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 Zoologie...

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tanka
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MessageSujet: Zoologie...   Sam 2 Avr 2011 - 17:00

Des gorilles sauvages victimes d'un virus humain

Des gorilles des montagnes, déjà très peu nombreux dans les forêts africaines, seraient décédés des suites d’une infection par un virus... probablement apporté par des touristes! Cette triste découverte soulève la question de la protection des grands singes dans leur milieu naturel.
  • Tout savoir sur les grands singes grâce à notre dossier >>
Selon les dernières estimations, il y aurait moins de 1.000 représentants des gorilles des montagnes (Gorilla beringei beringei) dans la nature. Pour être précis, 786, se partageant les forêts de l’Ouganda, du Rwanda et de la République démocratique du Congo. Étrangement, la curiosité des touristes, pourtant connue pour être parfois dévastatrice, avait jusque-là permis de préserver leur environnement, grâce à l’argent récolté.

Malheureusement, un article publié dans la revue Emerging Infectious Diseases (par des chercheurs du Mountain Gorilla Veterinary Project, du Wildlife Health Center à l’université de Californie, du Center for Infection and Immunity à l’Université de Columbia et du Rwanda Development Board) met en évidence le revers de la médaille: un virus d’origine humaine, peut-être apporté par des touristes, aurait provoqué le décès de deux de ces grands singes.

Des similitudes génétiques fortes
« Parce que les gorilles des montagnes sont moins de 800, chaque individu est d’une importance critique pour la survie de leur espèce », explique Mike Cranfield, directeur du Mountain Gorilla Veterinary Project et vétérinaire à l’UC Davis. « Mais les gorilles des montagnes sont entourés d’humains, et cette découverte rend évident que le fait de vivre dans un parc national protégé n’est pas une barrière aux maladies humaines. »

Comment est-ce possible ? Parce que nous partageons avec les gorilles 98% de notre patrimoine génétique ! Ainsi, un virus adapté à l’Homme peut facilement contourner la barrière d’espèce lorsqu’il s’agit d’un organisme très similaire. Ce genre de mécanisme (en l’occurrence inversé) est d’ailleurs fortement suspecté d’être à l’origine de l’acquisition du virus du Sida par l’Homme, à la suite d’un contact trop étroit avec le singe.

Des colosses très sensibles...
Les infections virales et bactériennes constituent d’ailleurs la deuxième cause de décès soudain (20%) chez les gorilles des montagnes, après les blessures traumatiques. Car malgré la carrure impressionnante (jusqu’à 2 mètres de haut pour 300 kilogrammes) de ces primates, leur système immunitaire n’est pas suffisamment entraîné.


Des gorilles de Hirwa sont décédés d'un virus d'origine humaine.
© petercolesdc, Flickr, CC by-sa 2.0
Selon les auteurs de l'article, entre 2008 et 2009, onze des douze gorilles (un mâle adulte, six femelles adultes, trois jeunes et deux enfants) du groupe d’Hirwa au Rwanda ont montré des symptômes de maladie respiratoire, associant une toux, des écoulements nasaux et oculaires, ainsi qu’une léthargie. Alors que cinq gorilles ont été efficacement traités à l’aide d’antibiotiques, pour deux individus, une femelle et un nouveau-né qui n’ont pas bénéficié des soins, l’issue a été fatale.

La source du virus est inconnue
L’analyse biologique (par PCR multiplexe, qui permet d'amplifier rapidement des séquences d'ADN spécifiques) réalisée sur des échantillons (sang, poumon, gorge, nez, vagin, anus) provenant des singes décédés, a montré la présence du génome du virus HMPV (le métapneumovirus humain). Si la femelle semble être décédée des suites d’une surinfection par la bactérie à pneumonie, Streptococcus pneumoniae, c’est bien la présence du virus qui aurait facilité l’infection bactérienne.

Des humains sont sans doute responsables de la contamination, mais les chercheurs n'ont pas encore élucidé le mode de transmission, ni la source précise. Quoi qu'il en soit, il est crucial de mettre en place des mesures pour préserver la santé des gorilles. Des recommandations des gouvernements des pays hôtes sont d'ailleurs déjà en vigueur, en régulant le nombre de touristes et en réclamant le port de masques.


Les gorilles des montagnes sont sensibles aux infections.
© Sarel Kromer, Wikimedia, CC by-sa 2.0
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 30 mars 2011 à 08h31
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/des-gorilles-sauvages-victimes-dun-virus-humain_29134/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 2 Avr 2011 - 19:57

Le nombre de cétacés victimes du pétrole de BP largement sous-estimé

La marée noire liée au naufrage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon aurait provoqué la mort de très nombreux dauphins et baleines, dont le nombre avait jusque-là été sous-estimé. Au lieu de 101 morts, le bilan s’élèverait plutôt à environ 5.000...

Alors que les péripéties du naufrage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon seront vraisemblablement adaptées sur grand écran, des doutes subsistent toujours quant aux conséquences écologiques de la plus grande marée noire de l'histoire des États-Unis. Car malgré les efforts déployés par les employés de BP au cours de cinq mois de travail et les dépenses astronomiques évaluées à 7,3 milliards d’euros, 780 millions de litres de brut se sont échappés dans l’océan.

Même si des bactéries mangeuses de pétrole et l’intervention de bateaux (dont le Mighty Servant 3) ont participé à la dégradation plus rapide que prévu de la nappe à la dérive, les côtes du golfe du Mexique ont été atteintes, détruisant des centaines de kilomètres de nature côtière. En conséquence, de nombreux animaux marins, comme des tortues, des oiseaux, mais aussi des mammifères ont ainsi été retrouvés morts sur les plages.

Cent-un cétacés échoués contre 17 en temps normal
Au total, 101 cétacés (incluant des baleines et des dauphins) ont été retrouvés échoués sur les plages du golfe du Mexique, au lieu des 17 recensés en moyenne chaque année, conduisant naturellement à estimer à une centaine le nombre de morts liés à la marée noire. Pourtant, ce chiffre serait en fait bien en-deçà de la réalité, d’après les travaux de scientifiques canadiens et américains publiés dans la revue Conservation Letters.


Des cadavres de cétacés s'échouent régulièrement sur les plages, mais la marée noire dans le golfe du Mexique a augmenté leur nombre.
© ccgd, Flickr, CC by-nd 3.0
En effet, le milieu marin est moins accessible que la terre ferme, ce qui ne simplifie pas l’estimation du nombre total de victimes, d’autant que la plateforme pétrolière est située à plus de 60 kilomètres au large des côtes. Les difficultés d'effectuer des analyses précises en milieu marin avaient d’ailleurs été mises en évidence lorsque BP tentait d’estimer tant bien que mal le débit de la fuite de brut dans l’océan, à 5.500 mètres de profondeur. Il semble probable que les corps retrouvés sur les plages ne constituent qu’à une petite proportion des morts effectifs.

Pour le montrer, les scientifiques se sont particulièrement intéressés aux évolutions démographiques naturelles de quatorze espèces de mammifères marins. Ils ont multiplié le nombre d’individus de chaque espèce récemment estimé par le taux de mortalité annuel, lui aussi estimé, pour obtenir le nombre moyen de décès. Ils ont ensuite calculé le taux de cadavres retrouvés échoués sur les plages, en divisant le nombre moyen de cadavres réellement retrouvés chaque année par le nombre moyen de morts annuel estimés.

En réalité, ce sont 5.050 victimes
Ils sont arrivés à la conclusion que seuls 2% des cétacés morts viennent habituellement s’échouer sur les plages de la région. Ainsi, le nombre de 101 cadavres devrait en réalité être multiplié par 50, pour atteindre le triste chiffre de 5.050 ! Comme le précise l’un des auteurs (Scott Kraus du New England Aquarium), « aucune étude sur les carcasses retrouvées après échouage n’a donné de chiffre proche de 100% des morts survenant dans aucune population de cétacé. Le plus haut taux que nous avons trouvé n’était que de 6,2%, ce qui implique 16 décès pour chaque carcasse découverte ».

Encore plus alarmant, les conséquences de la marée noire ne s'arrêteraient pas à la première génération. En effet, 17 bébés dauphins auraient été retrouvés sur les rivages du Mississipi et de l’Alabama en seulement deux semaines. Ce chiffre est dix fois plus élevé que la normale, alors que nous sommes en pleine saison des naissances, la première depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, au printemps 2010. Le lien entre les deux événements n'aurait toutefois pas été établi avec certitude.


Les populations de baleines dans le golfe du Mexique auraient souffert de la marée noire.
© deb jencks, Stockvault
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 30 mars 2011 à 15h37
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/maree-noire-le-nombre-de-cetaces-victimes-du-petrole-de-bp-largement-sous-estime_29159/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 2 Avr 2011 - 19:58

Des scientifiques surprennent des crocodiles au fond d’une grotte

Si un spéléologue vous explique qu'il a vu un crocodile orange durant ses balades souterraines, croyez-le. L'aventure est arrivée à Olivier Testa, qui accompagnait une équipe scientifique au Gabon, laquelle a pu s'intéresser à ces très rares crocodiles troglophiles. Voici le récit par les membres de l'équipe...

Pour l'expédition Abanda 2010, une équipe pluridisciplinaire de scientifiques de l’IRD et de l’Université de Rouen, menée par l’archéologue Richard Oslisly, s’est rendue au Gabon dans la région de la lagune Fernan Vaz. Les scientifiques partaient explorer les grottes de la région pour y recueillir des données sur les paléoenvironnements.

Découvertes quelques années auparavant par Marco Marti, médecin de brousse, les grottes d’Abanda sont perdues au cœur de la forêt tropicale humide. Les quatre cavités explorées ont une particularité: elles servent d’habitat à des crocodiles (Osteolaemus tetraspis) dont certains ont une couleur orange très surprenante.


Richard Oslisly dans la grotte Mugumbi, au cours de l'expédition Abanda 2010, qui a bénéficié d'un important soutien logistique de la Fondation Iguéga, du docteur Marco Marti et de l’IRD.
© Olivier Testa
Des crocodiles piégés
Dans la première des quatre grottes, l'équipe a débusqué une petite femelle et ses quatre petits. Dans trois autres grottes étaient piégés de grands spécimens, qui n'avaient plus aucune possibilité de ressortir.

Après avoir descendu un aven de 8 mètres, le spéléologue Olivier Testa tombe nez à nez avec un grand crocodile. Ce vieux mâle de 1,70 mètre a pu être attrapé... et lavé. Est alors apparue une peau ventrale d'une belle couleur orange.


Un crocodile surpris au fond de la grotte où il vit. Mais comment est-il arrivé là ? Et de quoi se nourrit-il ?
© Olivier Testa
Des prélèvements sanguins ont été effectués, en vue d'études génétiques sur ces animaux très rares. On ne retrouve en effet des crocodiles troglophiles que dans quelques régions de la planète, et cette découverte est unique en Afrique centrale. Une nouvelle expédition est en préparation pour l’été 2011 afin de mieux étudier ces crocodiles.

Depuis combien de temps vivent-ils dans ces grottes ? Comment sont-ils arrivés là ? Ne se nourrissent-ils que de chauves-souris ? Plus de 100.000 chauves-souris peuplent en effet ces grottes et ces populations intéressent beaucoup les scientifiques car, au Gabon, ces mammifères volants ont été identifiés comme le principal réservoir du virus Ebola. C'est pourquoi des recherches sur ces chiroptères dans un objectif de santé publique seront menées en parallèle.


Un crocodile coloré d'orange...
© Olivier Testa
Richard Oslisly et Olivier Testa, le 31 mars 2011 à 13h25
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/des-scientifiques-surprennent-des-crocodiles-au-fond-dune-grotte_29163/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 5 Avr 2011 - 23:48

Des arbres couverts de toiles d'araignée au Pakistan

Un phénomène étrange a envahi les arbres du Pakistan: ils sont désormais couverts de toiles d'araignée géantes ! Cette invasion a eu pour conséquence de participer à la réduction des risques de paludisme, en capturant plus de moustiques.

