financement du projet.


Claudine Rinner pose devant l'un de ses télescopes à l'Observatoire de Dax.
© C. Rinner
J'ai travaillé pendant vingt-quatre ans en Allemagne dans la conception de circuits intégrés et je suis actuellement en recherche d'emploi. Je partage ma vie avec Laurent, un passionné de parapente et de chevaux toujours prêt à m’aider dans mes projets astronomiques.

F-S: Pourquoi avoir choisi la traque des petits corps du Système Solaire ?

C-R: C'est le côté découverte de nouveaux objets qui m'attire le plus. Dans un monde où tout semble connu et répertorié, l'idée de trouver de nouveaux objets (astéroïdes, comètes) était un peu comme une chasse au trésor. Même après plusieurs milliers de découvertes j’ai toujours plaisir à en trouver d’autres.

F-S: Pouvez-vous nous décrire le déroulement typique d'une de vos nuits d'observation à distance ?

C-R: En début de nuit ou même avant je vérifie les prévisions météorologiques. Grâce aux caméras de surveillance et à la station météo du site de l'Oukaimeden je peux savoir si le ciel est dégagé et si le vent n'est pas trop fort. Je fais aussi attention à ce qu’il n'y ait pas trop de neige sur la coupole, le site étant à 2.750m d'altitude. Ensuite, en prenant le contrôle à distance de l'ordinateur qui se trouve dans la coupole, je peux l'ouvrir et réaliser l'alignement du télescope.


Le télescope automatisé installé à Dauban a déjà permis à Claudine Rinner de découvrir plus de 1.700 astéroïdes.
© C. Rinner
Puis je lance un script d’observation automatique, soit une recherche aléatoire dans le ciel en fonction de certains paramètres donnés, soit une vérification concernant un objet détecté dernièrement. L’ordinateur s'occupe de la suite des observations jusqu'à la fermeture de la coupole. Cela me permet de passer une bonne nuit de sommeil et de traiter les images le lendemain à la recherche de nouveaux objets.

F-S: Quelles sont les découvertes dont vous êtes la plus fière ?

C-R: Mon premier astéroïde en 2002, me laisse un très bon souvenir et c'est un peu normal car il fallu se battre pour y arriver. Je l'ai découvert avec l'installation qui se trouvait au fond de mon jardin. Et puis il y a bien sûr la découverte de mes deux comètes, P/2011W2 Rinner en novembre 2011, une comète périodique qu'on devrait revoir en 2018 et C/2012CH17 MOSS (Morocco Oukaimeden Sky Survey) le mois dernier.

F-S: Quels sont vos projets astronomiques ?

C-R: Le projet MOSS - Recherche systématique de petits corps dans le Système Solaire - a démarré en octobre 2011. Les premières mesures sont très prometteuses et il semble que beaucoup de découvertes nous attendent. J'ai aussi le projet de remettre en route un télescope automatisé dans le Sud de la France à Dauban où j'ai déjà pu réaliser plus de 1.700 découvertes. Il y aurait bien sûr sans doute moyen de faire encore beaucoup plus en améliorant le matériel de détection par exemple mais c'est un projet 100% amateur avec les limites financières que cela impose.

F-S: Trouvez-vous encore le temps d'observer et de photographier le ciel nocturne ?

C-R: Hélas beaucoup moins que je ne le voudrais. Il y a presque toujours une liste d'objets en attente pour lesquels il faut refaire des observations de contrôle.


L'Observatoire d'Oukaimeden dans l'Atlas marocain abrite le télescope de 500mm de diamètre
de Claudine Rinner qui lui a permis de découvrir deux comètes ces derniers mois.
© C. Rinner
Lors de la dernière Pleine Lune, un moment peu favorable à la recherche d'astéroïdes ou de comètes, j'ai réalisé une photographie de la célèbre nébuleuse de la Tête de Cheval mais je pense que la réalisation de "belles images" est bien plus difficile que mon travail de recherche de petites planètes. Pour l'observation visuelle il faut avouer que les belles nuits noires sont de plus en plus rares et cela est bien dommage, mais je ne manque jamais une occasion de lever les yeux en direction du ciel.

