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 Zoologie...

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tanka
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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 9 Nov 2011 - 16:21

Des caresses pour séduire les araignées femelles

Chez les araignées de l'espèce Nephila pilipes, les mâles, beaucoup plus petits que les femelles, doivent user de stratagèmes ingénieux pour amadouer leur partenaire pendant la copulation. D'autant que celle-ci se fait en plusieurs phases. Une sorte de massage du dos apparaît comme une stratégie efficace.

Chez certaines araignées, le dimorphisme sexuel est très prononcé - les femelles sont beaucoup plus imposantes que les mâles, parfois jusqu’à dix fois plus grandes. Et elles ont également une fâcheuse tendance au cannibalisme. Autant dire qu’il est vivement encouragé pour un mâle d’user de subtilité et autres stratégies afin d’obtenir les faveurs sexuelles d’une femelle.

Nephila pilipes, une espèce de la famille des nephilidés, répond à cette description. Lors de la copulation, le mâle introduit ces pédipalpes (appendice équivalent des mandibules chez les crustacés servant, chez les araignées mâles, à introduire le sperme) dans les orifices de sa partenaire. Mais afin d’empêcher d’autres mâles de copuler avec celle-ci, il sacrifie ses pédipalpes et les laisse au sein des orifices, en faisant ainsi des bouchons.

Une copulation en plusieurs étapes ?
Cependant, il n’est pas possible pour le mâle de réaliser cette prouesse en une seule fois. Il lui faut donc s’approcher à plusieurs reprises des orifices de la femelle afin de les boucher convenablement. Ce qui augmente les risques de terminer en repas.


Le mâle adopte donc une seconde stratégie qui permet d’amadouer sa partenaire - il « caresse » son dos. Les scientifiques avaient déjà remarqué que le mâle marchait sur le dos de la femelle, tout en sécrétant de la soie, mais ils ignoraient quel sens était stimulé chez la femelle lors de cette pratique.


La stratégie du mâle Nephila pilipes, pour copuler avec
sa partenaire, est une sorte du massage du dos.
© Smithsonian Science, YouTube
Ils ont alors effectué des tests afin de déterminer si ce qui permettait de calmer la femelle était plus un stimulus olfactif - l’odeur des produits chimiques libérés par la sécrétion de soie - ou bien s’il s’agissait davantage d’une sensation due au contact des pattes du mâle sur son dos.

Et c’est essentiellement la sensation du toucher qui est perçue par la femelle et qui permet au mâle de continuer sa copulation. C’est en recouvrant le dos d’une couche de colle que les scientifiques en sont venus à cette conclusion. Dans cette situation, l’araignée femelle peut sentir les produits chimiques de la soie mais est insensible aux pas du mâle sur son dos. Ce qui conduit à une rébellion de la femelle dans près de 40% des cas. Ces résultats sont publiés dans Animal Behaviour.

« Massage » et odeur de soie pour amadouer la femelle
En revanche, en bloquant le système olfactif de la femelle, le mâle s’en sort toujours bien et peut boucher les orifices de sa partenaire sans être interrompu par une attaque. Une autre expérience, au cours de laquelle les scientifiques ont empêché les mâles de synthétiser de la soie, a d’ailleurs confirmé les premiers résultats.

Ainsi les chercheurs ont conclu que le contact physique est primordial. Mais il n’est pas l’unique facteur pris en compte par la femelle qui semble également être sensible aux signaux chimiques, dans une moindre mesure.

Dépenser un peu d'énergie pour parvenir à se reproduire tout en évitant de se faire dévorer, cela semble un compromis honnête.


Chez Nephila pilipes, le mâle doit user de stratégie pour conquérir la femelle.
© Chen-Pan Liao, Wikipédia, cc by sa 3.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 21 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-des-caresses-pour-seduire-les-araignees-femelles_34132/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 11 Nov 2011 - 19:36

On a tué le dernier rhinocéros de Java du Vietnam

En avril 2010, un cadavre de rhinocéros de Java, amputé de sa corne, était retrouvé au Vietnam. Des analyses viennent de confirmer qu'il s'agissait du dernier spécimen du pays. Une mauvaise surveillance, laissant les braconniers libres d'agir, est en cause.

Le rhinocéros de Java, également appelé rhinocéros de la Sonde (Rhinoceros sondaicus), a officiellement disparu du Vietnam, selon une annonce du WWF et de l’International Rhino Foundation. De récentes analyses des excréments retrouvés dans le parc national de Cat Tien (Sud du Vietnam - voir la carte) ont montré qu'ils n’appartenaient qu’à un seul individu, ce qui concorde avec les recensements réalisés depuis 2008. Or un cadavre a été retrouvé en avril 2010.


Aire de répartition du rhinocéros de Java. Après la mort du dernier spécimen vietnamien,
les derniers survivants sont en captivité à Ujung Kulon, en Indonésie.
© Jay Henry, Wikipédia, domaine public
Selon les deux organismes, la mort du dernier rhinocéros de Java vietnamien serait l’œuvre de braconniers, puisque la corne a été sciée. Les rhinocéros sont très convoités pour leurs cornes qui sont vendues en Chine où, consommées sous forme de poudre, elles sont utilisées à des fins médicinales. Des scientifiques avaient d'ailleurs songé à injecter un fort laxatif dans les cornes des rhinocéros pour estomper ce marché, tandis que d'autres préconisaient l'ablation préventive des cornes.

Cette espèce est fortement menacée. Elle est d’ailleurs placée dans « la catégorie éteint à l’état sauvage » sur la liste rouge de l’UICN. Il ne reste dorénavant qu'environ cinquante individus en semi-liberté dans le parc national de Ujung Kulon, à l’ouest de l’Indonésie. Des spécimens qui devront être efficacement surveillés, comme le réclame le WWF, pour ne pas être laissés à la merci des braconniers.


Le dernier rhinocéros de Java du Vietnam a été tué par des braconniers.
© ChinatownChef, Flickr, cc by nc nd 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences,le 25 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-on-a-tue-le-dernier-rhinoceros-de-java-du-vietnam_34231/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 14 Nov 2011 - 19:49

Pourquoi les pics n'ont pas mal à la tête

Les pics peuvent taper de leur bec plus de 10.000 fois dans la même journée, ils n'auront pourtant pas mal à la tête. De quoi rendre les migraineux jaloux ! Des scientifiques viennent de dévoiler les secrets anatomiques de ces oiseaux.

Pour se nourrir, les pics (Picidés) frappent comme des forcenés sur l’écorce des arbres afin d’y attraper les insectes xylophages et saproxylophages qui y vivent et s’en nourrissent. Ils font appel au même procédé pour creuser un nid, voire pour se faire entendre des femelles alentour. Leur résistance force le respect - les pics percutent les troncs à une vitesse de 6m/s à 7m/s. Ils effectuent entre 10 et 20 coups à la suite et chacun d'eux dure environ 50ms. Par jour, ils cognent près de 12.000 fois leur bec sur la surface d’un tronc. Et pourtant, ils n’ont pas mal au crâne. Quel est leur secret ?

Les scientifiques s'interrogent sur une telle résistance depuis plusieurs années. En 2006, l'originalité de ce sujet n'avait pas échappé aux facétieux rédacteurs de la revue Annals of Improbable Research, qui avaient décerné le prix IgNobel 2006 d'ornithologie à deux biologistes américains, Ivan Schwab et Phillip May, pour leur étude sur la question.

Des idées pour les fabricants de casques ?
Aujourd'hui, des chercheurs prennent le relais, et mettent en évidence chez le pic épeiche (Dendrocopos major) trois structures anatomiques lui permettant d’encaisser les chocs sans se blesser. Les résultats sont publiés dans Plos One.

La première arme de protection est un os, l’hyoïde (également présent chez les humains, au-dessus de la pomme d’Adam). Grâce à sa forme spécifique, il englobe l’ensemble du crâne, à la manière d’un casque. Le deuxième élément est une différence de longueur entre les deux parties du bec, ce qui atténue les chocs.