Suite aux dramatiques inondations qu’a subies le Pakistan en août dernier, un drôle de phénomène (moins drôle pour les arachnophobes) a pu être observé dans les arbres du pays. Ils sont recouverts d’un gigantesque cocon constitué de… soie d’araignée !


La taille des toiles est impressionnante !
© DFID, Flickr, CC by 2.0
Ces petites bêtes à huit pattes ne trouvant plus d’abri sur le sol détrempé, ont décidé de grimper à quelques mètres de hauteur pour coloniser les branches, comme le montrent ces photos prises par le UK Department for International Development (DFID).


Les enfants ne semblent pas effrayés par les milliers d'araignées au-dessus de leurs têtes.
© DFID, Flickr, CC by 2.0
Les populations locales, qui n’avaient jamais observé un tel phénomène, ont indiqué que cette invasion insolite était corrélée avec un taux anormalement bas du nombre de moustiques, étant donné le nombre de points d’eau stagnante dans la région.


En décembre dernier, quatre mois après les inondations, certains arbres avaient toujours les pieds dans l'eau ! © DFID, Flickr, CC by 2.0
Il est donc supposé que ces toiles d’araignée géantes sont capables de capturer de grandes quantités d’insectes, et ainsi de combattre le paludisme !


Les toiles d'araignées mesurent parfois plusieurs mètres de diamètre.
© DFID, Flickr, CC by 2.0
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 3 avril 2011 à 14h36
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-image-des-arbres-couverts-de-toiles-daraignee-au-pakistan_29193/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 25 Avr 2011 - 13:59

Fonte des glaciers: tout un écosystème en péril

Un insecte aquatique des montagnes, qui ne vit que dans les eaux glacées, semble particulièrement menacé par le réchauffement climatique et la fonte inexorable des glaciers. Avec lui, c'est tout un écosystème qui risque de bientôt disparaître.
  • Découvrez les risques du réchauffement climatique >>
Si le réchauffement climatique a tendance à modifier les altitudes favorites des plantes de montagne, ou à provoquer des catastrophes naturelles, il risque aussi de mener à la disparition d’insectes déjà rares. La fonte des glaciers, due à l’augmentation de la température, en serait la cause. Ces résultats alarmants ont été publiés dans le dernier numéro de la revue Climatic Change Letters.

Ce sont des biologistes américains du U.S. Geological Survey (USGS), de l’Université du Montana, du U.S. Fish and Wildlife Service et du National Park Service qui ont fait cette découverte, dans le parc national de Glacier. Situé dans le Montana, à la frontière avec le Canada, ce parc est constitué d’une zone montagneuse culminant à plus de 3.000 mètres. Dans cet environnement sauvage appartenant à la chaîne des Rocheuses, les nombreuses espèces animales et végétales vivent paisiblement entre les lacs et ce qu’il reste de la vingtaine de glaciers.

Les glaciers disparaîtront d'ici 2030 !
Car malheureusement, comme le confirment des clichés pris après d’un siècle d’intervalle, les glaces fondent de façon inquiétante, l’un des dégâts nettement visibles engendrés par le réchauffement climatique. D’ailleurs, si les estimations se confirment, les glaciers du parc national devraient entièrement disparaître d’ici 2030 ! L’impact de cet évènement sur la faune et la flore, plus spécifiquement sur les invertébrés, est encore mal estimé.

Mais il devient clair que la survie de certaines espèces est en péril. C’est probablement le cas d’animaux aquatiques, comme des insectes de l'ordre des trichoptères ou de petits crustacés amphipodes. Parmi la biodiversité de ces lieux, un insecte attire particulièrement l’attention, du fait de sont habitat pour le moins restreint.


Le parc national de Glacier, au sein de la chaîne montagneuse des Rocheuses, abrite une faune et une flore très variées.
© National Park Service, domaine public
Un insecte qui n'aime que l'eau des fontes
Il s'agit de la mouche de pierre des eaux fondues (un plécoptère aussi connu sous son nom officiel Lednia tumana), qui, comme son nom l’indique, est particulièrement à l’aise dans les eaux très froides. Ainsi, au cours de 14 ans de recherche, les scientifiques ont pu montrer que cet insecte ne vit qu’en contrebas des glaciers (au maximum à 500 mètres du pied du glacier) ou des zones enneigées, bref, partout où l’eau froide, tout juste fondue, s’écoule lentement à la saison estivale.

En plus de n'être adaptée qu'à un seul type d'écosystème, cette espèce semble être endémique puisqu'elle n'a jamais été retrouvée en dehors du parc national de Glacier. Comme son habitat risque fort d’être très affecté par le changement climatique, cette mouche de pierre est désormais référencée dans le U.S. Endangered Species Act.

C'est tout un écosystème qui est concerné
«Nos modèles de simulation suggèrent que le changement climatique menace la distribution potentielle future de ces habitats sensibles ainsi que la persistance de la mouche de pierre des eaux fondues au travers de la perte des glaciers et des zones enneigées, explique Clint Muhlfeld, le responsable du projet. Ces réductions majeures des habitats impliquent une probabilité très forte d’extinction ou de contraction significative de l’habitat de ces espèces sensibles.»

«Cela ne concerne pas seulement un insecte méconnu que la majorité des gens n’ont jamais vu, cela concerne un écosystème entier menacé, qui contient de nombreuses espèces rares et peu connues, dont la biologie et la survie dépendent de l’eau très froide», conclut Joe Giersch. Ainsi, les invertébrés aquatiques des hautes montagnes semblent malheureusement être des indicateurs idéaux du réchauffement climatique dans les écosystèmes montagneux.


L'insecte Lednia tumana disparaîtra certainement en même temps que les glaciers.
© Joe Giersch, USGS
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 8 avril 2011 à 11h10
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/fonte-des-glaciers-tout-un-ecosysteme-en-peril_29315/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 8 Mai 2011 - 19:55

Le colibri utilise un piège pour se nourrir !

La façon de s’alimenter des colibris telle qu’on l’imaginait depuis 180 ans a été revue et corrigée grâce à des images vidéo exceptionnelles. Au lieu de récupérer le nectar des fleurs par capillarité, les oiseaux-mouches utilisent leur étonnante langue, capable de se transformer en piège, sans la moindre dépense énergétique !

Les technologies récentes permettent de résoudre certains mystères de la biologie, mais aussi, parfois, de rétablir la vérité sur des croyances centenaires. Le cas s’est produit tout récemment grâce à la réalisation de vidéos à très haute vitesse et à haute définition, qui ont permis de visualiser au ralenti et pour la première fois la façon de s’alimenter des colibris… et par la même occasion de prouver que les biologistes avaient tort depuis plus de 180 ans !

Oiseaux colorés de petite taille (certains ne mesurent pas plus de 2 centimètres), les colibris battent très vite des ailes et sont capables de voler vers l’arrière et de faire du sur-place. Ces performances étonnantes leur valent leur surnom d'oiseaux-mouches. Ils sont ainsi visiblement très bien adaptés au butinage du nectar des fleurs, leur principal repas, ce qu’ils font en plein vol en insérant leur long bec dans la corolle formée par les pétales des fleurs.

Une hypothèse jamais vérifiée
Ce qui est en revanche moins évident à observer, c'est la façon dont les colibris remontent ce fameux nectar jusqu’à leur gorge. Les hypothèses émises depuis les années 1830, et qui étaient considérées jusqu’alors comme un fait établi, suggéraient que ces petits oiseaux récupéraient le succulent nectar de façon passive. Le phénomène physique impliqué était supposé être la capillarité, capable d'aspirer un liquide dans un tube très fin grâce aux forces de cohésion des molécules qui entraînent une attraction du liquide sur les parois.


La langue du colibri prend une structure différente
dès qu'elle entre en contact avec le nectar.
© Université du Connecticut/YouTube

La complexité des conditions (oiseaux trop petits, trop rapides et fleurs opaques) et le manque de moyens rendaient difficile une étude plus approfondie de ces oiseaux, empêchant la confirmation de l’hypothèse. Toutefois, des doutes commençaient à naître dans les cerveaux des scientifiques. En effet, les modèles informatiques réalisés dans les années 1980 estimaient que s’ils utilisaient la capillarité, les colibris devaient alors nécessairement préférer les nectars les plus fluides. Or les biologistes s’accordent à dire que ces oiseaux préfèrent pour la plupart d’entre eux les nectars les plus épais…

Une langue fourchue et poilue
Les nouveaux résultats obtenus par des scientifiques de l’Université du Connecticut et publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences ont permis de comprendre ce paradoxe. Les travaux ont consisté en l’observation et l’enregistrement sur vidéo d’une trentaine de colibris (principalement originaires des Andes) occupés à se nourrir d'un nectar placé artificiellement dans un tube en plastique à l’apparence de fleur, mais doté d'un conduit transparent offrant ainsi aux observateurs une vue inégalée sur la langue de ces oiseaux-mouches.

Celle-ci est bien différente de celle des mammifères. Elle est longue et extensible, et composée de deux longs tubes collés l'un à l'autre. Les biologistes ont observé que dès que la langue se trouve en contact du nectar, les deux tubes se séparent et s’élargissent pour prendre l'apparence de deux plumes. En fait, chaque tube déplie une frange de longs poils qui capturent le nectar et se rétractent dès qu'ils quittent le milieu liquide, et ce jusqu’au retour de la langue dans le bec de l’oiseau. Les quelques microlitres de nectar piégés pourront alors être avalés.

Que l'oiseau soit en vie ou non, la langue réagit de la même façon, indiquant que le mécanisme de changement structural est automatique et n'impose guère de dépense énergétique pour l'animal. Cette découverte remet en question le mécanisme d'alimentation d'autres oiseaux nectarivores et permet également, selon les auteurs, d'imaginer des applications pratiques de ce mode particulier de capture de fluide.


Les colibris réalisent un vol stationnaire lors du butinage.
© Mdf, Wikimedia, CC by-sa 3.0
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 4 mai 2011 à 11h25
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-le-colibri-utilise-un-piege-pour-se-nourrir_29926/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 10 Mai 2011 - 22:59

Les insectes qui ont inventé une troisième paire d’ailes

Extraordinaires par leurs formes, les membracides sont aussi étonnants dans leur morphologie: leur « casque », parure invraisemblable et multiforme, est en fait une troisième paire d’ailes modifiées, comme nous l’explique l’un des auteurs de la découverte. Entendez-vous le bruit du dogme qui s’effondre ?

Le corps d’un insecte est composé de trois parties: la tête, le thorax et l’abdomen. La tête porte les organes sensoriels et les appendices buccaux. Le thorax porte trois paires de pattes sur les segments 1 à 3, une paire d’ailes sur le segment 2 et éventuellement une paire sur le segment 3. L’abdomen est dépourvu d’appendices. Voilà ce qu’il faut savoir répondre dans un examen de zoologie depuis des dizaines de décennies.

Benjamin Prud'homme, Nicolas Gompel et leurs collègues donnent un autre point de vue, qui en appelle à l’embryologie et à l’évolution, dans un article étonnant sur les membracides, insectes puissamment originaux. Surtout présente dans les forêts tropicales, cette famille, proche de celle des cigales, arbore une particularité unique : une structure chitineuse de grande taille, appelée casque, fixée sur le premier segment du thorax et qui prend des formes variant énormément d’une espèce à l’autre. Sa fonction semble être le camouflage mais la variété de ses formes a surpris ces chercheurs.

Nicolas Gompel est généticien au CNRS (Institut de biologie du développement de Marseille-Luminy) mais il est aussi, nous confie Benjamin Prud’homme, un entomologiste passionné. L’un de ses coreligionnaires lui a un jour fait remarquer que lorsqu’il cherche à attraper un membracide, ce casque lui reste souvent dans les doigts. Pourquoi se détache-t-il si facilement ? Parce qu’il n’est fixé que par deux points d’attache, comme les ailes. Jusqu’à présent, cette structure était vue comme une excroissance de la cuticule mais l’anatomie montre que les points d’attache ressemblent à une articulation et qu’il s’y trouve des muscles.


