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 Zoologie...

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tanka
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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 23 Fév 2012 - 21:57

L'escargot géant africain envahit la Floride

Des escargots géants africains envahissent les jardins des maisons de Miami. Repoussants, gênants et potentiellement dangereux, ils sont la cible du département de l'Agriculture de Floride, qui cherche à les éliminer et à savoir comment ils sont arrivés aux États-Unis.

À Miami, les services agricoles de Floride se rendent chez les habitants pour leur demander s'ils n'ont pas été victimes d'invasion d'escargots géants, gluants et agglutinés par centaines dans leur jardin ! Un matin, Yolanda Garcia Burgos a retrouvé le mur extérieur de sa maison de Miami couvert d'excréments d'escargots, d'épais filaments noirs enchevêtrés et collés. Avec l'aide des inspecteurs du Département de l'agriculture de Floride, elle a ramassé 583 mollusques en une seule semaine dans ses buissons, derrière une planche, près du barbecue ou dans le lierre. Au total, 35.000 gastéropodes ont été capturés à Miami par les inspecteurs entre le début de l'invasion en septembre et le mois de janvier.

Environ 1.200 œufs d'escargots géants africains par an
Les escargots géants africains peuvent mesurer jusqu'à 20cm de longueur et 10cm de diamètre. Certains ont une durée de vie de neuf ans. Pour ne rien arranger, ils se reproduisent à grande vitesse, 1.200 œufs par an. Un escargot peut, à lui seul, coloniser un quartier ! Personne ne sait comment cette espèce, l'une des plus grosses et voraces du monde, a débarqué à Miami. Venu d'Afrique de l'Est, l'escargot avait déjà envahi la Guadeloupe, la Martinique, d'autres pays des Caraïbes... et Miami, par le passé.


Une grenouille rousse (Rana temporaria) sur un escargot géant d'Afrique.
© nnic, Flickr, cc by nc sa 2.0
En 1966, un garçon avait fait venir trois escargots géants comme animaux de compagnie que, par lassitude, sa grand-mère avait fini par libérer dans la nature. De ces trois spécimens naquirent 18.000 descendants. Il fallut neuf ans et un million de dollars pour les éradiquer.

Une enquête fédérale pour trouver le coupable
Il reste interdit d'en importer sans permis aux États-Unis, mais les autorités précisent avec insistance que le gastéropode est la vedette d'une certaine religion afro-caribéenne, la Santeria. Mark Fagan, porte-parole du Département de l'agriculture de Floride, se demande si « le retour de cet escargot est lié aux pratiques de cette religion afro-caribéenne ou au fait que quelqu'un les aurait fait venir comme animaux de compagnie, et les aurait ensuite laissé s'échapper. »


L'escargot géant est friand de l'enduit des murs qui contient le calcium indispensable à la construction de sa coquille.
© wahiawaboy, flickr, cc by nc sa 2.0
Une enquête fédérale devrait conduire au coupable. En attendant, une cellule de crise a commencé l'extermination. Car ces escargots sont dangereux. Leur bave, très abondante, peut contenir un parasite qui transmet une forme non mortelle de la méningite, et qui provoque de violents maux de ventre.

Lissachatina fulica se cache l'hiver
Surtout, Lissachatina fulica ou Achatina fulica est un glouton. Au menu 500 variétés de plantes, de la cacahuète au melon. Il raffole également de l'enduit des murs, qui contient le calcium indispensable à la construction de sa colossale coquille. « S'ils s'installaient pour de bon, ils pourraient dévaster l'agriculture de Floride, frémit Mark Fagan. L'agriculture est la deuxième activité économique après le tourisme ici. »


Lissachatina fulica peut mesurer jusqu'à 20 cm.
© fiddledydee, Flickr, cc by nc 2.0
L'inspectrice Suzi Distelberg tombe nez à nez avec le vainqueur poids lourd du jour, 11cm de coquille... Sa bave épaisse recouvre en un instant les gants de Suzi. « On peut voir qu'il est dedans, bien vivant, à cause du poids », explique-t-elle après avoir glissé l'animal dans un sachet plastique hermétique. Le quartier qu'elle inspecte ce matin d'hiver reste infesté depuis des mois, malgré des dizaines de rondes. Hiver oblige, les escargots entrent en hibernation et se cachent sous terre. Seul le haut de leur coquille marron, striée de lignes jaunes dans le sens de la longueur, les trahit.

Les envahisseurs testés ou tués
Il faut le regard expert de Suzi pour les repérer. Les équipes sanitaires espèrent réduire au maximum la population avant le retour des pluies tropicales au printemps. Chaque jardin est traité avec des granulés de phosphate de fer qui coupent l'appétit des escargots, afin qu'ils arrêtent de s'alimenter. Les créatures capturées atterrissent au laboratoire de la cellule de crise, où les attend leur ultime bourreau, Mary Yong. Spécialisée dans les escargots, cette scientifique les passe en revue et en sélectionne quelques-uns pour des tests.


Les escargots géants africains peuvent peser jusqu'à 1,5kg.
© AFP PHOTO/Florida Department of Agriculture
Division of Plant Industry
Les autres sont tués par immersion prolongée dans des seaux remplis d'alcool, avant d'être jetés à la poubelle. Et quand les seaux sont pleins, Mary plonge les escargots restants dans un congélateur, où le froid aura raison d'eux.

* Florida Department of Agriculture and Consumer Services

Source: Relaxnews, le 18 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/lescargot-geant-africain-envahit-la-floride_36856/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 23 Fév 2012 - 22:06

Le changement climatique pousse les oiseaux à l'infidélité et au divorce

La fidélité n'est pas le fort des oiseaux, surtout quand le climat est changeant. Des études montrent que plus les températures varient, plus les oiseaux ont tendance à être infidèles, dans le but d'augmenter leur succès reproducteur.

Chez les oiseaux, les fluctuations du climat donnent des envies d’adultère. Carlos Botero de l’Université de Caroline du Nord, et Dustin Rubenstein de l’Université de Colombie britannique, ont mesuré le taux d’infidélité de plusieurs espèces et il apparaît que les tromperies et les séparations se produisent davantage quand le temps est changeant. Les oiseaux étudiés sont normalement monogames et restent en couple, coopérant pour le soin apporté aux juvéniles. Mais il n’est pas rare qu’une couvée ne contienne pas que des œufs résultant de l’accouplement des mêmes parents (infidélité) ou qu’un des membres du couple quitte le foyer définitivement entre deux périodes de reproduction (divorce).

Divorce et infidélité en fonction du climat
Les chercheurs ont mesuré l’occurrence de ces deux comportements et en parallèle, ont effectué des relevés de température et de pluviométrie dans les régions habitées par les oiseaux étudiés. Selon leurs analyses, publiées dans Plos One, plus la météo est variable - et particulièrement la température - plus les couples d’oiseaux sont instables.


Le puffin des Anglais est une des 122 espèces étudiées par les scientifiques.
© Bill Bouton, Flickr, cc by nd 2.0
L’étude montre également qu’il existe un lien entre ces schémas de reproductions et des facteurs intrinsèques, comme des caractéristiques phénotypiques ou démographiques. Mais en s’affranchissant de ces paramètres, les chercheurs ont bien mis en évidence une corrélation avec la variabilité du climat.

Adaptation au cross-over écologique
Pour les auteurs, les résultats concernant l’infidélité sont cohérents avec l’hypothèse dite de diversité génétique. Au sein d'un environnement changeant, donner naissance à une progéniture variée d’un point de vue génotypique est une bonne stratégie. Ainsi, les oiseaux infidèles multiplient les chances d’avoir de la descendance adaptée à d’éventuelles variations climatiques et augmentent leur succès reproducteur. Quant aux divorces, ils sont particulièrement fréquents dans les régions où les variations climatiques sont très marquées et prévisibles. D’après les auteurs, c’est parce que la qualité d’un partenaire dépend beaucoup du contexte et un oiseau est donc prêt à sacrifier son couple pour trouver un partenaire plus adapté aux nouvelles conditions, comme le résume Carlos Botero à Futura-Sciences.


Les cygnes chanteurs sont des oiseaux de la famille des anatidés qui sont normalement monogames.
© Billy Lindblom, Flickr, cc by 2.0
« L’infidélité et les divorces augmentent car la probabilité de faire une "erreur" dans le choix du partenaire augmente clairement quand le contexte varie. » Ce changement de contexte est appelé cross-over écologique. Ces travaux confirment que les facteurs environnementaux peuvent avoir une influence sur le comportement sexuel des oiseaux et donc, par extension, sur le processus de sélection sexuelle. Ils montrent également que les oiseaux normalement monogames sont capables de s’adapter au changement climatique pour pallier les éventuels désavantages de ce cross-over écologique. Ou quand l'infidélité permet de mieux s'adapter...

* Fluctuating environments, sexual selection and the evolution of flexible mate choice in birds
* Université d'État de Caroline du Nord
* Université de Colombie Britanique

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 19 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-changement-climatique-pousse-les-oiseaux-a-linfidelite-et-au-divorce_36835/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 24 Fév 2012 - 20:46

Les baleines, géants des profondeurs

Le 19 février est la Journée internationale de la baleine, également considérée comme la journée de la protection de tous les autres mammifères marins. La Journée internationale de la baleine est célébrée depuis 1986, lorsque la Commission baleinière internationale a interdit la chasse commerciale aux cétacés.


