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 LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...

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tanka
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MessageSujet: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mer 23 Mar 2011 - 18:31

Le GPS européen opérationnel dès 2014

Galileo, le futur système européen de localisation par satellites conçu pour concurrencer le GPS américain, sera disponible dès 2014. Les entreprises concernées ont commencé à recevoir les commandes...

La Commission européenne (UE) a passé les premiers contrats portant sur 14 satellites du système Galileo qui seront construits par la firme allemande OHB System AG. Les marchés relatifs au lancement des satellites et celui aux services de soutien du système Galileo ont été attribués respectivement à Arianespace et à Thales Alenia Space Italie. Quant aux marchés d'infrastructure de mission au sol, d'infrastructure de contrôle au sol et d'exploitation, ils seront attribués avant l’été. Cette phase de financement du programme, divisé en six lots, est chiffrée à quelque 3,4 milliards d'euros.

On sait depuis plusieurs mois qu’Arianespace lancera la totalité des satellites de la constellation mais on ne savait pas avec quels lanceurs. Dans le cadre de ce premier contrat, les 10 premiers satellites seront lancés à partir de la fin 2012 au moyen du Soyouz ST depuis le Centre spatial guyanais par grappe de 2. Les 4 derniers pourraient être lancés tous ensemble par une Ariane 5.


Arianespace lancera la totalité des satellites Galileo.
© Esa
Grand absent de ces premiers contrats, Astrium, la filiale de EADS, qui construit actuellement les 4 satellites IOV. Il semblerait que la Commission européenne compte appliquer une stratégie de double source d'approvisionnement afin de réduire les risques, au niveau notamment des délais de livraison, et d'accroître la flexibilité. Autrement dit, le prochain lot de satellites, probablement 8, lui sera attribué.

Une multitude d’applications encore à inventer
Avec Galileo, l'Europe possédera son propre système mondial de navigation par satellite et s'affranchira des services offerts par le GPS américain qui comportent de nombreuses restrictions et ne sont pas garantis. Galileo fournira des services de localisation à l’échelle de la planète bien plus précis et mieux sécurisés que le Standard Positioning Service du GPS.

Galileo proposera plusieurs niveaux de service à l'accès ouvert ou plus ou moins restreint. Pour cela, les satellites émettront chacun 10 signaux différents: 6 sont prévus pour des applications civiles, 2 pour des applications commerciales et 2 pour des services étatiques.
  • Le Service de base sera disponible gratuitement
  • Le Service commercial sera payant et le positionnement sera plus exact, plus fiable et la garantie de précision sera plus élevée
  • Le service dit vital offrira une précision égale au Commercial Service, avec cependant une sécurité de l'information plus élevée, telle que l'exige par exemple la navigation aérienne et maritime
  • Le service de recherche et de sauvetage transmettra en temps réel, en relation avec les satellites Cospas / Sarsat, la position des victimes d'accidents aériens, nautiques ou terrestres
  • Le service gouvernemental (Public Regulated Service) sera réservé aux organismes étatiques.

Les applications attendues et à inventer sont multiples: transport (circulation routière, ferroviaire, aérienne et maritime), énergie,
agriculture et pêche, navigation personnelle, recherche et sauvetage, gestion de crise (inondations, catastrophes maritimes,
marées noires, tremblement de terre, aide humanitaire), gestion environnementale,
loisirs, économie (finance, banque, assurance), etc.
© Esa
Cependant tous ces services ne seront pas tous complètement opérationnels en 2014. Les premiers ouverts seront le service de base, le service recherche et de sauvetage et celui, crypté, à usage des Etats pour des opérations de sécurité, voire militaires. Les autres n'atteindront leur capacité opérationnelle maximale qu'après le lancement des 30 satellites.

En effet, dans le cadre de ces premiers contrats, tous les satellites de la constellation n’ont pas été commandés. Il faut attendre les perspectives budgétaires 2013-2020 pour que l’UE puisse passer les contrats suivants. Une analyse de la qualité et du respect de la livraison, ainsi que des performances des satellites de l’un et l’autre contractant déterminera le fournisseur des satellites qui restent à déployer pour avoir une constellation complète en vers 2016.

Bref rappel historique du projet
L’Agence spatiale européenne et l’Union européenne ont lancé le projet Galileo de façon à s'affranchir des services offerts par le GPS américain, d’atteindre une indépendance dans ce domaine et d'acquérir une indépendance technologique par rapport aux Etats-Unis, comme elle a pu le faire dans le domaine de l'aviation (avec Airbus) ou des lanceurs (avec Ariane).

Après une phase définition qui a permis d’identifier les besoins et de s’assurer de la faisabilité technique du programme (début 2000), l’Agence spatiale européenne a lancé le développement des 4 satellites IOV en 2003 et passé les contrats définitifs avec l’industrie en 2006 après avoir validé les options techniques. Cette phase dite de développement et validation prendra fin en avril 2011 lorsque les 4 satellites IOV auront été lancés. L’étape suivante, le déploiement total de l’infrastructure spatiale et au sol (FOC dans le jargon de l’Esa, pour capacité opérationnelle totale), se fera en plusieurs phases. Les 14 satellites commandés aujourd’hui plus les 4 satellites IOV s’inscrivent dans cette étape. Ils permettent une capacité opérationnelle initiale de 18 satellites (6 sur chaque orbite).

Concrètement, l’Agence spatiale européenne a d’ores et déjà lancé 2 satellites (Giove A et Giove B) et s’apprête à lancer les 4 satellites opérationnels IOV afin de valider d’ici 2010 le segment spatial de base de Galileo et le segment sol associé (4 satellites est le minimum requis pour garantir l'exactitude de la localisation et la synchronisation sur les sites témoins choisis). Le lancement des 2 premiers satellites IOV est prévu pour fin novembre 2010, suivi des deux autres en avril 2011 par des lanceurs Soyouz ST depuis l’Ensemble de lancement Soyouz.

Giove A et B, lancés en 2005 et 2008, ont pour mission d’émettre les signaux Galileo depuis l'espace en se déplaçant sur une des orbites prévues pour la constellation de façon à garantir les fréquences réservées pour le système Galileo auprès de l'Union internationale des télécommunications. Ils sont également utilisés pour tester les technologies les plus critiques relatives à la charge utile de navigation des futurs satellites Galileo opérationnels. Par exemple, Giove B embarque l'horloge atomique la plus précise jamais lancée dans l'espace, laquelle contribuera à la qualité des performances du système Galileo.


Le satellite Giove B, lancé en 2008 pour garantir les fréquences réservées pour le système Galileo auprès de l'ITU
et tester les technologies Galileo.
© Esa
A terme, la constellation sera composée de 30 satellites qui seront répartis en trois orbites circulaires à une altitude de 23.616 km avec un angle d'inclinaison des plans orbitaux de 56°. Les signaux de Galileo couvriront également des latitudes allant jusqu'à 75° nord et sud. Grâce au nombre élevé de satellites, à l'optimisation de la constellation et à l'existence de 3 satellites en réserve active, la perte d'un satellite n'aura pas de conséquence notable pour l'utilisateur. Les satellites en orbite seront soutenus par un réseau mondial de stations terrestres.


Les retombées économiques du programme Galileo prévues ces 15 prochaines années sont très importantes, avec un retour sur investissement évalué
à 4,6 fois la mise initiale et la création de plus de 140.000 emplois.
Crédit Esa

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences     Le 12 janvier 2010 à 09h00
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/aeronautique-1/d/le-gps-europeen-operationnel-des-2014_22157/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mer 23 Mar 2011 - 18:32

Eutelsat W3B est devenu un objet inerte dans l’espace

Plus d’une semaine après son lancement, le satellite de télécommunications W3B, dont le système de propulsion est tombé en panne, doit être considéré comme un objet inerte. Il n'a même pas été possible de le désorbiter ni de le détruire.
  • Découvrez Ariane 5 en images >>
Après la perte du satellite W3B, Thales Alenia Space (TAS) et Eutelsat ont dû informer le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord, l’organisme qui surveille les débris orbitaux, que le satellite W3B ne serait plus opérationnel.

Un coup dur tant pour le client Eutelsat, qui souhaitait l’utiliser pour remplacer trois satellites en fin de vie, que pour TAS qui fait face à une concurrence redoutable sur le marché des plateformes de satellites de télécommunications. Eutelsat a tenu à préciser que la perte de ce satellite ne change pas les objectifs financiers du groupe et qu’en son absence, les trois satellites qu’il devait remplacer continueront d'assurer tous leurs services actuels jusqu'à l'arrivée de W3C, dont le lancement est prévu pour mi-2011. Un remplaçant à W3B serait construit et lancé vers 2013, 2014 (W3D).

Le satellite n'a pas pu rejoindre son orbite
Après un lancement parfait, W3B a été éjecté sur une orbite elliptique conforme au plan de vol, avec un périgée de 249,2 kilomètres et un apogée de 35.907 kilomètres. En vérifiant les paramètres de vol, les ingénieurs de TAS se sont vite aperçus que le sous-système de propulsion du satellite était inopérant. « Nous avons constaté une fuite très importante de carburant dont la cause reste aujourd’hui indéterminée », explique Emmanuel Grave, directeur des télécommunications de TAS. Les moteurs de W3B n’étant plus en mesure d’effectuer les trois poussées nécessaires pour acheminer le satellite vers son orbite définitive et encore moins de l’amener sur une orbite cimetière (200 à 300 kilomètres au-dessus de l’orbite géostationnaire), il a été décidé de le désorbiter avec le carburant restant.