Les membracides: une surprenante famille d'insectes parés d'un casque qui recouvre le corps et les camoufle.
Cet apanage est une modification d'une paire d'ailes surnuméraire.
© Nicolas Gompel
Des traces de l’histoire d’une espèce dans la formation de l’embryon
« Notre laboratoire s’intéresse à la biologie du développement embryonnaire, nous explique Benjamin Prud’homme, mais aussi aux variations de ce développement entre différentes espèces et nous cherchons à relier ces différences à l’histoire évolutive des lignées. » Après avoir étudié au microscope la liaison entre le thorax et le casque, l’équipe a suivi la formation de la structure durant le développement embryonnaire. Elle est gouvernée, comme une grande part de l’anatomie, par un groupe de gènes appelés Hox, que l’on retrouve chez la plupart des animaux, y compris les vertébrés.

Pendant le développement de l’embryon, ces gènes Hox s’expriment (s’activent) selon un axe avant-arrière et contribuent à la formation des membres. Chez les insectes, ils répriment la formation des ailes dans les segments du corps en construction, sauf dans les segments thoraciques 2 et 3. Sans eux, les insectes auraient de nombreuses ailes ! À partir de ce schéma, les insectes, prolifiques, ont diversifié leur anatomie. Les ailes de la seconde paire se développent normalement, comme chez la libellule, ou deviennent balanciers chez les diptères, comme la mouche, ou bien encore les ailes de la première paire se muent en élytres chez les coléoptères.


En a et b, les images au microscope électronique à balayage de deux stades nymphaux (espèce Publilia sp.): on repère les futures ailes (en bleu,
marquées W) sur le segment 2 du thorax (T2) et le casque (en rose, marqué H) sur le premier segment (T1). En d et e, ces structures se sont
formées. L'image c est une coupe du thorax de la nymphe, où l'on devine le casque (H). En f et g, les coupes (correspondant aux flèches
de l'image d) montrent les articulations du casque (helmet joint) et d'une aile (wing joint).
© Benjamin Prud’homme et al./Nature
Des bribes de l’histoire des insectes et de leurs ailes
Les membracides ont innové: ils développent des pseudo-ailes sur le segment 1 du thorax. « Ce que nous avons montré, c’est que le casque et les ailes ont une même origine embryologique et génétique » résume Benjamin Prud’homme. Les articulations sont là, même si les deux « ailes » fusionnent. Pour les chercheurs, c’est le résultat d’une longue histoire. « Les premiers insectes n’avaient pas d’ailes du tout, raconte Benjamin Prud’homme. Elles ont dû apparaître il y a 350 à 400 millions d’années. Elles ne servaient sans doute pas à voler puisqu’elles sont peut-être apparues chez des insectes aquatiques ! Il y a 350 millions d’années, tous les segments du corps, y compris l’abdomen, en portaient. Puis il y a eu réduction du nombre pour parvenir il y a 250 millions d’années environ aux deux paires d’ailes sur le thorax. Et il y a 50 millions d’années, les membracides, ou leurs ancêtres, ont libéré la formation d’ailes sur le premier segment thoracique, lesquelles, aujourd’hui, sont devenues ce casque. »

Alors que les autres insectes ont fait disparaître ou modifié leurs ailes, les membracides ont inventé un nouvel appendice… Pourquoi les membracides et seulement eux ? C’est un mystère. « Tous les insectes ont conservé la possibilité de faire pousser des ailes sur tous leurs segments, souligne Benjamin Prud’homme, contrairement au cas des membres des vertébrés. On le voit lorsqu’on provoque des mutations. Mais des ailes supplémentaires sont sans doute gênantes pour le vol et l’évolution ne retient pas cette solution. Chez les membracides, ces ailes servent à autre chose, au camouflage en l’occurrence. »

Reste à comprendre les détails de l’affaire et en particulier pourquoi les gènes Hox n’empêchent pas la formation de ces pseudo-ailes alors que, l’équipe l’a prouvé, les gènes Hox s’y expriment. « Nous pensons que les changements évolutifs touchent plutôt le programme génétique de formation des ailes, ces gènes seraient devenus insensibles à la répression par le gène Hox », commente Nicolas Gompel dans le communiqué du CNRS. L’explication remet en cause la manière dont les gènes Hox dirigent le développement de l’embryon. Ces extraordinaires membracides ouvrent donc un nouveau chapitre de la biologie, qu’il reste à écrire…


Une planche ancienne montrant des membracides, des insectes qui étonnent depuis longtemps.
© Biologia Centrali-Americana
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 6 mai 2011 à 10h29
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-insectes-qui-ont-invente-une-troisieme-paire-dailes_29995/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 6 Juil 2011 - 17:50

Les cétacés, nos voisins des mers

Au travers du dossier réalisé par Claire König (enseignante en sciences naturelles) vous allez pouvoir partir à la rencontre des cétacés, découvrir l'extraordinaire béluga et suivre ces animaux incroyables au fil de leurs migrations. Vous comprendrez pourquoi la chasse est aussi lucrative. Et, enfin, les thèmes de la protection et de l'écologie seront abordés.
  • Les cétacés, nos cousins des mers

Océan Pacifique - Polynesie Francaise - Archipel des Australes - Ile de Rurutu - Baleine à bosse - Jubarte - Megaptera novaeangliae. Une mère
et son petit s'élèvent au-dessus des fonds coralliens qui bordent l'ile de Rurutu.
© Alexis Rosenfeld - Tous droits réservés
L'histoire des cétacés est multiforme. Fin 2006, on a appris l'extinction probable d'une espèce de dauphin de rivière, le dauphin du Yang-Tsé, plusieurs autres espèces sont menacées et pourraient disparaître dans les vingt prochaines années...
  • Anatomie et physiologie des cétacés

Anatomie externe Eubalaena australis
© Wikipedia
Les cétacés constituent un ordre de la classe des mammifères, caractérisé par l'apparence pisciforme des animaux et l'absence de membres postérieurs. La taille varie de 2m à 25m et plus. Le corps, dépourvu de cou, est terminé en arrière par une queue élargie et aplatie transversalement.
  • Sonar et pollution sonore de la mer

Organe émetteur du son chez le dauphin
Pour les cétacés, le milieu marin est un monde de sons, principal moyen de perception et de communication, faute de lumière. Depuis la conquête du milieu marin, le bruit n'a cessé d'y augmenter. Le son se propage particulièrement bien sous l'eau, l'atténuation due à l'absorption et à la...
  • Classification des cétacés: les mysticètes

Baleine franche australe
© Wikipedia
La dimension varie avec l'espèce. La plus petite est la baleine pygmée qui mesure de 2m à 6m de long...
  • Le béluga

Beluga et son petit
© Pburka domaine public
Espèce arctique, le béluga, ou baleine blanche, représente une ressource alimentaire très importante pour les peuples de l'Arctique canadien, soit les Inuvialuits de l'Arctique canadien occidental et les Inuits du Nunavik (Nord du Québec) et du Nunavut. La présence de bélugas près d'un village ou...
  • Les migrations des cétacés

En jaune aire d'été, en noir aires d'hiver. Les traits indiquent les trajets approximatifs des cétacés à fanons.
En terme d'énergie, la migration est un investissement très important pour l’animal quel qu’il soit, ça tombe sous le sens. Les cétacés à fanons jeûnent pendant la migration, vivant sur leurs réserves de graisse pendant jusqu’à huit mois. Les femelles qui ont des petits peuvent perdre presque...
  • La chasse à la baleine

Harpon à baleine
© Stahlkocher Licence de documentation libre GNU, version 1.2
Il y a deux aspects au chapitre de la chasse à la baleine: l’histoire et l’actualité. Les premières traces historiques admises sont des documents qui attestent la chasse des Basques au XIe siècle et un poème japonais du Xe siècle qui évoque la capture de cétacés.
  • Tourisme: whalewatching

Impact du whalewatching
Il y a le birdwatching, il y a aussi le whalewatching ! Il se trouve que l’engouement pour ces observations n'est pas sans danger pour les cétacés, surtout à cause du bruit des moteurs de bateaux et des observateurs peu scrupuleux qui suivent les animaux de trop près.
  • Les dauphins de Ras Samadaï

Mer Rouge - Region de Marsa Alam - Dauphin a long bec (Stenella longirostris) a Shaab Samaday. Ces dauphins peuvent mesurer deux mètres vingt
et peser 75 kilos, ils sont caracterisés par leur long rostre et leur corps fin. Ils se nourrissent de petits poissons et de calmars. On les trouve
dans toutes les mers tropicales et subtropicales, en troupeaux de 25 à plusieurs centaines d'individus.
© Alexis Rosenfeld - Tous droits réservés
Ils ont été une attraction majeure pour des milliers de touristes, à 40 minutes de la côte égyptienne, jusqu’à ce que la situation devienne intenable: durant l'été 2003, des centaines de plongeurs déferlaient chaque jour sur Dolphin House...
  • Pour aller plus loin

Mammifères, Marins du Monde
Parcourez un ouvrage spécialisé pour en savoir plus sur les cétacés.


Béluga Delphinapterus leucas, aquarium de Vancouver.
© Stan Shebs
Le 24 mai 2011 à 17h03
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/dossier-les-cetaces-nos-voisins-des-mers_30059/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 7 Juil 2011 - 17:00

Les éponges carnivores !

Au travers du dossier réalisé par Jean Vacelet (biologiste marin) vous allez pouvoir découvrir qu'il existe des éponges dont vous n'auriez jamais soupçonné l'existence: des éponges carnivores ! Comment ont-elles été découvertes ? Quel est leur fonctionnement ? En existe-t-il plusieurs sortes ? Pour le savoir, dévorez les pages qui suivent.
  • Les éponges carnivores

L’éponge carnivore cavernicole Asbestopluma hypogea, lors de la capture d’une proie.
© Jean Vacelet
Des éponges carnivores ? Voilà qui peut surprendre ceux pour qui l’éponge est un simple ustensile de toilette ou de ménage, dont on se demande parfois s’il a une origine animale, végétale ou artificielle. L’étonnement est légitime: les meilleurs zoologistes ont été très surpris...
  • Les éponges carnivores, une surprise pour les zoologistes

L'éponge piège sa proie pour la dévorer !
© CNRS/Jean Vacelet, Christian Petron/Canal U, d'après une
vidéo du CNRS
Des éponges carnivores... Pourquoi est-ce si surprenant ? Après tout, il y a bien d’autres animaux carnivores, et plus personne ne s’étonne que des plantes, d’apparence aussi paisible que les éponges, puissent être carnivores...
  • Éponges: classification, anatomie et fonctionnement

L'éponge, cet animal mystérieux...
© plongeur.com
Il nous faut d’abord examiner comment fonctionnent les éponges « normales », non carnivores. Avec environ 7.000 espèces décrites, les éponges constituent un phylum important du règne animal. Ces animaux aquatiques, principalement marins, ont un plan d’organisation simple, mais très...
  • La découverte des éponges carnivores

Asbestopluma hypogea à 18 mètres dans une grotte sous-marine. Longueur maximum: 15 millimètres.
© jean Vacelet, 1996
Longtemps considérées comme des végétaux, les éponges ne cessent de nous étonner. Elles peuvent donc également être carnivores ! Cette découverte s’est faite en plusieurs étapes.
  • Attraper et digérer des proies sans cavité digestive: la prouesse des éponges carnivores

Des spicules en crochet couvrent les filaments de l’éponge. Les fins appendices des crustacés, ici une « crevette » mysidacé,
s’y prennent comme dans du Velcro.
© DR
Ainsi, sans cavité digestive, comment font ces éponges pour digérer leurs proies ? Des spicules en crochet couvrent les filaments de l’éponge. Les fins appendices des crustacés, ici une « crevette » mysidacé, s’y prennent comme dans du Velcro.
  • Éponges carnivores: les espèces dans les abysses

Les divers genres d’éponges carnivores et leur spicule caractéristique.
© DR
On sait donc maintenant comment fonctionne Asbestopluma hypogea. Mais qu’en est-il des autres représentants de la famille, tous localisés à grande profondeur ?
  • Diversité des éponges carnivores

Une nouvelle espèce d’Asbestopluma du Pacifique, en forme de gorgone. Ses rameaux portent de longs et fins filaments, cassés durant la récolte,
sur lesquels les proies sont piégées.
© Modifié de Vacelet 2006
Beaucoup des 90 espèces de Cladorhizidae décrites n’étaient connues que par quelques individus, voire un seul, récoltés au hasard de chalutages profonds. L’avènement des moyens d’observation et de récoltes directes, par sous-marins habités ou téléguidés (Rov) a amené des progrès.
  • Évolution et classification des éponges carnivores

Selon les critères actuels de classification, ces éponges carnivores de même morphologie devraient être classées dans des familles différentes.
© Selon Vacelet, 2007 - Tous droits réservés
Jean Vacelet, auteur de ce dossier, revient sur la problématique de la classification des éponges carnivores. Selon les critères actuels de classification, ces éponges carnivores de même morphologie devraient être classées dans des familles différentes.
  • Pour en savoir plus sur les éponges carnivores

En savoir plus sur les éponges et les éponges carnivores !
© DR
Pour aller plus loin dans la connaissance des éponges carnivores, consultez la bibliographie proposée par l'auteur....

