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 Du nouveau sur la Voie Lactée

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ulysse44
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MessageSujet: Du nouveau sur la Voie Lactée   Lun 28 Aoû 2006 - 22:03

La Voie Lactée a quatre nouvelles galaxies satellites !

Selon l’édition en ligne de la revue New Scientist, des astronomes de l’université de Cambridge ont découvert quatre nouvelles galaxies satellites de la Voie Lactée, portant ainsi leur nombre à une vingtaine…


L'une des quatre galaxies naines découvertes par l'équipe de Vasily Belokurov.
Crédits: V Belokurov/IoA Cambridge/SDSS
Elles ont été baptisées Coma Berenices, Canes Venatici II, Hercules et Leo IV, en référence aux constellations dans lesquelles elles ont été trouvées. Ces quatre galaxies naines, situées entre 100.000 et 500.000 années lumière de la Terre, viennent tout juste d’ajouter leurs noms à la liste des galaxies satellites de la Voie Lactée. La plus grande d’entre elles, Hercules, s’étend sur 1.000 années lumière, et la plus petite – Coma Berenices, sur 200 années lumière. A titre de comparaison, la Voie Lactée fait environ 100.000 années lumière de large, ce qui permet à Vasily Belokurov (université de Cambridge) de déclarer : « Ces galaxies ne peuvent pas vraiment être qualifiées de naines ; elles ressemblent davantage à des hobbits ».

C’est grâce à des cartographies détaillées de la voûte céleste et à de nouvelles techniques d’observation telles que le Sloan Digital Sky Survey (SDSS) que l’équipe d’astronomes dirigée par Vasily Belokurov a détecté la présence de ces galaxies naines. Celles-ci sont considérées comme les blocs élémentaires de plus larges structures comme la Voie Lactée, et les astrophysiciens les étudient afin de mieux comprendre la façon dont les fusions s’opèrent.

Connaître le nombre exact de ces galaxies naines aiderait également les scientifiques à déterminer avec quelle facilité la matière noire s’agglomère et à préciser la nature de ce matériau insaisissable, qui n’est visible que par ses effets gravitationnels sur son environnement.

En extrapolant la quantité de galaxies naines déjà découvertes par le SDSS, des chercheurs estiment leur nombre total à cinquante. Si cette hypothèse se vérifiait, le différend qui oppose les théories de la matière noire chaude et de la matière noire froide pourrait prendre fin. La première considère que les particules se déplacent à des vitesses proches de celle de la lumière, des célérités qui rendent difficiles l’agglomération par gravité. La seconde, quant à elle, attribue aux particules des vitesses nettement plus faibles, qui favoriseraient la formation d’amas.

Selon James Bullock, de l’université de Californie à Irvine, trouver un grand nombre de galaxies naines satellites – entre quarante ou cinquante - appuierait la théorie de la matière noire froide. Pour l'heure, le débat n’est pas encore tranché…

Par Christophe Olry, Futura-Sciences, le 28/08/2006

Source: http://www.futura-sciences.com/news-voie-lactee-quatre-nouvelles-galaxies-satellites_9535.php

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Ce que j'aime dans la photo, c'est qu'il n'y a rien de définitif. La meilleure photo c'est celle qui reste à faire.

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MessageSujet: Du nouveau sur la Voie Lactée   Dim 14 Nov 2010 - 21:26

La Voie lactée prend du poids

Notre Voie lactée serait environ 50% plus massive qu'on ne le pensait - les astronomes en observent les conséquences. La première d'entre elles tient aux forces de marées, plus importantes que prévu, qui perturbent les galaxies satellites jusqu'à arracher leurs étoiles en de longues trainées.

Une cartographie réalisée à l'université de Santa Cruz (États-Unis), à partir des données du SDSS II (Sloan Digital Sky Survey II) montre que le halo entourant la Voie lactée ressemble à un «enchevêtrement de spaghettis» formé par ces filaments.


