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 Les Tirs d'ARIANE 5...

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tanka
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MessageSujet: Re: Les Tirs d'ARIANE 5...   Ven 17 Fév 2012 - 21:03

Vega décolle vers le marché des petits satellites

La nouvelle fusée européenne Vega a décollé impeccablement, ce lundi 13 février 2012 du Centre Spatial Guyanais, près de Kourou à 11h00 heure légale française. A son bord, neuf petits satellites. Les trois étages à poudre ont bien fonctionné, de même que le quatrième étage. 55mn après le lancement, LARES, l'un des satellites était largué sur son orbite. Un quart d'heure plus tard, tous ses autres "passagers" étaient libérés à leur tour.

Le marché des petits satellites
L'Agence Spatiale Européenne, avec Ariane 5 et la fusée russe Soyouz, possède déjà deux lanceurs capables d'expédier en orbite de gros satellites. Ariane 5 peut satelliser 10t et Soyouz 3t. Vega, avec ses 30m de haut, vise un marché plus modeste avec des charges ne dépassant pas 1,5t. Avec un rythme de deux lancements par an, chaque tir reviendrait à 32 millions d'euros. Si la cadence passe à quatre lancement annuels, le prix chute à 21 millions d'euros par lancement.


Vega VV01 sur son pas de tir.
Crédits: ESA/M. Pedoussaut
Une naissance hésitante
Au début des années 1990, quand l'Agence Spatiale Italienne (ASI) a proposé le projet, plusieurs membres de l'ESA étaient sceptiques sur la viabilité de ce marché des petits satellites. Notamment en raison du fait que le marché visé était occupé par d'anciens missiles russes très peu chers. L'Allemagne a d'ailleurs refusé de participer. La France s'est finalement laissée convaincre pour financer 25% du projet. La construction de Vega a débuté en 1998.

Un lanceur à poudre
Vega est une fusée composée de trois étages à poudre et d'un quatrième étage à carburants liquides. Ce dernier doit pouvoir s'allumer cinq fois successivement pour placer plusieurs charges sur différentes orbites. Pour ce premier vol, cet étage est ukrainien. Mais d'ici le troisième vol de qualification, l'ESA devrait le remplacer par un étage entièrement construit par ses pays membres. Les fusées Vega sont lancées depuis l'ancien pas de tir des fusées Ariane 1 à 4. Celui-ci était désaffecté depuis quelques années. Il a été reconstruit entièrement pour permettre de lancer 4 fusées Vega par an.


Premier lancement de la fusée européenne Vega.
Crédit: S. Corvaja/ESA/C&E Photos
Quatre vols de qualification
Le tir du 13 février 2012 n'est que le premier d'une série de quatre destinés à qualifier le lanceur. Ce n'est qu'ensuite que commenceront les vols commerciaux à proprement parler. Aujourd'hui, le marché des petits satellites a changé. Les missiles russes sont plus chers qu'à leurs débuts, notamment parce qu'ils sont moins nombreux. Et les concurrents, le Brésil, l’Inde, ne sont pas complètement prêts. Avec 21 millions d'euros par lancement, Vega semble aujourd'hui très compétitif.

Philippe Henarejos, le 13 février 2012
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8583

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MessageSujet: Re: Les Tirs d'ARIANE 5...   Ven 17 Fév 2012 - 22:03

Le premier tir de la fusée Vega à Kourou

Ce matin aura lieu à Sinnamary le tir VV01 du nouveau lanceur Vega. Suivez-le ici même, en direct, à partir de 11h00. Pour ce premier vol de qualification, la nouvelle fusée européenne doit démontrer qu'elle peut remplir sa mission, lancer des satellites et des charges utiles auxiliaires. La difficulté technique consiste à les séparer après une série de manœuvres orbitales qu’effectuera l’AVUM, pièce maîtresse du lanceur et d'origine russo-ukrainienne.