Les ingénieurs ont songé à détruire le satellite par un plongeon destructif dans l’atmosphère, au-dessus du sud de l'océan Pacifique. Mais l'opération n'aurait pas pu être conduite en toute sécurité. W3B restera donc sur son orbite actuelle pendant au moins 20 ans. Les risques de collision avec un autre satellite sont pour ainsi dire nuls. Cette orbite est très peu encombrée et l’on trouve avant tout des étages supérieurs. Le satellite a été mis en sécurité (purge des ergols, passivation des systèmes) pour éviter tout risque d’explosion en cas de collision.

Le lanceur mis hors de cause
L’analyse de la télémétrie du lancement montre que tous les paramètres mesurés ont été normaux, de sorte que l’origine de la panne du satellite n’est pas imputable au lanceur Ariane 5. Quant au deuxième passager, le satellite BSat-3b, son constructeur, Lockheed Martin Commercial Space System, a indiqué qu’il n’avait subi aucun dommage et que rien d’anormal n'avait été enregistré pendant le vol et lors de la séparation des deux satellites.

En conséquence, Arianespace ne retardera pas son prochain lancement. Il est toujours prévu le 25 novembre, avec pour objectif le lancement des satcoms Intelsat 17 et Hylas-1.


Thales Alenia Space vient de mettre en place une commission d'enquête qui devrait remettre son rapport d'ici quelques semaines.
© 2010 Esa/Cnes-Arianespace/Photo Optique Video CSG
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences     Le 10 novembre 2010 à 11h48
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/eutelsat-w3b-est-devenu-un-objet-inerte-dans-lespace_26018/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mer 23 Mar 2011 - 18:34

Ka-Sat: un satellite pour recevoir Internet partout

Depuis lundi, tourne autour de la Terre un satellite entièrement dédié à Internet. Ka-Sat permet en effet de se connecter en haut débit depuis n'importe quel point d'une vaste zone, englobant la France. Le service, commercialisé en mai prochain, sera bien moins limité que les accès actuels par satellite.

Le satellite géostationnaire Ka-Sat, construit par Astrium pour le compte d’Eutelsat, a été lancé avec succès par un Proton d’International Launch Services (ILS) depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Le lanceur a décollé dimanche à 21 h 51 TU et placé Ka-Sat sur son orbite de transfert à 7 h 03 TU (lundi). Ce satellite est entièrement dédié à Internet et devrait fonctionner au minimum 16 ans. Son lancement survient trois semaines après l’échec du lancement de trois satellites Glonass par un Proton. Cet échec avait contraint ILS à reporter la mise en orbite du satellite Ka-Sat, le temps de l’enquête.

Il est vite apparu que l’accident était dû à un problème informatique lié à l’utilisation du nouvel étage Block DM, qui ne tenait pas compte du poids réel de cet étage. La fusée russe s’est retrouvée sur une trajectoire ne permettant pas de mise sur orbite. L'étage sur lequel étaient montés les trois satellites Glonass (GPS russe) a fini par retomber dans l'océan Pacifique. ILS n'utilisant pas ce type d'étage sur ses lanceurs mais l'étage Breeze, la campagne de lancement a pu reprendre en vue du lancement, réalisé dans la nuit de dimanche à lundi.


Pour utiliser le satellite Ka-Sat, positionné à 9° est, seront nécessaires une parabole à double tête (une en bande Ka et une en Ku)
et un modem de taille et fonctionnalités identiques à un modem ADSL. Le modem se connecte au PC
ou au réseau domestique grâce à une connexion Ethernet standard (10/100 Mbps).
© Astrium
Internet dans les campagnes délaissées par l'ADSL
Entièrement dédié à Internet, ce satellite doit entrer en service en mai 2011 et fournir un service d'Internet à haut débit via l'offre Tooway d’Eutelsat, un système de transmission bidirectionnelle qui permet la réception et l’émission par satellite, qui ne nécessite donc aucune ligne téléphonique. Eutelsat propose déjà un tel service avec un autre satellite (Hot Bird 6), calé différemment. Ce nouveau service sera commercialisé par de nombreux opérateurs (Connexion Verte, Numeo, Sat2way, SDH, SFR...), à des tarifs encore inconnus. (Pour une présentation du service, voir la vidéo d'Eutelsat.)

Ka-Sat couvrira totalement l’Europe à travers ses 82 faisceaux étroits en bande Ka. Son secret de d'utiliser jusqu'à 20 fois une même bande sur des zones géographiques distinctes. Il atteint ainsi un débit total de 70 Gbits/s. Ka-Sat pourra desservir jusqu’à un million de foyers, dont 300.000 en France, avec un débit de 9 à 10 Mbits/s. Ce service sera surtout destiné aux zones rurales ou en périphérie d’agglomérations restant à l’écart des réseaux terrestres à haut débit et plus communément appelées « zone blanche ».

Pour Eutelsat, l’affaire pourrait rapidement devenir très rentable. En France, on estime à 500.000 le nombre de foyers en zone blanche et jusqu’à 15 millions en Europe. Avec un coût estimé à quelque 400 millions d’euros (construction et lancement), Eutelsat pourrait commencer à gagner de l'argent seulement trois ans après l'entrée en service de Ka-Sat, conçu pour fonctionner au moins 16 ans.


Ka-Sat a été lancé par un Proton opéré par International Launch Services. Avec une masse au lancement de plus de six tonnes,
le lanceur Proton a été utilisé à la limite de ses capacités de transport.
© Astrium
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences      Le 31 décembre 2010 à 13h30
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/ka-sat-un-satellite-pour-recevoir-internet-partout_26892/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Sam 26 Mar 2011 - 17:49

Un astucieux système pour prolonger la durée de vie des satellites

Les satellites en orbite géostationnaire ont une durée de vie souvent liée à l'épuisement des ergols ce qui contraint leur propriétaire à les dégager sur une orbite cimetière alors qu’ils sont en parfait état de fonctionnement. Une situation cocasse que ViviSat promet de corriger en développant un module autonome qui viendrait, en quelques sorte, ravitailler les satellites.

La durée de vie d'un satellite dépend de plusieurs paramètres. Il va de soi que la panne sèche n’est pas la seule cause qui peut empêcher son bon fonctionnement. Il faut également envisager le mauvais fonctionnement des charges utiles, des batteries ou des panneaux solaires. Mais, la panne d’ergols est la seule cause sur laquelle il est possible d'intervenir. C’est du moins le pari que font ATK et US Space LLC, deux firmes américaines qui viennent de fonder ViviSat, une petite société qui compte commercialiser un module conçu pour augmenter la durée de vie des satellites arrivés en fin de vie du fait de l’épuisement de leurs réserves en ergols.

L’idée est d’envoyer s’amarrer sur un satellite un petit module qui sera utilisé comme système de propulsion pendant plusieurs années. Le rendez-vous et l’amarrage se feront sans interruption des services, une condition essentielle pour un satellite de télécommunications. ViviSat se chargera du segment sol pendant toute la durée de vie du module. Il sera donc possible de corriger la trajectoire du satellite et même, à la demande du client, de le déplacer sur une autre position orbitale. Enfin, lorsque les réserves en ergols du module seront pratiquement épuisées, le satellite sera éjecté sur une orbite cimetière afin qu’il ne gène pas les suivants qui prendront sa place.

Un module qui reste à l'état de projet
Cependant, si l’utilisation d’un module de cette nature est une aubaine pour l’opérateur du satellite elle l’est nettement moins pour les constructeurs de satellites qui courent le risque de voir s’allonger les délais de renouvellement des flottes satellites si ce type de système se généralise. Deux bémols cependant à ce projet: ViviSat arrive sur un marché inconnu (celui de la prolongation de vie) qui reste à inventer, à ouvrir. D’autre part, son Mission Extension Vehicle (MEV) n’existe que sur le papier et aucune date de mise en service n'a été annoncée. À suivre donc.


ViviSat ambitionne de développer un module qui viendrait s’amarrer sur un satellite de façon à accroitre sa durée de vie de plusieurs années.
Ce module sera utilisé comme système de propulsion additionnel et permettra toutes les manœuvres orbitales nécessaires
au bon positionnement du satellite.
© ViviSat
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences      Le 20 janvier 2011 à 08h31
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/un-astucieux-systeme-pour-prolonger-la-duree-de-vie-des-satellites_27395/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Sam 26 Mar 2011 - 19:10

Le satellite météo Glory est perdu

Une fusée Taurus XL s'est élancée ce matin avec Glory, un satellite d'observation des aérosols. Mais un grave incident technique a empêché sa mise en orbite. Vraiment dommage pour la climatologie car la mission de Glory était importante.

Vendredi à 10h09 TU (11h09 en heure française), la fusée Taurus XL a décollé convenablement de la base de Vandenberg, en Californie, après deux reports successifs. Mais au moment de l'ouverture de la coiffe, qui devait libérer le satellite Glory, un carénage ne s'est pas détaché. L'engin, ralenti, n'a pu atteindre son orbite et a été perdu.