La tête d’une baleine à bosse.
© flickr.com/mikebaird
A l’heure actuelle, seul le commerce aborigène des cétacés est autorisé exclusivement pour les besoins des populations autochtones, ainsi que la capture des baleines à des fins scientifiques sur autorisation spéciale des pays membres de la Commission baleinière internationale. Les cétacés sont des mammifères marins, dont font partie les baleines, les dauphins et les marsouins. Les baleines respirent de l’air grâce aux poumons, sont homéothermes (à sang chaud), nourrissent leurs bébés avec du lait grâce aux glandes mammaires et leur corps n’est pas dépourvu de pilosité bien qu’elle soit insignifiante.


© AFP/AFP Photo/Omar Torres
La baleine grise est considérée comme l’un des plus anciens mammifères. Cette espèce existe depuis près de 30 millions d’années. Cet animal pèse entre 20t et 35t.


© AFP/Robyn Beck
La baleine bleue est le plus grand animal ayant jamais vécu sur la planète, dans l’état actuel des connaissances. La femelle est toujours plus grande que le mâle. Sa longueur atteint 30m et son poids peut être supérieur à 100t.


© flickr.com/flickkerphoto
La baleine à bosse, mégaptère ou jubarte, est un mammifère avec un corps massif plus court. Le dos et les côtés sont foncés, tandis que la couleur du ventre est plutôt blanchâtre.


© AFP/Rodrigo Buendia
Sa longueur atteint environ 15m. Un spécimen de 14m peut peser plus de 40t.


© AFP/Frederic J. Brown
Le rorqual commun est un animal de grande taille ayant une tête en forme de chevron, un corps fuselé et une longue crête à l’arrière du dos. Cette espèce est répandue dans tous les océans et migre par groupes pouvant aller jusqu’à 100 spécimens.


© AFP/Juan Mabrpmata
La tête de la baleine franche australe (Eubalaena australis) constitue près d’un quart de la longueur de son corps. Sa gueule est ornée d’une ou plusieurs callosités. Ces baleines sont répandues dans les eaux tempérées.


© AFP/Luis Robayo
Les odontocètes (Odontoceti) sont des cétacés à dents, présentes soit sur la partie supérieure de la mâchoire inférieure, soit sur les deux mâchoires (chez certaines espèces les dents ne sont pas fonctionnelles). Pratiquement toutes les espèces se nourrissent de poissons ou de calmars.


© AFP/Marcel Mochet
Le cachalot est la plus grande baleine à dents. La longueur des mâles atteint jusqu’à 2m0, et les femelles peuvent mesurer jusqu’à 15m de long. Les cachalots adultes absorbent jusqu’à une tonne de nourriture par jour. Ces animaux migrent par des groupes de plusieurs milliers.


© Photo Philipp Romanov
Le bélouga est reconnaissable à sa teinte blanche ou jaunâtre. Cette espèce est dépourvue de nageoire dorsale. Chaque côté de sa mâchoire supérieure possède 10 dents, et 8 dents pour la mâchoire inférieure. Elles permettent à l’animal d’attraper et de retenir sa nourriture, qui sont des calmars et des poissons.


© Alexei Kudenko - RIA Novosti
Le narval (Monodon monoceros), surnommé la "licorne des mers", a une particularité. Il dispose d’une longue corne spiralée dans le sens des aiguilles d’une montre faisant saillie à partir de l’incisive supérieure gauche, qui peut mesurer jusqu’à 3m de long.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120220/193429559.html

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MessageSujet: Les oiseaux tropicaux menacés   Ven 24 Fév 2012 - 21:07

Les oiseaux tropicaux menacés par le changement climatique

Nouvelles victimes du changement climatique à prévoir, les oiseaux tropicaux. Selon un rapport qui compile plus de 200 études, des centaines d'entre eux pourraient disparaître à l'horizon 2100 si la situation n'évolue pas.

Les oiseaux tropicaux sont particulièrement sensibles au changement climatique, selon un rapport synthétisant environ 200 études sur le sujet. Quelque 6.100 espèces d'oiseaux seraient concernées. Parmi elles, entre 100 et 2.500 pourraient rapidement disparaître en fonction de l'intensité du réchauffement. Le scénario le plus probable, qui prévoit une augmentation de température de 3,5°C à l’horizon 2100, entraînerait la disparition de 600 à 900 espèces dont 89% vivant en zone tropicale si aucun effort de conservation supplémentaire n’est réalisé. Chaque degré de plus devrait provoquer la disparition de 100 à 500 espèces.

La menace du changement climatique
Les premières menacées sont celles que l'on trouve en altitude. Des études ont en effet montré qu'elles avaient tendance à nicher de plus en plus en altitude pour faire face à la hausse des températures, afin de se diriger vers des zones plus fraîches. Mais les possibilités d’habitats ne sont pas illimitées et les oiseaux vivant déjà à haute altitude devraient être les premiers à disparaître si la situation s’aggrave.


Une fauvette du Nouveau Monde, oiseau tropical.
© Çağan Şekercioğlu, Université de l'Utah
On compte environ 10.000 espèces d’oiseaux sur Terre et plus de la moitié sont tropicaux. Selon l’UICN, 12,5% de l’ensemble sont menacés et il ne s’agit pas uniquement de ceux qui vivent en altitude. Les oiseaux qui ne tolèrent que peu les variations de température sont aussi très exposés, car ils ne pourront pas s'adapter. Les auteurs craignent également que l’augmentation des températures n'abandonne les oiseaux à davantage d’agents pathogènes. Les moustiques vecteurs de la malaria, par exemple, verraient leur aire de répartition se déplacer et gagner des zones plus élevées. Les oiseaux d’Hawaï, notamment, pourraient en être victimes.

Manque de connaissance sur les oiseaux tropicaux
Enfin, l’intensification des événements climatiques comme les vagues de chaleur, les précipitations ou les cyclones, annoncée par le Giec, sont également des facteurs qui fragilisent les populations d’oiseaux. Çağan Şekercioğlu, chercheur à l’université d’Utah et premier auteur du rapport publié dans Biological Conservation, admet néanmoins que de nombreuses espèces ne seraient pas perturbées par ce changement. Certaines pourraient même en bénéficier, mais il ne s’agit pas de la majorité, loin de là.


Le colibri à queue en ciseaux, endémique du Venezuela, est un des oiseaux tropicaux menacés par le changement climatique.
© Çağan Şekercioğlu, University of Utah
D’autant que la situation de certains oiseaux est parfaitement méconnue. Il est pourtant urgent de connaître la biologie et l’écologie de ces animaux afin de déterminer s’ils sont menacés et, le cas échéant, de mettre en œuvre des programmes de conservation.

* The effects of climate change on tropical birds
* S. Laboratory
* Université de l'Utah

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 20 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-oiseaux-tropicaux-menaces-par-le-changement-climatique_36875/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 25 Fév 2012 - 18:36

Hivernage des pélicans frisés au Daghestan

Une volée de pélicans frisés, oiseau inscrit dans le Livre rouge des espèces menacées en Russie, s'est installée dans un chantier naval à Makhatchkala de la république russe du Daghestan.


© NewsTeam - RIA Novosti
Des pélicans frisés en quête de nourriture.


© NewsTeam - RIA Novosti
En raison du froid qui s'est abattu sur le Daghestan, les eaux côtières de la mer Caspienne, où vivent les pélicans, sont couvertes de glace, ce qui empêche les oiseaux de pêcher.


© NewsTeam - RIA Novosti
En quête d'un endroit plus clément, des centaines de pélicans ont quitte la réserve d'Etat du Daghestan.


© NewsTeam - RIA Novosti
Les pélicans se sont installés à environ deux-cents mètres de la côte, sur la glace. La volée compte près de 600 oiseaux.


© NewsTeam - RIA Novosti
Le pélican frisé est une espèce d'oiseaux de la famille des Pelecanidae. Inscrit au Livre rouge des espèces menacées en Russie, cet oiseau doit son nom aux plumes frisées de sa tête.


© NewsTeam - RIA Novosti
Des habitants de la région donnent à manger aux pélicans.


© NewsTeam - RIA Novosti
L'hivernage des pélicans dans le port de Makhatchkala au Daghestan.

Photos, NewsTeam - RIA Novosti
Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120221/193442457.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 25 Fév 2012 - 21:05

Les surprenantes prouesses des calmars volants

Des encornets ont été photographiés au large du Brésil en plein vol… donc hors de l’eau. Et ils ne font pas que sauter, leur vitesse en l’air est cinq fois plus importante que dans l'eau. Ont-ils recours au déplacement aérien uniquement pour fuir les prédateurs ? Des chercheurs pensent que les calmars pourraient voler pour voyager plus vite...

Les calmars, ou encornets, sont des céphalopodes décapodes. Ces animaux ont un corps symétrique composé d’un manteau, d’une tête distincte et d’une série de bras entourant la bouche. Deux nageoires longent les flancs de l’animal et servent aux déplacements lents. Les mouvements rapides sont effectués grâce à un mode de propulsion à réaction. Puissante structure musculeuse, le manteau peut se contracter rapidement pour expulser l’eau qu’il contient par un siphon ventral. Par réaction, le mollusque est propulsé dans la direction opposée à celle du jet d’eau. Utilisé près de la surface, ce système est capable d’éjecter les encornets hors de l’eau, et même, comme on le voit sur les photographies, de les maintenir en vol pendant plusieurs secondes.