Vue de la Voie Lactée. Constellations du Scorpion avec Antares, du Sagittaire, Nébuleuse de la Pipe.
Crédit: A. FUJII/Ciel et Espace

Découvrez l'événement en image
[Modèle_Halo.JPG]

Onze de ces courants d'étoiles qui s'entremêlent et 14 galaxies naines satellites viennent d'être identifiés en repérant les astres orbitant avec la même vitesse. Mais l'observation concerne «seulement» un quart de million d'étoiles, une bien petite partie de la galaxie. Le halo serait particulièrement complexe, avec des centaines de structures de ce type, comme le montre l'image ci-dessous constituée à partir d'un modèle numérique. (Credit: K. Johnston, J. Bullock/SDSS)

L'autre conséquence s'évalue à plus grande échelle. De nouvelles mesures du mouvement de la Voie lactée confirment son emprise sur la petite galaxie irrégulière du Grand Nuage de Magellan. Une récente étude l'avait supposée seulement de passage à proximité, et non pas satellisée. Or, la vitesse de rotation de notre galaxie paraît avoir été sous-estimée: 220km/s au lieu des 251km/s.

Cette valeur entre en compte dans le calcul de son influence gravitationnelle et de la vitesse relative des corps extérieurs, donc de leur trajectoire. Au final, le Grand Nuage de Magellan tournerait bien autour de la Voie lactée en six milliards d'années.


Modèle Halo image numérique. Credit: K. Johnston, J. Bullock/SDSS

Jean-Emmanuel Rattinacannou, le 19 août 2008
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/evenement/1823_la-voie-lactee-prend-du-poids

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Dim 14 Nov 2010 - 21:27

Deux immenses bulles découvertes dans la Voie lactée

Le satellite Fermi a mis en évidence deux gigantesques lobes de 25000 années-lumière chacun, déployés de part et d'autre du plan de la Voie lactée.

Ces lobes, jusque-là totalement invisibles, ont été détectés grâce au rayonnement gamma qu'ils émettent. Ils se rejoignent au centre de la Voie lactée et pourraient résulter d'une explosion énergétique survenue autour du trou noir hypermassif qui se situe dans cette région, voici plusieurs millions d'années.


Vue d'artiste des deux bulles découvertes en rayons gamma dans la Voie lactée par le satellite Fermi.
Crédit: NASA/GSFC
Deux bulles galactiques énigmatiques
Doug Finkbeiner, astronome au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, à Cambridge (États-Unis) et auteur de la découverte, admet ne pas comprendre complètement l'origine et la nature de ces deux gigantesques structures. Elles sont très bien délimitées et émettent des rayons gamma, ce qui semble indiquer le choc entre du gaz et des particules accélérées à des vitesses proches de celle de la lumière.


Les deux lobes s'étendent de part et d'autre de l'équateur galactique sur 50000 années-lumière. Dans le ciel,
ils couvrent une immense région, de la Vierge à la Grue.
Crédit: NASA/GSFC
Des jets du trou noir central ?
Les deux bulles pourraient avoir été créées par deux jets de particules émis à grande vitesse par les pôles du trou noir central de la Voie lactée. Bien qu'aujourd'hui aucun jet de ce type n'ait été observé dans la Galaxie, le phénomène a pu avoir lieu dans le passé. Il est en tout cas courant dans de nombreuses autres galaxies.

Le rayonnement de jeunes étoiles ?
Une autre hypothèse serait que ces bulles auraient été soufflées par le rayonnement de nombreuses étoiles formées en même temps au centre de la Voie lactée. Cela est également observé dans d'autres galaxies.

Une émission gamma cachée
Le rayonnement des deux bulles était passé inaperçu jusqu'ici parce qu'il était masqué par d'autres émissions diffuses de la Voie lactée. C'est en traitant les données scientifiques du satellite Fermi et en soustrayant les émissions diffuses que les scientifiques ont mis en évidence les deux lobes.

La vidéo ci-dessous permet de se rendre compte de la taille et de l'étendue des deux structures découvertes.


NASA Fermi discovers giant gamma-ray bubbles in the Milky Way

Philippe Henarejos, le 10 novembre 2010
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/6267

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Dim 28 Nov 2010 - 18:02

Une rivière d'étoiles à Iguazù

En pleine jungle, à la frontière du Brésil et de l'Argentine, se dressent les chutes d'Iguazú. Ce vaste ensemble de 275 cascades s'étend sur 2,5 km.


Les chutes d'eau d'Iguazù vues la nuit.
Crédit: Babak A. Tafreshi /
www.twanight.org/tafreshi
C'est le décor paradisiaque qu'a choisi Babak A. Tafreshi pour immortaliser le ruban de la Voie lactée, accompagné du Grand et du Petit Nuage de Magellan.