Si les conditions météorologiques sont favorables, le premier lancement de Vega est prévu aujourd’hui, à l’intérieur d’une fenêtre de tir s’ouvrant à 11h00 et se fermant à 14h00, heure française. Ce premier vol de qualification emporte une charge utile de neuf satellites dont la boule géodésique à facettes LARES de 390kg, le microsatellite de l’Université italienne de Bologne AlmaSat-1 de 12,5kg et deux canisters contenant 7 nanosatellites d’environ 1kg chacun. Ces satellites seront séparés du lanceur en deux fois au terme de manœuvres orbitales qui signeront l’échec ou la réussite de la mission. Autrement dit, si le comportement des trois étages du lanceur sera suivi avec attention, le succès de la mission repose sur l’AVUM (Attitude and Vernier Upper Module), un module supérieur à ergols stockables d’origine russo-ukrainienne qui permet le contrôle d'attitude et d'orbite, la séparation des satellites et la désorbitation.

Vega, les temps forts du vol
Après l’extinction et la séparation de l’étage Zefiro-9, l’AVUM va entrer en action 5,54mn après le décollage de Vega. Ce premier allumage surviendra à 185km d’altitude puis un deuxième (48km, 7mn), qui doit permettre au lanceur de circulariser son orbite et d’atteindre l'altitude de 1.450km et l'inclinaison à 70° de visées. La séparation du premier satellite LARES surviendra 55mn après le décollage. Un troisième allumage d’AVUM sera nécessaire pour abaisser le périgée à 350km et permettre la séparation des 8 autres satellites. La fin de la mission étant prévue 1,21h après le décollage.


module AVUM, préparé chez Avio en juillet 2011, se compose de deux parties. Une constituée de la propulsion
(Avum Propulsion Module) et l'autre qui embarque l'avionique (Avum Avionics Modul).
© Esa/S. Corvaja
Le succès de ce lanceur que l’on présente comme européen repose donc sur l’utilisation d’une technologie russo-ukrainienne. Le Consortium Vega assume ce choix industriel et le justifie en arguant qu'il permet d’utiliser des éléments déjà existants, simplement adaptés pour, ensemble, composer Vega. Cette stratégie industrielle est d’ailleurs la première cause du retard dans le développement de ce lanceur dont le premier vol était prévu au milieu des années 2000. En effet, l’une des principales difficultés a été l'intégration des différents étages, basés sur des technologies qui proviennent de différents pays européens et extracommunautaires comme la Russie, l’Ukraine et Israël.


Le premier vol de qualification de Vega (VV01), ici sur son pas de tir à côté de celui d'Ariane 5, sera suivi du programme
d'accompagnement VERTA qui finance les cinq premiers vols ainsi qu'une amélioration des performances du lanceur.
© Esa/S. Corvaja
Un retard qui n’est pas sans conséquence sur la politique européenne en matière de lancements. L’Esa qui comptait utiliser Vega pour déployer les satellites Sentinels, dédiés au programme européen de Surveillance Globale pour l’Environnement et la Sécurité (GMES), vient de choisir le lanceur russe pour en lancer deux. « Eurockot, une joint-venture entre Astrium et le constructeur spatial russe Khrounitchev a en effet été choisie pour lancer les satellites Sentinels 2a et Sentinels 3b afin de réduire les risques que Vega ne soit pas prêt à temps après la qualification mais également pour des raisons financières », nous a expliqué l’Esa. Plus tôt dans l’année, Arianespace avait signé avec l’Esa, pour le compte de l’Union Européenne les contrats de lancements des satellites Sentinelle 2b et Sentinelle 3b dans la période 2014-2016.

* European Launch Vehicle (Vega)
* Les lanceurs de l'ESA
* Arianespace

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 13 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-direct-le-premier-tir-de-la-fusace-vega-a-kourou_36714/

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MessageSujet: Re: Les Tirs d'ARIANE 5...   Ven 17 Fév 2012 - 22:11

La fusée Vega a réussi sa mission

Le tir du nouveau lanceur Vega s'est bien déroulé et la fusée a placé ses neuf satellites. Retrouvez ici la vidéo du lancement depuis Kourou, à l'occasion du premier bilan de l'opération, diffusé par l'Esa.