Bob Hulse a photographié ces encornets, Sthenoteuthis pteropus, en vol au large du Brésil. Ce mode de locomotion
diminuerait le coût énergétique des déplacements sur de longues distances. Malgré cela, les femelles de l'espèce
Illex illecebrosus mangent les mâles durant leurs migrations pour recharger leurs batteries.
© Bob Hulse
Ronald O’Dor de l’Université Dalhousie, Canada et Julia Stewart de l’Université de Sandford, Californie ont étudié ce phénomène de plus près en utilisant des données récoltées pour trois espèces en laboratoire et sur le terrain. Leurs résultats ont été présentés lors de l’American Geophysical Union’s Ocean Sciences Meeting (AGU-OSM) le 20 février 2012. Ils sont surprenants, les encornets se déplacent cinq fois plus vite en l’air que sous l’eau. Leur sortie de l’eau pourrait être utilisée lors de grands déplacements, pas seulement pour fuir les prédateurs.

Le vol des encornets immortalisé par un photographe
Plusieurs éléments ont poussé les chercheurs à approfondir les recherches sur le vol de ces céphalopodes. Tout a commencé dans les années 1970 lorsque Ronald O’Dor a souhaité conserver des encornets rouges géants, Illex illecebrosus, dans une piscine de 15m. Des animaux ont été trouvés hors de l’eau chaque matin. Julia Stewart a quant à elle étudié l’encornet géant, Dosidicus gigas, qui atteint un mètre de longueur. Plusieurs spécimens ont été marqués puis suivis dans le temps et l’espace. Leur vitesse de déplacement s’est révélée être plus importante que ce que l’on pensait jusqu’alors. Ces grands animaux peuvent-ils eux aussi voler ? Une explication possible est venue d’une série de 17 photographies prises à intervalles réguliers au large du Brésil. On y voit des encornets à dos orange, Sthenoteuthis pteropus, effectuer des vols hors de l’eau. Connaissant le temps séparant chaque image et les distances parcourues par les animaux en l'air, les chercheurs ont pu déterminer la vitesse de vol et les accélérations en jeu. Ils ont alors comparé ces valeurs et le coût énergétique du transport avec des mesures effectuées sous l’eau.


Illex illecebrosus peut atteindre une taille de 31cm. La longueur de ses nageoires représente environ un tiers de celle
du manteau. Il peut effectuer des déplacements de plus de 1.000km pour aller se reproduire.
© David McRuer et Cheryl Frail, Pêches et Océans Canada, CC by-nc-sa 3.0
En plus d’avoir une vitesse supérieure en l'air, les céphalopodes font également des économies d’énergie. Certains calmars effectuent des migrations de plus de 1.000km par an. Le recours au vol leur permettrait de diminuer significativement les coûts énergétiques liés à ces déplacements. Certains scientifiques sont néanmoins sceptiques. Ils pensent que ce comportement aurait dû être observé plus tôt s’il était utilisé couramment par les encornets. Des études complémentaires doivent être menées. On pourrait par exemple équiper des animaux d’accéléromètres pour étudier leur temps de vol et la fréquence d’utilisation des phases aériennes. Les chercheurs ont aussi remarqué que les trois espèces étudiées ont des nageoires de taille similaire, qui pourraient agir comme des ailes. Un fois encore, c’est à vérifier…

* 2012 Ocean Science Meeting: Squid rocket science
* L'encornet géant par Julia Steward (en anglais)

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 22 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-surprenantes-prouesses-des-calmars-volants_36925/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 26 Fév 2012 - 20:12

Une nouvelle famille d'amphibiens sans pattes

Récolte très fructueuse pour des biologistes indiens qui ont découvert six nouvelles espèces de gymnophiones, des amphibiens sans membres, dans le Nord-Est du pays. Elles ont été classées dans une nouvelle famille, les chikilidés. Une septième a été déplacée de sa famille d'origine pour rejoindre les chikilidés et a été rebaptisée Chikilia fulleri.

À côté des autres amphibiens - les anoures et les urodèles - les gymnophiones (ou cécilies) ne font pas figure d’animaux très esthétiques. Ils n’ont pas de membres, qu’ils ont perdus secondairement, et ressemblent davantage à un gros ver qu’à une jolie salamandre. Ils ont d’ailleurs adopté sensiblement le même mode de vie puisque ce sont des animaux fouisseurs. Une étude parue cette semaine dans Proceeding of the Royal Society B annonce la découverte de six nouvelles espèces de cécilies.


Chikila fulleri et sa portée d'œufs.
© Kamei et al. 2012, Proceedings
of the Royal Society B
En 2011, une étude avait mis à plat la classification jusque-là bien confuse de ce taxon, divisant l’ordre (Gymnophiona) en neuf familles au lieu de trois. Mais des travaux moléculaires réalisés par des chercheurs anglais, belges et indiens montrent l’existence d’une dixième famille, les chikilidés, qui contient un genre, Chikila. L’analyse génétique de 43 individus de ce genre a permis la création de six nouvelles espèces, qui n’ont pas encore été nommées. En plus de celles-ci, une cécilie appartenant à la famille des cécilidés, a été reclassée au sein des chikilidés et rebaptisée Chikila fulleri.


Chikila fulleri fait partie des 7 espèces de la nouvelle famille des chikilidés.
© Kamei et al., 2012, Proceedings of the Royal Society B
Cette nouvelle famille représente un groupe frère des herpelidés, dont elle aurait divergé il y a environ 140 millions d’années, au moment de la séparation de l’Inde et de l’Afrique. Les six espèces en question occupent en effet la région de l’Assam, dans le Nord-Est de l’Inde. Comme à quasiment chaque découverte d’espèces, les auteurs indiquent néanmoins que leur habitat est fortement menacé par la déforestation et autres activités humaines.

* Discovery of a new family of amphibians from northeast India with ancient links to Africa
* A nine-family classification of caecilians (Amphibia: Gymnophiona)

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 23 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-une-nouvelle-famille-damphibiens-sans-pattes_36972/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 27 Fév 2012 - 21:39

Des fourmis cataloguent des colonies rivales dans une mémoire collective

Dans leur nid, les fourmis tisserandes compileraient des informations sur leurs rivales dans une mémoire collective, sorte de fichier des odeurs des autres fourmilières. Cette découverte pourrait expliquer pourquoi chaque fourmi adapte son agressivité envers un concurrent en fonction de sa provenance et de l’historique des rencontres.

Les fourmis tisserandes, Oecophylla smaragdina, vivant en Asie et en Australie, sont arboricoles. Elles bâtissent leurs nids en assemblant des feuilles grâce à des fils de soie produits par leurs larves. Chaque colonie peut abriter 500.000 individus, où les ouvrières s'organisent en deux classes, les mineures, qui restent cloîtrées, et les majeures, seules autorisées à des vadrouilles à l’extérieur. Comme toutes les fourmis, les tisserandes possèdent des glandes mandibulaires pouvant libérer des phéromones, notamment utilisées pour informer leurs congénères sur la localisation de nutriments en traçant une véritable piste odorante. Ces signaux chimiques, perçus par les antennes, sont complexes et peuvent même rendre compte du type de nourriture en présence. Dans cet exemple, la communication est directe, il n’y a pas d’intermédiaire.



Les fourmis tisserandes exhibent de jolies couleurs, qui peuvent être utilisées pour caractériser l'individu en présence. Par exemple, les reines
sont vertes tandis que les mâles sont noirs. Des ouvrières, comme celle montrée ici, peuvent mesurer jusqu'à 1cm.
© Pierre Pouliquin, Flickr, CC by-NC-2.0
Mark Elgar et plusieurs de ses collègues de l’Université de Melbourne, ont voulu tester l’existence d’une communication indirecte et d’une conservation d’informations au sein des colonies de fourmis tisserandes. Chaque individu posséderait une odeur propre caractéristique de son nid d’origine, et reconnaissable par des fourmis étrangères. L’agressivité exprimée lors d'affrontement entre individus de nid rivaux serait liée à l’historique des rencontres ayant eu lieu antérieurement entre d’autres représentants de ces mêmes groupes. Ce résultat, présenté dans la revue Naturwissenschaften, implique que chaque colonie possède une mémoire collective compilant des données sur l’adversaire.

Un comportement social poussé à l’extrême chez les fourmis
Des expériences ont été menées sur le terrain. Les chercheurs ont prélevé 12 colonies principales de fourmis tisserandes. Ils les ont ensuite associées avec deux autres nids, les intrus, en les séparant par des distances variables. Des rencontres ont été organisées entre des groupes de 3 fourmis (une du nid principal et deux intruses) au sein d’une arène de 5cm de diamètre. L'un des deux insectes étrangers était issu d’une colonie ayant déjà interagi avec le nid principal. Les comportements ont alors été observés et répertoriés pendant 3mn. Ces expériences ont été répétées durant 6 jours. Après chaque rencontre, les tisserandes retournent directement à leur colonie d’origine, où elles doivent fournir des informations sur la provenance de l’adversaire et sur l’intensité de l’agressivité de la rencontre. Concrètement, des individus issus des mêmes nids ont fait preuve d’une pugnacité croissante lors de chaque rencontre ultérieure avec les membres des deux mêmes nids d’intruses, quelle que soit la distance séparant les nids.