La perte est lourde car Glory, destiné à rejoindre la constellation A-Train d'observation de l'atmosphère, devait étudier comment le Soleil et les aérosols affectent le climat terrestre. On sait qu'ils absorbent les rayons solaires mais peuvent aussi les réfléchir. Ils modifient aussi les nuages et les précipitations. Mais en raison de la faible durée de vie de ces aérosols dans l'atmosphère, il est très difficile de mesurer leur concentration.


Glory, sur une orbite basse à 700km d'altitude, devait rejoindre la constellation A-Train, un astucieux petit train spatial mis en place par la Nasa,
l'Agence spatiale canadienne et le Cnes. Cette constellation comprend plusieurs satellites d’observation de la Terre qui volent
en formation à quelques minutes d'intervalle sur une orbite héliosynchrone.
Chaque satellite a sa propre mission, complémentaire des autres.
© Nasa
Une variable climatique essentielle
En effet, l’influence des aérosols dans l'équilibre thermique de notre planète est une des grandes incertitudes qui préoccupe le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), dans les projections qu’il tente de faire sur le changement climatique. Les aérosols sont une des quarante-cinq variables climatiques essentielles (ECV) que les scientifiques ont identifiés comme les clés d'une surveillance efficace du changement climatique. Trente cinq d’entres elles sont mesurées depuis l’espace.


Comme la fusée Taurus XL, Glory a été construit par Orbital Science (autour de la plateforme LEOStar, déjà utilisée pour construire
de nombreux satellites dont Galex, Sorce et AIM).
© Nasa
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 4 mars 2011 à 15h39
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/le-satellite-meteo-glory-est-perdu_28264/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Sam 26 Mar 2011 - 19:11

Ravitaillement en vol pour les satellites géostationnaires

Pour augmenter la durée de vie de ses satellites géostationnaires, Intelsat lance un projet en collaboration avec la firme canadienne MDA qui travaille sur un système capable de ravitailler en vol un satellite et de l’entretenir. Une première mission pourrait être réalisée d’ici à 2015.

L’opérateur de satellites Intelsat qui gère la plus importante flotte de satellites en activité, et la firme canadienne MDA (MacDonald Dettwiler and Associates) ont annoncé un accord portant sur le développement d’un système conçu pour augmenter la durée de vie et la fiabilité de satellites en orbite géostationnaire.

Ce Space Infrastructure Servicing (SIS) sera construit par MDA. Il aura pour fonction de s’arrimer au satellite de façon à le ravitailler en ergol et réaliser quelques tâches d’entretien. Il sera doté d’un système d’amarrage des plus sophistiqués car il ne pourra se faire que de façon autonome et à l'aide d’un bras robotique.

La course au prolongement de la durée de vie des satellites
Ce pari audacieux semble être à la portée de la firme canadienne, très en pointe dans le domaine de la robotique et de l’automatisation des systèmes spatiaux. Nous lui devons les bras robotiques de la navette et le système d’entretien mobile de l’ISS. Elle est également souvent amenée à travailler dans des programmes de la Nasa et de l’Agence spatiale canadienne.

Cette idée de prolonger la durée de vie des satellites n’est pas nouvelle. Malgré plusieurs initiatives ratées dans le passé, de nouveaux projets apparaissent, dont celui d’ATK et US Space LLC. Ces deux firmes américaines ont fondé la société ViviSat pour commercialiser un système de propulsion destiné à augmenter la durée de vie des satellites condamnés par l'épuisement de leurs réserves en ergols.


MDA et Intelsat vont mettre eu point un système conçu pour augmenter la durée de vie des satellites en orbite géostationnaire
et effectuer quelques tâches de maintenance. Ce satellite pourrait réaliser une première mission en 2015.
© MacDonald Dettwiler and Associates
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences Le 21 mars 2011 à 10h34
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/ravitaillement-en-vol-pour-les-satellites-geostationnaires_28815/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mer 6 Avr 2011 - 15:09

Les engagements français pour les années à venir

Swot observera la Terre, Myriade sera à l'origine d'une lignée de petits satellites d'étude de l'environnement et Satellites du futur initiera une famille de gros satellites géostationnaires. Ce sont trois des programmes français sélectionnés pour bénéficier d'un financement particulier, auxquels s'ajoutent les études du successeur de la fusée européenne Ariane 5.

Dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir, le gouvernement vient de débloquer une enveloppe budgétaire de 500 millions d’euros pour financer plusieurs projets liés à la préparation du lanceur européen de nouvelle génération (NGL), celui qui succédera à l’actuelle Ariane 5 et à l’amélioration des satellites. Une annonce qui confirme l’engagement pris en décembre 2010 d'octroyer un financement pour le successeur d'Ariane 5 avec le grand emprunt.

Concrètement, plus de 82 millions d’euros seront alloués à des études et des démonstrateurs pour avancer dans la mise au point de ce futur lanceur, dans les domaines de la propulsion solide et liquide, de l'avionique et des systèmes.

Quant aux projets qui concernent l'amélioration des satellites à fort enjeu applicatif, trois ont été choisis. Le premier est la conception du satellite d’observation de la Terre Swot
(Surface Waters Ocean Topography) qui aura pour mission de mesurer les hauteurs d’eau des océans, des grands fleuves, des lacs et des zones inondées. Il repose sur une rupture technologique majeure, l’interférométrie large fauchée, et ouvre des perspectives nouvelles pour l’océanographie et l’hydrologie continentale.


Mission franco-allemande de mesure du méthane atmosphérique, Merlin sera le premier satellite à utiliser la plateforme Myriade
de nouvelle génération (à l'image, l'actuelle plateforme Myriade).
© Cnes
Mieux pour moins cher
Le deuxième projet concerne la réalisation de la nouvelle génération de plateforme Myriade (Myriade évolutions), pour des microsatellites (200 kilos) et le satellite Merlin qui sera la première mission à l’utiliser. Cette nouvelle génération de plateforme permettra de réaliser à moindre coût des missions spatiales dans le domaine de l’environnement et des sciences de l’univers, grâce à un produit générique, compact et relativement peu couteux. Elle viendra en complément de la plateforme Proteus, que le Cnes utilise depuis 1997 pour ses satellites de 500 à 700 kilogrammes (Corot, Smos, les Jason, etc.).

Le troisième projet sélectionné concerne également une plateforme satellitaire mais pour des engins d’un tout autre gabarit. Satellite du futur, c’est son nom, vise à concevoir une plateforme pour des satellites géostationnaires de télécommunication de la gamme 3 à 6 tonnes, avec des applications dans les domaines de l’internet, mais aussi de la sécurité des personnes et des biens… L’objectif de ce programme est d’obtenir un gain de compétitivité de l’ordre de 30 % par rapport à la génération actuelle.


Comme le souligne le Cnes, la garantie de l’accès à l’espace, dans des conditions de compétitivité et de fiabilité optimales,
reste un enjeu d’avenir primordial pour la France et l’Europe. Avec, à la clé,
de nouvelles technologies pour les lanceurs de nouvelle génération.
© D. Ducros
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences Le 25 mars 2011 à 08h37
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/espace-les-engagements-francais-pour-les-annees-a-venir_29023/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Sam 16 Avr 2011 - 1:49

Les satellites au service de l'agriculture de précision

Les cultivateurs ont désormais besoin de satellites, et en particulier pour « l'agriculture de précision », qui veut gérer finement le travail en tenant compte des variations au sein d'une même exploitation. C’est dans ce domaine qu’opère Farmstar, un service proposé par Astrium GEO-Information Services et Arvalis Institut du Végétal. Rencontre avec Gil Denis, en charge de ce secteur chez Astrium GEO-Information Services.

Si la surveillance des cultures et le contrôle des surfaces et de l’occupation des sols ont été à l’origine des premiers outils spatiaux appliqués à l’agriculture, d’autres sont aujourd’hui en mesure d’optimiser les pratiques agricoles au profit des agriculteurs et de l’environnement. Effectuées à des stades clés de la croissance des cultures, les acquisitions d’images permettent une « mesure précise des paramètres biophysiques caractérisant l’état de la culture », résume Gil Denis, responsable GMES et nouveaux services GMES au sein d'Astrium GEO-Information Services.

Dans le domaine de l’agriculture, les apports des satellites d’observation de la Terre, « comme ceux de la filière Spot », peuvent se résumer en trois grandes catégories. La première consiste à vérifier et contrôler les déclarations des agriculteurs européens dans le cadre de la Pac, un mécanisme mis en place par l’Union européenne pour subventionner l'agriculture de ses États membres. La deuxième concerne les prévisions de rendement à l’échelle de l’Europe et du monde de façon à mieux anticiper les grandes tendances de la production et des cours des matières premières agricoles.

Quant au troisième domaine, il concerne l’agriculture de précision, laquelle utilise les images satellites pour optimiser les rendements, limiter les impacts sur l’environnement et, dans certains cas, détecter des maladies. Un service comme Farmstar évite les excès d'intrants (azote, régulateurs, fongicides) et contribue ainsi à une agriculture productive plus respectueuse de l'environnement.