Avec Vega, qui vient compléter la famille des lanceurs disponibles à Kourou, l'Europe est désormais à même de répondre à toute la gamme des besoins de lancement, que ce soit pour mettre sur orbite des petits satellites scientifiques et d'observation de la Terre ou pour entreprendre des missions de vaste envergure comme l'envoi de véhicules Esa de ravitaillement à destination de la Station Spatiale Internationale. Vega a décollé pour la première fois à 10h00 TU soit 11h00 heure française, 7h00 heure locale de son nouveau pas de tir, et son vol de qualification s'est parfaitement déroulé. La capacité de Vega lui permet d'emporter toute une gamme de satellites légers de 300kg à 2.500kg vers un vaste éventail d'orbites, depuis les orbites équatoriales jusqu'aux orbites héliosynchrones. Sa mission de référence consiste à placer une charge de 1.500kg sur une orbite héliosynchrone circulaire à 700km d'altitude. Vega complète donc les services de lancement proposés par l'Europe, qui dispose déjà de son lanceur lourd Ariane 5 et du lanceur de catégorie moyenne Soyouz, tous deux opérationnels.


Le premier tir (VV01) de la fusée Vega s'est parfaitement déroulé.
© Esa
L'association de ces trois systèmes de lancement exploités en Guyane française va également renforcer l'efficacité de l'infrastructure de lancement de l'Europe, puisque les coûts d'exploitation seront répartis sur un plus grand nombre de lancements. « En un peu plus de trois mois, l'Europe a porté le nombre de ses lanceurs opérationnels de un à trois, ce qui accroît significativement la gamme des services de lancement proposés par l'opérateur européen Arianespace. Désormais, tous les satellites européens, quelles que soient leurs caractéristiques, peuvent être mis sur orbite par un lanceur européen, déclare le directeur général de l'Esa, Jean-Jacques Dordain. C'est un grand jour pour l'Esa, pour ses États membres, en particulier pour l'Italie où Vega est né, pour l'industrie européenne et pour Arianespace. »

Le développement du lanceur Vega a débuté en 2003. Sept États membres de l'Esa ont contribué au programme: Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Suède et Suisse. « L'Europe peut être fière aujourd'hui, de même que les quelque 1.000 personnes qui ont contribué au développement du système de lancement de petits satellites le plus moderne et le plus compétitif au monde », déclare Antonio Fabrizi, directeur des lanceurs de l'Esa. « L'Esa, avec le soutien technique des Agences Spatiales Italienne et française, et les quelque 40 industriels coordonnés par le maître d'œuvre ELV SpA, ont relevé cet immense défi devenu réalité après moins de dix ans de travaux de développement. »

Le tir VV01 de Vega en détail
Les trois étages à propergol solide de Vega ont fonctionné comme prévu. Puis le module supérieur a accompli une série de manœuvres pour atteindre une orbite circulaire à une altitude de 1.450km inclinée à 69,5° par rapport à l'équateur. Il a alors procédé au largage de sa charge utile principale, le satellite LARES d'étude de la relativité par réflexion laser, sphère de 37,6cm de diamètre en alliage de tungstène équipée de 92 rétroréflecteurs laser. Ces miroirs permettront de réaliser des mesures à distance de haute précision afin d'étudier l'effet Lense-Thirring prédit par la théorie de la Relativité d'Einstein.

Le module supérieur a ensuite effectué de nouvelles manœuvres pour abaisser son périgée à 350km de façon à se placer sur l'orbite voulue pour larguer le microsatellite de démonstration technologique AlmaSat-1 et sept picosatellites CubeSat fournis par des Universités. Les ergols restant dans le module supérieur ont alors été largués, avant l'extinction du moteur. Afin de limiter les risques de production de nouveaux débris spatiaux, le module supérieur de Vega se trouve sur une orbite qui lui permettra de rentrer dans l'atmosphère dans quelques années. Il se consumera alors au cours de sa descente et seuls des fragments de petite taille atteindront le sol. La mission VV01 a été l'occasion de recueillir un grand volume de données sur les performances de Vega et sur l'environnement dans lequel les charges utiles ont évolué.