Les nids de fourmis tisserandes sont fabriqués à partir de feuilles. Les ouvrières s'assemblent en chaînes pour saisir les limbes et rapprocher
leurs bords. Une larve est ensuite apportée sur place. Sa soie est utilisée pour coudre les différents éléments du nid.
© Wildsingapore, Flickr, CC by-nc-sa 2.0
Selon les auteurs, les fourmis compileraient des données sur leurs rivales en rapportant les caractéristiques de la signature chimique (l’odeur) indiquant la provenance des intruses. Afin d'être sûr que les odeurs portées par les individus n'étaient pas émises au moment de la rencontre, les mandibules des intruses ont été amputées, les empêchant donc de libérer des informations olfactives. Seule subsiste l'odeur corporelle, laquelle diffère d'une colonie à l'autre. La conclusion des auteurs est que les tisserandes alimenteraient ainsi une mémoire collective permettant à chaque individu de mieux connaître ses adversaires potentiels avant même de les rencontrer. Un tel système constituerait un avantage considérable dans un monde régi par la compétition. Mais il reste encore inconnu... Le mécanisme de la transmission des informations et la façon dont elles sont conservées au sein du nid doivent encore être explorés. Il est difficile d’imaginer qu’un seul et unique individu puisse passer son temps à prévenir chaque membre de sa colonie...

* Naturwissenschaften: Collective retention and transmission of chemical signals in a social insect
* Page personnelle de Mark Elgar

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 24 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/des-fourmis-cataloguent-des-colonies-rivales-dans-une-memoire-collective_36979/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 27 Fév 2012 - 21:54

Plutomurus ortobalaganensis, l’insecte qui vit à 2 km sous terre !

Un record vient d'être battu, celui de l'habitat le plus profond pour un animal terrestre. Il s'agit d'un insecte de la classe des collemboles, Plutomurus ortobalaganensis, qui vit jusqu'à 1.980m sous terre, dans le gouffre de Krubeja-Voronja en Géorgie.

Près de 2.000m sous terre ! C’est jusqu’à cette profondeur que vit Plutomurus ortobalaganensis, une nouvelle espèce d’insecte de la classe des collemboles. Elle a été retrouvée dans le gouffre de Krubeja-Voronja, la cavité naturelle la plus profonde du monde, située en Géorgie, près de la Mer Noire. L’animal établit ainsi un nouveau record de profondeur souterraine pour un animal terrestre détenu précédemment par Ongulonychiurus colpus, un collembole vivant à -550m...



Vue dorsale d'Anurida stereoodorata, une des quatre espèces de collemboles découvertes dans le gouffre de Krubeja-Voronja.
© Jordana et al. 2012, Terrestrial Arthropod Reviews
La précision "pour un animal terrestre" est de mise car lorsque les auteurs affirment que ce collembole est "l'invertébré qui vit le plus profondément sous la surface de la Terre", ils oublient le nématode Halicephalobus mephisto retrouvé dans les eaux d'une mine en Afrique du Sud et vivant jusqu'à -3.600m. Le record de Plutomurus ortobalaganensis est donc relatif...

Plutomurus ortobalaganensis, une vie en conditions extrêmes
La découverte des chercheurs ibériques du musée d’Histoire naturelle de Valence et de l’Université d’Aveiro est néanmoins importante car elle montre que la vie en conditions extrêmes n'est pas si rare que cela. À ces profondeurs, les températures sont souvent plus chaudes, la concentration en oxygène moins importante et l'obscurité totale nécessite des adaptations. Par exemple, les quatre espèces découvertes sont dépourvues d'yeux mais possèdent d’autres sens permettant de se repérer, comme la chémoréception. Au jeu de l'adaptation, les collemboles sont du reste assez doués.


Il existe environ 7.900 espèces de collemboles dont 240 sont troglophiles -qui vivent dans le milieu souterrain.
© Jordana et al. 2012, Terrestrial Arthropod Reviews
Ces insectes aptères ont colonisé à peu près tous les milieux terrestres et on les retrouve même dans des zones humides comme les mares, les zones intertidales, etc. Nombre d’entre eux sont des habitués des grottes. 240 espèces seraient troglophiles, que ce soit en profondeur ou en altitude. La campagne de recherches a par ailleurs mené à la découverte de trois autres espèces, à des profondeurs diverses, comme le rapportent les scientifiques ibériques dans Terrestrial Arthropod Reviews. Parmi elles, Schaefferia profundissima vit à environ -1.600m. Anurida stereoodorata et Deuteraphorura kruberaensis ont quant à elles été découvertes à proximité de l’entrée du gouffre, à -100 menviron.

* Reviews of the genera Schaefferia Absolon, 1900, Deuteraphorura Absolon, 1901, Plutomurus Yosii, 1956 and the Anurida Laboulbène, 1865 species group without eyes, with the description of four new species of cave springtails (Collembola)...
* Université d'Aveiro
* Museum d'Histoire naturelle de Valence

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 26 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/plutomurus-ortobalaganensis-lainsecte-qui-vit-a-2-km-sous-terre_36993/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 29 Fév 2012 - 9:18

Le lézard à langue bleue sauvé de l'envahisseur... par un envahisseur

Qui pourra sauver le lézard à langue bleue du crapaud buffle, un envahisseur toxique ? Réponse, une plante, elle aussi toxique et invasive ! De ce ménage à trois australien, c'est le lézard qui sort gagnant et la nature qui montre qu'elle se gère mieux seule.

L’histoire écologique de l’Australie est truffée d’introductions incontrôlées d’animaux. Certaines d’entre elles ont posé des problèmes écologiques puis économiques importants. C’est le cas de celle du crapaud buffle (Rhinella marina ou Bufo marinus), introduit dans les années 1930 et devenu un vrai désastre environnemental. Mais ironiquement, une espèce de plante, invasive elle aussi, pourrait résoudre le problème.


Le crapaud buffle, importé pour lutter contre un coléoptère ravageur, est devenu invasif.
© Rob's lensonlife, Flickr, cc by nc nd 2.0
C’est afin de lutter contre un coléoptère ravageur des plantations de canne à sucre, Dermolepida albohirtum, que le crapaud buffle a été importé en Australie. Il y a rapidement proliféré et représente maintenant un danger pour les espèces natives de l’île qui s’en nourrissent. Ce batracien sécrète en effet des toxines appelées bufadiénolides.

Une plante invasive pour sauver les lézards à langue bleue
Les lézards du genre Tiliqua, que l’on appelle également lézards à langue bleue, font partie de ces prédateurs. Les populations de Tiliqua scincoides ont fortement chuté dans le Nord du pays, où le crapaud invasif est présent. Mais depuis peu, les chercheurs de l’Université de Sydney ont noté que certaines populations, qui n’avaient pourtant jamais été en contact avec les batraciens toxiques auparavant, étaient moins sensibles aux toxines que d’autres congénères. Les résultats sont parus dans The American Naturalist.


Bryophyllum tubiflorum, une plante toxique native de Madagascar.
© Kate's photo diary, Flickr, cc by nc nd 2.0
Quel est leur secret ? Une plante… invasive. Les populations qui vivent à côté des espèces du genre Bryophyllum - normalement endémiques de Madagascar - et qui s’en nourrissent ont en effet acquis une forme de résistance à la toxine de ces plantes, similaire à celle des crapauds buffles mais sensiblement moins puissante.

Les introductions ratées en Australie
Ces plantes ont exercé une pression de sélection sur les populations de lézards et seuls les individus les plus résistants ont été sélectionnés. Lorsque les crapauds sont arrivés dans ces zones, leurs prédateurs étaient déjà préparés... L'histoire pourrait plutôt bien se terminer pour les lézards à langue bleue et du même coup pour le gouvernement australien qui dépensait des millions de dollars dans la lutte contre les batraciens.


Dermolepida albohirtum, le coléoptère qui s'attaque aux plantations de canne à sucre.
© Malcolm NQ, Flickr, cc by nc sa 2.0
Les Australiens sont d’ailleurs les champions de l’introduction ratée. À leur palmarès, on compte par exemple celle des lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) en 1859 pour la chasse récréative. Elle fut un tel désastre - 60 millions d’individus s’attaquant aux cultures en 1950 - que les autorités durent importer le virus de la myxomatose, face auquel certains lapins commencent à développer une résistance.


Le lézard à langue bleue, qui appartient à la famille des scincidés, peut mesurer jusqu'à 60cm.
© Bento Box, Flickr CC by nc 2.0
Dans les années 1840, les dromadaires ont été importés pour le transport mais ils sont devenus inutiles avec l’arrivée des voitures et pullulent maintenant tout en dévastant la flore locale. Malgré tous ces échecs, des chercheurs ont émis l’idée d’introduire des éléphants d'Afrique afin de se débarrasser des hautes herbes de la savane australienne… On n’apprend pas toujours de ses erreurs.

* Université de Sydney
* Interacting Impacts of Invasive Plants and Invasive Toads on Native Lizards.

Par Bruno Scala, Futura-Sciences Le 28 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-lezard-a-langue-bleue-sauve-de-lenvahisseur-par-un-envahisseur_37025/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 1 Mar 2012 - 19:08

Une tortue à deux têtes au musée de Kiev

Devant les touristes, la tortue exposée à Kiev ne doit plus savoir où donner de ses deux têtes. Ce spécimen double de tortue des steppes possède en effet deux têtes, deux cœurs et six pattes. Un phénomène plutôt rare et très peu viable en milieu naturel.