Exemple de carte que reçoivent les agriculteurs abonnés au service. En étant plus précis, Farmstar évite les excès d'intrants (azote, régulateurs,
fongicides) et contribue ainsi à une agriculture productive et plus respectueuse de l'environnement.
© Farmstar/Astrium GEO-Information Services
Les avantages des images satellites
L’intérêt d’utiliser des satellites s’explique par leur capacité à « fournir des images multispectrales de très bonne résolution ». Ces images reçues dans plusieurs longueurs d’onde permettent d’estimer des paramètres biophysiques à partir des « pixels de l’image que l’on mesure dans plusieurs couleurs de façon à caractériser l’état de la plante ». Ce type d’image a supplanté les systèmes antérieurs en démontrant qu’il pouvait prendre en compte l’état réel des cultures et de la croissance de la végétation à l’intérieur des parcelles à différents stades de la pousse. « On est en mesure de faire du conseil directement aux exploitants à partir d’une image satellite et de leur donner des recommandations sur le pilotage de leur culture, en particulier pour fournir des avis pertinents sur les intrants.»

Les images satellites ne permettent évidemment pas de « voir les pousses individuellement ». Les informations sur l’état du végétal qu’elles contiennent sont interprétées à l’aide de « modèles agronomiques qui intègrent également les conditions météorologiques et les caractéristiques culturales des parcelles ». Acquises à des stades clés de la croissance des cultures, elles « permettent une mesure précise des paramètres biophysiques caractérisant l’état de la culture: indice foliaire (lié directement à la biomasse), teneur en chlorophylle, etc.» et de déterminer les écarts, c’est-à-dire « si une plante est en retard ou en avance par rapport à ce qui est prévu ».


Visualisation sur une même carte de l’état de croissance de l’ensemble des parcelles de toutes les cultures d’une exploitation. L’objectif est de mettre
en évidence les différences de croissance des cultures au sein de chaque parcelle pour mieux identifier les éventuels problèmes.
© Farmstar/Astrium GEO-Information Services
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 4 avril 2011 à 08h31
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/les-satellites-au-service-de-lagriculture-de-precision_29034/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Lun 25 Juil 2011 - 17:58

Un nouveau satellite pour le GPS chinois

La Chine vient de lancer un nouveau satellite qui va rejoindre son système de navigation et de positionnement, dénommé Beidou. Ce satellite concurrent du GPS américain, du Glonass russe et du futur Galileo européen, doit être opérationnel vers 2020, en même temps que Galileo, dont les performances pourraient être en deçà des ambitions initiales.

Une fusée Longue Marche-3A a lancé avec succès un satellite de positionnement de la constellation chinoise Beidou qui doit rejoindre les sept autres satellites déjà en orbite. À terme, cette constellation doit former un réseau de 35 satellites (5 géostationnaires, 3 géostationnaires inclinés et 27 en orbite moyenne). Cette montée en puissance du système chinois, qui répond d’abord à des impératifs militaires, a de quoi inquiéter l’Union européenne. En effet, Beidou pourrait être pleinement opérationnel en 2020, c’est-à-dire capable de fournir des services pour le monde entier, en même temps que l'européen Galileo, voire avant si la Commission continue à tergiverser sur son financement.

En prenant un retard sur ses concurrents, l’Europe se met dans une position inconfortable sur la question des fréquences en bande L, celles qui seront réservées aux applications gouvernementales et aux mesures de très haute précision, qui doivent être les mieux sécurisées. En effet, ces signaux cryptés dits PRS (service public régulé) seront utilisés par les deux systèmes. Chaque système utilisera sa propre modulation, le risque étant de subir des interférences et de n'avoir aucune garantie de ne pas être brouillé. Et comme ni l’Europe ni la Chine ne semblent être prêtes à céder, il est à craindre que le premier utilisateur impose sa technologie. Dans ce scénario, la Chine aurait donc un avantage certain.

L'Europe doit tenir la distance
Initialement prévu en 2008 puis repoussé en 2014, le déploiement complet de la constellation Galileo est désormais envisagé au mieux pour 2020, avec un risque que ses performances soient en deçà de celles présentées au moment de la présentation du projet.

La raison de ce retard est d'ordre financier: sur les 3,6 milliards d'euros budgétisés, il manque 2 milliards d’euros pour déployer la constellation au complet. Un manque dérisoire si l'on considère le marché des services Galileo, évalué à plus de 240 milliards d’euros à l’horizon 2020 ! Si l’Europe ne parvient pas à trouver les fonds nécessaires pour financer le projet dans sa totalité, certains estiment que la Commission n’aura pas d’autre choix que de repenser le système, avec pour conséquence des performances amoindries.

Seule satisfaction pour les futurs utilisateurs de Galileo, le bon fonctionnement d’Egnos, précurseur des services Galileo, est une réalité opérationnelle après des années de démonstrations technologiques. Ce système qui utilise 3 satellites et un réseau de 40 stations au sol améliore la précision des signaux de navigation GPS à travers l'Europe.


Parmi les quatre systèmes en concurrence pour se partager un marché estimé à plus de 240 milliards d’euros à l’horizon 2020, l'européen Galileo
est plombé par la structure politique et décisionnaire de l’Union européenne.
© Esa
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 12 avril 2011 à 17h26
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/un-nouveau-satellite-pour-le-gps-chinois_29401/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Jeu 4 Aoû 2011 - 13:13

L'Agence Spatiale Européenne désorbite ERS-2

Après plus de seize années autour de la Terre et près de 85.000 orbites, le satellite environnemental ERS-2 de l’Agence Spatiale Européenne va être désorbité pour éviter tout risque de collision avec un autre satellite. Le risque de perdre son contrôle devenait trop important.

Les responsables de la mission ERS-2 ont pris la décision de désorbiter leur satellite en raison de la baisse des réserves de carburant, qui augmentait le risque d'en perdre le contrôle. La décision évitera qu’il devienne un objet inerte et encombre son orbite avec le risque d’entrer en collision avec des satellites et autres débris spatiaux.

L'Agence Spatiale Européenne a commencé aujourd'hui (6 juillet) les opérations de désorbitation. Plusieurs semaines seront nécessaires pour amener le satellite sur une orbite de dégagement de façon à ce qu’il ne présente plus aucun risque pour d'autres satellites. Cette procédure sera réalisée depuis le Centre des opérations spatiales de l’Esa, en Allemagne. ERS-2 sera progressivement descendu de plusieurs centaines de kilomètres pour être amené à 576km d’altitude où le risque de collision est minime.


Depuis seize ans ERS-2 surveille la Terre et a fourni des données remarquables sur l’état de la planète et la machine climatique.
© Esa
Un héritage scientifique immense
Il sera alors passivé et considéré comme un débris spatial. Sur cette nouvelle orbite, ERS-2 sera soumis à des frottements plus importants et perdra progressivement de l’altitude pour se désintégrer dans l’atmosphère dans environ vingt-cinq ans, conformément au Code de conduite européen sur les débris spatiaux. En effet, depuis 2002, l’IADC, (Inter Agency Space Debris Coordination Committee) recommande de prévoir, pour tout satellite en orbite basse, un retour dans l’atmosphère en moins de vingt-cinq ans (contre quelques centaines d’années avant cette décision).

Le programme ERS est une des grandes réussites de l’Agence Spatiale Européenne dans le domaine de l’observation de la Terre. ERS-2 a été lancé par une Ariane 4 pour succéder à ERS-1, première mission européenne de télédétection (1991). À l’époque, ces deux satellites, construits par Astrium, étaient ce qui se faisait de mieux en Europe en matière d’observation de la Terre et ont préfiguré la plateforme environnementale qui allait être autrement plus complexe à désorbiter en raison de sa taille (25m×7m×10m, panneaux solaires et instruments déployés).


Tout a une fin. Après seize années de bons services, le satellite environnemental de l'Esa ERS-2 arrive en fin de vie. Pour éviter qu'il devienne
un objet incontrôlable, l'Esa a décidé de le désorbiter pendant qu'il est encore temps !
© Esa
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 7 juillet 2011 à 08h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/lagence-spatiale-europeenne-desorbite-ers-2_31238/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Sam 13 Aoû 2011 - 17:29

Le satellite Artemis fête ses 10 ans

Le satellite Artemis de l’Esa, à l’avant-garde des systèmes de télécommunications, vient de fêter une décennie en orbite, après un début de mission où on l'a cru perdu. Artemis s'en est sorti lui-même et a ensuite, entre autres premières spectaculaires, assisté en urgence l'ATV-1, privé de liaison de radio pour cause d'ouragan au Texas...
  • Découvrez les lanceurs de satellites >>
Artemis (pour Advanced Relay and Technology Mission) constitue une grande percée pour les satellites de télécommunications en Europe, grâce à ses nouvelles technologies, telles que les liaisons laser et la propulsion ionique, pour des démonstrations sur orbite. Mais le satellite fut malchanceux à ses débuts dans l’espace. Lors de son lancement depuis le Centre Spatial Guyanais le 12 juillet 2001, on a bien cru que la mission allait se terminer avant même qu’elle n’ait commencé quand l’étage supérieur d’Ariane 5 l'a installé sur une orbite de transfert plus basse que prévu.

Un satellite classique n’aurait pu remplir sa mission et on aurait dû l’abandonner. Mais en combinant judicieusement les technologies avancées du satellite et des procédures originales de sauvetage définies par l’équipe de contrôle, Artemis a pu, lentement mais sûrement, au bout de dix-huit mois de délicates manœuvres, se hisser sur la position prévue. À l’époque, on avait parlé d'une « mission impossible ». Malgré un équipement de bord qui était endommagé, le satellite de l’Esa a été en mesure de démontrer de nouveaux systèmes à la pointe de la technologie et il continue à remplir sa mission aujourd’hui.