Enfin, des petits os à la texture spongieuse, répartis sur la surface du crâne, amortissent les coups, comme l'avait remarqué l'équipe américaine. C'est donc un ensemble d’adaptations anatomiques qui a permis aux pics de développer un comportement alimentaire si atypique. Les recherches donneront certainement des idées aux ingénieurs pour la fabrication de casques de protection chez les humains...


Le pic épeiche tape son bec contre l'arbre mais – semble-t-il – n'a pas mal à la tête.
© Wojsyl, Wikipédia, cc by sa 3.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 1er Novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/pourquoi-les-pics-nont-pas-mal-a-la-tete_34314/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 16 Nov 2011 - 23:26

Chez les troglodytes, oiseaux chanteurs, la femelle est chef d'orchestre

En observant la coordination des mâles et femelles troglodytes lorsqu'ils effectuent des chants, des chercheurs se sont aperçus que ces duos étaient le fruit d'une étroite collaboration. Pour y parvenir, ces fins chanteurs apprennent l'ensemble de l'œuvre et non pas uniquement leur partition.
  • Majestueux et colorés, admirez les oiseaux en photo >>
Les troglodytes maculés (Pheugopedius euophrys) sont des oiseaux appartenant à l’ordre des passeriformes et vivant en Amérique du Sud, particulièrement en Équateur. Ils sont reconnus pour être de très fins chanteurs, que ce soit individuellement, ou en couple, avec leur partenaire. Une étude montre que les duos sont le fruit d’une collaboration et d’un apprentissage unique, que l’on peut comparer à une danse chez les humains.

Les recherches, détaillées dans Science, portent sur les mécanismes impliqués dans la coopération. Il est admis que les troglodytes chantent en duo afin de préserver leur territoire. Le but est de savoir si ce duo correspond à un réel effort pour ces oiseaux, ce qui serait la preuve d’une coopération réalisée à des fins bien précises.

Mille chants analysés !
Pour s’en rendre compte, les chercheurs, emmenés par Eric Fortune de l'Université John Hopkins, ont analysé plus de mille chants de ces oiseaux. Certains effectués par des femelles, d'autres par des mâles, mais également des duos. Lors de ces derniers, une femelle et un mâle alternent rapidement les sons, de façon si fluide qu’il est impossible de savoir, à l’oreille, s’il s’agit ou non d’un duo.

Deux troglodytes, le mâle et la femelle chantent en duo
http://bcove.me/ge561wco
Le mâle et la femelle chantent en duo et donnent l'impression qu'un seul oiseau chante.
À 7" environ, le mâle manque une mesure et récupère ensuite, ce qui montre que
c'est bien la femelle qui joue le rôle de chef d'orchestre.
Ces observations montrent que les chants effectués seuls et ceux effectués en couple diffèrent légèrement (quelques millisecondes) au niveau du timing, ce qui traduit déjà d’un réel effort - le duo n’est pas une simple superposition des chants individuels mais bien le fruit d’une coopération entre les deux interprètes.

La femelle chef d'orchestre
En outre, les analyses ont montré que c’est la femelle qui joue le rôle de chef d’orchestre. En effet, il arrive parfois que le mâle manque son tour au cours d’un chant. Mais cela n’empêche pas la femelle de continuer sa partition et le mâle reprend ensuite la sienne à la mesure suivante.

Toutefois, ce qui intéressait surtout les scientifiques, c’est ce qu’il se passe dans le cerveau de ces troglodytes au moment où ils chantent. Pour cela, ils ont inséré des électrodes dans le crâne de trois couples d'oiseaux qu’ils avaient préalablement mis en captivité. Ils ont comparé les réponses à trois stimuli différents - le chant d’un mâle, celui d’une femelle et un duo.

Comme un tango
D’abord, les réactions étaient légèrement plus fortes à l’écoute des chants produits par une femelle, ce qui confirme que c’est bien celle-ci qui joue le rôle de chef d’orchestre. Mais plus surprenant, la réaction était beaucoup plus forte à l’écoute d’un chant interprété par un couple. Pour les auteurs de l’expérience, ceci constitue une preuve formelle que les troglodytes coopèrent et qu’ils écoutent le chant de leur partenaire avec attention afin d’ajuster le leur.

Les auteurs comparent cela à deux humains qui dansent le tango. On aurait pu supposer que chacun des danseurs apprendrait sa partie, mais les résultats montrent en fait que le cerveau mémorise l’ensemble de la chorégraphie. De la danse au chant, en passant par le théâtre et la musique, il vaut mieux connaître l'ensemble de l'œuvre pour bien jouer !


Les troglodytes chantent en couple de façon si bien synchronisée qu'on a l'impression qu'il n'y a qu'un seul oiseau
© Carlos Rodriguez
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 6 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/chez-les-troglodytes-oiseaux-chanteurs-la-femelle-est-chef-dorchestre_34460/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 18 Nov 2011 - 21:45

Les abeilles victimes d'un cocktail mortel... de médicaments

Censés protéger les colonies d'abeilles domestiques contre leurs parasites, un antibiotique et des acaricides constituent, lorsqu'ils sont associés, un cocktail mortel. C'est ce que montre une étude américaine, confirmant l'idée que le mal qui frappe les abeilles partout dans le monde est le résultat d'une combinaison de facteurs. Une nouvelle étape dans la résolution de ce mystère, comme Yves Le Conte, spécialiste des abeilles, l'explique à Futura-Sciences.

Le mystère de la disparition des abeilles (Apis mellifera) - connu sous le nom de syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles - n’est toujours pas résolu et les scientifiques continuent de chercher les coupables. Peu de chances qu’un unique insecticide, acaricide, pathogène ou tout autre ennemi de la ruche soit responsable à lui seul. Les chercheurs se prononcent de plus en plus en faveur d’une combinaison de facteurs et, comme nous le concède Yves Le Conte, directeur de l’UMR Abeille et environnement, « les mécanismes ne sont pas simples ».

Une récente étude menée aux États-Unis par des scientifiques de l’Université du Maryland rend compte de la nocivité engendrée par l’action combinée d’un antibiotique et d’acaricides utilisés pour protéger les colonies. Le premier est l’oxytétracycline. Quant aux seconds, les auteurs en ont testé plusieurs parmi lesquels le fluvalinate (l’agent actif de l’Apistan) et le coumaphos (interdit en France), deux des principaux traitements utilisés pour lutter contre le varroa, un acarien qui porte très bien son nom - Varroa destructor - et qui ravage les colonies d’abeilles en s’attaquant aux larves et aux femelles.

Un antiobiotique et des acaricides
L’oxytétracycline est censée protéger les abeilles contre les virus, les bactéries et autres microbes présents à l'intérieur de la ruche, mais particulièrement contre la loque américaine, « une bactérie très contagieuse et prise très au sérieux par les apiculteurs », explique Yves Le Conte.

En Europe, aucune trace de cet antibiotique n’est tolérée dans le miel. « Lorsqu’une ruche est contaminée, les apiculteurs ont deux choix. Soit ils brûlent la ruche et la colonie infectées, soit ils brûlent uniquement la ruche et transfèrent la colonie, qu’ils traitent avec l’antibiotique, dans une nouvelle ruche », indique le chercheur. Quoi qu’il en soit, le miel alors produit par ces abeilles durant l’année qui suit devra être détruit.


Taux de mortalité en fonction du traitement des abeilles. Au-dessus des barres d'erreurs, les lettres sont identiques en cas de différence
non significative. La combinaison de deux traitements (antibiotique et acaricide) induit une augmentation de la mortalité.
© Hawthorne et Dively 2001, Plos One/Adaptation Futura-Sciences
Mais aux États-Unis, cette molécule est communément utilisée chaque année, en prévention. Son efficacité, comme tout antibiotique utilisé à tour de bras, devrait néanmoins finir par s’estomper. Et au regard des résultats de l’étude de David Hawthorne et Galen Dively, son interdiction ne serait pas surprenante.

Une forte augmentation de la mortalité
Car son action combinée avec des acaricides est désastreuse, comme l’affirment les auteurs des expériences dans la revue Plos One. Ils ont en effet montré que couplé avec l’antibiotique, le coumaphos fait passer la mortalité des abeilles de 7% à 51% et le fluvalinate de 5,6% à 39%.