Sous ses airs simples, cette photo s'est révélée un vrai défi. « Travailler la nuit, en longs temps de pose, près des chutes, peut facilement endommager l'appareil photo. De plus, il y a souvent de la brume ou des nuages », indique le photographe.

Finalement, Babak A. Tafreshi a dû attendre trois nuits avant d'avoir une trouée de quelques heures dans les nuages. Cette photo s'inscrit dans le projet The World At Night (TWAN).

Jean-Luc Dauvergne, le 23 novembre 2010
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/6341

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Dim 17 Juil 2011 - 16:30

Un des deux bras de la Voie lactée serait bien plus long...

La forme exacte de notre Galaxie n’est pas encore très bien comprise. Deux astronomes du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CFA) viennent de se servir d’un petit radiotélescope pour la préciser. Ils auraient découvert un prolongement au bras Écu-Croix, encore appelé bras du Centaure.
  • De la Voie Lactée aux galaxies: un dossier à découvrir >>
La structure de notre Voie lactée est l’objet de bien des spéculations depuis le temps de celles de Thomas Wright et Emmanuel Kant. On ne peut malheureusement la déduire que d’observations indirectes puisque nous en faisons partie. À moins d’imaginer que la découverte d’une nouvelle physique, par exemple au LHC avec la production de trous de ver, ne nous donne la clé du voyage intergalactique, nous sommes condamnés à ne jamais pouvoir contempler la Voie Lactée de l’extérieur. De plus, la présence de poussières dans le milieu interstellaire fait obstacle à l’observation des régions lointaines de la Galaxie à travers le disque d’étoiles dans lequel le Soleil se trouve.

Heureusement, la découverte de la fameuse raie à 21cm de l’hydrogène atomique neutre a permis à Oort et ses collègues de lever le voile en partie sur la structure de la Voie Lactée. Il existe également une molécule qui constitue un excellent traceur de l’hydrogène moléculaire. Il s’agit de la molécule de monoxyde de carbone (CO) qui possède des raies d’émissions caractéristiques visibles à travers les nuages de poussières. Ces raies seraient émises en réponse à des collisions avec les molécules d’H2.

La Voie lactée, une galaxie spirale
Thomas Dame et Patrick Thaddeus s’intéressent depuis longtemps à la structure de notre Galaxie et ils viennent de publier un nouvel article sur Arxiv (en lien ci-dessous) dans lequel ils annoncent avoir détecté une portion d’un bras spiral de la Voie Lactée, inconnue jusqu’ici. Une découverte réalisée en utilisant un petit radiotélescope de 1,2m de diamètre pour observer les raies du CO.

Selon eux, il s’agit du prolongement du bras Écu-Croix, encore appelé bras du Centaure ou Scutum-Centaurus Arm en anglais. Symétrique du bras spiral de Persée de l’autre côté de la Galaxie, il serait passé inaperçu lors des campagnes de cartographie à l’aide de la raie à 21cm, ne se trouvant pas dans le plan du disque galactique.


Le nouveau bras (new arm) découvert par les deux astronomes de Harvard est bien visible en haut sur ce schéma. Il serait le prolongement du bras Écu-Croix,
encore appelé bras du Centaure ou Scutum-Centaurus Arm en anglais, qui est le correspondant
symétrique du bras spiral de Persée, de l’autre côté de la Galaxie.
© Tom Dame
*A Molecular Spiral Arm in the Far Outer Galaxy

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 15 juin 2011 à 13h31
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/un-des-deux-bras-de-la-voie-lactee-serait-bien-plus-long_30861/

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Dim 7 Aoû 2011 - 17:08

De l'eau oxygénée dans l'espace interstellaire

L'Eso vient d'annoncer la première détection de peroxyde d'hydrogène à 400 années-lumière de la Terre obtenue en utilisant le télescope submillimétrique Apex installé au Chili.
  • Découvrez les étonnantes images de notre Voie Lactée >>
Apex (pour Atacama Pathfinder Experiment) est un instrument installé à 5.000m d'altitude dans les Andes chiliennes, sur le plateau de Chajnantor. C'est également à cet endroit que l'Eso développe Alma, le plus grand radiotélescope du monde. L'antenne d'Apex destinée à étudier la lumière à des longueurs d'onde millimétriques et submillimétriques a été utilisée par une équipe internationale d'astronomes pour sonder la région de Rho Ophiuchi, une quadruple étoile qui illumine des nuages de gaz et de poussières, pouponnières de nombreux soleils. Ces nuages très froids (-250°C) sont principalement composés d'hydrogène mais également d'autres composants chimiques sous forme de traces. Apex a ainsi détecté des molécules de peroxyde d'hydrogène dont la formation est liée à la présence d'oxygène et d'eau.