Le 27 mai 2011 à 13h05
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/dossier-les-eponges-carnivores_30057/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 8 Aoû 2011 - 0:47

Un poisson utilisant un outil ?

Des photos d'un poisson en train d'ouvrir un coquillage en le frappant contre un rocher ont été prises par un plongeur australien. Les avis restent cependant partagés pour savoir si le rocher en question peut être considéré comme un outil.

Alors qu’il explorait la barrière de corail australienne, Scott Gardner, un plongeur professionnel australien, a été témoin d’une scène assez exceptionnelle: un poisson de la famille des Labridés (Choerodon schoenleinii) utilisait un rocher pour ouvrir un bivalve, à la manière d'un marteau.

On a déjà vu des animaux utiliser des outils (céphalopodes, éléphants, oiseaux, chimpanzés), mais c’est la première fois qu’on observe ce phénomène chez les poissons. Sur ces photos, publiées dans la revue Coral Reefs, on voit clairement le poisson se servir de la pierre comme d’un marteau afin de casser la coquille du bivalve qu’il a dans la bouche, et d’en récupérer le contenu.


Séquence de photos montrant un poisson (Choerodon schoenleinii) utilisant un rocher pour casser un bivalve
© Scott Gardner
Cependant, le terme « outil » fait déjà débat au sein de la communauté des éthologistes: selon certains, un outil doit être tenu par l'animal pour qu'il puisse être ainsi qualifié quand d'autres soulignent l'importance de l'intention de l'animal.


Les poissons sont-ils capables d'utiliser des outils ? Ici, un poisson (Choerodon schoenleinii) utilise un rocher pour casser un coquillage
© Scott Gardner
Par Bruno Scala, Futura-Sciences Le 16 juillet 2011 à 15h31
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-un-poisson-utilisant-un-outil_31389/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 13 Aoû 2011 - 17:45

Les lions attaquent les Hommes après la pleine lune

Les lions ont un emploi du temps bien précis pour la chasse à l'Homme, qui suit non seulement un cycle lunaire, mais également annuel. Ne partez pas en Tanzanie sans avoir lu cet article...

Si un guide touristique de la Tanzanie renfermait une page des recommandations pour éviter les attaques de lions, la première instruction serait sans doute la suivante: « Ne pas se balader les soirées suivant la pleine lune. »

La nuit, la pleine lune, l’obscurité… Autant de phénomènes qui sont à l’origine de mythes, de légendes, de peurs chroniques qui ont été attribués à la peur de la prédation. L’étude de Craig Packer et ses collègues de l’Université du Minnesota et de l’Institut de recherche sur la vie sauvage tanzanien vient renforcer ces présomptions, chiffres à la clé.

Cette étude parue dans la revue en ligne Plos One s’intéresse en effet aux habitudes des lions concernant les attaques d’humains. Si on sait que les nuits de demi-lune sont les périodes privilégiées des lions pour la chasse des quadrupèdes en tous genres, on ne s’était en revanche pas encore intéressé aux attaques de bipèdes.


Nombre d'attaques enregistrées entre 1988 et 2009 dans chaque district de Tanzanie (la capitale Dodoma se trouve au centre du pays).
© Packer et al., 2011/traduction Futura-Sciences
Mille personnes attaquées !
L’équipe de recherche a ainsi étudié les attaques de lions ayant entraîné la blessure ou la mort d’humains en Tanzanie entre 1988 et 2009 (voir carte ci-dessous). Plus de mille cas dont deux tiers ont été fatals ! Puis les scientifiques ont confronté ces données au cycle lunaire. Les résultats sont aussi clairs que la pleine lune.

Pendant toute la période précédant la pleine lune, les villageois sont à peu près tranquilles et peuvent se promener dans la savane africaine sans prendre trop de risques (vis-à-vis des lions en tout cas). C’est à cette période que la lune est la plus lumineuse et qu’elle se lève avant même que le soleil ne se couche.

En revanche, juste après la pleine lune, quand celle-ci se lève quelques heures après le coucher du soleil, c’est la période privilégiée des lions pour chasser les humains. Ces félins profitent des quelques heures d’obscurité, tandis que les humains ne sont pas encore couchés (voir graphique ci-dessous).


Nombre de personnes attaquées en fonction de l'heure de la journée entre 1988 et 2009. Les différents points correspondent
au nombre de jours après la nouvelle lune (la pleine lune est au 14e jour).
© Packer et al., 2011
Cycles lunaire et annuel
Cette période dure jusqu’à la nouvelle lune (la lune n'est pas visible), mais la fréquence des attaques est bien plus forte les dix jours suivant immédiatement la pleine lune. Cela vient du fait que les lions ont besoin de surprendre leur proie à la faveur de l’obscurité. Si le calendrier de la chasse d’humains est plus complexe, c’est que les lions doivent composer avec le mode de vie de cette proie originale. Les humains dorment à l’abri, contrairement aux autres proies du félin. Il faut donc trouver des périodes d’obscurité, quand les proies ne sont pas encore à l’abri des attaques.

Et le nombre d’attaques dépend aussi de la saison ! Évitez de programmer vos balades nocturnes de novembre à décembre ou de mars à mai, quand la lune a de fortes chances d’être voilée par les nuages, réduisant ainsi la luminosité. Sinon la France, en décembre, c'est bien aussi...


La période préférée des lions pour s'attaquer aux humains correspond aux dix soirées suivant la Pleine Lune.
© Bruno Scala/Futura-Sciences, droits réservés
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 22 juillet 2011 à 11h29
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-lions-attaquent-les-hommes-apres-la-pleine-lune_31553/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 14 Aoû 2011 - 14:26

Quand les dauphins traquent des poissons furtifs avec des éponges

Une équipe de biologistes marins vient de réussir à comprendre pourquoi un groupe de dauphins a pris l’habitude de se coiffer d’éponges pour chasser. Les conditions environnementales semblent jouer un rôle important dans l’émergence de ces comportements innovants.

L’Homme s’est longtemps cru le seul capable d’utiliser des outils. Mais depuis plusieurs années de nombreuses études en éthologie montrent que beaucoup d’animaux ont développé ce comportement. Des chimpanzés, plusieurs oiseaux et même un poisson ont été observés manipulant qui une brindille, qui une pierre pour améliorer leurs performances de chasse ou de construction. C’est également le cas des mammifères marins, dont les capacités d’apprentissage ne sont plus à démontrer. Eric Patterson et Janet Mann du Département de biologie de l’université de Georgetown ont réussi à percer le mystère d’un groupe de grands dauphins (Tursiops truncatus) australiens particulièrement étonnants.

Dans Shark Bay, à l’ouest de l’Australie, vivent plusieurs hordes de dauphins. Mais seuls ceux de la troupe vivant dans les chenaux peu profonds ont l’habitude de se recouvrir le rostre d’éponges qu’ils cueillent sur le fond. Ainsi coiffés, ils partent explorer le fond dur et caillouteux pour en déloger les habitants dont ils se nourrissent. Mais pourquoi n’utilisent-ils pas leur sonar naturel pour repérer ces poissons au lieu de fouiller de long en large les sédiments grossiers ? D’habitude, les dauphins arrivent à repérer leurs proies par écholocalisation, même lorsqu’elles sont enfouies dans le sable.

Poissons furtifs et museau sensible
Il a fallu que les chercheurs imitent les dauphins en labourant le fond avec une perche recouverte d’une éponge pour trouver la solution. Il se trouve que les proies délogées de cette manière sont principalement des perches de sable. Or ces poissons sont dépourvus de vessie natatoire, sorte de poche gonflée de gaz permettant à l’animal de contrôler sa flottabilité. Et la présence de cet organe, en renvoyant un fort écho, permet normalement aux dauphins de localiser sans problème leurs autres proies. Les perches de sable sont donc furtives. Alors, le cétacé doit explorer une grande surface du fond pour trouver de quoi se nourrir. À force de frotter son bec sur les cailloux, il risque de le blesser.


Un grand dauphin (Tursiops sp.) qui vient de cueillir une éponge. Après s'en être coiffé le rostre,
il pourra labourer le fond à la recherche de proies sans risque de se blesser.
© Eric M. Patterson
L’extraordinaire c'est qu’un jour, un dauphin de ce groupe a trouvé l’idée d’utiliser une sorte de gant protecteur, l’éponge. En rendant disponible des proies d’habitude délaissées, ces dauphins se sont écartés de la concurrence que représentaient leurs congénères ou d’autres prédateurs. Les biologistes appellent cela une niche écologique. Ce comportement leur donnant un avantage, les anciens l’ont transmis aux jeunes, de génération en génération. Pour les chercheurs, il est clair qu’il s’agit d’un comportement culturel appris et non pas inscrit dans les gènes de l’espèce au fil de l’évolution.

« C’est un résultat intéressant, conclut Eric Patterson, car il montre comment des conditions environnementales favorisent l’innovation. » C’est aussi une voie de recherche pour comprendre la façon dont a émergé l’utilisation d’outils dans la nature, chez les espèces sauvages.


L'Homme aussi a malheureusement tenté d'apprendre aux dauphins à utiliser ses outils, comme ici,
lors d’entraînements au déminage par les militaires de l'U.S Navy.
© U.S. Navy-www.navy.mil-DP
Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences, le 24 juillet 2011 à 15h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/quand-les-dauphins-traquent-des-poissons-furtifs-avec-des-eponges_31597/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 15 Aoû 2011 - 16:10

La couleur des ailes de papillons déterminée par un seul gène !

Les ailes de papillons sont un très bon modèle pour l'étude des mécanismes évolutifs. Ici, ce sont les espèces du genre Heliconius qui ont été étudiées. La coloration de leurs ailes serait sous la responsabilité d'un seul gène, selon une étude récente publiée dans Science.
  • Les métamorphoses du papillon, un dossier à découvrir >>
Entre les papillons et l’évolution, c’est une longue histoire d’amour. Qui n’a pas eu un cours de sciences de la vie reprenant l’exemple de ces papillons britanniques - les phalènes du bouleau - qui ont développé une couleur d’ailes similaire à la teinte noirâtre prise par les troncs des bouleaux à cause de la pollution de la révolution industrielle ?

Les papillons sont d’ailleurs des champions du mimétisme. Peut-être pas autant que les phasmes, les raies ou les seiches mais tout de même. Les motifs qu’ils arborent sur leurs ailes font parfois penser à des insectes non comestibles ou à des feuilles, désintéressant ainsi les prédateurs potentiels.


Un papillon, Gastropacha quercifolia, mimant une feuille morte.
© Entomart
Convergence évolutive
Les espèces du genre Heliconius sont notamment reconnues pour leur mimétisme mullérien. Cette technique consiste, pour une espèce nocive (pour celui qui la mangerait), à adopter les mêmes caractéristiques physiques qu’une autre espèce, également nocive. D’un point de vue évolutif, tout le monde y gagne: les deux espèces mimétiques, qui doublent les avertissements, et les prédateurs qui ne se feront pas duper deux fois.