Par quel mécanisme ? Au niveau des parois cellulaires, une majeure partie des animaux possède des protéines capables de se débarrasser des toxines ou tout autre élément xénobiotique présent au sein de la cellule, afin de les diriger vers les voies d’excrétion. On les appelle - et il ne s’agit pas d’une blague - les transporteurs MDR (Multi-Drug Resistance). Le plus connu d’entre eux est le p-glycoprotéine et c’est sur celui-ci que les chercheurs américains ont travaillé. Selon eux, la mortalité accrue des abeilles lors de l’action couplée de l’antibiotique et de l’acaricide vient du fait que le premier est pris en charge par le p-glycoprotéine qui ne peut donc plus s’occuper d’évacuer le second vers l’extérieur de la cellule.

« Un stress pour affaiblir, un autre pour tuer »
Une nouvelle preuve que la mort des abeilles est la conséquence de phénomènes aussi multiples que complexes. « Les interactions entre différents facteurs sont quelque chose de très important », explique encore Yves Le Conte qui a déjà mis en évidence l’effet dévastateur de l’action combinée d’un insecticide et d’une bactérie. « Lorsque les abeilles sont confrontées à plusieurs stress, l’un d'eux affaiblit la colonie tandis qu’un autre la tue. »

La nouveauté, ici, c’est que les produits qui entrent en synergie sont tous les deux introduits volontairement par l’apiculteur au sein de la ruche. Pourtant, si les traitements antivarroa semblent pour l’instant indispensables, l’exemple de l’Europe prouve que le traitement en prévention de la loque américaine ne l’est pas. Quand on vous dit que les antibiotiques, ce n’est pas automatique !


Les abeilles sont particulièrement sensibles à l'action combinée de l'exatétracycline et de pesticides.
© ComputerHotLine, Flickr, cc by 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 9 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-abeilles-victimes-dun-cocktail-mortel-de-medicaments_34492/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 19 Nov 2011 - 22:44

Le vol spectaculaire des syrphes à la loupe

Des chercheurs ont décrypté le vol des syrphes, des insectes diptères aux déplacements spectaculaires. Sur l'aile, une partie mobile, qui ressemble étrangement à un aileron d'avion, peut être déployée ou rétractée, semblant jouer un rôle important dans les changements de direction et de vitesse.

Grâce à une vidéo à haute résolution permettant de décomposer les images avec des intervalles de temps très courts, des scientifiques ont mis en évidence la technique de vol des syrphes, des insectes diptères (ayant donc donc deux ailes, comme la mouche).

Les syrphes sont des animaux exceptionnels à plusieurs titres. D’abord par leur mimétisme. Ils ressemblent étrangement aux abeilles, avec leurs rayures souvent jaunes et noires sur l’abdomen. Ensuite, ils sont particulièrement appréciés par les arboriculteurs et agriculteurs puisque leurs larves sont carnivores et se nourrissent notamment d’aphides (des pucerons nocifs pour les cultures) et les adultes sont pollinisateurs.

L'alula, une surface mobile sur l'aile
En vol, les syrphes font preuve d'une grande habileté et sont capables de voler sur place. On les voit d’ailleurs souvent en vol stationnaire au-dessus des fleurs qu’ils s’apprêtent à butiner. Des chercheurs de l’Université d’Oxford avaient déjà mis en évidence les mécanismes impliqués dans ce vol immobile. Cette fois, ils ont étudié comment ces diptères peuvent si rapidement modifier leur vitesse pendant leur vol et changer de direction.

L’ensemble des diptères, contrairement à la plupart des autres insectes, ne possèdent qu’une paire d’ailes. Plus exactement, l’autre paire est atrophiée et forme des balanciers appelés haltères, dont le rôle est important dans l’équilibre de l’insecte lorsqu’il est en vol.

Analyse du vol d’un syrphe
http://bcove.me/871b2kqe

Syrphe en vol. La vidéo, ralentie 250 fois, met en évidence les changements
de mouvements de l'aile et plus particulièrement de l'alula. Le graphique
montre les différentes phases - en vert, l'alula est rétractée et l'amplitude
des battements est réduite - en rouge, l'alula est à plat (dans le plan
de l'aile) et l'amplitude du battement est plus importante.
© Simon Walker
À la base de chaque aile, contre le corps, se trouve l’alula. C’est une sorte de lobe, situé sur l'arrière, qui représente environ 10% de sa surface et dont l’arrangement permet à l’aile d’être au repos à plat le long du corps de l’insecte. L’alula est mobile, indépendamment de l'aile, et actionnée par la troisième sclérite axillaire (partie du thorax) qui joue un rôle dans les changements de vitesse de vol chez quelques mouches.

Cette alula est impliquée dans les changements de direction et de vitesse lorsque le syrphe est en vol, comme le montrent les résultats de l'analyse publiée dans Journal of the Royal Society Interface. En effet, elle peut prendre deux états différents - rétractée ou à plat. En fonction de cet état, le mouvement et la vitesse de l’aile sont modifiés.

Le pilotage de la syrphe
Plusieurs paramètres sont liés à la modification d’état de l’alula - l’amplitude du battement de l’aile, ses angles d’attaque lors du battement et le moment de la supination (mouvement de rotation entre la phase descendante et la phase ascendante de l’aile). Autant de paramètres qui sont également corrélés à la modification de vitesse de vol.

En outre, à l’instar des rameurs sur une barque qui cessent leur mouvement à droite afin d'effectuer un virage à gauche, les syrphes ne déploient qu'une seule alula pour se diriger, ce qui crée une accélération d’un côté, mais pas de l’autre. Cette dissymétrie provoque le changement de direction à la manière des ailerons d'un avion.

Toutes les inventions humaines pour voler -échecs et réussites - sont inspirées du monde animal, que ce soit des oiseaux, des mammifères (chauve-souris, écureuil volant, etc.) ou des insectes. La technique de vol des syrphes donnera peut-être de bonnes idées aux ingénieurs et inventeurs…


Les syrphes ont une technique de vol remarquable.
© Alcesgaspar, Wikipédia, cc by sa 3.0
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Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-le-vol-spectaculaire-des-syrphes-a-la-loupe_34543/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 21 Nov 2011 - 19:06

La liste rouge de l'UICN s'allonge

L'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) vient de publier une nouvelle version de sa liste rouge, véritable baromètre de la biodiversité, qui recense les espèces menacées. Près de 62.000 espèces ont été évaluées par l'ONG et près de 20.000 d'entre elles sont menacées.

La liste rouge de l’UICN vient d’être mise à jour. Elle inclut désormais 61.914 espèces, ce qui représente environ 3,58% de l’ensemble des êtres vivants décrits parmi les animaux, végétaux, champignons et protistes. Mais la connaissance des mammifères s’accroît puisque la situation de plus de la moitié d’entre eux (54% environ) a été analysée.

Depuis 1963, l’UICN établit une liste rouge des espèces menacées, qu’elle met à jour régulièrement, en évaluant l'état de nouvelles espèces et en changeant éventuellement le statut de conservation de celles déjà recensées.

Il existe neuf catégories différentes pour cette liste:

<> éteint
<> éteint à l'état naturel
<> menacé qui se divise en trois catégories:

<><> en danger critique d'extinction
<><> en danger
<><> vulnérable

<> quasi menacé
<> préoccupation mineure
<> données insuffisantes
<> non évalué

Un quart des mammifères menacés
Les mammifères sont bien sûr les plus étudiés. On connaît l'état de l’ensemble du groupe, soit près de 5.500 espèces. Il est d’ailleurs intéressant de constater que le nombre de mammifères menacés n’a pas suivi de progression constante au cours de la dernière décennie, ce qui est plutôt rassurant. L’UICN estime cependant qu’un quart d’entre eux sont menacés en 2011.