Pour Per Bergman, l'auteur principal de l'étude publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics, cette découverte de l'Eso est enthousiasmante, quand on sait que la quantité de peroxyde d'hydrogène mesurée est de l'ordre d'une molécule par dizaine de milliards de molécules d'hydrogène. Les astronomes espèrent que les futurs télescopes plus sensibles comme Alma permettront de confirmer ces observations dans d'autres nuages où naissent les étoiles, une clé pour mieux comprendre la formation de l'eau dans l'Univers.


C'est dans la très colorée région céleste de l'étoile Rho Ophiuchi qu'a été détecté du peroxyde d'hydrogène par le télescope Apex.
© Eso/S. Guisard
* Eso

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 14 juillet 2011 à 16h31
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/en-bref-de-leau-oxygenee-dans-lespace-interstellaire_31383/

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Dim 4 Sep 2011 - 0:13

Une Voie Lactée numérique

La Galaxie virtuelle Eris crée par Javier Guedes est un succès pour la simulation numérique: elle ressemble comme deux goutes d'eau à la Voie Lactée.

Une première mondiale
Jusqu'ici personne n'avais réussi à entrer dans un ordinateur des paramètres capables de retracer la formation et l'évolution d'une galaxie comme la Voie Lactée. Javiera Guedes a obtenu sa thèse en astrophysique à l'Université Californienne de Santa Cruz en réussissant cette prouesse.

Baptisée Eris, la galaxie virtuelle est une galaxie spirale massive, avec une barre centrale d'étoiles brillantes et des bras spiraux. La simulation met en évidence le rôle joué par les collisions de galaxies et la matière sombre dans la formation d'une telle galaxie.


Ci-dessus une vue de profil et une vue de face de la Galaxie virtuelle Eris.
Crédit: Nasa/ESA/C&E Photos
Une armée de processeurs
Ce projet a requis un temps de calcul vertigineux incluant 1,4 millions d'heures de processeur sur le supercalculateur Pleiades de la NASA, plus du temps complémentaire au Centre National Suisse de Superordinateur. Le temps réel de calcul est plus court car cette charge est répartie entre les milliers de processeurs que comptent ces ordinateurs ultra puissants. Il n'en faut pas moins pour faire interagir les 60 millions de particules de matière sombre et de gaz que compte la simulation de Javiera Guedes.

Le film ci-dessous montre le résultat de cette simulation:

JL Dauvergne, le 31 août 2011

Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/7743

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Dim 12 Fév 2012 - 23:26

La nouvelle carte des champs magnétiques de la Voie Lactée

L’origine des champs magnétiques régnant dans le milieu interstellaire de la Voie Lactée et des autres galaxies reste mal connue. Une nouvelle carte, la plus précise à ce jour, vient d'être réalisée grâce aux observations des quasars. Elle est cependant conforme à l’hypothèse d’une génération par effet dynamo dans notre Voie Lactée.

Tout le monde ou presque a déjà vu une carte de la voûte céleste dans le domaine des micro-ondes montrant le fameux rayonnement fossile. Le rayonnement gamma des astres de l’Univers est un peu moins connu mais on dispose tout de même d'une telle carte du ciel gamma grâce au satellite Fermi. Il est un domaine de l’astronomie observationnelle dont on parle beaucoup moins aujourd’hui qu’il y a quelques dizaines d’années, depuis que les Hubble, Spitzer, CHANDRA et WMap ont, avec les télescopes de l’ESO et d’Hawaï, presque monopolisé le devant de la scène, c'est la radioastronomie.

Pourtant, elle ne manque pas de projets ambitieux avec par exemple ALMA, Lofar et RadioAstron. Des découvertes et des observations importantes se font toujours grâce à la radioastronomie. C’est ainsi qu’un groupe d’astronomes a obtenu récemment la carte la plus précise à ce jour des champs magnétiques de la Voie lactée, comme il est expliqué dans plusieurs publications déposées sur arXiv.