* Claudine Rinner
* Le site de l'Oukaimeden

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 8 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/journee-de-la-femme-claudine-rinner-decouvreuse-dasteroides_37134/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Mar 13 Mar 2012 - 23:13

La grande comète Hale-Bopp passait il y a 15 ans

Les astronomes l'ont surnommée « la grande comète de 1997 ». Ceux qui observaient déjà le ciel à cette époque se souviennent quinze ans après du spectacle merveilleux que nous offrit cette belle voyageuse.

L'histoire de la comète Hale-Bopp commence sur le sol américain le 23 juillet 1995. Cette nuit-là comme d'habitude, l'astronome amateur américain Alan Hale a sorti son télescope devant sa maison située sous le ciel pur du Nouveau-Mexique. Ce passionné de comètes passe la majeure partie de son temps à rechercher - sans succès jusqu'alors - de nouveaux astres chevelus. Il a choisi de quadriller méthodiquement la constellation du Sagittaire, où se niche la célèbre nébuleuse de la Lagune, lorsqu'il remarque une tache diffuse à proximité de l'amas globulaire M70.


La comète Hale-Bopp au printemps 1997.
© S. Pershon
Au même moment, dans l'État voisin de l'Arizona, Thomas Bopp qui observe avec des amis fait la même découverte. Ne trouvant rien qui corresponde à cette tache sur leurs cartes du ciel, Alan Hale et Thomas Bopp - qui ne se connaissent pas encore - envoient chacun un message à l'astronome Brian Marsden, chargé de centraliser les découvertes astronomiques au sein du Minor Planet Center. Quelques heures plus tard la circulaire 6187 de l'Union Astronomique Internationale confirme la découverte de la comète C/1995 O1 qui prend le nom de comète Hale-Bopp.


La comète Hale-Bopp photographiée le 8 mars 1997 avec un télescope de 200mm
de diamètre déploie ses queues de gaz bleue et de poussière.
© D. Schechter
À plus de 6 unités astronomiques (UA) de la Terre et 7 UA du Soleil, Hale-Bopp est déjà une comète très active de magnitude 10. En octobre 1995 les mesures effectuées à l'aide du Télescope Hubble permettent d'estimer le diamètre de son noyau à une quarantaine de km de diamètre, ce qui en fait l'une des plus grosses comètes connues. Le passage au plus près de la Terre en mars 1997 s'annonce donc prometteur mais les astronomes préfèrent rester prudents, la prévision d'éclat des astres chevelus étant un art difficile.

Hale-Bopp, la comète des records
Dans les mois qui suivent sa découverte, la comète Hale-Bopp continue de s'approcher et de dégazer copieusement sous la surveillance des lunettes et télescopes terrestres. Pourtant on l'oublie presque pendant les premiers mois de l'année 1996 quand tous les regards se tournent vers Hyakutake, une autre comète découverte par un astronome amateur japonais qui passe en trombe au mois de mars à seulement 15 millions de km de la Terre, déployant sur le ciel une queue de plasma qui s'étend sur 70° de longueur apparente. Hyakutake partie, les astronomes repointent leurs instruments sur C/1995 O1.


La comète Hale-Bopp depuis la campagne bourguignonne au printemps 1997.
© J.-B. Feldmann
À partir du mois d'août 1996, Hale-Bopp se trouve à 3 UA de la Terre. Le diamètre de sa chevelure est estimé à 1 million de km et la longueur de sa queue à 10 millions de km. La comète de magnitude 4, devient visible à l'œil nu à partir du mois de décembre mais le spectacle débute vraiment en février 1997 quand la comète s'est élevée au-dessus de l'horizon. On peut alors l'admirer après le coucher du Soleil et les photographies révèlent une queue de plasma de 7° de longueur apparente. À la mi-mars la tête de la comète affiche une magnitude de -1 et les deux queues, celle de poussière et celle de plasma, sont parfaitement visibles sans instrument. Ni la présence de la Lune ni la pollution lumineuse n'empêchent d'observer la comète qui est même photographiée depuis le centre de Paris et de New York !