Parmi les modifications de statut, celle du rhinocéros noir d’Afrique de l’ouest a fait passer cette sous-espèce dans la catégorie « éteint ». Les rhinocéros sont d’ailleurs bien représentés au sein de cette liste funeste puisque le rhinocéros blanc du nord est désormais probablement éteint à l’état sauvage. Quant au rhinocéros de Java, il n’existe plus au Vietnam et il ne reste que quelques spécimens dans une réserve en Indonésie.


Quelques espèces dont le statut vient d'être mis à jour sur la liste rouge de l'UICN.
© IUCN/YouTube
Chez les plantes, parmi lesquelles 14.496 espèces sont surveillées par l’UICN (soit environ 5% de l’ensemble des espèces), 9.156 sont en danger. C’est le cas du sapin d’eau chinois, qui est passé du statut « en danger » à celui de « en danger critique d’extinction ».

Alors que certains scientifiques se demandent jusqu’à quel point il faut aider les espèces en danger à se maintenir sur Terre, certains efforts de conservation ont été récompensés et la situation de quelques êtres vivants est désormais moins alarmante qu’auparavant. Le cheval de Prjevalski (Equus ferus) par exemple, qui est passé du statut « en danger critique d’extinction » à celui de « en danger », fait partie de ces succès.


Cônes de sapin d'eau chinois, une espèce désormais en danger critique d'extinction, selon l'UICN.
© Tony Rodd, Flickr, cc by nc sa 2.0
La sixième extinction de masse
Les causes d’extinction sont multiples, mais c’est surtout l’action humaine qui fragilise la situation de nombreux être vivants, que ce soit par la fragmentation de l’habitat, les maladies, le réchauffement climatique, etc. C’est cet ensemble de phénomènes qui provoque la sixième extinction de masse actuellement en cours. Et comme le répètent les scientifiques, c’est la première fois qu’une extinction de masse est sous la responsabilité d’une seule espèce, en l'occurrence l’Homme.

Ainsi que le rappelle Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du programme de l’UICN pour les espèces dans un communiqué de l’organisation, « le monde est plein d’espèces merveilleuses qui pourraient très rapidement devenir des objets de mythes et de légendes si des efforts de conservation ne sont pas réalisés plus efficacement ».


En Afrique de l'Ouest, le rhinocéros noir a disparu.
© Arnaud & Louise Wildlife, Flickr, cc by nd 2.0
* Liste rouge de l'UICN

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 15 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/biodiversite-en-danger-la-liste-rouge-de-luicn-sallonge_34609/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 21 Nov 2011 - 19:52

Chez les busards des roseaux, les mâles se déguisent en femelles

Le mimétisme animal peut servir à mieux approcher les femelles - chez les busards des roseaux, les mâles ressemblant à des femelles subissent une compétition moins violente que les autres pour s'accoupler. Ce qui leur confère un avantage évolutif certain.

Chez les busards des roseaux, Circus aeruginosus, oiseaux de la famille des accipitridés vivant principalement en Europe, certains mâles possèdent un phénotype ressemblant à s’y méprendre à celui des femelles. Cette forme de mimétisme permet à celui qui en use d’accéder plus facilement aux partenaires sexuelles et donc, potentiellement, d’augmenter son succès reproducteur.

Il existe plusieurs formes de mimétisme, stimulant différents sens et aux objectifs distincts. Certaines plantes carnivores exhalent des odeurs d’organismes en décomposition pour attirer les mouches. Le sens stimulé est l’odorat, à des fins nutritives. Certains papillons prennent l'aspect d'espèces toxiques afin de dissuader les prédateurs - on parle de mimétisme mullérien. Dans ce cas, c’est la vue qui est sollicitée et l’objectif est de se protéger. Etc…

Mimétisme pour favoriser l'accouplement
Pour les busards des roseaux, le but est différent. Chez cet oiseau, il existe un dimorphisme sexuel notoire - les mâles ont un plumage plutôt gris tandis que celui des femelles se teinte de brun. Cependant, une quantité non négligeable de mâles (40% environ) déroge à cette règle et arbore une apparence relativement similaire à celle des femelles. Ils ne sont alors distinguables que grâce à leurs pattes ou à la couleur de leurs yeux.


Un busard des roseaux survolant un appeau. C'est au cours de ces expériences
que le comportement belliqueux des mâles a été observé.
© Audrey Sternalski
Comme vient de le montrer une équipe de chercheurs franco-espagnole avec une étude publiée dans Biology Letters, ces exceptions confèrent aux individus qui les portent un net avantage par rapport aux autres. En effet, lors de la période de reproduction, tous ces mâles entrent en compétition pour s'accoupler. Tous sauf… ceux qui ressemblent à des femelles !

Les expériences des chercheurs prouvent que les mâles gris sont incapables de faire la différence entre les femelles et les mâles bruns (qui ressemblent aux femelles). Ainsi, ces derniers évitent la compétition intrasexuelle et peuvent accéder aux partenaires sexuelles sans encombre.

Les mâles moins agressifs envers les mâles efféminés
C’est grâce à des appeaux (sorte de mannequin d’oiseaux) que les chercheurs ont pu mettre en évidence ce phénomène. Ils ont observé l'agressivité de mâles gris face à des appeaux à l’aspect de mâles gris, de mâles bruns et de femelles. Le comportement envers les mâles gris est agressif (compétition intrasexuelle), mais pas avec les mâles bruns.

En outre, les scientifiques du CNRS et du CSIC (le CNRS espagnol) ont découvert que les mâles « efféminés » étaient plus violents envers les appeaux à l'aspect de femelles qu'avec ceux à l’apparence des deux types de mâles. Ce qui montre que non seulement, ils ont l'allure des femelles, mais qu'en plus, ils adoptent leur comportement en s'engageant dans une sorte de compétition intrasexuelle.

Ce système mène à une forme d’accord tacite entre les mâles efféminés et les autres. Tout le monde y gagne - les premiers sont moins belliqueux à l'égard des seconds et vice-versa. En revanche, seuls les mâles efféminés semblent bénéficier d’un avantage pour l’accès aux femelles. Encore un exemple de la complexité et de la variété des phénomènes accompagnant la sélection sexuelle.


Chez le busard des roseaux, certains mâles ont la même apparence que les femelles
et évitent ainsi l'agressivité des autres mâles.
© Ferran Pestaña, Flickr, cc by sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 16 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/chez-les-busards-des-roseaux-les-males-se-deguisent-en-femelles_34637/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 22 Nov 2011 - 13:15

Echouage massif de cétacés en Nouvelle-Zélande… Quelle est la cause ?

Soixante-deux globicéphales, des mammifères marins de la même famille que les dauphins, ont été découverts échoués sur une plage de Nouvelle-Zélande. Olivier van Canneyt, spécialiste des mammifères marins du centre de recherche de La Rochelle, explique à Futura-Sciences les causes pouvant mener à ce phénomène.

En début de semaine, une soixantaine de globicéphales ont été retrouvés sur une plage de Nouvelle-Zélande, à Farewell Spit (extrême Nord de l’île du Sud), deux jours après l’échouage de 22 cachalots 1.500km plus loin, en Tasmanie. Les scientifiques ont du mal à comprendre ce type de phénomènes et ils ont établi plusieurs hypothèses pour expliquer l’échouage massif des mammifères marins.

Cette fois, il s’agit de cétacés de la famille des delphinidés (ce sont donc de vrais dauphins et non des baleines). Le genre des Globicephalina comporte deux espèces.

<> les globicéphales noirs (Globicephala melas) qui vivent notamment au large des côtes françaises
<> et les globicéphales tropicaux (Globicephala macrorhynchus). C’est à cette espèce qu'appartiennent les animaux retrouvés en début de semaine.

« Difficile de mettre en évidence les causes d’un échouage »
Olivier van Canneyt est un spécialiste des mammifères marins. Il coordonne l’observatoire des populations de mammifères marins du centre de recherche de La Rochelle, qui avait été créé suite à la découverte sur les plages de l’île d’Yeu en décembre 1963 de… globicéphales. Il est également responsable du réseau du suivi des échouages, qui rassemble environ 300 volontaires et couvre l'ensemble des côtes françaises. Selon lui, « il est difficile de mettre en évidence les causes d’un échouage. »


Les globicéphales ont été retrouvés sur une plage de Farewell Spit, au Nord de l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande.
© Futura-Sciences
En revanche, on constate que « ce phénomène touche souvent les mêmes espèces, qui sont très grégaires et dont la cohésion de groupe repose sur un ou plusieurs individus leaders. » Les membres d'un groupe suivent les déplacements des leaders. Une fois les animaux échoués, il est donc important d’identifier ces leaders et de vérifier leur état physique et sanitaire afin d'éventuellement confirmer l'hypothèse.