Le propulseur ionique d'Artemis.
© Nasa
Avant-garde technologique
Artemis a accumulé un certain nombre de premières spatiales pendant et après son sauvetage. Il a servi à établir une liaison optique à haut débit, par laser, avec des satellites sur des orbites différentes. Il fut le premier satellite de télécommunications à être reprogrammé de manière extrême sur orbite. Il fut également le premier à recourir à la propulsion ionique pour atteindre l’anneau géostationnaire, à quelque 36.000km d’altitude, après avoir survécu au plus long cheminement effectué à ce jour pour gagner sa destination géostationnaire.

Son relais laser a permis de fournir aux clients, presque en temps réel et à un débit élevé, les images de la Terre prises par le satellite Envisat de l’Esa qui évoluait sur orbite 35.000km en dessous d’Artemis. Ce même service a été testé avec le satellite français de télédétection Spot-4, en même temps qu’une liaison avec un équipement expérimental, cette fois, dans les fréquences radio.


Liaison optique entre Artemis et Spot-4.
© Esa/J. Huart
Au secours de l'ATV
Artemis a par ailleurs relayé les communications entre les contrôleurs au sol de l’Esa et les vaisseaux européens de ravitaillement ATV (Automated Transfer Vehicle) lorsqu’ils volent vers l’International Space Station. En 2008, lors de la mission ATV-1, Artemis a pu être activé en urgence, après un court préavis, quand la Nasa a dû mettre à l’arrêt son système de relais des données lorsque l’ouragan Ike a frappé le Texas. L’équipe des contrôleurs ATV à Toulouse, en France, et celle d’Artemis à Redu, en Belgique, mises en alerte, sont entrées immédiatement en action. En ayant eu à peine quelques heures pour se coordonner, elles ont réussi à maintenir le contact avec le vaisseau durant la nuit du 11 septembre 2008. La mission Artemis est contrôlée via les installations de Telespazio à Fucino (Italie), tandis que le centre Esa de Redu est responsable du Mission Control Facility pour planifier les services aux utilisateurs et pour assurer la maintenance des charges utiles.

« Artemis, avec une grande disponibilité, a fourni un service remarquable durant toute sa vie opérationnelle, et ce à la grande satisfaction des utilisateurs finaux », note avec beaucoup de fierté Daniele Galardini, chef du centre Esa de Redu, en charge de la mission Artemis. Et d’ajouter: « Il faut mettre les résultats d’Artemis à l’actif des compétences et du professionnalisme des équipes à Fucino et à Redu. »


Artemis fête ses 10 ans en orbite.
© Esa/J. Huart
Source: ESA, le 22 juillet 2011 à 08h31
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/le-satellite-artemis-fete-ses-10-ans_31468/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mer 17 Aoû 2011 - 21:19

Eutelsat 3B sera construit par Astrium

En 2014, Eutelsat 3B prendra le chemin de l'orbite géostationnaire. Ce satellite de télécommunication sera construit par Astrium et assurera des transmissions de données, vidéos et Internet notamment, sur quatre continents.

Eutelsat, premier opérateur européen de services fixes par satellite, a choisi Astrium pour réaliser Eutelsat 3B. C'est le vingtième contrat de ce genre entre les deux entreprises. Basé sur la plateforme Eurostar E3000 d’Astrium, ce satellite exploitera trois bandes de fréquence. Conçu pour fonctionner pendant plus de quinze ans en orbite, ce satellite sera lancé début 2014 et positionné à 3° est en orbite géostationnaire, d’où il offrira des services de télécommunications, d’accès à Internet et de transmissions de vidéos et de données en Europe, en Afrique, au Moyen Orient, en Asie centrale et dans certaines régions d’Amérique du Sud, notamment au Brésil.

D’une masse au lancement de 6t et d’une puissance électrique de 12kW, Eutelsat 3B sera équipé de 51 transpondeurs sur les bandes C, Ku et Ka et de 10 antennes. Eutelsat 3B proposera des faisceaux fixes larges et des faisceaux étroits orientables, en offrant la possibilité de moduler la puissance et le spectre de chaque faisceau en bande Ka.

Cette commande d’Eutelsat fait suite à l’entrée en service commercial réussie d’un autre satellite construit par Astrium, Ka-Sat, le premier satellite à haute capacité entièrement optimisé pour offrir un accès haut débit en Europe et dans le Bassin méditerranéen.


Le satellite Eutelsat 3B complétera en 2014 l'offre de service fournie par Eutelsat, premier opérateur européen
et l’un des trois premiers opérateurs mondiaux de services fixes par satellite.
© Astrium
Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 2 août 2011 à 10h39
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-bref-eutelsat-3b-sera-construit-par-astrium_31744/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Ven 19 Aoû 2011 - 21:00

Un satellite d'observation belge pour le Vietnam

Le deuxième satellite vietnamien d’observation de la Terre sera construit par la Belgique à partir d’une plateforme Proba. VNREDSat-2 devrait être lancé en 2016.

Le Vietnam, qui souhaite se doter de ses propres capacités satellitaires d’observation de la Terre, vient de choisir la société d’informatique spatiale Spacebel pour concevoir son deuxième satellite d’observation de la Terre, VNREDSat-2.

Ce petit satellite sera basé sur la plateforme intelligente Proba (Project for OnBoard Autonomy) et lancé en 2016. Il rejoindra alors, s’il fonctionne toujours, VNREDSat-1, lancé en 2013 et construit par Astrium autour de la plateforme AS100, à l’instar du satellite chilien SSOT et de l'algérien Alsat2.

Ces petites plateformes Proba ont été mises au point par la Belgique dans le cadre du Programme général de technologie de soutien de l’Agence Spatiale Européenne (GSTP). Depuis le lancement des deux premiers satellites Proba, Proba-1 en 2001 et Proba-2 en 2009, au Proba-5 en cours de développement, la plateforme a gagné en puissance et en capacité d’emport. Des performances qui lui ont permis de remporter son premier contrat à l’international.

La stratégie pragmatique du Vietnam
Dans un premier temps, Spacebel va réaliser une étude de faisabilité du Proba vietnamien à la suite de quoi sera signé, en mars 2012, le contrat de construction du satellite.

Avec ses propres satellites d’observation de la Terre, le Vietnam entend avoir la maîtrise sur la collecte, le traitement et l’exploitation des images concernant ses ressources, son environnement, sa sécurité et la gestion des catastrophes naturelles et autres sinistres d’origines humaines. Il dispose également d’une station de réception (utilisée avec les Spot français), d’un centre de traitement des données et d’un système d’accès à la géo-information pour les utilisateurs.


Le premier satellite d'observation de la Terre du Vietnam (VNREDSat-1) est actuellement construit par Astrium. Il sera lancé en 2013
et rejoint en orbite, trois ans plus tard, par VNREDSat-2.
© Astrium
* Centre spatial de Liège

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 4 août 2011 à 08h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/un-satellite-dobservation-belge-pour-le-vietnam_32545/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Dim 16 Oct 2011 - 15:36

Fin septembre, le satellite UARS tombera sur Terre, mais où ?

Grand comme un autobus, le satellite UARS est hors de contrôle et s’apprête à entrer dans l’atmosphère. Quand ? Fin septembre ou début octobre, dit la Nasa. Où ? On ne sait pas. Amateurs de bolides, surveillez le ciel ! Pronostiqueurs de cataclysmes, remballez vos fantasmes…

En septembre 1991, les astronautes de la mission STS-48 (chérie des ufologues pour des images d’objets mystérieux) ouvraient la soute de la navette Discovery et libéraient le satellite UARS (Upper Atmosphere Research Satellite). Cet engin de près de 12m de longueur pour 6t allait durant des années, jusqu’en 2005, étudier la stratosphère, sa chimie, ses vents et sa couche d’ozone, et mesurer plus précisément l’énergie reçue du Soleil et absorbée dans l’atmosphère.

En 2005, la Nasa met fin à sa mission (qui devait durer trois ans) et UARS reste sur son orbite basse (600km), inclinée à 57° par rapport au plan équatorial. Sa chute est irrémédiable et les experts de la Nasa l’estiment pour la fin du mois de septembre ou le début d’octobre.


Le satellite UARS dans la soute de Discovery en septembre 1991.
© Nasa
Des nouvelles plus précises juste avant le crash
Le point d’entrée dans l’atmosphère et donc la zone concernée restent pour l’instant impossibles à estimer, explique la Nasa. La réserve de carburant est épuisée et il n’est pas possible d’effectuer une correction de trajectoire pour viser l'océan Pacifique, étendue la moins peuplée de la planète et cimetière habituel d'engins spatiaux en fin de mission. UARS tombera donc là où l’amèneront les lois de la gravité et les aléas des frottements sur l’atmosphère.

L’objet est surveillé de près par les observateurs de la base de l’US Air Force installée à Vandenberg, en Californie. À l’approche de l’échéance fatale (pour UARS), la Nasa promet des rapports réguliers sur la position du satellite puis sur les conditions de la pénétration dans l’atmosphère. L’engin devrait se déchirer en multiples morceaux et sans doute produire des bolides, c’est-à-dire des objets en chute libre se consumant et ionisant l’air, provoquant de jolies traînées colorées. Certains auront sans doute la chance de les observer...