Une tortue des steppes à deux têtes et six pattes est exposée au musée d'Histoire naturelle à Kiev où les visiteurs pourront observer pendant deux mois le reptile dont la survie s'apparente à un miracle. Cette tortue âgée de cinq ans porte une carapace en forme de cœur, large d'une douzaine de centimètres. « Ce n'est pas vraiment une tortue à deux têtes au sens strict du terme, mais plutôt deux tortues siamoises », a expliqué Iouri Jouravliov, un zoologue de la société Ekzoland, qui a organisé l'exposition.

Une tortue des steppes avec deux têtes
« Cette femelle a deux têtes, deux cœurs, quatre pattes antérieures, mais deux postérieures et un seul intestin », a-t-il précisé. « Les deux têtes ont des caractères différents même dans leurs préférences alimentaires. Celle à gauche, dominante et plus active, préfère la nourriture verte, l'autre, des produits aux couleurs plus chaudes, carottes, fleurs de pissenlit », a décrit le zoologue.


Vue ventrale des tortues des steppes siamoises.
© AFP Photo/Genya Savilov
Cette tortue des steppes (Agrionemys horsfieldii), espèce répandue en Asie centrale et qui peut vivre jusqu'à 50, voire 60 ans, a été acquise à un Ukrainien qui l'avait gardée chez lui depuis sa naissance, selon M. Jouravliov.

Survie courte dans la nature
« Les animaux avec ce genre de pathologie naissent rarement, ils ne survivent pas dans les conditions naturelles », a-t-il ajouté. Deux têtes signifie en effet deux cerveaux ce qui pose de nombreux problèmes de comportement et aussi de coordination. Néanmoins, en captivité, il est possible de faire vivre ces animaux assez longtemps.


Le phénomène des siamois est un dysfonctionnement de la séparation des embryons de jumeaux.
© AFP Photo/Genya Savilov
Janus, la fameuse tortue à deux têtes exposée dans les galeries du musée d’Histoire naturelle de Genève et nommée en référence à la divinité romaine qui possède deux têtes, en est le parfait exemple. Elle vit en captivité depuis presque quinze ans. L'été dernier, un zoo privé a également exposé un serpent roi de Californie à deux têtes à Yalta, dans le sud de l'Ukraine.

* Muséum d'Histoire naturelle de Kiev
* Muséum d'Histoire naturelle de Genève

Source: Relaxnews, le 29 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/insolite-une-tortue-a-deux-tetes-au-musee-de-kiev_37079/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 3 Mar 2012 - 21:42

Les oursons jumeaux et la tortue siamoise

Des oursons blancs jumeaux grandissent dans le zoo néerlandais Ouwehand à Rhenen, et à Kiev, l’exposition Dragons vivants a présenté aux visiteurs une tortue des steppes siamoise à deux têtes, avec deux cœurs et six pattes.


© Mihai Vasile - REUTERS
L’ourse Bouba est le chouchou des visiteurs du parc naturel Sinevir dans la région de Transcarpatie en Ukraine.


© Michael Kooren - REUTERS
Des oursons blancs jumeaux grandissent dans le zoo néerlandais Ouwehand à Rhenen.


© Genya Savilov - AFP
À Kiev, l’exposition Dragons vivants a présenté aux visiteurs une tortue des steppes siamoise à deux têtes, avec deux cœurs et six pattes.


© Attila Kisbenedek - AFP
En février 2012, un bébé girafe est né dans le zoo de Budapest, mais on ne lui a pas encore trouvé de nom.


© Oliver Berg - AFP
Une antilope sitatunga est née le 5 janvier dans le zoo de Cologne. Cette antilope vit sur un vaste territoire entre le Sahara et les limites nord de l’Afrique du Sud. Le Sitatunga fait partie des animaux rares qui ont besoin d’être protégés.


© Stephanie Pilick - AFP
Il y a de nouveaux arrivants dans la famille des Dingos du zoo berlinois de Friedrichsfeld – le 3 janvier trois chiots sont venus au monde.


© Mohamed Alhwaity - REUTERS
Un entraînement des faucons de chasse s’est tenu le 26 février dans le désert près de la ville de Tabuk en Arabie saoudite.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120302/193621932.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 4 Mar 2012 - 1:53

Très polis, les grands dauphins se présentent avec une signature vocale

Du nouveau dans la communication sonore des grands dauphins. Ces cétacés possèdent une signature vocale unique, qu'ils utilisent lorsque deux groupes se rencontrent. Une manière de faire les présentations.

La communication des dauphins est un domaine fascinant. Ces cétacés sont capables de comprendre les gestes des humains. Ils peuvent aussi imiter des sons entendus, même s’ils sont émis par d’autres animaux. Une nouvelle découverte vient d’être réalisée concernant la communication sonore de ces mammifères marins. Ils possèdent une signature vocale unique, qu’ils utilisent lors d'une rencontre avec des congénères. La signature vocale des grands dauphins (Tursiops truncatus), déjà étudiée à de nombreuses reprises, n’est pas une découverte en soi. Les scientifiques savent par exemple qu’elle est acquise dans les premiers mois de la vie du cétacé et qu’un mécanisme d’apprentissage permet à chacun d’entre eux de choisir une signature différente de celle des autres congénères.

Le grand dauphin se présente
Il est également connu que la signature d’une femelle ne change que très peu au cours du temps. En revanche, celle d’un mâle peut s’adapter pour être plus proche de la signature d’un partenaire du même groupe. Mais ce que les chercheurs de l’Université de Saint-Andrews en Écosse viennent de mettre en évidence, c’est que les dauphins utilisent ces sons pour savoir à qui ils ont affaire lorsque des groupes se rencontrent dans l’océan. Une présentation, en somme.


Lorsqu'ils se rencontrent, les groupes de dauphins émettent
une signature vocale pour savoir à qui ils ont affaire.
© Chris Vees (priorité maison), Flickr, cc by nc nd 2.0
Jusqu’à présent, il avait été difficile de statuer précisément sur la fonction de ces sons car les expériences avaient eu lieu en captivité. Mais ces nouveaux travaux ont été réalisés en pleine nature, dans la baie de Saint-Andrews. Les enregistrements - 11 conversations pour 170min - montrent que ce signal sonore est émis quasiment lors de chaque rencontre entre deux groupes de dauphins. Les chercheurs ont observé une seule fusion de groupes sans échange de signature vocale préalable. Ces résultats sont présentés dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

La signature vocale, un rituel superflu ?
Ils ont aussi remarqué qu’un seul élément du groupe se présente. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce phénomène. L’existence d’un leader au sein du groupe en est une première. Il est également possible que les dauphins soient déjà capables de se reconnaître grâce à l’écholocation. La signature vocale ne serait donc pas indispensable mais ferait partie d’un rituel. Autre possibilité, si les groupes se connaissent déjà, chaque membre n’a pas besoin de s’identifier.


Les grands dauphins occupent toutes les zones tropicales et tempérées des océans.
© Chris Vees (priorité maison), Flickr, cc by nc nd 2.0
Enfin, les chercheurs suggèrent que ces animaux ne soient pas très difficiles dans leurs alliances, qui ne requièrent donc pas beaucoup d’informations. C’est précisément ce point que les chercheurs veulent désormais investiguer. Il leur faudra pour cela suivre un dauphin pendant plusieurs jours et observer son comportement lors des interactions sociales.

* Bottlenose dolphins exchange signature whistles when meeting at sea
* Université de Saint Andrews

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 3 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/polis-les-grands-dauphins-se-pracsentent-avec-une-signature-vocale_37123/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 7 Mar 2012 - 21:11

Les fourmis champignonnistes cultivent aussi des bactéries

Les fourmis champignonnistes sont connues pour être de fines agricultrices produisant des champignons, leur nourriture, dans des nids souterrains. À l'inverse de beaucoup d'herbivores, leur survie semblait s'être affranchie de toute symbiose avec des bactéries, mais il n'en est rien. À la lueur des nouveaux résultats, ces fourmis semblent dépendre de l'association qu'elles entretiennent avec les mycètes et des entérobactéries. Le duo gagnant serait en réalité un trio…

Les fourmis champignonnistes, ou coupe-feuilles, sont de petits insectes rouges vivant sur le continent américain, bien au chaud sous les tropiques. Ne pouvant dégrader la cellulose, elles sont devenues de véritables agricultrices cultivant des jardins de champignons, Leucoagaricus gongylophorus, souterrains. Ceux-ci survivent en dégradant des débris végétaux apportés par les fourmis. Les liens unissant les fourmis champignonnistes et les mycètes sont connus depuis 1874. Contre toute attente, ce duo gagnant pourrait être un trio. Il existe en effet une communauté dont le rôle a souvent été négligé jusqu’à la fin des années 1990, les bactéries. Leur fonction au sein des colonies de coupe-feuilles est un sujet de polémique. Pour certains, elles seraient impliquées dans la digestion de la cellulose, fournissant ainsi une aide précieuse aux champignons. Pour d’autres, elles seraient utilisées comme symbiotes par les fourmis pour se nourrir directement à partir des feuilles. Mais qu’en est-il vraiment ?