En effet, « le leader malade n’a plus les capacités de se déplacer à proximité des côtes - dans les eaux peu profondes, où la pente est faible, le système de repérage de ces animaux n’est plus aussi efficace, explique encore Olivier van Cannyet. Ils sont alors désorientés et éprouvent des difficultés à retrouver le large. Ils finissent par s'échouer sur le sable. »

Plusieurs hypothèses pour expliquer l'échouage
Mais l’hypothèse du leader malade, bien que la plus probable, n’a pas été démontrée dans le cas des globicéphales de Nouvelle-Zélande. En outre, des globicéphales noirs ont déjà été observés dans les pertuis charentais (entre la côte et l’île de Ré et l’île d’Yeu) où l’eau est peu profonde, et ils n’ont eu aucune difficulté à retrouver le large.

Ainsi, il n’est pas impossible qu’une cause différente soit à l’origine de l'événement de Farewell Spit. « Ces échouages ont souvent lieu dans les mêmes secteurs. Or les espèces échouées sont fréquemment des animaux qui migrent en s’aidant des champs magnétiques, comme les oiseaux. Dans certains sites, les champs magnétiques sont perturbés et leur direction est perpendiculaire aux côtes au lieu d'être parallèle, ce qui pourrait expliquer le phénomène, propose le scientifique. Mais cette hypothèse est moins probable que la précédente. »

Pollution sonore ?
D’autres possibilités sont également proposées par Oliver van Cunnyet, mais avec moins de conviction, comme le fait que les globicéphales aient pu être poursuivis par des prédateurs - des orques en l’occurrence - ou bien qu’ils aient été perturbés par des nuisances sonores (prospection pétrolière, sonars marins…) comme cela avait déjà été le cas pour des baleines à bec.

Un phénomène complexe donc, et qui reste encore bien mystérieux pour la communauté scientifique. La pollution marine ne doit pas non plus aider ces animaux à vivre sereinement. La France n’est pas épargnée par le phénomène puisque, même s’il s’agit rarement d’échouage massif, « 300 à 800 mammifères marins s’échouent chaque année sur les côtes françaises », conclut Oliver van Canneyt.


Des globicéphales tropicaux se sont échoués sur une plage de Nouvelle-Zélande.
© benoit_d, Flickr, cc by nc sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 17 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/echouage-massif-de-cetaces-en-nouvelle-zelande-quelle-est-la-cause_34663/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 23 Nov 2011 - 19:22

Sexe, adultère et meurtre chez les crevettes

Les crevettes nettoyeuses sont monogames et veulent le rester afin d'augmenter leur succès reproducteur. Ainsi, quand elles sont en groupe, certaines d'entre elles se font tuer afin que le groupe ne soit formé que de deux individus.

Chez les crevettes nettoyeuses, l’adultère est passible de représailles mortelles. Lysmata amboinensis est une espèce de crevettes très utilisée dans les aquariums parce qu’elle se nourrit de déchets et de parasites accrochés sur les poissons. C’est un crustacé hermaphrodite simultané, c’est-à-dire qu’il porte à la fois les organes sexuels mâles et femelles. Cependant, comme elles ne peuvent pas s'autofertiliser, ces crevettes vivent généralement en couple et sont monogames.

Des scientifiques ont voulu tester leur fidélité. Ils ont ainsi formé des groupes de trois ou quatre et ont observé comment réagissaient les crevettes. Les résultats, publiés dans Frontiers of Zoology sont surprenants. Non seulement ces crustacés ne sont pas très fidèles, mais en plus, ils ont tendance à éliminer les membres du groupe pour le réduire à deux individus. En effet, au bout d'une quarantaine de jours, il ne restait que deux crevettes. Les autres avaient été tuées au cours de la nuit, au moment où elles sont les plus vulnérables - pendant la mue.

Ce phénomène trouve son explication dans la structure sociale de ces animaux. En restant en paire, les crevettes limitent les compétitions sexuelles et pour la nourriture, la monogamie n’a été observée que chez les espèces ayant un type d’alimentation similaire à L. amboinensis. Elles assurent également une forte coopération entre les membres du duo. Tout ça pour le bien du couple et de sa descendance, donc...


Les crevettes nettoyeuses Lysmata amboinensis sont monogames et tiennent à le rester.
© Recoverint Vagabond, Flickr, cc by nc sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 20 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-sexe-adultere-et-meurtre-chez-les-crevettes_34724/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 24 Nov 2011 - 1:54

Des codes barres pour réduire la pêche illicite

On a discuté du sort du thon rouge lors de la 22e réunion ordinaire de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés... mais les décisions sont restées timides. Pour limiter les prises illicites, la solution serait l'e-BCD, un marquage des poissons pêchés. Efficace ou pas ? Décryptage de cette lutte contre les captures illicites avec Sergi Tudela, du WWF.

La 22e réunion ordinaire de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (CICTA ou ICCAT en anglais) réunissait la semaine dernière à Istanbul près de 300 représentants des 48 États pêcheurs, accompagnés de responsables d’ONG.

Le but de cette réunion ? Voir comment se portent les stocks dans l’Atlantique et en Méditerranée, vérifier si les quotas sont bien respectés et, éventuellement, les réajuster. Car il semblerait qu'ils aient été largement dépassés lors des dernières années. Selon le communiqué de presse rédigé suite à la réunion, plusieurs espèces font d’ailleurs maintenant l’objet de nouvelles réglementations.


L'espadon et le thon obèse sous surveillance
Parmi les thonidés tropicaux, par exemple, le thon obèse s’est vu attribuer un nouveau quota de pêche (ou TAC pour Total Autorisé de Capture) de 85.000t, au lieu de 90.000t. Les espadons devront faire l’objet de mesures de suivi, de contrôle et de surveillance (MCS pour Monitoring, Control and Surveillance) plus strictes.

Mais la vedette de la CICTA, c’est le thon rouge. Pas de changement concernant les TAC, mais les contrôles seront augmentés en 2012. « On ne s’attendait pas à grand-chose cette année, commente Sergi Tudela, responsable du programme pêche au WWF Méditerranée. La nouvelle évaluation des stocks aura lieu l’année prochaine. » Le cas du thon rouge sera donc largement abordé lors de la prochaine CICTA.


L'espadon est sous la surveillance de la CICTA.
© Derke Snodgrass, NOAA/NMFS/SEFSC/SFD,
Wikipédia, domaine public
La prise illicite de thonidés
Selon un rapport de 2011 du WWF, coécrit par Sergi Tudela, la capacité de capture des navires qui pêchent le thon rouge est deux fois supérieure aux quotas autorisés dans l’Atlantique est et en Méditerranée.

C’est la capture illicite, non réglementée et non déclarée (INN) qui affole les compteurs et qui est pointée du doigt par l’ONG. Elle serait particulièrement développée en Méditerranée selon ces chiffres d’ailleurs confirmés par une autre étude du Pew Environment Group (une ONG américaine) sur la vente des thons.

Quelle est la solution ? Selon les deux ONG, il faut être capable de réaliser une traçabilité sur chacun des thons, de la pêche à l’assiette du consommateur. L’e-BCD (Bluefin Catch Documentation), la version électronique de la BCD - un registre renseignant les détails de la capture et du devenir de chaque poisson - mis en service en 2007, pourrait y contribuer. Plus sécurisé, ce système limiterait la fraude lors du remplissage du registre.


Le rapport du Pew Environment Group met en évidence la différence entre la quantité de thons vendus
et les quotas fixés par la CICTA. L'écart correspond vraisemblablement aux captures illicites.
© Pew Environment Group 2011
Traçabilité et caméras antifraude
La commission a cette année confirmé la mise en place de l’étude pilote de l'e-BCD en 2012, pour un coût d’environ 400.000 €, et la mise en service en 2013.