Le satellite UARS juste après son déploiement, qui a étudié la haute atmosphère entre 1991 et 2005.
© Nasa
* Le dossier complet de la Nasa sur la réentrée de UARS et sur les risques (anglais, PDF)
* Conférence de la Nasa sur le sujet
* Communiqué de la Nasa sur la réentrée d'UARS

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 12 septembre 2011 à 14h29
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/fin-septembre-le-satellite-uars-tombera-sur-terre-mais-ou_33379/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Dim 16 Oct 2011 - 16:13

Un satellite va se servir du système GPS pour sonder l'atmosphère

Thales Alenia Space vient de livrer le sondeur atmosphérique du satellite environnemental Megha-Tropiques. Lancé le 25 septembre prochain par un lanceur indien, il utilisera les signaux GPS pour étudier l'atmosphère tropicale et l'ionosphère.

Thales Alenia Space a livré à l’Agence spatiale indienne (Isro) l’instrument Rosa (Radio Occultation Sounder for the Atmosphere) qui doit être monté sur le satellite franco-indien Megha-Tropiques destiné à étudier le cycle de l'eau dans l'atmosphère dans la zone tropicale.

L’objectif de Megha-Tropiques est d'améliorer nos connaissances sur la contribution du cycle de l'eau à la dynamique du climat dans l'atmosphère tropicale. En plus de Rosa, il est doté de trois autres instruments (Madras, Saphir et Scarab) travaillant dans différentes gammes de longueurs d'onde et développés par le Cnes pour l’un et en partenariat avec l’Isro pour les deux autres.

L’instrument livré par Thales Alenia Space est déjà embarqué sur deux autres satellites. Il vole sur le satellite indien Oceansat 2, lancé en septembre 2009 et l’argentin Sac-D de la Conae (Comisión Nacional de Actividades Espaciales), lancé en juin 2011. Seules quelques petites modifications sont apportées pour qu’il s’intègre au mieux à la plateforme du satellite. Il est identique à celui qui vole sur Sac-D et n'a qu'une seule antenne, au lieu de deux sur celui monté sur Oceansat 2.

Humidité de la troposphère et électrons de l'ionosphère
Rosa utilise les signaux du système GPS comme des sondages radio. Il capte les émissions de ces satellites au moment où ils se trouvent, pour lui, au ras de l'atmosphère. Le détecteur Rosa analyse la phase de ces signaux et envoie l'information sur Terre. Le déphasage avec les mêmes signaux GPS reçus au sol, et qui ont donc traversé la troposphère, permet d'estimer le température, la pression et l'humidité de l'air. Dans le domaine de la météorologie, l'analyse de ces données permet de repérer les perturbations et leurs déplacements. Elle permet aussi d'étudier l'ionosphère, cette couche ionisée de la haute atmosphère, en cartographiant les densités d'électrons libres. On peut ainsi prévoir les tempêtes magnétiques.

Le satellite Megha-Tropiques sera lancé le 25 septembre 2011 par la fusée indienne PSLV depuis le Centre Spatial de Satish Dawan, dans l’île de Sriharikota, au large des côtes de l'État d'Andra-Pradesh, à l'est de l'Inde.


Ce cube noir est l'instrument Rosa conçu pour l'étude de l'atmosphère terrestre. Il est embarqué sur trois satellites dont deux sont déjà en activité.
Le troisième, Megha-Tropiques, sera lancé fin septembre 2011.
© Thales Alenia Space
* Thales Alenia Space
* Agence spatiale indienne (Isro)
* Le communiqué de Thales

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 13 septembre 2011 à 08h32
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/un-satellite-va-se-servir-du-systeme-gps-pour-sonder-latmosphere_33344/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Dim 23 Oct 2011 - 17:30

Alerte au satellite fou

Le satellite américain UARS, gros comme un autobus, d'une masse de 6,5t, retombe sur Terre le 23 septembre 2011. Certaines de ses pièces les plus solides devraient résister à la désintégration lors de la rentrée dans l'atmosphère. Elles devraient donc toucher la surface de la planète. Problème: nul ne sait exactement où...

Un satellite hors d'usage
Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) a été lancé en 1991 par la navette Discovery. Il a étudié l'évolution de la couche d'ozone pendant 14 ans. Mais depuis 2005, il n'est plus en fonctionnement.

Sa dernière orbite connue le fait culminer à 225km d'altitude pour un périgée à 205km. Il est donc de plus en plus ralenti par les hautes couches de l'atmosphère qu'il traverse.


Le satellite UARS (vue d'artiste) retombe au sol le vendredi 23 septembre.
Crédit: Nasa/Ciel&Espace
Désintégration partielle
UARS devrait entrer dans les couches denses de l'atmosphère vendredi 23 septembre en soirée. Si la majeure partie de ses composants vont se volatiliser, 26 fragments devraient résister et toucher la surface de la planète. En tout, ces débris attendus représentent une masse de plus de 500kg. Ces objets sont des roues et des batteries.

Un satellite hors de contrôle
Dépourvu de carburant, le satellite ne peut être contrôlé. Résultat: la Nasa ne peut pas le précipiter dans une région inhabitée du globe (habituellement, le Pacifique nord).

Pis, UARS tourne sur lui-même en suivant un mouvement désordonné, comme le montre l'exceptionnelle vidéo réalisée par l'astronome amateur français Thierry Legault à l'aide de son télescope. Ce mouvement modifie en permanence la résistance à l'air du satellite, si bien que la Nasa ne pourra déterminer une zone de chute que 20mn avant le plongeon final. Cette zone est toutefois imprécise puisqu'il s'agit d'une ellipse de 12000km de long (vidéo ci-dessous).

Des risques limités pour les populations
Selon la Nasa, il y a une probabilité sur 3200 pour que l'un des débris d'UARS blesse quelqu'un. Le risque est donc faible, même s'il n'est pas nul. Par comparaison, les chances de toucher 6 bons numéros à l'Euromillion avoisinent 1 sur 13 millions... Toujours est-il qu'UARS peut retomber n'importe où entre 57° de latitude nord et 57° de latitude sud, autrement dit, en n'importe laquelle des régions les plus peuplées de la planète.

Spectacle pour le sud de la France ?
Selon les prévisions de Ted Molczan, un amateur américain spécialisé dans le suivi des satellites, UARS a de bonnes chances de s'abîmer dans le Pacifique, au sud du Japon, entre 18h et 22h TU (20h à minuit à Paris). C'est ce que semblent indiquer ses trois probables ultimes orbites. Si ces trajectoires sont exactes, il est possible que les habitants de la côte méditerranéenne de l'Hexagone puissent observer le dernier passage d'UARS et, qui sait, le début de sa désintégration !

Ce n'est pas la première fois qu'un engin spatial retombe ainsi sur Terre. Les stations Skylab en 1979 et Mir en 2001 constituaient les plus gros morceaux. Plus récemment, en 2008, un satellite espion américain de 4t est lui aussi retombé.

Philippe Henarejos, le 22 septembre 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/7815

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Dim 23 Oct 2011 - 18:00

Le satellite UARS tombera vendredi, mais où ?

« Vendredi après-midi en EDT »: à quelques heures de la rentrée du satellite de 6t dans l’atmosphère, la Nasa ne sait toujours pas exactement quand elle commencera et encore moins où tomberont les débris. Les paris sont ouverts.

Lancé en 1991 pour étudier l’atmosphère, notamment la couche d’ozone, et mis à la retraite en décembre 2005, le satellite UARS a depuis longtemps commencé à ralentir et descend inexorablement. Dans les heures qui viennent, il rencontrera les hautes couches de l’atmosphère et chutera vers le sol. Sa température montera très vite tandis qu’il commencera à se disloquer. L’essentiel de sa masse se consumera et si des yeux sont là pour regarder, ils verront sans doute un ou plusieurs bolides.

Selon la Nasa, 26 éléments, totalisant un peu plus de 500kg, peuvent résister et parvenir jusqu’au sol. Mais quand et où ? Les dernières estimations situent l’entrée dans l’atmosphère « vendredi 23 dans l’après-midi » en EDT, c’est-à-dire en Eastern Daylight Time, décalé de quatre heures par rapport au temps universel (TU-4) et de six par rapport à l’heure française d’été (TU+2). Pour l’Europe, l’estimation est donc vendredi soir.

Les manchots ne risquent rien
Quant à prédire où, la Nasa promet de le préciser avant la chute mais pour l’instant, l’incertitude est totale. L’orbite d’UARS est inclinée à 57° par rapport à l’équateur et la pénétration dans l’atmosphère peut avoir lieu en un point quelconque de cette orbite.

Conclusion simple: les débris tomberont quelque part entre 57° de latitude nord et 57° sud. La limite nord passe par le Canada, l’Écosse, le Danemark et le Kamtchatka. La limite sud déborde le Cap Horn, le Cap de Bonne Espérance et les Kerguelen. La plupart des pays du monde sont donc concernés.