La comète Hale-Bopp était tellement brillante qu'on pouvait l'admirer
en pleine ville comme ici au-dessus de New York le 8 avril 1997.
© J. Sivo
La comète qui passe au plus près de la Terre le 23 mars à 1,3 UA conserve une magnitude négative jusqu'à la fin du mois d'avril puis elle glisse peu à peu dans le ciel de l'Hémisphère Sud où l'on pourra encore l'observer à l'œil nu jusqu'à la fin de l'année 1997, donnant à C/1995 O1 le record absolu de visibilité sans instrument supérieure à un an. De ce fabuleux passage, il reste quelques avancées scientifiques importantes comme la détection d'émission de rayons X émis par la comète et la découverte d'une troisième queue constituée de sodium à l'état neutre. Pour les astronomes, aucune comète n'a depuis égalé les performances de Hale-Bopp, malgré les passages remarqués des comètes Mc Naught en 2007 et Lovejoy fin 2011.

* Minor Planet Center

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 11 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-image-la-grande-comete-hale-bopp-passait-il-y-a-15-ans_37281/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Lun 19 Mar 2012 - 1:04

La comète Lovejoy a résisté au Soleil... parce que c'était une comète !

Il y a trois mois, la comète Lovejoy réussissait avec succès un incroyable survol du Soleil en rase-motte. Des chercheurs allemands ont peut-être une explication toute simple à cette étonnante résistance. Selon eux la puissance du dégazage de l'astre chevelu aurait pu suffire à maintenir sa cohésion.

Alors qu'on fête actuellement le quinzième anniversaire du passage de la grande comète Hale-Bopp, chacun a en tête les images plus récentes de Lovejoy. Découverte le 2 décembre 2011 par l'astronome australien Terry Lovejoy, la comète C/2011 W3 a déployé une superbe queue pendant les derniers jours de l'année, un spectacle qu'on pouvait admirer depuis l'Hémisphère Sud. Filmée depuis la coupole de la Station Spatiale Internationale ou au pied du Very Large Telescope dans les Andes chiliennes, la comète Lovejoy a rappelé un spectacle qu'on n'avait pas revu depuis le passage de la comète Mc Naught il y a quatre ans.


Le 15 décembre 2011, la comète Lovejoy parvenait à sortir de la fournaise solaire.
© Nasa/SDO
Si les astronomes aiment photographier ces belles voyageuses que sont les comètes, ils n'en oublient pas pour autant de les étudier sous toutes leurs coutures pour en savoir un peu plus. Le passage de Lovejoy a été marqué par un étonnant survol solaire dont peu de scientifiques imaginaient que la comète se sortirait. C'est pourtant ce qui s'est passé contre toute attente, et l'explication est peut-être assez simple.

Lovejoy protégée par sa transpiration
Dès sa découverte début décembre, les éléments orbitaux de la comète C/2011 W3 ont permis d'établir qu'il s'agissait d'un membre du Groupe de Kreutz, un ensemble de fragments dont les orbites similaires laissent penser qu'ils proviennent d'une comète géante qui se serait brisée au XIIe siècle. Circulant à proximité du Soleil, ces fragments s'en approchent parfois si près qu'ils finissent vaporisés. Un sort qui attendait normalement la comète Lovejoy dans la nuit du 14 au 15 décembre 2011, date à laquelle elle devait frôler notre étoile à seulement 140.000km de sa surface. Chacun pouvait alors suivre son plongeon vers le Soleil grâce aux images fournies par le coronographe du satellite SOHO. À la surprise générale, la comète est réapparue quelques heures plus tard, ne tardant pas à redonner naissance à une queue de poussières qui n'a cessé de s'allonger dans les jours qui ont suivi.


Fin décembre 2011 la comète Lovejoy a offert un superbe spectacle
aux observateurs de l'Hémisphère Sud.
© J. Hao
Une seule question était alors sur toutes les lèvres… Comment un corps composé de glace et de poussière peut-il résister à la traversée de la couronne solaire dont la température dépasse le million de degrés Celsius et échapper aux effets de marée de l'attraction solaire ? Selon une équipe de chercheurs allemands du Max Planck Institute, la réponse à cette question est sans doute à rechercher dans la nature même des comètes. Lorsqu'un noyau cométaire s'approche du Soleil, la glace qui le compose se sublime, passant directement de l'état solide à l'état gazeux. Ces jets de gaz qui s'échappent de toute part, et vont ensuite former la célèbre queue des comètes, pourraient être suffisants pour maintenir par réaction la cohésion du noyau et lui éviter de se désagréger. Les scientifiques allemands ont ainsi calculé que le noyau de la comète Lovejoy devait mesurer entre 0,2km et 11km de diamètre. Plus petit, il se serait intégralement volatilisé, et plus grand, le dégazage n'aurait pas suffi à empêcher sa dislocation.