« Mais l’e-BCD ne permet pas de régler à lui-seul le problème de la fraude illicite », prévient Sergi Tudela. «Lors du transfert des poissons pêchés, du senneur à la ferme d’élevage, où les thons sont engraissés, et avant la mise en place du code barre, il est possible de blanchir les captures illégales. » En effet, comme l’explique Sergi Tudela, « à ce stade, les pêcheurs doivent déclarer la croissance du thon rouge au sein de leur ferme. » Or, des études montrent que la croissance déclarée est bien supérieure à ce qui est communément observé. Les ONG suspectent que la différence entre les deux masses corresponde à une introduction de thons capturés illégalement (au-delà des quotas) au sein de la ferme.

Afin d'empêcher ces pratiques, « il faudrait utiliser des caméras qui permettent de visualiser les volumes et évaluer le poids des poissons. Il y a déjà eu quelques essais réalisés, mais les résultats ne sont pas très clairs », explique Sergi Tudela qui préconise de « bannir les fermes si on ne trouve pas de solution à ce problème qui date déjà de quinze ans et l’établissement des premières fermes en Méditerranée. »

La prochaine réunion de la CICTA, qui se déroulera en 2012 et au cours de laquelle la réglementation relative au thon rouge sera débattue, s’annonce déjà tendue.


Suite à la 22e réunion ordinaire de la CICTA, les quotas de pêche de quelques espèces,
mais pas du thon rouge, ont été revus.
© Alexandre Dulaunoy, Flickr, cc by sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 22 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/thon-rouge-des-codes-barres-pour-reduire-la-peche-illicite_34696/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 5 Déc 2011 - 0:19

Hécatombe d’oiseaux protégés, victimes de la bromadiolone

Dans certaines régions françaises, l'utilisation de la bromadiolone pour lutter contre les campagnols dans les champs entraîne des dommages collatéraux. Buses et milans, des oiseaux protégés, en font les frais. Ce qui indigne les associations écologistes.

Le campagnol terrestre (Arvicola terrestris) est un animal ravageur. Il se nourrit de fruits et de végétaux et s’invite régulièrement sur les parcelles des agriculteurs. Comme tous les animaux nuisibles, il n’est pas le bienvenu et fait l’objet d’une lutte acharnée. Mais il semblerait que celle-ci fasse également des victimes collatérales chez les oiseaux.

C’est grâce à des anticoagulants qu’on se débarrasse de ces rongeurs. Le plus utilisé est la bromadiolone. Ce rodenticide agit au niveau du foie où il entre en concurrence avec la vitamine K sur une enzyme réceptrice - l’époxyde réductase. Son action empêche la synthèse de la prothrombine, une enzyme provoquant la coagulation. La bromadiolone est donc un anticoagulant et provoque des hémorragies internes entraînant la mort.

Modification de la structure du paysage
Son utilisation en France remonte aux années 1970 et correspond à un changement de structure des paysages. Avec la PAC (Politique Agricole Commune), en 1962, et le développement de l’agriculture motorisée, le paysage agricole s’est métamorphosé. Les haies ont eu tendance à disparaître, les parcelles agricoles se sont multipliées aux dépens des forêts et bosquets, la taille de ces parcelles s’est agrandie, etc. Autant de modifications propices à l’émancipation des rongeurs.


Les populations de campagnols terrestres suivent des cycles qui durent environ six ans.
© Ministère de l'Agriculture
Avant cela, la dynamique des populations de campagnols suivait des cycles d’une dizaine d’années, alternant ainsi fortes et faibles densités. Et les prédateurs naturels de ces rongeurs, souvent des oiseaux, étaient assez nombreux pour réguler convenablement ces populations et dans la limite tolérée par les agriculteurs.

La seconde conséquence de la métamorphose du paysage agricole est que la fréquence des cycles a augmenté et que les prédateurs naturels ont vu leur habitat considérablement diminuer. Devant la multiplication des petits rongeurs, le recours à une lutte - en l’occurrence chimique - s’est imposé.

Les dommages collatéraux de la lutte contre le campagnol
Sauf que les campagnols terrestres ne sont pas les seuls à synthétiser de la prothrombine et donc, à être sensibles à l’anticoagulant. Et certaines des espèces qui en sont victimes sont non seulement des prédateurs du campagnol, mais aussi des espèces protégées.


Un campagnol capturé par un héron cendré.
© capitphil, Flickr, cc by nc nd 2.0
C’est le cas de l’aigle royal ou de la buse variable. Récemment, la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO) a dénombré 22 cadavres dans le Puy-de-Dôme (Auvergne), à proximité de parcelles traitées avec de la bromadiolone - 14 milans royaux (Milvus milvus) et 8 buses variables (Buteo buteo). Ces deux espèces sont protégées par les lois françaises - arrêté ministériel du 17 avril 1981. Quant au milan, il est également protégé par la loi européenne - annexe I de la directive oiseaux. Sur la liste rouge de l’UICN, il est classé dans la catégorie "quasi-menacée".

Alors que la bromadiolone est prohibée dans plusieurs départements français et qu’elle a failli être réprouvée par l’Union Européenne, la LPO demande son interdiction totale en invoquant le principe de précaution et mettant en avant les autres méthodes de lutte efficaces - piégeage, travail du sol, etc.


Le milan royal est aussi victime de la bromadiolone.
© petitpere, Flickr, cc by nc sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 2 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/hecatombe-doiseaux-proteges-victimes-de-la-bromadiolone_34996/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 5 Déc 2011 - 18:37

Jouer à écouter les cétacés pour aider à comprendre leur langage

Un projet de science participative, le Whale project, propose aux citoyens d'aider les scientifiques à comprendre le langage des orques et des globicéphales en regroupant les sons par similarité. Sur un site Internet, une interface facile permet ainsi de s'immiscer dans le monde des cétacés.

Élaborée, la communication des mammifères marins fait appel à des sons très diversifiés. Une abondance de données est récoltée par les chercheurs qui travaillent sur ce sujet. Une quantité de bandes sonores dont les scientifiques de l’Université de Saint-Andrews (Écosse) aimeraient bien tirer parti. Or, on manque de bras, ou plutôt d'oreilles. Alors les biologistes ont eu l'idée de recourir à un principe à la mode, la science citoyenne.

En partenariat avec Scientific Americain et Zooniverse, l'équipe sollicite les les non-scientifiques. Quiconque voudrait aider les chercheurs dans leur entreprise est bienvenu. Ainsi, sur le site Internet Whale project, les biologistes de l’Université de Saint-Andrews ont mis à disposition toutes les bandes sonores enregistrées à travers le monde et émises par des mammifères marins - les orques et les globicéphales.

Le but du jeu, pour les gens qui souhaitent s’investir dans ce projet, est de rassembler les sons par similarité. Vous écoutez un son de base, puis d'autres en comparaison. Si l’un d’entre eux vous semble similaire au premier, il suffit de le signaler.


Le Whale project propose aux internautes de rassembler les sons de cétacés qui se ressemblent.
©
http://whale.fm
Mode de vie et structure sociale
Quel est le but de cette démarche ? Les chercheurs ont déjà remarqué que les sons émis par certains cétacés, comme les orques, varient considérablement d’une famille à l’autre. Ce qu’ils souhaitent maintenant comprendre, c’est ce que ces sons signifient. Leur compréhension est déjà assez avancée pour les orques. Mais les subtilités du langage des globicéphales échappent encore pour beaucoup aux zoologistes.

En outre, comme chacun des sons est localisé, cette étude donne des indications sur la structure sociale et le mode de vie - migration par exemple. L'organisation sociale des orques est particulièrement bien connue car, dans le monde entier, les pods sont régulièrement suivis par des amateurs et des scientifiques. Mais la structure sociale des globicéphales a fait l’objet de moins de travaux.