Mais le risque est très faible qu’un morceau tombe sur la tête d’un humain. La Nasa fait remarquer qu’un tel accident n’est jamais arrivé, alors que des débris d’engins spatiaux tombent à un rythme hebdomadaire. En Irlande (située tout près de la limite nord), les bookmakers ont commencé à prendre les paris sur le lieu de chute. Un coup d’œil sur une mappemonde montre que l’endroit le plus probable, puisque le plus vaste, est l’océan Pacifique. Alors plouf ou crash ? Réponse demain.


Vue d’artiste du satellite UARS (Upper Atmosphere Research Satellite), un engin de 6t qui a permis de mieux comprendre la stratosphère.
© Nasa
* Le dossier complet de la Nasa sur la réentrée de UARS et sur les risques (anglais, PDF)

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 22 septembre 2011 à 11h09
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/buzz-le-satellite-uars-tombera-vendredi-mais-ou_33560/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Lun 24 Oct 2011 - 15:57

Le satellite UARS s’abîmera dans le Pacifique

0h58 TU +/- 7h: les dernières prévisions situent la réentrée du satellite UARS dans une fourchette de 14h entre ce soir et cette nuit. La chute devrait avoir lieu dans le sud ou le milieu du Pacifique.

Les surveillants des débris spatiaux du Center for Orbital and Reentry Debris Studies ont un peu précisé les prédictions sur la chute du désormais célèbre UARS, ce satellite sans carburant qui, à force de descendre, a commencé à rencontrer les hautes couches de l’atmosphère.

La chute, c’est-à-dire le moment où l’engin sera trop fortement freiné pour poursuivre sa route dans l’espace, aura lieu à 0h58 TU (Temps Universel) avec une incertitude de +/- 7h. La descente dans l’atmosphère se produira donc entre 18h ce soir et 8h demain, soit entre 20h et 10h en heure française.

Selon cette estimation, les débris du satellite toucheront l’océan Pacifique, au sud ou au milieu. On ne peut faire mieux: c’est la région la moins peuplée de la planète sur la zone concernée (entre 57° nord et 57° sud). C’est tout de même là que se situe la Polynésie…


La trajectoire d'UARS sur son orbite. En jaune, le secteur où la réentrée est possible.
© Center for Orbital and Reentry Debris Studies
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences Le 23 septembre 2011 à 16h58
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-bref-le-satellite-uars-sabimera-dans-le-pacifique_33602/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Lun 24 Oct 2011 - 18:00

Le satellite UARS est tombé… discrètement

Le satellite UARS a terminé sa chute samedi matin mais on ignore encore où sont tombés les débris. Une image radar le montre peut-être se désintégrant au-dessus du Canada.

La dernière fois qu’on l’a vu, le satellite UARS pénétrait dans les hautes couches de l’atmosphère entre le Canada et l’Afrique. Alors qu’il avait commencé à se désintégrer, il a survolé l’océan Indien et l’océan Pacifique. Puis plus rien. Selon la Nasa, sa trajectoire venait de se modifier fortement.

Entre 5h et 7h du matin (en heure française), les débris se sont donc étalés sur une vaste zone et on ignore où sont tombés les gros morceaux. La Nasa avait annoncé pouvoir prédire le point de chute une vingtaine de minutes avant mais n’a pu tenir sa promesse.

Une trace radar aurait été signalée, sur Twitter, au-dessus du Canada, qui pourrait correspondre au début de la réentrée. Il faut maintenant attendre les témoignages...


La dernière prédiction Centre for Orbital and Reentry Debris Studies, vendredi soir vers minuit (heure française). La ligne bleue représente la trajectoire
prévue juste avant l'entrée dans l'atmosphère. Le point jaune, marqué UARS, indique l'endroit prévu de la pénétration dans l'atmosphère.
L'ellipse indique la région où un observateur aurait voir l'entrée dans l'atmosphère. La ligne jaune est la trajectoire
prévue ensuite. Le satellite commence alors à se désintégrer.
© Centre for Orbital and Reentry Debris Studies
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 24 septembre 2011 à 10h59
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-bref-le-satellite-uars-sabimera-dans-le-pacifique_33602/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mer 26 Oct 2011 - 0:11

Qui a vu tomber les débris d’UARS ?

Ça twitte, ça jase, ça YouTube: les hypothétiques informations sur la chute des débris du satellite UARS ont foisonné ce weekend. Au Canada, la Gendarmerie royale est agacée. La seule vidéo authentifiée est celle du Français Thierry Legault, quelques jours avant la réentrée.

Les imprécisions sur la trajectoire suivie par le satellite UARS en train de se désintégrer après sa pénétration dans l’atmosphère samedi matin (en heure française) ont stimulé les observateurs. En gros, la Nasa prévoyait que les débris allaient tomber entre le Canada, l’océan Atlantique, l’océan Indien et l’océan Pacifique, soit à peu près le tour de la Terre, entre 50° de latitude nord et sud, une bande englobant donc la plupart des pays du monde.

Samedi matin, un écho radar était publié, qui montrait une trace dans la haute atmosphère au Canada. Il n’en fallait pas plus pour que les premières observations naissent dans cette région. Le coup est parti à Okotoks, près de Calgary, au sud de l’Alberta, un État de l’ouest du Canada. Une vidéo pas très convaincante est alors publiée sur YouTube et les twitteurs annoncent des témoignages, alors que la ville est située - un peu - au-delà de 50° de latitude nord. Devant les appels des particuliers et des journalistes aux autorités locales, la Gendarmerie royale du Canada précise à l’agence de presse QMI que non, aucun débris n’a été signalé.


Le satellite UARS filmé le 15 septembre 2011, soit 9 jours avant sa chute, par
l’astronome amateur Thierry Légault avec un télescope du commerce et
un système de suivi. Toutes les explications sont détaillées
sur son site personnel d’astrophotographie.
© Thierry Légault/YouTube
Un satellite consumé
Une vidéo, en revanche, est authentifiée et mérite un détour: c’est celle réalisée par l’astronome amateur Thierry Légault (qui n’en est pas à son coup d’essai). Présentée ici, elle a été saisie 9 jours avant la chute du satellite derrière un télescope de 360mm de diamètre (un Celestron EdgeHD 14 pouces) installé sur un système de suivi automatique.

On est donc toujours sans nouvelles des quelques morceaux d’UARS qui ont atteint la surface de la planète. Il semble vraisemblable que quelques organismes marins domiciliés dans l’océan Pacifique aient été les seuls spectateurs des derniers instants du Upper Atmosphere Research Satellite de la Nasa qui a longuement étudié la haute atmosphère et suivi durant des années l’ozone stratosphérique.


Le satellite UARS juste après son déploiement, photographié depuis la navette Discovery en 1991.
© Nasa
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 26 septembre 2011 à 14h22
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/buzz-qui-a-vu-tomber-les-debris-duars_33626/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Jeu 27 Oct 2011 - 17:00

UARS est tombé près de Pago Pago

La Nasa vient d’indiquer le point de chute des principaux débris du satellite UARS - dans le Pacifique Sud, à l’Est des Samoa américaines.

14,1° de Latitude Sud, 170,2° de Longitude Ouest - ce sont les coordonnées de la zone où sont tombés les derniers débris du satellite UARS, d’après les estimations du Joint Space Operations Center, un organisme dépendant de l’US Air Force. L’endroit se trouve dans le Pacifique Sud, au large de l’île Tutuila, à une soixantaine de km de Pago Pago, la capitale des Samoa américaines.


La trajectoire du satellite UARS après son entrée dans l'atmosphère, au-dessus de l'océan Indien, près de Madagascar. Le satellite
en perdition a poursuivi sa course vers le Pacifique sud, tout en se consumant. Les derniers débris devraient avoir
atteint l'archipel des Samoa, à gauche sur cette image.
© Nasa
D’après les mesures effectuées, rapportées par la Nasa, la chute s’est terminée samedi 24 septembre à 4h00 TU (6h du matin en heure française), soit vendredi 23 septembre à 17h pour les Samoans, dans une zone d’environ 480km par 1.300km.

Bien sûr, la majeure partie du satellite s’est consumée dans l’atmosphère et on ignore le nombre et la taille des débris, totalisant quelques centaines de kilos d’après la Nasa, qui ont effectivement touché l’océan. Rappel: la chute d'un satellite de la taille d'UARS est un événement survenant à peu près une fois par an.


La zone de la chute d'UARS: dans les Samoa américaines, entre les îles Tutuila et Sili.
Image Google Earth
* Le communiqué de la Nasa

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 28 septembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-bref-uars-est-tombe-pres-de-pago-pago_33671/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mar 1 Nov 2011 - 15:24

Des relais géostationnaires pour améliorer les services satellitaires

L’accroissement du nombre de services spatiaux impose d'améliorer l'envoi des informations vers le sol. L’Esa et Astrium ont une solution - EDRS, un système de relais entre les satellites en orbite basse et les stations de réception terrestres.

Astrium construira le satellite de télécommunications Eutelsat 9B qui embarquera le système de relais de données européen développé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) mis en place entre l’Agence Spatiale Européenne et Astrium. C’est le quatrième PPP que lance l’Esa, après le satellite de télécommunications Hylas, la plateforme Alphabus et la petite plateforme géostationnaire de faible puissance (3Kw) Geo d'OHB. Cette solution du partenariat public-privé, initié par Jean-Jacques Dordain (directeur général de l’Esa), « permet à l’industrie de prendre des risques plus importants pour permettre à l’Europe d’exploiter avantageusement les technologies satellitaires de pointe », explique l’Esa.