Le lanceur Vega au décollage le lundi 13 février
à 10h00 TU, pour la mission VV01. Le premier étage
P80FW développe une poussée de 2.100kN.
© Esa
Dans les prochaines semaines, ces informations seront analysées de manière approfondie pour confirmer la qualification complète du système de lancement Vega. Celui-ci sera alors transmis à Arianespace qui assurera sa commercialisation et son exploitation. Le premier étage P80FW a démontré dans des conditions de vol de nouvelles technologies concernant les moteurs à propergol solide. Il s'agit en effet du plus gros moteur monolithique à propergol solide jamais lancé, qui se caractérise par un corps de propulseur en composite, une tuyère de pointe et des vérins électromécaniques pour le pilotage, ce qui constitue une première mondiale pour un moteur de cette taille. Ces technologies seront naturellement utilisées sur les vols ultérieurs de Vega et sont de plus désormais disponibles pour les futurs lanceurs étudiés par l'Esa dans le cadre de l'initiative Lanceur de Nouvelle Génération (NGL).

Les futures missions, l’étude des vents, véhicule de rentrée atmosphérique...
Le programme Vega peut maintenant passer à une nouvelle phase dénommée VERTA pour Programme d'Accompagnement de Recherche et Technologie Vega. Sous couvert de VERTA, Vega procédera au lancement de diverses missions scientifiques et technologiques. Le prochain vol, prévu début 2013, emportera le satellite de télédétection Proba-V de l'Esa ainsi que de multiples charges utiles auxiliaires. Les autres prochaines missions de l'Esa au titre de VERTA sont ADM-Aeolus (étude des profils de vent), Lisa Pathfinder (démonstrateur technologique de la détection d'ondes gravitationnelles) et le véhicule expérimental intermédiaire (IXV), qui fera la démonstration de technologies avancées de rentrée atmosphérique.

Le premier contrat commercial concernant Vega a déjà été signé par Arianespace, l'opérateur commercial du lanceur, et d'autres contrats sont en cours de négociation. À la suite d'une mise en concurrence, Arianespace s'est vu attribuer en décembre 2011 le contrat de lancement des satellites Sentinelle 2b et Sentinelle-3b au moyen du lanceur Vega, dans le cadre du programme Surveillance Mondiale pour l'Environnement et la Sécurité (GMES) de l'Esa.

* Le communiqué de l'ESA

Source: ESA, le 13 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-video-la-fusee-vega-a-reussi-sa-mission_36739/

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MessageSujet: Re: Les Tirs d'ARIANE 5...   Ven 2 Mar 2012 - 20:08

L'avenir de la fusée Vega à l’étude

Le petit lanceur Vega, qui vient de réussir son premier vol, a un potentiel de développement important. Italiens et Allemands vont travailler au remplacement du quatrième étage, l’AVUM (Attitude and Vernier Upper Module), la seule partie non européenne du lanceur.

Encore sous le charme du premier lancement réussi du petit lanceur Vega, aussi appelé lanceur pour la science, les agences spatiales italiennes et allemandes se sont rapprochées pour réfléchir à une possible coopération dans le remplacement des parties non européennes du lanceur. En effet, pour les Européens, une des priorités est de remplacer l’étage ukrainien AVUM et son moteur RD 868. Ce module supérieur à ergols stockables est utilisé pour le contrôle d'altitude et d'orbite, la séparation des satellites et la désorbitation. Actuellement, l’Italie est le principal contributeur à son financement (58%) et verrait d’un bon œil l’arrivée de l’Allemagne, grande absente de ce programme.


Après un premier vol réussi (à l'image la coiffe du premier Vega) et la signature des premiers contrats commerciaux,
Vega lancera des satellites Sentinelle, Arianespace table, dans un premier temps, sur deux vols par an.
© Esa/Cnes/Arianespace
Selon Enrico Saggese, président de l'Agence Spatiale Italienne (ASI), Johann-Dietrich Wörner, président exécutif du Centre aérospatial allemand (DLR) estime que "l’Allemagne est prête à se joindre au programme Vega". Une évolution d’autant plus probable qu’un rapport sur l’avenir de la politique spatiale européenne en matière de lanceurs, remis au Premier ministre français en mai 2009, préconisait de disposer à l’horizon 2020-2025 d’un successeur à Soyouz ST, la version du lanceur russe utilisée depuis la Guyane.