Ce phénomène de mimétisme mullérien est un exemple de convergence évolutive, processus par lequel deux espèces soumises aux mêmes contraintes environnementales développent des phénotypes similaires alors que leur ancêtre commun présentait un phénotype différent. En d’autres termes, comment les multiples éventualités de la sélection naturelle mènent au même résultat.

À l'inverse, on retrouve également une très grande variété de motifs sur les ailes des papillons du genre Heliconius.


Diversité des espèces au sein du genre Heliconius. On voit que des espèces génétiquement éloignées
ont des phénotypes similaires. On parle de convergence évolutive.
© Reed et al., 2011
Dans une publication mise en ligne sur le site de la revue Science, l’équipe de chercheurs américains et panaméens emmenée par Robert Reed s’est intéressée aux mécanismes génétiques sous-jacents. Cette grande diversité est-elle due à un seul gène ou au contraire à des similarités, ou bien est-ce le résultat de l’expression de nombreux gènes ?

Pour répondre à ces questions, ils ont étudié l’ADN situé dans des fragments d’ailes, isolant ainsi les gènes responsables de la coloration rouge des ailes. Et ils ont découvert que ce phénotype est le résultat de l’expression d’un seul gène: optix.

Un seul gène pour plusieurs caractères
Un seul gène peut donc être à l’origine d’une variété de caractéristiques physiques. Il semblerait qu’une variabilité du segment cis-régulateur, qui permet de déclencher l’expression du gène, soit à l’origine de la variabilité phénotypique. De plus, ce même gène optix est aussi responsable de la couleur des yeux du papillon.

Il s'agit là de l'une des surprises de l’étude. Finalement, il est possible qu’un faible nombre de gènes soient à l’origine d'une grande variété de caractéristiques physiques et contrôlent l’évolution de nombreux traits. Enfin, le fait qu’un même gène soit à l’origine de la convergence évolutive rend la tâche difficile pour les scientifiques qui cherchent à différencier les homologies (caractère partagé par deux espèces et leur ancêtre commun) et les convergences (caractère partagé par deux espèces mais pas par leur ancêtre commun).


La couleur des ailes des espèces de papillons du genre Heliconius est dictée par l'expression d'un seul gène.
© Wildcat Dunny, Flickr, CC by 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 27 juillet 2011 à 08h27
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/la-couleur-des-ailes-de-papillons-determinee-par-un-seul-gene_31593/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 16 Aoû 2011 - 18:37

Des dauphins détectent leurs proies grâce à un champ électrique

Les dauphins de Guyane possèdent un sens supplémentaire, selon une récente étude germano-américaine, fondé sur la détection de champs électriques. Une technique qui fait des dauphins des prédateurs redoutables.

Jusqu’à présent, on jalousait les dauphins parce qu’ils avaient un sens en plus par rapport à nous: l’écholocation. Ce système, fondé sur l’envoi d’ondes qui se répercutent sur les obstacles qu’elles rencontrent, permet aux prédateurs de repérer leurs proies.

Dorénavant, on a une nouvelle bonne raison de les envier davantage: un nouveau sens. Des chercheurs allemands et américains, ont en effet découvert que les dauphins de Guyane (Sotalia guianensis) étaient capables de localiser leurs proies grâce à des champs électriques.


Mécanisme de l'écholocation. Une onde acoustique est envoyée par le prédateur. Tout obstacle
renvoie l'onde à l'émetteur qui peut alors localiser les proies.
© Malene Thyssen, Wikipédia, CC BY-SA 2.5
L'électroréception, une première chez les cétacés
Bien sûr, ce sens n’est pas nouveau. On le retrouve chez les poissons, chez quelques invertébrés et aussi chez les ornithorynques (des mammifères). Mais tout de même la découverte est de taille, surtout que chez tous ces animaux qui le possèdent, ce mécanisme d'électroréception fonctionne souvent grâce à des structures différentes. C’est une convergence évolutive.

Ce qui a mis la puce à l’oreille des chercheurs, c’est que les dauphins de Guyane vivent dans des eaux peu claires, souvent boueuses, dans les estuaires, parfois même dans les rivières et toujours proche des côtes (voir carte de répartition ci-dessous). Difficile d’utiliser la vision pour chasser dans ces conditions.


Répartition du dauphin de Guyane. Ce mammifère vit près des côtes, dans des eaux peu profondes,
à l'estuaire des fleuves et parfois même dans les rivières.
© Rasbak, Wikipédia, CC BY-SA 3.0
Les études ont été effectuées sur des individus en captivité et ont été publiées cette semaine dans la revue Proceedings of the Royal Society Biology. Les chercheurs suspectaient que des orifices présents sur le rostre du mammifère soient à l’origine de ce sens . C’est dans ces orifices que s’inséraient les vibrisses (poils) qui étaient présents chez les ancêtres du dauphin de Guyane et qu’on retrouve toujours chez les chats et d’autres mammifères.


Orifices vibrissaux sur le rostre du dauphin de Guyane.
© Czech-Damal et al., 2011 - Proceedings of the Royal Society B
Avec la disparition de ces vibrisses, les chercheurs ont pensé que les orifices n’avaient plus de fonction particulière. Mais en les analysant, ils se sont rendu compte qu'ils étaient encore actifs. D’ailleurs, quand le rostre est recouvert avec du plastique, le dauphin est incapable de ressentir les signaux électriques qu’on lui envoie.

Le dauphin: un prédateur redoutable
En revanche, quand le rostre est découvert, le dauphin réagit aux stimuli électriques déclenchés à proximité de lui (voir graphique ci-dessous). Même de faibles champs électriques peuvent être détectés (à partir de 5 µV/cm).


Pourcentage de réponses du dauphin en fonction de la puissance du stimulus électrique (points noirs).
Les points blancs montrent le nombre de réactions du dauphin en l'absence de stimulus.
© Czech-Damal et al., 2011 - Proceedings of the Royal Society B
Pour les chercheurs, ce mécanisme d’électroréception permet aux dauphins d’augmenter leur succès de prédation. Il accompagne l’écholocation lorsque les dauphins chassent dans les eaux boueuses et est une arme redoutable quand ils plongent leur rostre dans le fond marin pour dénicher les poissons qui s’y cachent.

Ces orifices, qui contenaient autrefois les vibrisses, sont également présents chez d’autres cétacés. Les recherches de l’équipe germano-américaine ouvrent ainsi la voie vers tout un spectre de recherches sur ces mammifères.


Les dauphins de Guyane peuvent détecter leurs proies grâce à des champs électriques.
© Archilider, Wikimedia, CC BY-SA 3.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 31 juillet 2011 à 15h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/des-dauphins-detectent-leurs-proies-grace-a-un-champ-electrique_31726/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 17 Aoû 2011 - 21:21

Quand les abeilles voient la nuit

Une petite mutation génétique peut changer la vie. C'est le cas chez un groupe d'insectes apparentés aux abeilles, les halictes, que la modification d'un gène il y a 22 millions d'années a rendu nyctalope. Une nouvelle aptitude qui leur a permis de conquérir la niche écologique des pollinisateurs du soir.

La plupart des abeilles sont des insectes diurnes, butinant le nectar des fleurs qui s’ouvrent en pleine lumière. Certaines espèces cependant, dans la famille des Halictes (Halictidae), se sont spécialisées dans les sorties de nuit. Parmi elles, la branche des augochlorines est celle rassemblant le plus de taxons adaptés à la pénombre. Une étude, menée par des biologistes de l’Institut Smithonian et de plusieurs universités d’Amérique centrale, explique comment et quand est apparue cette particularité.

Pour les chercheurs, la réponse est dans l’œil. Si l’œil des insectes est très différent du nôtre, certains mécanismes de la vision sont les mêmes. La transformation de la lumière en signal nerveux se fait au niveau de neurones spécialisés. Ils présentent sur leur membrane des pigments photosensibles entourés par des protéines transmembranaires appelées opsines. Une modification de ces opsines causée par une mutation génétique va changer les propriétés du photorécepteur. Il va être sensible à une plage de longueurs d’onde différente, c'est-à-dire à des couleurs différentes. Certains sites sont spécialisés dans les grandes longueurs d’onde (rouge), d’autre les moyennes et d’autres enfin les petites (bleu).


Sans les pollinisateurs du soir, de nombreuses fleurs qui émettent leur parfum à la tombée de la nuit, comme ce tabac,
auraient beaucoup de mal à assurer leur rôle reproducteur.
© Damon Taylor, Flickr, CC by-nc-sa 2.0
Grâce à cette petite modification des capteurs au sein des cellules sensibles de leurs yeux, certaines espèces d’abeilles ont pu occuper une nouvelle niche écologique: elles sont capables de butiner à la tombée du jour. Au niveau physiologique, elles ont perdu la sensibilité aux UV que possèdent les autres abeilles pour se rapprocher d’une vision observée chez des insectes comme les cafards, plus à l’aise dans la pénombre.

Plusieurs avantages à cela. D’abord elles échappent à la concurrence des autres insectes consommateurs de nectar, qui fait rage dans la journée. Elles sont également moins soumises aux attaques des prédateurs traditionnels comme les oiseaux insectivores, même si depuis leur apparition il y a des millions d’années, des prédateurs spécialisés se sont développés. Enfin, ce sont les fleurs du soir, ne s’ouvrant qu’au crépuscule, qui y trouvent peut-être le plus grand bénéfice. Sans ces abeilles couche-tard, elles devraient surtout compter sur le vent (ou dans certains cas, sur des chauves-souris) pour être pollinisées. Ces fleurs et les halictes ont d’ailleurs dû synchroniser leurs horaires d'activité au fil de l'évolution.

Retour à la lumière pour une espèce
L’horloge moléculaire permet de retrouver l’âge du dernier ancêtre commun entre deux espèces à partir de l’étude des mutations génétiques différenciant les deux espèces. Très anciens et communs à beaucoup d'espèces, les gènes des opsines sont souvent utilisés pour ces recherches. Ici, les chercheurs ont aussi fait leurs calculs sur des gènes codant pour des protéines du noyau cellulaire, qui sont encore plus stables dans le temps. Avec cette technique, la période d’apparition des premières abeilles strictement adaptées à la pénombre est estimée au début du Miocène, il y a environ 22 millions d’années.

Mais plus étonnant: la lignée la plus diverse, Megalopta, est plus éloignée du restant des espèces nocturnes que d’un genre diurne appelée Xenochlora. En reconstruisant l’arbre phylogénétique des Halictes, l’équipe s’est rendu compte que Xenochlora était en fait issue d’ancêtres nocturnes. Une mutation génétique il y a environ 7 millions d’années lui a fait quitter le coté obscur ! Cette lignée a donc vécu un retour à la lumière après et cette volte-face est peut-être en lien avec un changement dans son environnement.

L’étude publiée en juillet dans Nature ne cible qu’une opsine. Elle ne permet de dessiner que grossièrement l’histoire de ce groupe d’insectes et l’émergence de différences de mode de vie - ici diurne ou nocturne. Les chercheurs envisagent maintenant d’étendre leurs analyses à toutes les autres opsines de ces abeilles. Le but est de comprendre avec précision l’évolution des mécanismes à la base de leur vision et les comportements qui en découlent.


Contrairement à ce que sa couleur verte pourrait laisser penser, il ne s'agit pas d'une mouche mais d'une halicte qui butine cette fleur.
© BoydCarts, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences, le 2 août 2011 à 11h35
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/quand-les-abeilles-voient-la-nuit_31759/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 20 Aoû 2011 - 16:00

L’étrange histoire du rat à crête, empoisonneur d’Afrique de l’Est…

Un rongeur maudit sème la terreur dans la savane ! Il affronte sans peur ses prédateurs et les morts suspectes s’enchaînent sur son passage. Heureusement, une équipe d’intrépides scientifiques de l’université d’Oxford vient de prendre en flagrant délit d’empoisonnement le terrible rat à crête d’Afrique de l’Est.