Le nid des fourmis champignonnistes se compose de nombreuses chambres interconnectées, lui donnant
l'apparence d'une éponge. Certaines colonies peuvent s'étendre sur une surface de 600m².
© Jarrod J. Scott, University of Wisconsin-Madison
Une équipe multidisciplinaire menée par Frank Aylward de l’Université du Wisconsin-Madison a souhaité clore la polémique. En prélevant des communautés de bactéries, ils ont étudié leurs gènes et caractérisé les protéines produites. Leurs résultats viennent de paraître dans la revue ISME Journal. Ils ont trouvé des gènes impliqués dans la dégradation de la cellulose, mais pas seulement. D'autres séquences de nucléotides ou protéines sont impliquées dans des voies métaboliques permettant de produire des nutriments, des acides aminés et ou encore de la vitamine B5 à destination des fourmis ou peut-être des champignons. Leur présence serait aussi importante pour la colonie que celle des mycètes.

Des jardins de champignons et… de bactéries
Les scientifiques ont réalisé des prélèvements de feuilles, de champignons, d'insectes et de bactéries dans des nids appartenant à deux espèces de fourmis différentes, Atta colombica et Atta cephalotes. Tous les gènes de procaryotes ont été séquencés (soit 1,2 million de paires de bases) et comparés à une banque de données. Cette technique a permis d’une part de caractériser toutes les espèces en présence et, d’autre part, de voir les processus métaboliques que peuvent exécuter ces organismes. Les protéines produites ont également été étudiées grâce à l’utilisation d’un spectromètre de masse. Plus d’une espèce de bactérie sur deux est une entérobactérie. Elles appartiennent principalement aux genres Enterobacter, Pantoea, Klebsiella, Citrobacter et Escherichia. Elles sont capables de dégrader des sucres simples par fermentation. Les animaux, dont les mammifères, hébergent également ces genres à l’intérieur de leurs intestins.


Ces fourmis champignonnistes rapportent les débris de feuilles à la colonie. Ces morceaux ont été préparés
par des ouvrières spécialisées dans le conditionnement des végétaux pour le transport.
© Alejandro Soffia Vega, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
L’analyse des protéines fournit aussi des résultats intéressants. Plusieurs d'entre elles sont impliquées dans des processus spécifiques d’importance. Elles permettent notamment de rompre les sucres complexes rendant les plantes solides et difficilement dégradables, ou de transporter les glucides simples utilisés comme source énergétique. Une troisième catégorie de protéines est adaptée à la production d’acides aminés, ces éléments de base des polypeptides. Des molécules permettant la synthèse de vitamine B5 ont également été mises en évidence. Or, ce composé est impliqué dans la dégradation des protéines, des glucides et des graisses. Elle permet aussi de produire de l’énergie à partir de ces nutriments. Seul 0,2% à 0,6% des bactéries trouvées pourrait être capable de digérer la cellulose. Les jardins de champignons seraient donc composés de plusieurs communautés, mycètes et bactéries, ayant pour objectif de produire des nutriments à destination des fourmis, mais en est-on bien sûr ? Les champignons pourraient également profiter de l’action des procaryotes. Pour répondre à cette question, de nouvelles études métaprotéomique et métagénomique vont être réalisées sur les mycètes.

* ISME Journal: Metagenomic and metaproteomic insights into bacterial communities in leaf-cutter ant fungus gardens
* Laboratoire de Frank Aylward (en anglais)

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 6 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-fourmis-champignonnistes-cultivent-aussi-des-bacteries_37236/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 13 Mar 2012 - 23:06

Bythaelurus giddingsi, la nouvelle roussette des Galápagos

Les îles des Galápagos montrent une nouvelle fois la richesse de leur faune. Une espèce de roussette, baptisée Bythaelurus giddingsi, y a été découverte. Ce petit requin, mesurant moins de 50cm, vit à environ 500m de profondeur.

Du nouveau dans les eaux profondes des îles des Galápagos, chères à Darwin. Une espèce de roussette - petit requin de la famille des scyliorhinidés - y a été découverte. C’est sur la base de sept spécimens que l’animal a été décrit. Il a été baptisé Bythaelurus giddingsi, en référence au réalisateur de films sous-marins Al Giddings.


La roussette des Galápagos.
© Alison E. Schroeer
La découverte n’est pas exactement récente puisque les roussettes décrites ont été pêchées lors d’expéditions qui se sont déroulées entre 1995 et 1998. C’est John McCosker, chercheur à l’Académie des sciences de Californie qui est allé sillonner le plancher océanique vallonné de cette région, à bord du sous-marin Johnson Sea-Link. Il en a rapporté sept spécimens de la nouvelle espèce, qui ont permis d’effectuer les descriptions présentées dans ZooTaxa.

Bythaelurus giddingsi, une nouvelle roussette d'environ 50cm
Ces poissons chondrichtyens vivent très près des fonds marins, à des profondeurs variant entre 428m et 562m. Ils sont assez facilement distinguables des huit autres espèces du genre Bythaelurus, selon les auteurs. Leur peau est en effet recouverte de taches circulaires plus pâles que le reste du corps qui, lui, est marron en face dorsale et plus clair (de la couleur des taches) en face ventrale. La roussette des Galápagos (de son nom vernaculaire) mesure une cinquantaine de centimètres. La taille des spécimens pêchés variait entre 40cm et 45cm, mais la technique utilisée pour les collecter (une sorte d’aspirateur) facilite la capture de petits individus. Les auteurs supposent donc que la taille des animaux décrits est légèrement biaisée, d'autant plus qu'ils ont aperçu d’autres individus (non capturés) sensiblement plus grands. Quoi qu’il en soit, B. giddingsi est de taille moyenne, comparée aux autres espèces du même genre qui mesurent de 29cm à 70cm.


Comme les autres poissons chondrichtyens, qui comprennent les raies
et les requins, les roussettes ont un squelette cartilagineux.
© McCosker et al. 2012, ZooTaxa
B. giddingsi s’ajoute à la liste déjà étoffée des roussettes, qui forment la famille la plus importante des requins (superordre Selachimorpha), avec environ 150 espèces. Dans les eaux des Galápagos, cette nouvelle roussette sera bien protégée. Les îles sont en effet intégrées à une des plus grandes réserves marines du monde, qui s’étend sur 133.000km². Elle abrite une biodiversité très riche et souvent endémique de la région, comme l’iguane marin des Galápagos (Amblyrhynchus cristatus). Le site est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

* Description of a new species of deepwater catshark, Bythaelurus giddingsi sp. nov., from the Galápagos Islands (Chondrichthyes: Carcharhiniformes: Scyliorhinidae)
* Al Giddings
* UNESCO
* Académie des sciences de Californie

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 10 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/bythaelurus-giddingsi-la-nouvelle-roussette-des-galapagos_37342/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 18 Mar 2012 - 0:54

Promenade d'oursons blancs au zoo de Moscou

Trois oursons blancs, nés en novembre 2011 dans le zoo de Moscou, font régulièrement des promenades.


Des oursons blancs plein de vigueur...
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.
© RIA Novosti
Regardez les gambader et jouer dans cette vidéo.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/video/20120314/193892413.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 18 Mar 2012 - 1:20

Des oursons blancs dans le zoo de Moscou

Quatre oursons blancs sont nés dans le zoo de Moscou en novembre dernier.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Deux ourses blanches se sont reproduites dans le zoo de Moscou en novembre dernier. L'une a eu trois oursons et l'autre un seul.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Les oursons ont passé l'hiver dans leur tanière. A présent, ils peuvent se promener dehors.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Selon les employés du zoo de Moscou, personne ne doit déranger la mère des oursons car elle pourrait prendre peur et les blesser par inadvertance.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Les oursons n'ont pas encore reçu de noms, car leur sexe est pour l'instant inconnu.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Les bébés sont déjà très appréciés par le public.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Des oursons blancs avec leur mère dans le zoo de Moscou.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Des oursons blancs se promènent avec leur mère dans le zoo de Moscou.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Deux oursons blancs en train de jouer dans le zoo de Moscou.


© Ramil Sitdikov - RIA Novosti
Un ourson blanc avec sa mère dans le zoo de Moscou.

Photos, Ramil Sitdikov
Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120314/193890847.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 21 Mar 2012 - 1:52

Le calmar géant a des yeux démesurés pour une sensibilité extrême

Les calmars géants ou colossaux ne sont pas impressionnants que par la taille de leur corps. Leurs yeux peuvent atteindre 30cm de diamètre. Est-ce pour mieux voir ? Oui, mais pas pour chasser, plutôt pour éviter d’être attrapés par leur prédateur absolu, le cachalot. Ces yeux sont si sensibles qu’ils peuvent détecter la bioluminescence émise par des microorganismes jusqu’à 120m . Pas de chance pour le mammifère marin, leur lumière est en effet émise à son passage !

La lumière disparaît bien vite au sein des océans au fur et à mesure que la profondeur augmente. Seulement 1% de la lumière solaire parvient 150m sous la surface. À 1.000m, elle est totalement absente. Pourtant, la vie prospère. Plus de 10 millions d’espèces de toutes tailles vivraient dans les abysses, du micro-organisme mesurant 250µm jusqu’au calmar colossal, Mesonychoteuthis hamiltoni, de 14m de long. Ce céphalopode, tout comme les calmars géants tels qu’Architeuthis dux, possède des structures anatomiques uniques en leur genre, des yeux de 30cm de diamètre. Ils sont donc plus grands que des ballons de football ou de basket. Les globes oculaires d’un espadon comparable en longueur à un calmar sont 3 fois plus petits en diamètre et 29 fois en volume ! Mais à quoi peuvent donc servir de tels organes ? À l’heure actuelle, l’hypothèse dominante consiste à dire qu’ils sont utilisés pour mieux voir les proies. Logique, mais en est-on bien sûr ?