Ce système permettra de transférer de plus grandes quantités de données et surtout plus rapidement. Il sera opérationnel dès 2014. Dans un premier temps, EDRS sera utilisé par les satellites Sentinelles 1 et 2 de GMES (surveillance mondiale pour l’environnement et la sécurité), programme d’observation de la Terre de l’UE piloté par la Commission Européenne en partenariat avec l’Esa et l’Agence européenne de l’environnement. Il comprendra deux charges utiles placées à bord des satellites géostationnaires Eutelsat 9B (2014) et un satellite spécifique construit par OHB (Allemagne), qui utilisera la petite plateforme Geo (2015).

Des relais de données en temps réel
L’intérêt de ce système est de relayer en permanence les données fournies par des satellites en orbite basse. En effet, évoluant à faible altitude, ces satellites doivent attendre de passer au-dessus d'une station au sol pour lui transférer leurs données. Dans certains cas, plusieurs heures sont nécessaires, ce qui est souvent préjudiciable. D’où l’idée d’installer des relais de données en orbite géostationnaire. À près de 36.000km de la Terre, les relais EDRS seront en permanence au-dessus d’une station sol et, depuis ce poste géostationnaire, tous les satellites en orbite basse seront visibles en continu ou dans un délai d’environ 20mn. Une vidéo sur le site d'Astrium illustre schématiquement le principe d'un relais EDRS.

Une telle configuration garantit aux opérateurs de ces satellites des relais de données vers la Terre rapides et pour ainsi dire ininterrompus. « Les utilisateurs pourront disposer, à la demande, de données satellitaires en temps réel et à l’endroit voulu et au moment voulu », précise l’Agence Spatiale Européenne dans son communiqué.

La première charge utile EDRS, comprenant un terminal de télécommunication laser et une liaison intersatellites en bande Ka, sera installée à bord du satellite Eutelsat-9B et mis à poste à 9° Est. Quant aux terminaux laser, ils seront développés par Tesat (Allemagne) et pourront transmettre jusqu’à 1,8GB (GigaBit) par seconde sur plus de 40.000km, distance entre EDRS sur orbite géostationnaire et les satellites sur orbite basse.


Le satellite Eutelsat-9B sera le premier à être doté d'un terminal EDRS pour relayer vers la Terre des données acquises par des satellites
en orbite basse. Satellites qui devront être équipés d'un terminal laser pour envoyer leurs données vers les terminaux EDRS.
© Astrium
* Astrium
* EDRS sur le site de l'Esa

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences, le 7 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/des-relais-geostationnaires-pour-ameliorer-les-services-satellitaires_33788/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Dim 6 Nov 2011 - 20:31

Après UARS, le satellite ROSAT va-t-il retomber sur Terre ?

Moins d'un mois après la chute du satellite américain UARS, voilà qu'on annonce la possible retombée d'un autre de ces engins, le satellite allemand ROSAT. S'il pleut des satellites actuellement, c'est à cause du Soleil...

Souvenez-vous - le samedi 24 septembre à 4h00 TU les morceaux du satellite UARS (un engin de 12m de longueur pour 6t qui avait été mis en orbite en septembre 1991) terminaient leur course au large de Pago Pago, la capitale des Samoa américaines, en plein Pacifique sud. Cette fois-ci c'est l'Agence spatiale allemande (DLR) qui laisse entendre que son satellite ROSAT pourrait connaître le même sort entre le 20 et le 25 octobre.

ROSAT (RöntgenSatellit) est un télescope d'observation du ciel en rayons X qui a fonctionné de 1990 à 1999. Il a notamment contribué à la découverte de deux lobes gigantesques émis par la Voie Lactée et a participé à la détection d'amas de galaxies aux côtés de Planck. ROSAT ne cesse de descendre et devrait se retrouver en orbite à une altitude de 150km de la Terre entre le 20 et le 25 octobre. Il lui suffira alors de seulement 24h pour arriver jusqu'au sol. ROSAT comporte un certain nombre de pièces en verre et en céramique qui pourraient résister à la traversée de l'atmosphère terrestre et frapper la surface de la Terre, les plus gros morceaux pouvant atteindre 400kg.

Cette augmentation du nombre de chutes de satellites est liée au regain d'activité solaire, un phénomène confirmé par l'observation des taches sur le Soleil. Selon Hugh Lewis, spécialiste britannique des débris spatiaux, « l’activité solaire provoque une expansion de l’atmosphère, qui se traduit par un effet de frein plus important sur les objets spatiaux. Il faut s'attendre à voir un nombre plus élevé de retours de satellites alors que nous approchons du maximum de l’activité solaire prévu pour 2013. »


ROSAT, un télescope d'observation des rayons X, pourrait retomber sur Terre entre le 20 et le 25 octobre.
© DLR
* DLR

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences, le 18 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-bref-apres-uars-le-satellite-rosat-va-t-il-retomber-sur-terre_34076/

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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Mer 9 Nov 2011 - 16:30

Un satellite menace à nouveau la Terre

Les débris du satellite allemand ROSAT, qui observait l'Univers en rayons X, doivent retomber sur Terre entre aujourd'hui 22 octobre à 20h et demain, 23 octobre, à 14h (heure française). Tout comme pour le satellite américain UARS le 23 septembre dernier, la zone de retombées ne sera connue que deux heures avant la chute finale.

ROSAT incontrôlable et dangereux
Hors de fonction depuis 1999, ROSAT (Roentgen SATellite) se rapproche chaque jour un peu plus de la Terre.

Quand il pénètrera dans les couches denses de l'atmosphère, à 28.000km/h, il se fragmentera en de multiples morceaux. Certains seront volatilisés par l'extrême chaleur provoquée par le frottement intense avec l'air. Mais les 30 pièces les plus robustes, qui représentent 1,7t au total, pourraient toucher le sol. Le plus gros d'entre eux, le miroir du télescope, est ainsi très résistant à la chaleur.


Vue d'artiste du satellite ROSAT en train de pénétrer dans l'atmosphère terrestre.
Crédit: DLR
Impacts entre 53° Nord et 53° Sud
Comme ROSAT ne dispose pas d'un système de propulsion qui aurait permis de contrôler son entrée dans l'atmosphère il est impossible de prédire dans quelle région ses fragments retomberont.

L'intensité du rayonnement solaire, qui augmente les frictions dans l'atmosphère et donc ralentit la chute d'un objet, fluctue trop pour être prévu précisément. « Tout ce que nous pouvons dire à l'heure actuelle, c'est que des débris pourraient retomber n'importe où sur la planète entre 53° de Latitude Nord et 53° de Latitude Sud », révèle Andreas Schutz, le porte parole du Centre Aérospatial Allemand (DLR).

Une probabilité sur 14 000 milliards
Tout comme lors de la chute incontrôlée du satellite UARS, en septembre dernier, la plupart des pays du globe sont donc concernés. Mais les chances pour qu'un humain soit heurté par un débris sont faibles - de 1 sur 2000. Soit pour chacun des 7 milliards d'humains, une (mal)chance sur 14 000 milliards.

L'évolution de ROSAT dans l'atmosphère sera suivie par le réseau de radars du US Space Surveillance Network et par le radar TIRA (Tracking and Imaging Radar) situé près de Bonn. Ce dispositif doit permettre d'affiner la trajectoire de ROSAT dans les prochaines heures.

Lancé le 1er juin 1990, ROSAT est un satellite astronomique sensible aux rayons X. Il a identifié 125.000 objets émettant ce type de rayonnement énergétique. Il n'est plus en fonction depuis février 1999.


Une vue d'artiste du satellite ROSAT.
Crédit: DLR
Pour plus de renseignements sur les débris spatiaux, écoutez nos podcasts '' la menace des débris spatiaux " et " comment se débarrasser des débris spatiaux ".

Emilie Martin, le 21 octobre 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/7990

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tanka
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MessageSujet: Re: LES SATELLITES GÉOSTATIONNAIRES, QUEL AVENIR ?...   Jeu 10 Nov 2011 - 17:00

Le satellite ROSAT est retombé sur Terre

Le satellite allemand ROSAT, qui observait l'Univers en rayons X, est retombé sur Terre ce dimanche 23 octobre entre 3h45 et 4h15 (heure française). A l'heure où nous écrivons ces lignes (10h30), son point de chute reste inconnu. Hier soir, l'agence spatiale allemande (DLR) avait indiqué que l'Europe, l'Afrique et l'Australie ne seraient probablement pas touchés.


Vue d'artiste du satellite ROSAT.
Crédit: DLR
ROSAT était hors de fonction depuis 1999.

[Mise à jour du 24/10/11: 36h après sa chute, aucun témoignage de la retombée de ROSAT n'a été recensé par la DLR. Il est cependant probable que le satellite soit tombé au dessus de l'océan indien.]

[Mise à jour du 24/10/11: selon le contrôle de mission du DLR, à Cologne, ROSAT est tombé le 23 octobre, vers 2h TU, au-dessus du Golfe de Bengale, au large de la Birmanie. La chute ayant eu lieu de jour, aucune observation n'a pu être faite. Aucun fragment ne semble avoir touché les terres et aucun dommage n'a été signalé.]

David Fossé, le 23 octobre 2011
Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8002

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