D’habitude, les petits animaux s’enfuient devant un prédateur. Seuls ceux qui sont sûr d’eux, venimeux ou bien armés, vont à l’affrontement. Or c’est le cas du rat à crête (Lophiomys imhausi), un petit rongeur d’Afrique de l’Est qui n’a pourtant pas de quoi faire peur. À première vue en tout cas…

Car étonnamment, ce gros hamster sème la mort sur son passage. Les chiens errants du Kenya qui osent lui donner un coup de dent tombent malades ou ne s’en relèvent pas. Tout fait penser à un empoisonnement, mais jusqu'ici, pas de preuves. Alors pour connaître l’arme du crime, Fritz Vollrath et son équipe de biologistes ont décidé d’observer en détail le comportement de défense peu courant de l’animal.

Quand il est attaqué, le rat à crête se tord sur lui-même, mâchonne et oint sa pelisse de salive. Pourtant le corps de l’animal ne produit pas naturellement de toxine. Les chercheurs sont tombés des nues quand ils ont découvert d’où venait le poison: le rongeur, comme une sorcière de contes de fées, le concocte !

Il ramasse puis mâchonne furieusement l’écorce d’un arbuste, Acokanthera schimperi, dont le nom vernaculaire signifie « arbre à flèches empoisonnées ». Pas de doute sur l’emploi que les chasseurs d’Afrique de l’Est faisaient, eux aussi, de ce buisson: ils enduisaient leurs flèches d'une décoction de cette plante pour aller chasser l'éléphant et le gros gibier. L'écorce de l'arbrisseau renferme en effet un poison puissant, l’ouabaïne, qui conduit rapidement à l'arrêt cardiaque.


Lorsqu’il est attaqué, le rat à crête crache sur sa fourrure la salive qu’il a empoisonnée en rongeant spécialement l’écorce d’un arbrisseau.
© Margaret-Kinnaird
Un rat kamikaze
Mais ce qu’implique cette découverte publiée dans le journal Proceedings of the Royal Society B est autrement extraordinaire. S’il ne s’agit pas d’un empoisonnement occasionnel mais bien d’une technique de défense, l’animal doit se faire mordre pour intoxiquer son agresseur. Et évidemment survivre à l’attaque…

En étudiant l’anatomie de la bête, les chercheurs en ont eu confirmation: le rat à crête est bâti pour être mordu ! Une peau très épaisse, renforcée sur le dos lui sert de bouclier. Sa fourrure dense est constituée de poils particuliers, dont l’enveloppe externe poreuse entourant de petites fibres centrales agit comme une mèche, diffusant le poison dans la gueule de l’agresseur.

Et bien sûr, l’animal a dû développer une immunité à l’ouabaïne pour ne pas s’empoisonner lui-même. Au final, ce stratagème peut paraître risqué, mais il a fonctionné puisque l’espèce est encore là. Il rappelle étonnamment celui utilisé par un serpent d'Asie qui récupère le poison produit par des crapauds faisant partie de ses proies coutumières.

Ces exemples montrent que l’évolution, sans dessein, n’hésite pas à emprunter toutes les voies à sa disposition (même les plus saugrenues) du moment qu’elles sont efficaces.


Le rat à crête, ou hamster d’Imhause est le dernier de la sous-famille des Lophiomyinae. Il n’a pas l’air si terrible
et un chacal ou un chien errant y donnerait volontiers un coup de dent. Il aurait tort…
© Kevin Deacon, Wikipedia, CC-by-sa-3.0
* The Case of the Poisonous Rat

Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences, le 5 août 2011 à 17h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/letrange-histoire-du-rat-a-crete-empoisonneur-dafrique-de-lest_32605/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 20 Aoû 2011 - 19:29

Le sixième sens des vampires enfin dévoilé

Du nouveau chez les vampires ! Ces petites chauves-souris sont les seuls vertébrés avec certains serpents à détecter les infrarouges. Des chercheurs américains ont découvert le secret de ce sixième sens, différent de celui des reptiles, et qui pourrait aider au développement de nouvelles molécules antidouleur.

La nuit, dans une forêt tropicale d’Amérique du Sud. Une ombre passe sans bruit et vient se poser sur le cou offert d’une jument endormie. La morsure est rapide et précise. En un éclair, les canines tranchantes du vampire ont incisé la peau juste là où affleurait une veine et le sang coule à flots dans la bouche du minuscule chiroptère.

Parmi les chauves-souris (ou chiroptères), certaines espèces en effet se nourrissent exclusivement du sang qu’elles siphonnent chaque nuit à d’autres mammifères. C’est le cas de Desmodus rotundus, le vampire commun. Pour arriver à ses fins, l’animal doit repérer avec précision la zone la plus propice à sa cruelle collecte. Pour cela, les biologistes ont montré qu’il repérait la chaleur du sang coulant dans les veines affleurant sous la peau. Mais ils ne comprenaient pas jusqu’ici le fonctionnement du détecteur de chaleur.

Détournement de capteur
Parmi les vertébrés, seuls certains serpents, les boas, les pythons et les crotales ont également développé cette capacité à détecter finement les infrarouges. Mais les chauves-souris font dans la nouveauté: leurs détecteurs n’utilisent pas le même mécanisme.

Tout se passe au niveau des petites fosses que le vampire a autour de son nez. C’est là la zone spécialisée dans cette détection. Alors les chercheurs de l'université de Californie sont allés observer en détail, à l’échelle de la cellule, les neurones innervant l’organe. Ils se sont intéressés au gène Trpv1, qui code pour la synthèse d’une protéine particulière: c’est un petit canal qui traverse la membrane de la cellule. Selon la température, il est fermé ou s’ouvre pour laisser passer des ions qui vont déclencher à leur tour un signal nerveux.


Non, tous les vampires n'habitent pas de vieux châteaux poussiéreux, comme Bela Lugosi dans le rôle de Dracula en 1931...
© DR
Ce gène (et donc cette protéine) est présent chez tous les vertébrés, y compris l’Homme. Son seuil d’activation est aux alentours de 43°C, au-delà de quoi l’animal ressent une sensation de brûlure. L’équipe de David Julius avait l’intuition que la clé résidait dans ce détecteur. Alors les biologistes ont étudié les neurones de la chauve-souris et y ont découvert une curieuse spécialisation.

Atelier découpage-collage… de gènes
Dans les cellules nerveuses de la moelle épinière, tout est normal. Le gène est bien exprimé et la température d’alerte est bien supérieure à 40°C. Mais dans les neurones spécifiques de son étrange organe sensoriel, le même gène est exprimé différemment par un phénomène appelé « épissage ». Certaines parties du code, les exons, sont gardées et collées entre elles pour former, après traduction, une nouvelle protéine, plus courte que l’originale.

Au niveau physiologique, cette expression spécifique aux chauves-souris implique une architecture différente du canal ionique qui voit sa sensibilité à la température augmenter. Au lieu des 43°C nécessaires à son activation, c’est à partir de 30°C qu’il va générer un signal nerveux. Une température bien suffisante pour que le vampire détecte les zones les plus chaudes de ses proies et morde avec précision dans une veine.

En plus de l’intérêt zoologique de la découverte, David Julius explique aussi que cette compréhension du mécanisme de détection de la chaleur pourrait avoir des retombées en pharmacologie. Ce serait une voie de recherche pour de nouveaux traitements des processus inflammatoires, basés sur l’inaction de certains des canaux ioniques impliqués dans la douleur.


Le vampire commun, Desmodus rotundus est une minuscule chauve-souris nocturne des forêts tropicales d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.
© Setsuo Tahara, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
* How Heat-Sensing Vampire Bats Home In On a Hot Meal

Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences, le 6 août 2011 à 14h32
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-sixieme-sens-des-vampires-enfin-devoile_32640/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 29 Aoû 2011 - 17:22

Les jeunes manchots refroidissent sous la pluie !

Une baisse de température de 15°C ! C’est ce dont sont capables les jeunes manchots royaux si les conditions météo sont trop mauvaises. Ils économisent ainsi leur énergie, ce qui leur permet de supporter le long jeûne imposé par l’absence des parents partis chercher de la nourriture durant plusieurs mois.

En Patagonie, le temps peut rapidement devenir un cauchemar. Les manchots royaux (Aptenodytes patagonicus), ces grands oiseaux marins des terres australes sont bien adaptés aux basses températures et aux fortes pluies qu’impose un climat rude. Dès leur plus jeune âge, les poussins sont protégés par un duvet épais et une couche de graisse isolante. Mais une autre adaptation, plus étonnante, a été découverte par des biologistes de l’Université de Strasbourg.

Des manchots océanographes avaient déjà rapporté des données à des chercheurs. Là, pour étudier la physiologie de ces animaux en conditions réelles, l’équipe de Götz Eichhorn et René Groscolas a opéré une dizaine de poussins d’environ 4 mois et leur a implanté des microthermomètres à différents endroits du corps. Ils ont ainsi pu suivre pendant sept mois les variations de température du foie, du thorax, de l’abdomen et de trois zones sous-cutanées.


De jeunes de manchots royaux affrontant la pluie. Dans les colonies, les poussins reconnaissables à leur duvet marron,
sont rassemblés dans des sortes de nurseries en attendant le retour de leurs parents partis pêcher.
© Serge Ouachée, Wikipédia, CC by-sa 3.0
Les oiseaux sont considérés comme des animaux homéothermes, c'est-à-dire qu’ils produisent eux-mêmes leur propre chaleur. Contrairement par exemple aux lézards dits « à sang froid », leur température ne dépend donc normalement pas des conditions extérieures. Les résultats de l’étude, publiés dans la revue Nature, contredisent pourtant en partie cette évidence. À la grande surprise des chercheurs, les données montrent que les jeunes manchots peuvent faire varier leur température interne en réponse à certaines conditions.

Thermostat variable
C’est lorsque la météo devient mauvaise, en particulier sous la pluie, que les variations sont les plus prononcées. La température corporelle des poussins peut alors chuter de 15°C, passant d’un bon 38°C à moins de 24°C en quelques heures, et remontant tout aussi rapidement après l’averse. Un refroidissement interne est également constaté au moment des repas, lorsque les parents les gavent de poisson prémâché. Avaler de la nourriture trop froide entraîne la même réponse physiologique qu’une petite averse !

Pour les scientifiques, il s’agit là d’une adaptation développée pour économiser de l’énergie. Les poussins peuvent en effet rester livrés à eux-mêmes jusqu’à cinq mois d’affilée lorsque les parents partent chercher de la nourriture loin en mer. Pour survivre, ils doivent alors puiser le moins possible dans leurs réserves en attendant le prochain repas. Cette capacité à adapter sa température pour résister à certaines conditions environnementales extrêmes est appelée hétérothermie facultative. Cas unique chez les oiseaux de cette taille, elle explique en partie la capacité de jeûne impressionnante du manchot royal.


Les manchots royaux adultes sont de grands oiseaux d'une vingtaine de kilogrammes pour près d'un mètre de haut.
Ils ressemblent à leurs cousins plus connus, les manchots empereurs de l'Antarctique.
© Samuel Blanc, Wikipedia, CC by-sa 3.0
* Heterothermy in growing king penguins
* ScienceShot: Baby Penguins Know How to Chill Out
* Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, Département Ecologie, Physiologie et Ethologie

Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences, le 19 août 2011 à 13h32
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-jeunes-manchots-refroidissent-sous-la-pluie_32894/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 30 Aoû 2011 - 0:21

Une nouvelle espèce d’anguille, véritable fossile vivant !

Une nouvelle espèce d’anguille très primitive vient d’être identifiée. L’étude des individus capturés l’année dernière dans un archipel du Pacifique Ouest montre qu’il s’agit d’une forme ancestrale qui aurait survécu sans évoluer depuis plus de 200 millions d’années.

Les fossiles vivants, ces espèces n’ayant subi que peu de changements depuis leur apparition car occupant des niches écologiques stables, sont des témoins rares des formes de vie ancestrales aujourd’hui disparues. L’année dernière dans l’archipel de Palau, lors d’une campagne dirigée par Masaki Miya du Muséum d'histoire naturelle de Chiba au Japon, un drôle de poisson au corps allongé a été découvert. L’équipe de biologistes japonais et américain, surprise par la morphologie étrange de l’animal remonté dans leurs filets, a commencé son étude. Les résultats, publiés cette semaine dans les Proceedings of the Royal Society B, sont étonnants.