Un œil de calmar géant conservé dans les collections du Smithsonian Institute. Un spécimen de 40cm de diamètre
aurait été trouvé dans un estomac de cachalot. Il appartient peut-être à un animal de 25m de long.
© Smithsonian Institute
Une équipe de chercheurs de l’Université de Duke, à laquelle appartient Sönke Johnsen, a approfondi le sujet en modélisant physiquement et biologiquement l’œil de l’animal. Ils souhaitent ainsi en étudier le fonctionnement et les utilisations possibles. De tels organes permettraient de détecter la présence du prédateur absolu des calmars, le cachalot. Ces yeux impressionnants auraient donc pour fonction de ne pas servir de pitance, et non d'améliorer la chasse. Cette nouvelle hypothèse est publiée dans la revue Current Biology.

Le plancton bioluminescent, un allié des calmars géants ?
Mais le résultat est plus fin que cela. Pour concevoir leur modèle, les chercheurs ont mesuré de nombreux yeux, dont l'un d'entre eux de 27cm de diamètre avec une pupille de 9cm, sur des spécimens morts ou sur des photographies. Ils ont aussi tenu compte des conditions lumineuses entre 300m et 1.000m de profondeur. La prolifération de phytoplancton pratiquant la photosynthèse est fortement limitée en absence de lumière. L’eau est donc extrêmement limpide. Par rapport à des animaux de tailles similaires, mais possédant des yeux « normaux », les calmars sont capables de collecter une plus grande quantité de lumière. Ils peuvent donc détecter de plus faibles contrastes. Cette adaptation ne serait pas utile pour rechercher de petites proies car elles deviendraient vite floues durant l'approche. L’hypersensibilité aux contrastes devrait permettre de détecter des objets de grandes tailles et distants.


Ce calmar géant a été capturé en Norvège en 1954. Il mesurait 9,2m de long.
© NTNU Museum of Natural History and Archeaology
Soit, mais comment voir un cachalot dans le noir ? La position du mammifère serait trahie par la bioluminescence émise par des micro-organismes lors d'une perturbation brusque de l’eau, au passage d’un animal de grande taille par exemple. De faible intensité, cette lumière d’origine biologique est rapidement absorbée ou diffractée dans l’eau. Toujours selon le modèle, les céphalopodes pourraient la détecter jusqu’à 120m de distance. Dernière précision, cette détection précoce de l'arrivée du cachalot ne servirait pas à fuir immédiatement, mais bien pour échapper à son attaque. Il ne sert à rien de prendre la fuite trop tôt si l’on est suivi par un radar, à savoir le sonar du mammifère marin. Cette étude a été menée dans le cadre d’un projet plus vaste visant à décrire la vision sous-marine dans le règne animal. L’auteur principal précise que beaucoup de résultats sont spéculatifs mais fortement probables...

* Current Biology: A unique advantage for giant eyes in giant squid
* Laboratoire de Sönke Johnsen

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 18 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/calmar-geant-des-yeux-demesures-pour-une-sensibilite-extreme_37464/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 22 Mar 2012 - 23:34

Seize espèces de papillons en danger en France

Seize espèces de papillons menacées d'extinction en France, dont deux en danger critique ! C'est ce qui ressort du recensement réalisé par le comité français de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) sur 253 espèces de lépidoptères de jour.

Un état des lieux des papillons de jour (rhopalocères) a été réalisé en France et le résultat est quelque peu alarmant. Sur le territoire, 16 espèces seraient menacées d’extinction, selon la définition de l’UICN, qui dresse régulièrement la liste rouge des espèces menacées. L’UICN (ou IUCN en anglais) est en effet un organisme qui s’intéresse à la biodiversité à travers le monde. Depuis 1963, la liste rouge qu'il publie classe les différentes espèces en fonction de leur état de conservation. Sept catégories ont ainsi été établies, de "peu préoccupant " à "éteint". Cette liste est désormais une référence mondiale.

Plus de 250 espèces de papillons étudiées
Créé en 1992, le comité français de l’UICN intéresse à l’état de la faune et de la flore sur le territoire métropolitain et d'Outre-mer. Cette fois, il s’est penché sur les insectes et plus particulièrement les lépidoptères. Les biologistes ont ainsi étudié 253 espèces de papillons. De cette étude, il ressort que 16 d’entre elles sont menacées - en danger critique, en danger ou vulnérable - de disparition tandis que 18 autres sont quasi menacées.


La situation de l'hespérie du barbon (Gegenes pumilio) est quelque peu préoccupante
en Europe, ce papillon est en danger critique d'extinction en France.
© Philippe Mothiron
C’est pour l’hespérie du barbon (Gegenes pumilio) et la mélibée (Coenonympha hero) que la situation est la plus alarmante en France. Ces deux papillons sont en effet placés dans la catégorie "en danger critique", la dernière avant l’extinction de l’espèce. Le second est présent en Europe et en Asie, préférentiellement dans les zones humides, et c’est justement la disparition croissante de cet habitat qui est à l’origine du déclin des populations en France. Le premier vit sur le pourtour méditerranéen et n’a plus été vu en France depuis 1997, probablement à cause de l’urbanisation du littoral. Sa situation est toutefois moins alarmante car à l'échelle de l'Europe, son statut est peu préoccupant.

Des papillons menacés à cause de la disparition de leur habitat
Mais selon les experts de l’UICN, il existe d’autres causes au déclin des 34 espèces menacées ou quasi menacées. L’incontournable changement climatique est également responsable de ce phénomène. De nombreuses chenilles sont inféodées à une seule espèce de plante.


Le mélibée, Coenonympha hero, est un papillon attiré par les prairies de molinie, une graminée.
© David Demerges
De la même manière que ces plantes doivent déplacer leur aire de répartition pour survivre, les chenilles sont obligées de les suivre et se font donc plus rare dans certaines régions. Néanmoins, il y a aussi un côté positif à ce recensement. Parmi les 253 papillons étudiés, 215 n’ont pas un statut préoccupant, ce qui veut dire que ces populations se portent bien.

* Papillons de jour de France métropolitaine
* Le Comité français de l’UICN

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 20 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/seize-especes-de-papillons-en-danger-en-france_37538/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 24 Mar 2012 - 19:43

La fausse orque sait focaliser ses ondes acoustiques sur sa proie

L'écholocation, le sixième sens de certains cétacés et chauves-souris, est très performante. Chez les fausses orques, un delphinidé, le faisceau d'ondes sonores peut être focalisé sur une proie ou un objet difficile à identifier, un peu à la manière de la mise au point d'un appareil photo.

Certains animaux possèdent un sixième sens, l’écholocation. C’est le cas des chauves-souris et de nombreux cétacés. De nouvelles études concernant le faisceau d’ondes acoustiques émis par la fausse orque (Pseudorca crassidens), un mammifère marin de la famille des delphinidés, montre que l’animal est capable de régler le faisceau émis en fonction de la proie qu’il cherche à identifier.


L'animal envoie des ondes qui sont renvoyées par les objets de son environnement. C'est l'écholocation.
© Malene Thyssen, Wikipédia, cc by sa 2.5
L’écholocation est un sens très avantageux pour ces espèces marines. À des profondeurs importantes ou dans des eaux saumâtres, la vue est en effet quelque peu superflue. Grâce à des sacs nasaux placés au niveau du front, les cétacés envoient des ondes qui passent à travers un sac de graisse appelé le melon. Jouant le rôle d’une lentille, il réduit la largeur du faisceau diffusé.

L'écholocation, sixième sens des cétacés
Les chercheurs savaient déjà que certains cétacés étaient ainsi capables d'orienter leur faisceau vers une direction souhaitée. Les fausses orques, elles, peuvent en plus modifier les caractéristiques des ondes lorsqu’une proie est plus difficile à identifier.


Kina, la fausse orque utilisée pour les expériences sur les faisceaux d'ondes.
© Christopher Quintos
Pour s’en rendre compte, les chercheurs de l’Université d’Hawaï ont entraîné une fausse orque, prénommée Kina, à reconnaître un cylindre avec des dimensions bien précises. À la fin de la période d’entraînement, Kina faisait la différence entre deux cylindres dont les dimensions étaient distinctes et recevait des récompenses en conséquence. Mais lorsqu’on lui présentait un troisième cylindre de taille intermédiaire, elle éprouvait davantage de difficultés à tous les différencier.

Focaliser les ondes sur une proie
Afin de découvrir les éléments en jeu dans ce genre de cas, les chercheurs ont placé des capteurs (hydrophones) entre Kina, l’émettrice, et les cylindres qu’elle tentait d’identifier. Ils ont ainsi obtenu un instantané de l’onde émise par le cétacé, mettant en évidence un comportement jusque-là inconnu. Lorsque Kina ne parvient pas à identifier un cylindre, elle réduit la largeur du faisceau d’ondes, afin d’obtenir une représentation plus précise de l’objet qu’elle tente d’identifier. En quelque sorte, à l’instar d’un humain qui fait le point sur un objet qu’il regarde précisément, la fausse orque est capable de focaliser le faisceau sur une cible. Les résultats sont parus dans Journal of Experimental Biology.