Un micro est attaché sur le corps d'une orque, à l'aide de ventouses.
© Whale Project
La science participative au service des cétacés
Une démarche qui relance le débat de la science participative, ou science citoyenne. Ce n’est pas la première fois que des scientifiques font appel à des citoyens afin de les aider dans leurs recherches. C’est notamment une pratique assez courante en astronomie ou dans le domaine de la biodiversité. Zooniverse, qui est partenaire de l'Université de Saint-Andrews pour le Whale Project - avec d’autres associations, est d’ailleurs un spécialiste de la science participative.

Mais la science participative est aussi controversée car par définition, les personnes qui s’y impliquent ne sont pas scientifiques et n’observent pas les étoiles où la biodiversité de la même manière. D’où la nécessité d'encadrer les citoyens et de leur donner des consignes claires. Si vous décidez de vous lancer dans cette expérience, n’oubliez pas de passer par la page des consignes, afin que les critères sur lesquels vos observations reposent soient bien les mêmes que ceux retenus par les biologistes.


Des scientifiques font appel aux citoyens pour les aider à comprendre le langage de quelques cétacés.
© mrmritter, Flickr, cc by nc sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 4 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/jouer-a-ecouter-les-cetaces-pour-aider-a-comprendre-leur-langage_34959/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 6 Déc 2011 - 1:13

Quand les guêpes se reconnaissent grâce... à leur visage

La reconnaissance faciale n'est pas l'apanage de certains mammifères - Polistes fuscatus, une espèce de guêpes sociales, en est également capable. Des biologistes ont tenté de mieux comprendre comment cette capacité s'est mise en place. Conclusion: l'évolution leur a appris à apprendre.

Chez les polistes, des guêpes souvent sociales, la reconnaissance faciale des congénères est très efficace. Et c’est grâce à cela que l’organisation sociale est maintenue. Cela avait déjà été mis en évidence il y a quelques années mais de nouveaux travaux semblent montrer que cette habilité est le fruit de l'évolution, qui sélectionne la capacité à apprendre, et de l'apprentissage lui-même.

L’origine de cette étude vient de l’organisation sociale dans les sociétés de l’espèce Polistes fuscatus. Les colonies de cet hyménoptère sont composées de plusieurs reines et d’ouvrières. Les tâches - nourriture, reproduction, etc. - se répartissent en fonction de la caste de la guêpe et une reconnaissance individuelle semble indispensable afin que cette organisation fonctionne.

Apprentissage rapide
La reconnaissance d'individus grâce à des caractéristiques corporelles a été soupçonnée. Toutefois, il est davantage probable que les traits faciaux permettent à ces insectes de faire la différence entre leurs congénères.

Afin de le prouver, deux scientifiques de l’Université du Michigan ont réalisé plusieurs expériences au cours desquelles cet insecte ainsi qu'une autre guêpe d'une espèce proche mais à l'organisation sociale différente - P. metricus - étaient placées dans un labyrinthe. Pour se diriger, il leur fallait reconnaître les têtes de guêpes qu’on leur exposait. Elles recevaient une petite décharge si elles se dirigeaient vers un visage étranger. Une autre expérience reproduisait ce schéma avec des images diverses.


Les différentes catégories d'images que les guêpes devaient distinguer - tête de P. fuscatus, tête de P. fuscatus sans antenne,
images déformées de têtes, forme géométrique, chenilles et têtes de P. metricus.
© Sheehan et Tibbetts, 2011, Science
Convergence évolutive avec les mammifères ?
Les scientifiques ont découvert que P. fuscatus apprend plus vite que P. metricus pour discerner le faciès de ses congénères. De même, P. fuscatus apprend très vite à distinguer ses semblables et les guêpes de l'espèce P. metricus. Pourtant, paradoxalement, elle n'excelle pas dans la reconnaissance de formes. À l'inverse de P. metricus, P. fuscatus met davantage de temps à faire la distinction entre plusieurs chenilles ou même entre deux figures géométriques très différentes.

Comme les scientifiques l'expliquent dans un article de Science, ces résultats montrent que pour P. fuscatus il s'agit d'un apprentissage au cours de la vie de l'individu. Chez elle, au cours de l'évolution, la sélection a donc porté non pas sur la faculté à reconnaître les caractéristiques de la face mais sur la facilité à apprendre à les reconnaître.

Bien que le système nerveux et les yeux de ces insectes soient très éloignés de ceux des mammifères, les auteurs considèrent qu’il s’agit bien d’une convergence évolutive. En effet, si le processus d’apprentissage est visiblement le même, les mécanismes physiologiques sur lesquels il repose sont en revanche probablement différents. Afin de s’en assurer il faudrait désormais comparer les activités du système nerveux au sein des deux taxons.


Certaines guêpes sont capables d'apprendre à discerner leurs congénères par reconnaissance faciale.
© Goshzilla - Dann, Flickr, cc by nc nd 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 5 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/quand-les-guepes-se-reconnaissent-grace-a-leur-visage_35030/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 9 Déc 2011 - 21:55

Une nouvelle blatte championne de saut

Une espèce de blatte, qui a récemment été découverte en Afrique du Sud, effectue des bonds spectaculaires pour effectuer la plupart de ses déplacements. Grâce à une vidéo ralentie, des scientifiques ont pu expliquer le mécanisme de ces sauts impressionnants.

En 2010, une nouvelle espèce de blatte était découverte en Afrique du Sud, dans le Parc National de Table Mountain (près de Cape Town). Contrairement aux autres blattes, Saltoblattella montistabularis se déplace essentiellement en réalisant des bonds - 71% de ses déplacements sont réalisés de cette façon. Mike Picker et Jonathan Colville, les découvreurs de l’insecte, épaulés par Malcolm Burrows qui avait déjà expliqué le saut de la puce, ont analysé celui de S. montistabularis. Leurs résultats sont publiés dans Biology Letters.

Si ces blattes sont capables de réaliser des sauts pouvant atteindre quarante-huit fois la longueur de leur corps, c’est grâce à un système de catapulte très performant formé par leurs pattes postérieures. Leur taille est deux fois plus importante que celles des quatre autres et elles représentent 10% du poids total du corps. Les chercheurs ont aussi pu calculer la puissance et l’énergie requises pour cette prouesse - 38 µJ et 3,4 mW. À titre de comparaison, la puce effectue des bonds qui peuvent atteindre 50cm, ce qui correspond à environ deux cent cinquante fois la taille de son corps.

Le saut de la blatte
http://bcove.me/ct8xditg
Contrairement aux autres blattes, Saltoblattella montistabularis se déplace essentiellement
en réalisant des sauts dont la longueurs atteint 48 fois la taille de l'insecte.
Le saut de la blatte Saltoblattella montistabularis au ralenti.
© Malcolm Burrows

Le secret de cette blatte, un fémur rainuré pour ranger le tibia
L'extension de la blatte est rendue possible grâce à quelques caractéristiques physiques particulières: d’abord, les fémurs des pattes postérieures sont rainurés si bien que les tibias peuvent s’y ranger, augmentant l’amplitude lors de l’extension des pattes. De plus, la résiline, une protéine élastique, est présente dans l’articulation tibia-fémur.

Juste avant le saut, les muscles extenseurs du tibia se contractent pendant 224ms au cours desquelles l’énergie mécanique est probablement stockée dans la déformation de la résiline. Puis la patte se déploie brusquement. Le décollage de la mouche, qui commence par un joli bond, ressemble assez à ce phénomène de détente brutale.


La blatte Saltoblattella montistabularis effectue des bonds pour se déplacer.
© Mike Pickers
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 8 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-une-nouvelle-blatte-championne-de-saut_35133/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 10 Déc 2011 - 20:30

Champions de l'apnée, les manchots empereurs savent quand remonter

Les manchots empereurs sont des champions de l'apnée. Ils peuvent rester jusqu'à une demi-heure sous l'eau. Mais quand décident-ils de remonter à la surface ? Vraisemblablement, c'est le nombre de battements de nageoire qui serait déterminant.