Vega va évoluer
Cela dit, que ce soit en France ou en Italie, on n'a pas attendu le premier lancement de Vega pour travailler sur son évolution future. Les premières études exploratoires menées dans le cadre du programme Vega Plus permettent de se faire une idée de ce que pourrait être Vega 2. Outre le remplacement de l’AVUM, il est envisagé de pousser le premier étage avec un P100 en remplacement du P80. À l’étude également, le remplacement des deuxième et troisième étages, Z9 et Z23. Il pourrait se faire par un étage plus performant sur la base de l’Aestus, le moteur de l’étage EPS utilisé dans plusieurs versions d’Ariane 5 dont une employée pour lancer l’ATV, ou bien par un étage de type LOX-méthane, voire avec un étage cryogénique se basant sur le Vinci en cours de développement pour Ariane 5 ME -ex-Ariane 5 ECB.


Si avec Vega Arianespace complète astucieusement sa gamme de lanceurs, les évolutions futures de ce lanceur pourraient bien éliminer
Soyouz de la Guyane. Cela dit, la première priorité reste d'européaniser les étages qui ne le sont pas.
© Esa/S. Corvaja
En attendant, Vega est promis à une belle carrière commerciale qui devrait se traduire par deux à quatre vols par an. Ce lanceur vise le marché des lancements de petits satellites, actuellement dominé par d’anciens missiles russes reconvertis en lanceurs. Vega est proposé au prix de 32 millions d’euros. Un coût plus élevé que les missiles russes mais qui se justifie notamment par une capacité de lancement supérieure en moyenne de 20% par rapport à ses concurrents et le savoir-faire d’Arianespace en préparation des lanceurs. Comme le souligne Francesco De Pasquale, directeur général de ELV SpA, la société italienne en charge de Vega, « le Centre Spatial Guyanais (CSG) et ses installations sont des atouts indéniables sur ce marché très concurrentiel. »

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 1er mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/lavenir-de-la-fusace-vega-a-laactude_37049/

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MessageSujet: Re: Les Tirs d'ARIANE 5...   Sam 24 Mar 2012 - 19:01

Lancement du cargo Edoardo Amaldi, J-1

Ariane 5 est prête au décollage. Le 23 mars, à 5h34 du matin, elle va effectuer son premier lancement de l’année 2012 avec à son bord le cargo de ravitaillement ATV-3 Edoardo Amaldi. Dans moins de 12h, à 1h34 du matin pour la Guyane et 5h34 pour la métropole, Ariane 5 va décoller du Centre Spatial Guyanais (CSG). Sous sa coiffe, l’ATV-3 Edoardo Amaldi, le 3e cargo européen chargé de ravitailler la Station Spatiale Internationale en vivre et en matériel.

Comme on le voit sur cette photo prise le 21 mars, Ariane 5 et le cargo, qui ne pèse pas moins de 20t, ont quitté le Bâtiment d’Assemblage Final (BAF) pour rejoindre la Zone de Lancement (ZL). C’est ici, au dernier moment, que les réservoirs de l’étage principal seront remplis d’un mélange d’oxygène et d’hydrogène liquide.


Le lanceur Ariane 5 en Zone de Lancement 3 avec à son bord l'ATV-3 Edoardo Amaldi.
Crédits: ESA/CNES/ARIANESPACE
Les 4 mâts autour du pas de tir servent à protéger le lanceur de la foudre. On aperçoit également, à gauche d’Ariane, un immense château d’eau de 90m de haut. A quoi sert-il ? A déverser de l’eau sur la table de lancement au moment du décollage pour atténuer le bruit et éviter un choc thermique !

Le centre de contrôle de l’ATV, basé au Centre spatial de Toulouse, suivra les opérations 24h/24 pendant toute la durée de la mission. Et pour les curieux et les lève tôt, il est possible de suivre le décollage d’Ariane 5 en direct, sur le site de l’ESA et en temps réel sur Twitter, en suivant le hashtag #ATV3.

L'actualité spatiale, du 22 mars 2012
Source Cnes: http://image-cnes.fr/6-silence-on-lance/lancement-du-cargo-edoardo-amaldi-j-1/

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MessageSujet: Re: Les Tirs d'ARIANE 5...   Sam 24 Mar 2012 - 19:36

Le vaisseau ravitailleur intelligent de l’Europe
en route pour la Station spatiale

Un lanceur Ariane 5 exploité par Arianespace a décollé du Port spatial de l’Europe à Kourou en Guyane aujourd’hui à 4h34 TU, soit 5h34 heure de Paris, 1h34 heure locale, emportant à son bord le Véhicule de Transfert Automatique (ATV) ]Edoardo Amaldi de l’ESA, qui doit rejoindre la Station Spatiale Internationale.