La carte du ciel de l'effet Faraday causé par les champs magnétiques de la Voie Lactée. Les couleurs rouge et bleu indiquent
les régions du ciel où les champs magnétiques ont, respectivement, une composante pointée en direction de
l'observateur ou en sens inverse. La bande de la Voie Lactée (le plan du disque galactique) s'étend
horizontalement dans cette vue panoramique. Le centre de la Voie Lactée se trouve au milieu de
l'image. Le Pôle Nord céleste est en haut à gauche et le Pôle Sud est en bas à droite.
© Max Planck Institute for Astrophysics
On ne connaît l’existence de ces champs magnétiques que depuis une soixantaine d'années seulement. Découverts d’abord dans la Voie Lactée puis, rapidement, dans les autres galaxies, ces champs intriguent les astrophysiciens car, si on explique généralement leur origine grâce à un effet dynamo analogue à celui produisant le champ terrestre, rien n’est vraiment sûr. Au lieu d’une lente formation dans le plasma conducteur interstellaire, d’autres théories font remonter l’origine des champs galactiques et même intergalactiques à un champ magnétique cosmologique primordial. Pour savoir laquelle de ces hypothèses est la bonne, il faut, comme c’est souvent le cas, améliorer la précision des observations.

Des radiosources extragalactiques compactes mises à contribution
La carte des champs magnétiques de la Voie Lactée qui vient d’être révélée, se base sur environ 41.000 mesures prises dans le cadre de 26 projets de recherche différents, par 30 astronomes. Une technique de traitement de l’information contenue dans ces mesures a permis de reconstruire les intensités de champs magnétiques et leur direction dans la Voie Lactée. Grâce à l'effet Faraday, il est possible de remonter des caractéristiques des ondes radio enregistrées sur Terre par des radiotélescopes aux champs magnétiques du milieu interstellaire de la Galaxie. Connu depuis longtemps, il pourrait même, pense-t-on, mettre en évidence l’existence de la matière noire.

En quoi consiste l'effet Faraday ? Lorsqu’une onde lumineuse polarisée, par exemple une onde radio, traverse une région où règne un champ magnétique, sa polarisation est changée selon une proportion bien définie, reliée aux caractéristiques de ce champ magnétique. On pourrait penser qu’il faille connaître les caractéristiques initiales de l’onde pour en déduire les modifications qu’elle subit mais si l’on réalise des observations à différentes fréquences, on peut s’en passer et avoir accès aux champs magnétiques que l’on souhaite mesurer.

Des tests des modèles de dynamo galactique en perspective
Les astrophysiciens ont donc déterminé l’effet Faraday produit sur les ondes en provenance d’un grand nombre de radiosources extragalactiques compactes, c'est-à-dire des noyaux de galaxies actives, comme le sont par exemple les quasars.


Pour mieux mettre en relief les structures dans le champ magnétique galactique, l'effet du disque galactique a été enlevé de sorte
que les plus faibles caractéristiques du champ magnétique de la Voie Lactée, au-dessus et en dessous du disque galactique,
sont plus clairement visibles. On voit que les directions du champ magnétique semblent bien être à l'opposé de
part et d’autre du disque. Un changement analogue de la direction s’observe également entre les côtés
gauche et droit de l'image, de part et d’autre du centre de la Voie Lactée. Un scénario particulier
de dynamo galactique prédit de telles structures symétriques avec des champs magnétiques
qui sont alignés parallèlement au plan du disque galactique dans une configuration circulaire
ou en spirale. En plus de ces structures à grande échelle, plusieurs petites structures sont
apparentes. Celles-ci sont associées à de la turbulence dans le milieu interstellaire. On
peut faire une analyse spectrale de ces remous turbulents et le spectre obtenu peut
être directement comparé avec celui des simulations sur ordinateur de la
dynamique des gaz turbulents et du champ magnétique dans notre
galaxie. Cela va permettre de faire des tests détaillés
des modèles de dynamo galactique.
© Max Planck Institute for Astrophysics
La carte révèle que les principaux champs magnétiques sont dans le plan galactique. En regardant les deux images fournies, on observe que ces champs magnétiques suivent des lignes de champs qui s'enroulent autour du Bulbe central dans le disque galactique (dans l'image 1ere ci-dessus) et parallèles au plan galactique pour des composantes plus faibles (sur la seconde image). C'est exactement ce à quoi on doit s'attendre dans le cas d'une des théories faisant intervenir une génération de ces champs par effet dynamo. Mais c'est pour le moment insuffisant pour en conclure que cette hypothèse est bien la bonne.