* Max Planck Institute
* Le VLT de l'ESO

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, le 15 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-comete-lovejoy-a-resiste-au-soleil-parce-que-cetait-une-comete_37431/

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MessageSujet: Re: LES RENCONTRES... ET LES DÉCOUVERTES COMÉTAIRES...   Jeu 10 Mai 2012 - 23:36

Le Télescope Swift traque la comète Garradd

Initialement conçu pour étudier les mystérieux sursauts gamma, l'observatoire spatial américain Swift sait se montrer éclectique et s'intéresse actuellement à l'activité de la comète C/2009 P1, alias Garradd.

On avait un peu oublié la comète Garradd ces dernières semaines, tant l'actualité astronomique a été dominée par l'activité planétaire. L’opposition de la planète Mars, festival de Vénus et maintenant opposition de Saturne. Rappelons que C/2009 P1 est, comme son matricule l'indique, une comète non périodique découverte en 2009, le 13 août exactement, par l'astronome Gordon Garradd depuis l'observatoire australien de Siding Spring. Après un premier passage à 210 millions de km de la Terre l'été dernier, la comète Garradd est revenue nous voir il y a un peu plus d'un mois à 189 millions de km. Ce double rapprochement s'explique par l'orbite particulière de la comète presque perpendiculaire à l'orbite terrestre.


Le 27 août 2011, la comète Garradd, C/2009 P1, passait à proximité de l'amas d'étoiles M71.
© John Chumack
L'astre chevelu n'est pas assez brillant pour être visible à l'œil nu mais on peut suivre actuellement son lent déplacement dans le ciel entre les constellations du Lynx et de la Grande Ourse à l'aide d'un petit télescope. Les astronomes sont toujours friands de rencontres avec les comètes, comme on a pu le constater début 2012 avec le passage remarqué de Lovejoy. C'est chaque fois l'occasion de réaliser de belles images mais également la possibilité d'étudier ces astres qui sont peut-être à l'origine de l'apparition de la vie. C'est au Télescope Swift qu'a été confiée la mission de surveiller le dégazage de C/2009 P1.

De l'eau et de la poussière
À priori Swift n'a pas vraiment le profil pour traquer les comètes. Ce télescope américain mis en orbite en novembre 2004 est chargé d'enregistrer des bouffées de photons gamma (GRB, Gamma-Ray Bursts) qui sont parmi les phénomènes les plus violents observés dans l'Univers. Dans sa panoplie d'instruments Swift dispose d'un télescope optique et ultraviolet (UVOT, Ultra-Violet/Optical Telescope) réalisant des images entre 170nm et 650nm. C'est justement dans ces longueurs d'onde qu'on peut identifier des radicaux hydroxyles produits par la photodissociation des molécules d’eau des comètes sous l’effet du rayonnement ultraviolet du Soleil.


Cette image de la comète Garradd a été obtenue le 1er avril 2012 par le Télescope Swift. On observe en rouge la lumière solaire réfléchie par les poussières
autour du noyau de la comète et en bleu l'émission des radicaux hydroxyles provenant de la photodissociation des molécules d'eau.
© Nasa/Swift/D. Bodewits (UMD) et S. Immler (GSFC) et DSS/STScI/Aura
À partir des observations de la comète réalisées le 1er avril par le Télescope Swift, alors que Garradd se trouvait à 1,5UA de la Terre, les ingénieurs de la Nasa ont estimé que la comète déversait chaque seconde dans l'espace environ 1.500l d'eau et 3,5t de poussières. Les chercheurs pensent que la sensibilité des instruments de Swift va leur permettre d'étudier l'évolution du dégazage de la comète Garradd jusqu'en avril 2013, date à laquelle elle sera à plus de 5,5UA de la Terre.

* Swift
* UVOT (Ultra-Violet/Optical Telescope)

Par J-B Feldmann, Futura-Sciences, du 19 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/le-telescope-swift-traque-la-comete-garradd_38154/

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