L’ATV, vaisseau spatial le plus complexe que l’Europe ait jamais conçu, s’apprête à livrer du fret de première importance à l’avant-poste orbital. Il devra aussi rehausser l’orbite de la station, à laquelle il restera raccordé environ cinq mois. Edoardo Amaldi est le troisième d’une série de cinq ATV développés par l’Europe pour s’acquitter de ses obligations en matière de coûts d’exploitation de la station.


Vendredi 23 mars 2012, le décollage d'Ariane 5 VA205 avec l'ATV Edoardo Amaldi à son bord.
Credits: ESA - S. Corvaja, 2012
Ce troisième ATV est le premier à être programmé et lancé en respectant l’intervalle d’un an prévu par rapport à la mission précédente. « Grâce à la détermination et aux compétences de ses industriels, de ses agences spatiales nationales et de l’ESA, qui ont travaillé main dans la main, l’Europe est aujourd’hui en mesure d’assurer une desserte annuelle de la Station spatiale », a déclaré Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA.

Lancement de l'ATV-3 Edoardo Amaldi depuis le Port spatial de l’Europe à Kourou en Guyane française.
Cliquez sur l'image pour pour revoir le lancement.
Credits: ESA
Visionnez la retransmission complète du lancement.

« L’ATV-3 illustre la capacité de l’Europe à exécuter périodiquement des missions ambitieuses pour contribuer aux opérations hautement complexes qu’exigent les vols spatiaux habités, en coordination avec ses partenaires internationaux. » L’ATV est équipé de moyens de navigation de haute précision, d’un logiciel de vol hautement redondant et d’un système d’évitement des collisions entièrement indépendant et autonome possédant ses propres capacités de contrôle, de propulsion et d’alimentation en énergie.


Une vue finale du Véhicule de Transfert Automatisé Edoardo Amaldi avant son installation sur la fusée Ariane.
Credits: ESA/CNES/Arianespace/Optique Video du CSG - J.M. Guillon
« Nous sommes fiers que l’ESA ait produit le véhicule de desserte le plus sophistiqué pour la Station spatiale », a déclaré Thomas Reiter, Directeur des Vols habités et des Opérations à l’ESA. « À partir des capacités et du savoir-faire développés par l’ESA et l’industrie européenne dans le cadre du programme ATV, nous pouvons maintenant faire évoluer cette technologie et, ainsi, voir s’ouvrir de nouvelles perspectives de contribuer à l’avenir des missions d’exploration spatiale. » Le lanceur et sa charge utile de 20t ont survolé l’Océan Atlantique en direction des Açores et de l’Europe.


L'ATV-3 sur Ariane. Le 21 mars 2012, Ariane 5 et l'ATV Edoardo Amaldi
sur le pas de tir de Kourou, en Guyane française.
Credits: ESA - S. Corvaja, 2012
Le premier allumage de l’étage supérieur d’Ariane, qui a duré huit minutes, a permis à l’ATV-3 de se placer sur une orbite terrestre basse inclinée à 51,6° par rapport au plan de l’équateur. À l’issue d’une phase balistique de 42mn, l’étage supérieur s’est rallumé pour circulariser l’orbite à 260km d’altitude. La séparation entre le vaisseau ravitailleur et l’étage supérieur a eu lieu après quelque 64mn de vol. Vingt-cinq minutes plus tard, l’ATV-3 a commencé à déployer ses quatre panneaux solaires. Cette opération, qui n’a duré que quelques minutes, a marqué la fin de la phase de lancement.