* An improved map of the Galactic Faraday sky
* Reconstructing signals from noisy data with unknown signal and noise covariance
* Information field theory for cosmological perturbation reconstruction and non-linear signal analysis

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 7 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-nouvelle-carte-des-champs-magnetiques-de-la-voie-lactee_36550/

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Lun 20 Fév 2012 - 21:49

Planck, nouveaux résultats sur les avant-plans

La mission Planck de l’ESA vient de révéler que notre Galaxie contient des îlots de gaz froid jusque là inconnus, ainsi qu’un mystérieux « voile micro-onde ». Ces nouveaux résultats sont présentés cette semaine dans une conférence internationale à Bologne.

Une première, la carte du monoxyde de carbone
A l'occasion du colloque de Bologne du 13 au 17 février 2012, la première carte complète du ciel du monoxyde de carbone sera présentée. Ce dernier est un constituant des nuages froids présents dans les galaxies et, en particulier, dans la Voie Lactée. Composés essentiellement de molécules d’hydrogène, ils sont les réservoirs à partir desquels se forment les étoiles. Les molécules d’hydrogène sont cependant difficiles à détecter. Bien que beaucoup moins abondant, le monoxyde de carbone, qui se forme dans des conditions similaires, émet un rayonnement caractéristique. Pour cette raison, les astronomes l’utilisent comme traceur pour cartographier les nuages d’hydrogène. « Il se trouve que Planck est un excellent détecteur de monoxyde de carbone sur l’ensemble du ciel », indique Jonathan Aumont, de l’Institut d’Astrophysique de Paris.


Cartes du ciel présentant la distribution du monoxyde de carbone, traceur des Nuages Moléculaires, détectée
par l’instrument HFI du satellite Planck. Les grandes structures en filigrane sont
liées à des artefacts du traitement des données et n’ont rien de réel.
Crédits: ESA/consortia HFI/LFI
Les campagnes d’observations du monoxyde de carbone réalisées à partir de télescopes radio demandent beaucoup de temps et sont donc limitées aux portions du ciel où l’on soupçonne, l’existence de ces Nuages Moléculaires. « Le grand avantage de Planck est qu’il balaie systématiquement l’ensemble du ciel, ce qui nous a permis de détecter des concentrations de gaz moléculaire là où on ne les attendait pas », précise Jonathan Aumont.


Superposée en rouge, la carte précédente de 2001 (le contour indique les zones observées). De nombreux Nuages Moléculaires
se trouvent dans des régions éloignées du plan galactique et étaient jusqu’alors inconnus.
Crédits: ESA/consortia HFI/LFI+ T. dame et al., 2001
Une émission micro-onde inexpliquée au cœur de notre Galaxie
Planck a également mis en évidence un mystérieux « voile micro-onde » qui, à ce jour, reste inexpliqué. Ce voile provient de la région entourant le centre galactique et se manifeste sous une forme similaire à ce que les scientifiques appellent l’« émission synchrotron ». Cette dernière est produite lors du passage d’électrons - préalablement accélérés par des explosions de supernova - dans des champs magnétiques. Ce rayonnement présente ce que les chercheurs appellent un spectre plus « dur » - son émission ne décroit pas aussi rapidement lorsque l’énergie augmente - que ce qui est observé ailleurs dans la Voie Lactée pour ce type d’émission.

Afin d’expliquer ce curieux comportement, plusieurs hypothèses ont été formulées, tel un plus fort taux de supernovae, la présence de vents galactiques ou encore l’annihilation de particules de matière noire. Jusqu'à présent, aucune n’a pu être validée.

Les multiples sciences de Planck
L’objectif premier de la mission Planck est d’observer le Fond Diffus Cosmologique (CMB), relique du Big-Bang et plus lointaine lumière qui nous parvienne, et de décrypter l’information qu’il contient sur l’Univers, ses constituants élémentaires et l’origine de sa structure. Pour ce faire, toutes les autres émissions, dites d’avant-plan, doivent être identifiées et séparées. Le large domaine spectral de Planck (de 300 microns à 11mm environ) couvre en effet des émissions venant de sources aussi variées que les nuages de poussières interstellaires, les myriades de galaxies constellant le ciel ou encore les amas de galaxies, ces monstres qui modifient le spectre et donc la température apparente du CMB. En outre, les détecteurs de Planck étant très sensibles aux particules très énergétiques du rayonnement cosmique, les données doivent être « nettoyées » des effets de ce bombardement.