Les fausses orques sont des odontocètes, ce qui veut dire que, à la différence
des mysticètes qui possèdent des fanons, elles ont des dents.
© Aude Pacini
Ainsi, elle peut optimiser la quantité d’ondes réfléchies par l’objet ciblé, et éviter d’être perturbée par celles renvoyées par d’autres objets. Malgré tout, il n’est pas encore possible de savoir ce qui se déroule réellement dans le cerveau de ces animaux : cette action est-elle guidée par les sacs nasaux ? Le melon en est-il responsable ? Il n’est d’ailleurs pas certain que tous les cétacés soient capables des prouesses réalisées par les fausse orques.

* Active echolocation beam focusing in the false killer whale, Pseudorca crassidens
* Université d'Hawaï

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 22 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/la-fausse-orque-sait-focaliser-ses-ondes-acoustiques-sur-sa-proie_37501/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 28 Mar 2012 - 0:13

Dormir en groupe pour éviter les prédateurs

La nuit, les papillons Heliconius erato, normalement solitaires, se rassemblent. Pourquoi ? Dans le but de communiquer pensaient certains, afin de se protéger des prédateurs disaient d'autres. Et ces derniers ont raison. En groupe, ces papillons ont moins de risques de se faire attaquer par les oiseaux.

Les papillons Heliconius erato sont solitaires. Au cours de la journée, ils ne montrent aucun signe de comportement social, ni même de grégarisme. Pourtant, le soir, ils se rassemblent pas groupe de quatre ou cinq, accrochés à une branche où ils passent la nuit avant de se séparer au lever du jour. Apparemment, ce comportement aurait pour but d’éviter les prédateurs. Les regroupements de ces animaux ont été observés dès 1867 par J.-A. Allen, un biologiste américain, mais jamais aucune étude n’a su déterminer les raisons de ce comportement grégaire soudain. Deux théories s’opposent. La première suggère que ces lépidoptères se rassemblent afin de s’échanger des informations. Selon la seconde, la formation de groupes permet d’éviter leur prédateur. À première vue, cela paraît contradictoire, puisque cinq papillons sont à priori plus visibles qu’un seul, et pourtant, il semblerait que cette hypothèse soit la bonne.

Les papillons Heliconius erato se regroupent pour éviter les prédateurs
Pour s’en rendre compte, les scientifiques de l’Université de Californie à Irvine ont procédé, dans les forêts du Panama et du Costa Rica, à l’expérience suivante. Ils ont fabriqué des leurres, ressemblant à des papillons et les ont attachés à des branches d’arbre, soit seuls, soit par groupes de cinq. Ils ont ensuite compté les attaques d’oiseaux que chacun des faux insectes avaient subies pendant la nuit.


À gauche, les leurres, faits de cire permettant ensuite de distinguer les coups
de bec d'oiseaux, comme celui indiqué par la flèche sur l'image de droite.
© Finkbeiner et al. 2012, Proceedings of the Royal Society B
Les résultats, présentés dans Proceedings of the Royal Society B, sont clairs. Un papillon isolé a six fois plus de risques - de 3,4% contre 21,3% - de subir une attaque que celui qui fait partie d’un groupe. Jusque-là, rien d’anormal. Cette stratégie est abondamment utilisée au sein du règne animal, comme chez les poissons qui forment des bancs.

La communication n'est pas liée aux regroupements
Mais, plus surprenant, si l’on considère le groupe comme une unité, on se rend compte qu’il a aussi été moins attaqué que les individus isolés. Sur 320 essais, les groupes ont été pris pour cible à 25 reprises, les individus seuls 68 fois. Ainsi, quand H.erato se rassemble avec des congénères, non seulement il diminue ses risques d’être la cible parce que le groupe est moins exposé que des individus à part, mais en plus, en cas prédation, il n’a à priori qu’une chance sur cinq d’être la victime.


Les papillons du genre Heliconius sont abondamment étudiés pour leurs capacités de mimétisme.
© Susan Finkbeiner
Une autre série d’expériences a en outre permis d’infirmer la thèse selon laquelle les regroupements étaient liés à la communication entre les différents papillons. Les scientifiques ont en effet suivi ces lépidoptères au petit matin, lorsqu’ils quittaient la branche. N’ayant observé qu’une seule fois, sur 256 départs, un papillon suivant un autre le menant à une source alimentaire, ils ont infirmé cette hypothèse. Les papillons ne se regroupent donc pas la nuit afin de communiquer, mais bien pour se protéger. Le débat semble désormais clos. Ce phénomène devrait donner des indications sur l'évolution des comportements sociaux et notamment le passage du mode de vie solitaire au grégarisme.

* The benefit of being a social butterfly: communal roosting deters predation
* Université de Californie

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 25 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/conseil-de-papillon-dormir-en-groupe-pour-acviter-les-pracdateurs_37627/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 31 Mar 2012 - 23:11

Un nouveau scorpion dans la Vallée de la Mort aux États-Unis

Une nouvelle espèce de scorpion, baptisée Wernerius inyoensis, a été découverte dans le Parc national de la Vallée de la Mort aux États-Unis. L'animal, qui mesure environ 16mm, passe la majeure partie de son temps sous terre.

Même dans les parcs naturels particulièrement étudiés, il est encore possible de trouver de nouvelles espèces. Un scorpion a en effet été découvert par des biologistes de l’Université du Nevada dans le Parc national de la Vallée de la Mort, à cheval sur le Nevada et la Californie. Ce scorpion, baptisé Wernerius inyoensis en référence à la montagne Inyo sur laquelle l’holotype a été retrouvé, fait partie d’un genre (Wernerius) assez rare, qui ne contenait jusqu’à maintenant que deux espèces.

Ce genre de scorpions se distingue aisément grâce à une caractéristique remarquable. Au niveau du dernier segment de la queue, une petite épine est visible juste au-dessus de l’aiguillon qui leur sert à piquer. Pour différencier W. inyonensis, les auteurs de la découverte expliquent, dans Zookeys, ne pas avoir eu trop de difficultés. Les individus sont bien plus petits - environ 16mm pour le mâle découvert, les fémurs plus épais et les pédipalpes - appendices portant les pinces - plus courts.


Les scorpions, des arachnides cousins des araignées, sont représentés aujourd'hui par 13 familles.
© Webber et al. 2012, Zookeys
Les espèces de ce genre se montrent rarement et il n’est pas évident d’en apercevoir. Selon les auteurs, il peut y avoir deux raisons à cela. Soit, simplement, les populations sont petites, soit ces animaux vivent peu en surface et passent le plus clair de leur temps sous terre, ou dans les interstices des rochers. Une hypothèse confortée par la petite taille de ces scorpions, qui leur permet de se faufiler aisément entre les pierres.

* Wernerius inyoensis, an elusive new scorpion from the Inyo Mountains of California (Scorpiones, Vaejovidae)
* Université du Nevada - Las Vegas

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 27 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-un-nouveau-scorpion-dans-la-vallee-de-la-mort-aux-etats-unis_37677/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 5 Avr 2012 - 0:03

Des dauphins pris au piège de la glace

Pris au piège de la glace dans la mer d'Azov, …


Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.
© RIA Novosti
…des dauphins n'ont pas eu besoin d'aide humaine pour être sauvés, le vent ayant repoussé les glaces.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/video/20120329/194087143.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 5 Avr 2012 - 23:23

Première apparition d'Anori, demi-sœur de Knut

Anori, oursonne de trois mois et demi-sœur du célèbre Knut, a fait sa première apparition au Zoo de Wuppertal.


Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.
© RIA Novosti
Le public a été émerveillé par sa spontanéité.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/video/20120330/194103304.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 7 Avr 2012 - 0:04

Des clichés uniques de chats Manuls

Des clichés uniques de chats Manuls ont été obtenus par des caméras installées dans la réserve naturelle de Saïano-Chouchensk en Sibérie. Le Manul, également appelé chat de Pallas, est inscrit dans le Livre rouge des espèces menacées en Russie et au niveau mondial.


© Photo Vadim Kirilyuk/WWF Russie
Selon les scientifiques, le nombre de ces félins a considérablement diminué au cours de ces dernières décennies en Russie, suite à leur chasse excessive et à la dégradation des ressources alimentaires.


© Photo Serguei Istomov/Réserve naturelle de Saïano-Chouchensk
Selon le Livre rouge local, en Russie, cet animal se retrouve en Altaï en Sibérie orientale, dans les républiques de Touva et de Bouriatie au Sud de la Sibérie ainsi qu'en Transbaïkalie au Sud-Est de la Sibérie. Il n'y avait pas jusqu'à présent de preuves fiables de sa présence dans la réserve naturelle de Saïano-Chouchensk.


© Photo Vadim Kirilyuk/WWF Russie
Les scientifiques considéraient que même si la présence de Manuls dans cette région était possible, les félins s'y trouvant sont venus des territoires limitrophes.


© Photo Vadim Kirilyuk/WWF Russie
Ce félin a été appelé chat de Pallas en l'honneur du zoologiste allemand Peter Simon Pallas.


© Photo Vadim Kirilyuktd
Selon certaines hypothèses, ce félin sauvage a des liens parenté avec les chats persans. Il ressemble à ces derniers par la forme de la tête, qui diffère de celle des autres chats. Le Manul pèse près de 5kg et possède des pattes courtes et épaisses.


Un bébé Manul en Transbaïkalie.
© Photo Evgeni Simonov
Quatre manuls de Transbaïkalie ont été munis d'émetteurs GPS.


© Photo WWF Russie
Manul lors d'une chasse nocturne.


© Photo Vadim Kirilyuk/WWF Russie
Un chat Manul sur un pneu de véhicule.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120331/194100900.html

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