C’est que l’animal, qui vit par 35m de fond dans une grotte sous-marine du petit état du Pacifique, risque fort de devenir une star, au même titre qu’un autre ancêtre, le cœlacanthe. Car comme ce dernier, son anatomie témoigne de stades très anciens dans l’évolution des vertébrés, que l’on pensait totalement disparus depuis des millions d’années.


Protoanguilla palau filmé dans son milieu naturel,
une grotte sous-marine des îles Palau.
© Jiro Sakaue/YouTube
Baptisé Protoanguilla palau, le poisson possède en effet des caractéristiques uniques: certaines ne sont retrouvées que chez les anguilles modernes alors que d’autres, comme sa grande tête et son corps assez ramassé, le rapprochent des formes fossiles du Crétacé. Mais la surprise vient du fait qu’il présente également d’autres traits morphologiques, considérés comme primitifs par rapport aux formes aussi bien actuelles que fossiles. Il s’agit donc d’un ancêtre même pour des espèces fossiles disparues depuis des millions d’années !

Nouvelle famille à lui tout seul
Ces singularités, en particulier au niveau de la mâchoire, des ouïes et de la nageoire caudale ont obligé les biologistes à créer une nouvelle famille rien que pour lui: les Protoanguillidae (du grec protos, « premier »). Grâce à la technique de l’horloge moléculaire, les analyses ADN conduites sur les spécimens pêchés et comparées aux 19 autres familles d’anguilles actuelles confirment l’ancienneté de l’espèce, apparue au début du règne des dinosaures, il y a plus de 200 millions d’années.

Plus ancien taxon connu de l’ordre des Anguilliformes, les chercheurs pensent que Protoanguilla a du être beaucoup plus largement répandu qu’aujourd’hui. Avec seulement 60 à 70 millions d’années, les îles Palau où il vit actuellement sont en effet bien plus jeunes que lui…


L'animal découvert dans une grotte sous-marine du Pacifique, avec son corps ramassé
et sa grosse tête ne ressemble que de loin aux anguilles modernes.
© Johnson-rspb
* A ‘living fossil’ eel ( Anguilliformes : Protoanguillidae, fam. nov. ) from an undersea cave in Palau
* Natural history museum and institute, Chiba

Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences, le 21 août 2011 à 11h10
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-une-nouvelle-espece-danguille-veritable-fossile-vivant_32916/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 18 Oct 2011 - 18:02

Les escargots voyagent... par oiseau

Des chercheurs ont montré que des gastéropodes ont réussi à traverser l'isthme de Panama. Comme ils ont observé que ces petits escargots pouvaient survivre dans le système digestif des oiseaux, ils suggèrent que c'est à bord de ce moyen de locomotion que le voyage a eu lieu, et qu'il s'est même produit à deux reprises, une fois dans chaque sens. Un cas similaire a également été observé au Japon.

Les escargots peuvent voler ! Ça n’est pas tout à fait exact, mais à l’instar des hommes, ils sont capables de se rendre d’un point à un autre grâce à un moyen de locomotion aérien. Ici, le véhicule est un oiseau. Il se nourrit des escargots et les transportent dans son estomac puis les libère avec ses déjections. Mais les escargots survivent à ce périple intestinal et c’est ainsi que les oiseaux les aident bien involontairement à se disperser.

L’étude est décrite dans la revue Proceedings of the Royal Society Biology et concerne des escargots du genre Cerithideopsis: C. californica et C. pliculosa. La première espèce vit dans l'estran de l'océan Pacifique, le long de la côte ouest de l'Amérique centrale. La seconde vit de l’autre côté du continent (voir schéma ci-dessous).


Deux populations séparées par une montagne
L’ancêtre commun à ces deux espèces vivait il y a plus de 3 millions d’années, lorsque les océans Atlantique et Pacifique communiquaient encore entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Puis, du fait de la tectonique des plaques, les continents se sont rapprochés jusqu’à n'en former qu’un, séparant les escargots en deux populations qui, avec le temps, se sont éloignées d’un point de vue génétique, créant deux nouvelles espèces distinctes. C’est ce qu’on appelle une spéciation allopatrique.


Selon les chercheurs, il y aurait eu au moins deux échanges des gènes entre les deux espèces C. californica et
C. pliculosa, malgré l'obstacle de l'isthme de Panama. Un héron aurait transporté les escargots.
© Bruno Scala/Futura-Sciences
Si la formation de barrières géographiques comme celle de l’isthme de Panama est un cas classique, les évolutionnistes attachent également beaucoup d’importance à la capacité qu’ont les animaux à franchir ces obstacles. Comme disait l’évolutionniste Georges Gaylord Simpson, « un événement de dispersion, bien qu’improbable (…), peut devenir probable au fil du temps ».

Les scientifiques ont donc cherché à savoir si les escargots avaient réussi à passer l’infranchissable obstacle du Panama pour ensuite se reproduire. Pour cela, il leur fallait analyser la variation génétique des populations de part et d’autre de l’Amérique - en séquençant l’ADN mitochondrial des plusieurs individus - afin de déterminer si oui ou non, il y avait eu un échange de gènes, via la reproduction.


Fèces de zosterops du Japon. On voit bien la présence d'escargots.
© Wada et al. 2011 - Journal of Biogeography
Et la réponse est oui. Certains escargots ont bien fait le mur et ce à deux reprises. Une première fois d’ouest en est il y a environ 750.000 ans et une seconde fois en sens inverse il y a 72.000 ans selon les chercheurs, bien que ces estimations soient sujettes à débat. Comme il est avéré que ces escargots peuvent sortir indemnes d’un séjour dans le système digestif de certains oiseaux, les auteurs supposent que c’est bien en utilisant ce moyen de transport - probablement un héron - que les mollusques ont traversé l’isthme de Panama.

Des escargots volants au Japon
Cas exceptionnel ? Même pas. Il semblerait que ces escargots ne soient pas les premiers à faire du stop dans le système digestif des oiseaux. Il y a environ deux mois, une étude japonaise a rapporté un cas similaire dans la revue Journal of Biogeography. Les scientifiques ont remarqué que 15% des escargots de l’espèce Tornatellides boeningi pouvaient survivre à un passage dans le système digestif de deux espèces d’oiseau (le zosterops du Japon - Zosterops japonicus - et le bulbul à oreillons bruns - Microscelis amaurotis). Ils ont par ailleurs noté que les plus petits escargots avaient plus de chance de survivre.

En analysant l’ADN des différentes populations d’une île du Japon (Hahajima), ils n’ont pas pu mettre en évidence de différence génétique significative entre les différentes populations, ce qui signifie que malgré la distance, il n’y a pas d’isolement génétique. Les différentes populations se reproduisent donc en dépit de la distance qui les sépare. L’hypothèse qui s’impose est donc que les différents individus sont transportés par les oiseaux.

Même si ces cas de dispersion passive par les oiseaux sont relativement rares, ils pourraient avoir un fort impact sur les théories concernant les mécanismes de spéciation puisqu’ils prouvent que les flux de gènes peuvent passer outre des obstacles apparemment insurmontables.


Des escargots sont capables de survivre dans le système digestif d'un oiseau et ont sans doute survolé
le Mexique grâce à ce moyen de locomotion.
© stonebird, Flickr, cc by nc sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 15 septembre 2011 à 17h28
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-escargots-voyagent-par-oiseau_33445/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 20 Oct 2011 - 23:31

Le dauphin Burrunan, découvert en Australie, est bien une espèce nouvelle

Une nouvelle espèce de Tursiops, le dauphin à gros nez, vient d’être découverte près des côtes australiennes, dans l’État de Victoria, juste à côté de Melbourne. Déjà repérés il y a bien longtemps, ces dauphins du sud de l’Australie avaient été ensuite rapprochés d’une espèce connue, T. truncatus. Les analyses morphologiques et génétiques convergent aujourd’hui vers la même conclusion. Voici donc Tursiops australis.

Chaque année de nouvelles espèces sont découvertes, végétales ou animales. En 2010, une seule expédition en Papouasie-Nouvelle Guinée avait ramené une superbe moisson de quelque 200 espèces, dont un petit mammifère marsupial, qui avait déjà été vu mais si rarement que son espèce n’avait pas encore été décrite. Fin 2010, le « singe qui éternue », observé au Myanmar, avait défrayé la chronique, même si les populations locales connaissaient depuis toujours ce primate aux narines trop ouvertes pour être étanches à la pluie. Rappelons que la vaste opération portant sur la biodiversité marine, Census Marine of Life, a ramené dans ses filets, après dix années de labeur, 6.000 espèces potentiellement nouvelles.

Mais il est vraiment rare de découvrir des mammifères de quelques centaines de kilogrammes qui ne vivent pas au fond d’une forêt tropicale rarement visitée ni dans de sombres abysses, mais à proximité de côtes peuplées et même urbanisées. C’est pourtant ce qui vient d’être fait avec la description par une équipe de l’Université de Monash (Australie) d’un nouveau dauphin à gros nez, c’est-à-dire le genre Tursiops, le plus célèbre des delphinidés depuis le feuilleton Flipper (et même depuis la Grèce antique), qui contient actuellement deux espèces, T. truncatus et T. aduncus.

La description est celle d’individus vivant au sud-est de l’Australie, non loin des plus grandes villes australiennes, Melbourne et Sydney. Deux groupes ont été identifiés et l’un d’eux vit dans la baie de Port Philippe, à deux pas de Melbourne.


Trois individus de Tursiops australis photographiés par l'équipe australienne.
© Kate Charlton-Robb et al./Plos One
Une surprise près d’une agglomération de 4 millions d’habitants
Ces dauphins avaient en fait été repérés depuis longtemps puisque les auteurs de l’article, paru dans Plos One, mentionnent des travaux datant de 1934 et de 1919, et même une première observation en 1914, mentionnant une variété dite du sud de l’Australie. Ces dauphins un peu particuliers (un peu plus petits que T. truncatus, notamment) avaient un temps été classés dans une nouvelle espèce, Tursiops maugeanus. Mais la trop grande variété de morphologie avait rendu ce classement intenable et les dauphins du sud de l’Australie avaient rallié la case T. truncatus.

Les travaux de Kate Charlton-Robb et de son équipe ont tout repris à zéro et s’appuient sur des observations morphologiques du crâne sur 44 individus, et génétiques, portant sur l’ADN mitochondrial. Les conclusions semblent nettes aux yeux des auteurs: les populations étudiées que l’on peut rapprocher de la variété maugeanus appartiennent à deux espèces distinctes: l’une n’est autre que Tursiops truncatus et l’autre n’a jamais été décrite et est donc nouvelle (pour les humains). Les auteurs l’ont baptisée Tursiops australis pour son nom scientifique et, pour le commun des mortels, dauphin Burrunan, un mot aborigène désignant les dauphins et signifiant « gros poisson ressemblant au marsouin ».

« C’est une découverte fascinante, s’est enthousiasmée Kate Charlton-Robb, selon le communiqué de l’Université Monash. On n’a découvert que trois espèces de dauphins depuis les années 1800 ! » Et la biologiste de souligner l’importance d’une approche réunissant plusieurs méthodes plutôt qu’une seule mais aussi que, même sur un terrain connu, on peut encore espérer de « passionnantes découvertes ».

* L'article scientifique

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 19 septembre 2011 à 17h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-dauphin-burrunan-decouvert-en-australie-est-bien-une-espece-nouvelle_33496/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 23 Oct 2011 - 18:12

Dans les abysses, les calmars sont bisexuels

Des observations réalisées dans le fond du canyon sous-marin de Monterey, au large de la Californie, montrent que les mâles d'une espèce de calmar inséminent leurs congénères quel que soit leur sexe. Une forme de bisexualité dont l'unique motivation est une augmentation du succès reproducteur.

La bisexualité et l'homosexualité ne sont pas l’apanage du genre Homo. Plusieurs études scientifiques et observations l’avaient déjà prouvé, mais de nouvelles découvertes réalisées sur des calmars vivant dans les abysses confirment cette théorie. Les mâles transmettent en effet leur sperme à leurs congénères, indépendamment de leur sexe.