Ce travail complexe, qui nécessite une compréhension très poussée du fonctionnement des instruments et de l’astrophysique en général, est effectué par un consortium de spécialistes. La France a notamment la charge de l’analyse des mesures de HFI (High Frequency Instrument), qui fournit 6 des 9 canaux de mesure de Planck. Soutenus par le CNES, un grand nombre de laboratoires du CNRS (INSU et IN2P3) et du CEA, sous la coordination de l’Institut d’Astrophysique de Paris qui héberge d’ailleurs le supercalculateur effectuant tous les calculs, sont à l’œuvre depuis bien avant le lancement de Planck. Cet effort, qui a déjà fourni des résultats étonnants sur les avant-plans - conférence de la Villette en 2011 et maintenant de Bologne, sera couronné début 2013 par la publication de la carte de l’émission du CMB avec une précision inégalée.

Du 15 Février 2012
Source Cnes: http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/9950-st-planck-et-les-avant-plans.php

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Lun 20 Fév 2012 - 22:34

Planck dévoile les molécules de la Galaxie

Une cartographie du gaz moléculaire froid de notre galaxie, par le satellite européen Planck, a été rendue publique cette semaine lors d'une conférence à Bologne. Elle révèle des concentrations de monoxyde de carbone (CO) dans des régions inexplorées du ciel.

Là où naissent les étoiles
Le monoxyde de carbone est considéré comme le meilleur traceur de l'hydrogène moléculaire (H2) froid. Ce gaz ne rayonne pas par lui-même, mais constitue l'écrasante majorité du gaz moléculaire au sein duquel se forment les étoiles. Planck vient d'en faire la première carte du ciel complète, avec une acuité meilleure que les grands relevés précédents (voir ci-dessous).


La carte globale de l'émission du monoxyde de carbone réalisée par Planck (en bleu) va bien au-delà
des régions cartographiées jusqu'ici (en rouge, essentiellement le plan galactique).
©ESA/Planck collaboration
Brume micro-onde
Le satellite européen a aussi détecté une mystérieuse émission micro-onde enveloppant le centre galactique. La source exacte de ce rayonnement synchrotron, émis par des électrons accélérés dans un champ magnétique, n'est pas claire. Elle pourrait être liée à un taux important de supernovae dans cette région, à des vents galactiques, voire à la présence de matière noire.


Le complexe moléculaire de Céphée observée en 2001 et par Planck en 2012.
© ESA/Planck collaboration
L'émission du CO comme le rayonnement synchrotron proviennent de sources à l'avant-plan de l'objectif réel de Planck. L'observation du Fond Diffus Cosmologique (CMB), le rayonnement fossile de l'Univers, dont la carte est attendue pour janvier 2013.

David Fossé, le 15 février 2012

Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8597

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MessageSujet: Re: Du nouveau sur la Voie Lactée   Jeu 10 Mai 2012 - 19:38

Une atteinte sérieuse à la théorie de la matière noire ?

Une nouvelle étude met en évidence un mystérieux déficit de matière noire dans le voisinage du Soleil. L’étude la plus précise jamais réalisée sur les mouvements des étoiles dans la Voie Lactée n’a trouvé aucune preuve de la présence de matière noire dans une zone relativement grande autour du Soleil. Selon la théorie largement acceptée, le voisinage du Soleil était supposé être rempli de matière noire, une mystérieuse substance invisible que l’on ne peut détecter que de manière indirecte, grâce à la force gravitationnelle qu’elle exerce. Mais, une nouvelle étude menée par une équipe d’astronomes au Chili a trouvé que cette théorie ne concordait pas avec les faits observationnels. On peut donc supposer que les tentatives de détection de manière directe des particules de matière noire sur Terre risquent très probablement de n’apporter aucun résultat.