Ariane sur l'ELA-3. Credits: ESA - S. Corvaja, 2012
L’ATV Edoardo Amaldi exécute maintenant une série de manœuvres afin de rejoindre la Station spatiale le 28 mars à 22h34 TU, soit 0h34 heure de Paris, selon les prévisions actuelles, et de s’amarrer par ses propres moyens au module russe Zvezda. Pendant la mission, le suivi du vaisseau ravitailleur est assuré par le Centre de Contrôle de l’ATV (ATV-CC), en collaboration avec les centres de contrôle de la Station spatiale situés à Moscou et à Houston. L’ATV-CC est installé à Toulouse en France, dans les locaux du CNES. Pour en savoir plus sur l’ATV, consulter le site http://www.esa.int/ATV

Du 22 mars 2012
Source ESA: http://www.esa.int/esaCP/SEMNYS2T00H_France_0.html

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MessageSujet: Re: Les Tirs d'ARIANE 5...   Dim 25 Mar 2012 - 23:40

L'ATV-3 Edoardo Amaldi s'est envolé vers la Station spatiale

Tôt ce matin, une Ariane 5 ES a lancé avec succès le troisième ATV, le cargo automatique de l’Agence Spatiale Européenne, à destination de l'ISS. Le rendez-vous avec l’ISS est prévu dans la nuit du 28 au 29 mars. Il y restera amarré quelques mois, avant d’être désintégré dans l’atmosphère.

Le troisième ATV, baptisé Edoardo Amaldi, a décollé ce matin du centre spatial de Kourou, 1h34 en heure locale, soit 5h34 en Métropole. L'heure, à la seconde près, était celle qui était prévue, et il ne pouvait en être autrement. Pour ce lancement, en effet, la fenêtre de tir, laps de temps à l’intérieur duquel le lanceur peut décoller, était réduite à un "H0" large d'une seconde, faute de quoi le lancement aurait été reporté au lendemain. Un rendez-vous avec l’ISS est une affaire de précision et seul un lancement H0 permet au lanceur de libérer l’ATV lorsqu'il se trouve exactement dans le plan orbital de l’ISS.


Le lanceur Ariane 5ES et l'ATV Edoardo Amaldi sur sa table de lancement, à quelques heures du décollage.
© S. Corvaja/Esa
Après une phase balistique de 45mn, l’étage supérieur d'Ariane 5 a été rallumé afin de circulariser l’orbite, orienter et séparer l’ATV sur l’orbite visée, à une altitude de 260km et à une vitesse d’environ 7.600m/s. La séparation d'Edoardo Amaldi avec le lanceur s’est faite 1h3mn50s après le décollage. L’amarrage avec la Station Spatiale Internationale est prévu dans la nuit du 28 au 29 mars, à plus de 350km d'altitude.

Une mission d'Ariane 5 sans coup férir
D’ici là, l’ATV va s’en approcher progressivement. Pour la rejoindre, il a été placé sur une orbite circulaire plus basse que l’ISS, ce qui lui permet d'être plus rapide. Jusqu'à l'ISS, le vol s'opère sous le contrôle des équipes de l'ATV-CC (ATV-Control Center) du Cnes, à Toulouse. Lorsqu’il l'aura rattrapée, l'ATV se positionnera dans l’axe du port d’amarrage du module russe Zvezda et s’en rapprochera mètre par mètre, jusqu’à l'amarrage. La manœuvre est effectuée de manière automatique par le cargo dont le système de contrôle comprend deux vidéomètres à laser fonctionnant durant les 300 derniers mètres. L'opération est surveillée par les astronautes de la Station et suivie en temps réel à l'ATV-CC.


Pour sa première mission de l'année, Arianespace a lancé avec succès un Véhicule de Transfert Automatique de l'Esa.
Ce troisième ATV a décollé à 5h34 du Centre Spatial Guyanais (CSG).
© Esa TV
L’ATV-3 transporte plus de 4t d’ergols et de gaz destinés à l’ISS, soit plus de 6t au total, avec le carburant dont il a besoin pour son trajet, et environ 2,2t de fret composées de 1.062 articles, répartis dans 153 sacs pour permettre aux astronautes de le décharger progressivement, en fonction de leurs besoins. Il emporte également un nouveau ventilateur destiné au laboratoire européen Columbus et une expérience de biologie humaine portant sur la gestion de l’énergie de l’organisme en condition de microgravité, en vue de futures missions spatiales.

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 23 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/latv-3-edoardo-amaldi-sest-envolac-vers-la-station-spatiale_37644/

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