Octopoteuthis deletron est une espèce de calmar vivant dans les fonds marins, à des profondeurs allant de 400m à 800m. Afin de se reproduire, les mâles déposent une poche de sperme sur le corps d’une femelle. Ce paquet est ensuite incorporé au sein du corps de la femelle, et lorsque celle-ci est en période d’ovulation, les spermatozoïdes fécondent les ovules.

Impossibilité de distinguer le sexe
Mais voilà, à ces profondeurs abyssales, il est difficile de distinguer quoi que ce soit, et encore plus de faire la différence entre un calmar mâle et un calmar femelle. Alors le mâle se trompe, ou plutôt, selon les observations des scientifiques du Monterey Bay Aquarium Research Institute en Californie, détaillées dans la revue Biology Letters, il dépose le sperme aussi bien sur les mâles que sur les femelles.


Les taches blanches sur cette femelle sont des paquets de sperme déposés par un mâle.
© Monterey Bay Auqarium Research Institute, DR
Hendrik Hoving a en effet observé, à l’aide de caméras embarquées sur des engins sous-marins qu’ils ont baladés sur le fond du canyon de Monterey (au large de la Californie), une centaine de calmars dont le sexe d’un tiers environ a pu être identifié: 19 femelles et 20 mâles, précisément. Sur ces individus, mâles comme femelles et dans des proportions similaires (9 mâles et 10 femelles), ils ont observé des dépôts de sperme. Ce qui signifie que les mâles ayant déposé le sperme l’ont fait indifféremment du sexe du calmar cible.

Il faut rappeler que dans cet environnement, les calmars se font assez rares et chacun d’entre eux vit individuellement. Lorsqu’un mâle rencontre un congénère, il devient donc avantageux d’y déposer du sperme puisque le calmar est apparemment incapable de distinguer le sexe de ses congénères. En effet, mieux vaut gâcher quelques millions de spermatozoïdes plutôt qu’une occasion de se reproduire et de diffuser ses gènes. En outre, l’espérance de vie de ces animaux est courte et ils sont sémelpares, ce qui signifie que leur période de reproduction est courte. D’un point de vue évolutif, et surtout concernant le succès reproducteur, ce comportement est donc bénéfique.

Augmentation du succès reproducteur
Peut-on ici vraiment parler d’homosexualité ou de bisexualité ? Selon le biologiste et sexologue Bruce Bagemihl, l’homosexualité peut prendre plusieurs formes: comportements d’affection, parades, vie en couple, association pour apporter des soins parentaux et relations sexuelles. D’après ce chercheur canadien, l’homosexualité est un comportement commun chez environ 450 espèces, dont les plus connues sont certainement les dauphins et les bonobos.

Ce qui est certain, c’est que le comportement de ces calmars n’est guidé par aucune orientation sexuelle. Pour Hendrik Hoving et ses collègues, c’est simplement une stratégie permettant d’optimiser le succès reproducteur, poussant les mâles à inséminer tous les congénères qu’ils rencontrent.


Les mâles Octopoteuthis deletron, une espèce de calmar vivant au fond des océans, dépose son sperme sur ses congénères mâles et femelles.
© Monterey Bay Auqarium Research institute, DR
Par Bruno Scala, Futura-Sciences Le 22 septembre 2011 à 13h30
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/dans-les-abysses-les-calmars-sont-bisexuels_33552/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 28 Oct 2011 - 23:08

Une larve de carabidé attaque son prédateur

Deux espèces de carabidés du genre Epomis ont mis au point un stratagème doublement efficace qui leur permet d'une part d'éviter leur prédateur mais en plus de se nourrir. Il s'agit de parasiter voire dévorer ce prédateur, grâce à un leurre et des mouvements très rapides.

Parmi les meilleurs moyens d’échapper à un prédateur, on trouve notamment la fuite ou la dissimulation (par mimétisme, par exemple). Stratégies un peu lâches, mais qui ont fait leurs preuves dans de nombreux cas. Les carabidés eux, emploient une méthode bien plus courageuse: ils inversent les rôles. C’est ce que viennent de découvrir deux chercheurs de l’Université de Tel-Aviv au cours d’une étude sur les amphibiens, les arroseurs arrosés de cette histoire.

Les amphibiens se nourrissent abondamment de larves de carabidés. On sait aussi que beaucoup d'entre elles parasitent certains amphibiens. Ce qui est plus étonnant, c’est que les rôles peuvent être inversés: une proie qui devient prédateur de son prédateur. Dans une étude publiée sur le site Plos One, les chercheurs israéliens se sont intéressés à deux espèces de carabidés qui adoptent ce comportement: Epomis circumscriptus et Epomis dejeani.

L'arroseur arrosé
Ces deux espèces ont l’habitude de cohabiter avec des amphibiens, dans des habitats humides et les larves comme les adultes Eponis se nourrissent d'amphibiens, bien que les adultes soient des prédateurs plus généralistes et se nourrissent donc d'autres animaux.

Amphibien parasité par une larve
http://bcove.me/a8u6vn3q
L'amphibien réussit à se saisir de la larve mais la régurgite et celle-ci
s'accroche immédiatement à son cou.
© Gil Wizen et Avital Gasith 2011, Plos One - Université de Tel-Aviv
Comment cette confrontation tourne-t-elle à l’avantage du coléoptère ? Grâce à un leurre. Afin de se montrer et d’attirer l’amphibien particulièrement sensible aux mouvements dans son environnement, les larves Epomis bougent leurs antennes ou leurs mandibules. Apercevant ces mouvements, l’amphibien approche et alors qu’il arme sa langue pour capturer sa proie, celle-ci lui saute à la gorge et le parasite (voir la vidéo ci-dessus). C’est ce qui est arrivé dans 70% des cas des expériences réalisées par les chercheurs et mettant un amphibien en présence d’une larve.

La larve gagnante à tous les coups
Dans les autres cas, quand la larve et l’amphibien entrent en contact accidentellement, elle n’a pas recours au leurre, mais l’issue est identique. Enfin, rarement, la larve se fait capturer mais est rapidement régurgitée et s’accroche immédiatement à l’amphibien (voir vidéo ci-dessous). Quoi qu’il en soit, la situation n’a jamais tourné à l’avantage de la grenouille.

L'amphibien attrape la larve puis la régurgite
http://bcove.me/loa0xi9r
L'amphibien, attiré par le leurre, s'approche de sa proie
qui l'attaque en s'accrochant à sa peau.
© Gil Wizen et Avital Gasith 2011, Plos One - Université de Tel-Aviv
Si, quand la larve est jeune, elle se contente de parasiter son hôte et de le libérer en lui laissant une grosse cicatrice, celles qui sont plus âgées mêlent ectoparasitisme et prédation, si bien qu’elles finissent par dévorer entièrement l’amphibien.

Ce schéma d’inversion des rôles est assez rare d’autant que dans ce cas, il semble bien s’agir d’une situation normale et non d’une exception. Il est encore moins fréquent qu’une espèce s’attaque à une proie plus grosse qu'elle. Enfin, d’un point de vue évolutif, il est intéressant de constater que ces deux espèces sont les seules du genre Eponis à adopter ce type de comportement.


Une larve de carabidé attaque un amphibien, son habituel prédateur.
© Gil Wizen/AFTAU
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 2 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-une-larve-de-carabide-attaque-son-predateur_33701/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 4 Nov 2011 - 15:47

Des araignées étonnantes…

Objet de phobies, les araignées souffrent d'une réputation bien macabre. Et pourtant ces invertébrés aux multiples yeux sont des artistes de la soie, tissant leur toile assassine avec une dextérité étonnante. Étonnantes, c'est l'adjectif qui convient parfaitement quand on se laisse guider dans le monde des araignées. Futura-Sciences vous propose une balade au fil d'une superbe galerie photo, pour marquer la Fête de la science 2011.

Les araignées ne sont pas des monstres poilus mais des animaux très surprenants qui méritent bien une exposition. Du 5 octobre 2011 au 2 juillet 2012, le Muséum national d’histoire naturelle s’attaque aux clichés qui ont forgé leur mauvaise réputation et décline les caractéristiques de ce prédateur efficace, maillon important de la chaîne alimentaire.


Mâle adulte Thiodina puerpera, araignée sauteuse. Retrouvez-les toutes ICI.
© Thomas Shahan, Flickr CC by-nc-sa 2.0
Redécouvrez les araignées au fil de la galerie photo. Colorées, attendrissantes, insolites, ces petites bêtes vont vous étonner !


Mâle adulte Phidippus mystaceus.
© Thomas Shaham, Flickr CC by-nc-sa 2.0
Le 13 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-du-site/d/fdls-des-araignees-etonnantes-sur-la-toile-de-futura_33945/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 5 Nov 2011 - 16:58

L'électroréception, le sixième sens de notre ancêtre

Des chercheurs viennent de montrer que l'ancêtre commun des vertébrés, qui vivait dans l'eau il y a environ 500 millions d'années, possédait un sixième sens, la capacité de sentir les champs électriques. C'est l'électroréception.

Il y a environ 500 millions d’années vivait l’ancêtre d’à peu près tous les vertébrés vivants. Selon une étude publiée dans Nature Communications, cet ancêtre possédait un sixième sens qu’il a transmis à quelques-uns de ses descendants.

Il est bien connu que les humains possèdent cinq sens: le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe et le goût. Pourtant, un de nos lointains ancêtres aquatiques, qui vivait au Cambrien, en avait un sixième d’après les analyses d’une équipe de chercheurs américains et anglais - la capacité de déceler des signaux électriques - l’électroréception.

L'ancêtre commun des vertébrés, il y a 500 millions d'années
Si, au cours des 500 millions d’années d’évolution et d’adaptation incluant la sortie de l’eau, ce caractère a disparu chez la plupart des descendants de l’ancêtre commun des vertébrés, il est en revanche toujours présent (ou est réapparu) chez certaines espèces - les requins et quelques autres organismes aquatiques marins.


L'ancêtre commun des vertébrés vivait au Cambrien. L'axolotl et le polyodon sont tous les deux capables de sentir des champs électriques.
© Peter Bøckman, domaine public - adaptation Futura-Sciences
En réalité, la perte de ce caractère est surtout liée à la sortie de l’eau. Preuve en est apportée par l’axolotl, un amphibien proche des salamandres. Outre la capacité de se reproduire à l’état larvaire (on parle de néoténie), cet animal présente la particularité de posséder un système physiologique capable de détecter de faibles champs électriques.

Anatomie comparée de l'axolotl et du polyodon
Ainsi, l’axolotl représente un modèle d’étude intéressant puisqu’il permet aux scientifiques de comparer le système responsable de ce sixième sens chez un organisme semi-terrestre avec celui d’une espèce marine, en l’occurrence, le polyodon Polyodon spathula (poisson actinoptérygien). Ces deux espèces ne sont en outre pas trop éloignées d’un point de vue phylogénétique.


Ligne latérale chez le requin.
© Chris Huh, domaine public
Et l’étude des deux systèmes responsables de l’électroréception montre que l’origine de ce sixième sens est commune chez tous les vertébrés le possédant. Ainsi, les organes sensibles aux champs électriques sont des petites ampoules formées à partir de placodes (ébauche de cellules, lors du développement embryonnaire). Ces structures sont étroitement liées à la ligne latérale, un organe sensoriel logé sur le flanc de l’animal, tout comme les neuromastes, structures constituées de cellules ciliées et responsable de la mécanoréception (perception des flux dans l'eau).

Dans le milieu aquatique, l'électroréception est particulièrement utile pour la chasse, ou encore afin de se repérer dans des zones où la visibilité est réduite (eaux profondes, sales, saumâtres). Il permet aussi de compenser une vue défaillante, à l’instar de l’écholocation chez les chauves-souris. Ne soyons pas jaloux ni déçus d’avoir perdu ce caractère - ce sixième sens ne nous aurait été guère utile hors de l’eau...


L'axolotl est capable de ressentir des champs électriques grâce à des caractères hérités de l'ancêtre de tous les vertébrés.
© Pablo Necochea, Flickr, cc by nc 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 16 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/lelectroreception-le-sixieme-sens-de-notre-ancetre_33986/

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