Une équipe d'astronomes utilisant le Télescope MPG/ESO de 2,2m à l'Observatoire de La Silla de l'ESO, ainsi que d'autres télescopes, a cartographié les mouvements de plus de 400 étoiles situées jusqu'à 13.000 al. du Soleil. A partir de ces nouvelles données, ces astronomes ont calculé la masse de matière aux alentours du Soleil, dans un volume quatre fois plus grand que ce qui avait été considéré auparavant. « La quantité de masse que nous avons déduite correspond très bien à ce que nous voyons- les étoiles, la poussière et le gaz - dans la région autour du Soleil », explique le responsable de l'équipe, Christian Moni Bidin du Departamento de Astronomía, Universidad de Concepción, Chile. « Mais cela ne laisse aucune place pour la matière supplémentaire - la matière noire que nous pensions trouver. Nos calculs montrent qu'elle aurait dû clairement ressortir dans nos mesures. Mais elle n'est pas là ! »


Cette vue d'artiste montre la Voie Lactée. Le halo bleu de matière entourant la galaxie indique la distribution que nous imaginons
de la mystérieuse matière noire, qui a été dans un premier temps introduite par les astronomes pour expliquer les
caractéristiques de la rotation de la Galaxie. Aujourd'hui, cette mystérieuse matière noire est également considérée
comme un composant essentiel de la théorie en vigueur sur la formation et l'évolution des galaxies. Les
nouvelles mesures montrent que la quantité de matière contenue dans une grande région autour du
Soleil est bien plus petite que ce que les modèles prédisent et indiquent qu'il n'y a
pas de matière noire en quantité significative dans notre voisinage.
Crédit: ESO/L. Calçada
La matière noire est une mystérieuse substance que l'on ne peut pas voir, mais que l'on détecte par les effets de son attraction gravitationnelle sur la matière qui l'entoure. Cet « ingrédient » supplémentaire du Cosmos était à l'origine supposé expliquer pourquoi les parties extérieures des galaxies, incluant la Voie Lactée, avaient une vitesse de rotation si importante, mais la matière noire est aussi considérée maintenant comme un composant essentiel de la théorie de formation et d'évolution des galaxies. Aujourd'hui, il est largement accepté que ce composant sombre constitue environ 80% de la masse de l'Univers, bien que nous n'ayons toujours pas réussi à comprendre sa nature, qui reste de fait très obscure. Jusqu'à présent, toutes les tentatives pour détecter de la matière noire en laboratoires, sur Terre, ont échoué.

En mesurant avec une très grande attention les mouvements de beaucoup d'étoiles, et plus particulièrement de celles qui se situent loin du plan de la Voie Lactée, l'équipe a pu aborder la question à l'envers pour déduire la quantité de matière présente. Les mouvements sont le résultat de l'attraction gravitationnelle mutuelle de toute la matière, qu'il s'agisse de la matière normale comme les étoiles ou de la matière noire. Les modèles astronomiques existants pour montrer comment les galaxies se forment et tournent suggèrent que la Voie Lactée est entourée par un halo de matière noire. Ces modèles ne sont pas capables de prédire précisément la forme de ce halo, mais ils supposent la présence très importante de matière noire dans le voisinage du Soleil. Mais, pour pouvoir expliquer l'absence de matière noire révélée dans cette nouvelle étude, il faudrait supposer que le halo de matière noire a une forme vraiment peu probable, par exemple une forme extrêmement allongée.


Vue d’artiste de la distribution de matière noire telle que nous l’imaginons autour de la Voie Lactée. La sphère bleue centrée sur la position
du Soleil montre la taille approximative de la zone ayant fait l’objet de ce nouveau sondage, mais pas sa forme précise.
Crédit: ESO/L. Calçada
Les nouveaux résultats signifient également que les tentatives pour détecter de la matière noire depuis la Terre en essayant de repérer de rares interactions entre les particules de matière noire et la matière normale risquent très probablement de n'apporter aucun résultat. « Malgré les nouveaux résultats, la Voie Lactée doit certainement tourner beaucoup plus vite que ce que l'on peut expliquer avec la seule matière visible. Aussi, si la matière noire n'est pas présente là où on l'attend, une nouvelle explication au problème de la masse manquante doit être trouvée. Nos résultats contredisent les modèles en vigueur. Le mystère de la matière noire en devient juste encore plus mystérieux. De prochains sondages, tels que ceux de la mission Gaia de l'ESA, seront cruciaux pour avancer au-delà de ce point », conclut Christian Moni Bidin.

* L'article scientifique: ApJ preprint

Communiqué de presse, du 18 avril 2012
Source ESO France: http://www.eso.org/public/france/news/eso1217/

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