Lors d’un plongeon, quand décide-t-on de revenir à la surface pour se remplir les poumons ? Des scientifiques japonais et américains se sont posé la question concernant les manchots. Ils ont cherché à déterminer quel facteur déclenchait une remontée vers la surface. Et contrairement à ce que l’on aurait pu logiquement penser, ce retour est indépendant du temps passé sous l’eau. L'oiseau compterait les battements de ses ailes-nageoires !

Les manchots empereurs (Aptenodytes forsteri) vivent exclusivement en Antarctique. Ce sont des oiseaux carnivores se nourrissant essentiellement de poissons, mais également de céphalopodes. Leurs plongeons sont très impressionnants puisque les meilleurs plongeurs peuvent rester jusqu’à 27mn sous l’eau et atteindre 550m de profondeur !

Des temps de plongeons qui diffèrent
Mais selon les travaux des chercheurs japonais, publiés dans Journal of Experimental Biology, c’est le nombre de mouvements de nageoire qui détermine la remontée à la surface.

Pour s’en rendre compte, les scientifiques ont observé plus de 16.000 plongeons selon deux conditions. L’une où le manchot ne revient pas à son point de départ, l’autre où le plongeon a lieu dans un trou de glace par lequel le manchot est également obligé de ressortir.


En moyenne, le nombre de battements maximum avant la remontée vers la surface du manchot empereur est de 255.
© Shiomi et al. 2011, Journal of Experimental Biology - adaptation Futura-Sciences
Mesurer l'effort physique plutôt que le temps écoulé
Dans le premier cas, il s’écoulait en moyenne 5,7mn avant que les manchots ne commencent à entamer leur retour. Ce qui aurait pu laisser croire que le facteur temporel provoque cette ascension.

Mais au cours de la seconde expérience - celle du trou de glace - le temps écoulé avant l’ascension était bien différent. Dans plus d’un quart des cas - 27,7%, il était en effet supérieur aux 5,7mn de la première expérience. Conclusion: le facteur qui déclenche le retour à la surface ne semble pas dépendre du temps.

En revanche, il existe un paramètre similaire dans les deux expériences. Le nombre de battements de nageoire avant l’ascension. En moyenne, les chercheurs ont ainsi remarqué que les manchots effectuaient un maximum de 255 battements avant de se diriger vers la surface et en ont donc déduit que c'est bien ce paramètre qui entraîne la remontée vers la surface, ou au moins l’arrêt de la descente.

Les chercheurs suggèrent que la quantité de battements réalisés est un bon indicateur de l’énergie déjà dépensée - qu’ils appellent charge de travail cumulative - et donc de ce qu’il reste pour tenir jusqu’à la remontée en surface. Selon eux, c’est bien cela qui fixe le timing du plongeon. La technique du comptage de battements des palmes intéressera-t-elle les apnéistes ?


Au bout d'un certain nombre de battements de nageoire sous l'eau, les manchots remontent à la surface.
© robnunn, Flickr, cc by nc 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 9 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/champions-de-lapnee-les-manchots-empereurs-savent-quand-remonter_35187/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 11 Déc 2011 - 1:39

Le plus rare des primates menacé par la déforestation

Le gibbon de Hainan est le primate le plus menacé au monde. Son aire de répartition ne cesse de diminuer et sa population décroît à grande vitesse. En cause: la déforestation, pourtant illégale, et les activités humaines. En alertant le gouvernement chinois, Greenpeace parviendra-t-il à sauver les 23 derniers spécimens ?

Selon un rapport alarmant de Greenpeace, la forêt de l’île de Hainan, au sud du pays, est décimée depuis des années. La baisse drastique de sa superficie représente une réduction tout aussi importante de l’habitat des espèces qui la colonisent. C’est notamment le cas du gibbon, un singe qui se raréfie.

Le gibbon de Hainan (Nomascus hainanus) est un des primates les plus rares du monde. Il est endémique de l’île de Hainan. Chaque année, à cause de la déforestation, son aire de répartition diminue. Alors que l’on comptait environ 2.000 individus dans les années 1950, selon l’UICN, il n’en restait guère qu’une soixantaine en 1993 et on ne recense maintenant que 23 spécimens sur l’île. Placé dans la catégorie des espèces en danger de disparition - la dernière avant l’extinction - sur la liste rouge de l’UICN, il est considéré comme le primate le plus en danger au monde.

En 10 ans, 22% de forêt en moins
Il faut dire que la déforestation - ajoutée à la chasse - va bon train sur cette île et que la forêt tropicale humide se porte de moins en moins bien. Selon le rapport de Greenpeace, 22% de la forêt ont été déracinés entre 2001 et 2010. Ce qui correspond à 72.000 hectares. En plus de cette réduction, l’habitat s’est fortement fragmenté.


Étendue de la forêt tropicale humide sur l'île de Hainan en 2001 et en 2010.
© Greenpeace Chine
Déforestation interdite, et pourtant...
Alors qu’on pouvait, il y a environ 60 ans, trouver ces singes sur l’ensemble de l’île, ils sont maintenant rassemblés dans la réserve naturelle nationale de Bawangling dans le centre Ouest de l’île. Une zone toutefois moins propice, l’altitude est trop importante et la flore pas assez diversifiée. En outre, une partie de cette réserve a également été victime de la déforestation !

Sur l’île d’Hainan, les eucalyptus ont ainsi laissé place aux hévéas principalement, desquels on extrait le latex. À cela s’ajoute la plantation, autour de l’aire d’habitat du primate, d’arbres destinés à la production de pâte à papier. Ils entrent ainsi en concurrence avec les eucalyptus, dans lequel le gibbon vit.


Aire de répartition du gibbon de Hainan, de 1900 à aujourd'hui.
© Kadoorie Farm & Botanic Garden, 2005
Vers une protection efficace du gibbon ?
Certaines études indiquent pourtant que la réserve pourrait supporter davantage d’individus mais les populations restent faibles à cause de l’impact de l’Homme. Ajoutée à une fréquence de reproduction basse - quoique normale chez ces animaux - d’environ 3 ans, la quantité de gibbons de Hainan ne croît pas.

Un plan de protection est désormais en place. Il consiste en la poursuite de l’étude du gibbon, la reforestation de certaines zones afin de limiter la fragmentation de l’habitat et la prise de mesures pour éviter le braconnage. De plus, Greenpeace appelle le gouvernement chinois à faire respecter la loi censée interdire la déforestation.

Aujourd’hui, c’est le gibbon qui est en ligne de mire, mais il est évident que d’autres animaux subissent le même traitement. Comme le rappelle Greenpeace, c'est l’équivalent de 27 terrains de football de forêt humide qui disparaît chaque jour !


Le gibbon de Hainan, dont il ne reste que 23 individus, est menacé par la déforestation.
© Greenpeace
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 10 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/gibbon-de-hainan-le-plus-rare-des-primates-menace-par-la-deforestation_35205/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 14 Déc 2011 - 19:58

Le weta géant, le plus gros insecte du monde, mange des carottes…

Des naturalistes néo-zélandais ont capturé le plus gros insecte du monde, un weta géant femelle de 71g, plus de deux fois le poids d'un moineau ! C'est grâce au gigantisme insulaire que cet animal de Little Barrier Island a pu acquérir cette taille.

Le plus gros insecte du monde a été découvert sur une petite île de Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’un weta géant - Deinacrida spp. Il appartient au sous-ordre des ensifères, qui contient également les sauterelles et les grillons. Le spécimen découvert est une femelle de 71g, soit le poids de 3 souris grises ! Les chercheurs, après lui avoir fait manger un bout de carotte, l’ont relâchée à l’endroit où ils l’avaient trouvée.


Le weta géant adore les carottes.
© Mark Moffett/Minden/Solent
Après une longue traque, trois naturalistes sont parvenus à capturer cette femelle qui s’était perchée dans un arbre de l’île Little Barrier, au Nord de la Nouvelle-Zélande. Ces wetas géants ne sont présents que sur cette île bien qu’il existe environ 70 espèces de wetas dans le pays. Ceux qui avaient colonisé le reste de la Nouvelle-Zélande ont été exterminés par les rats importés d'Europe.

Les wetas géants doivent leur taille à un phénomène biologique qu’on appelle le gigantisme insulaire. En l’absence de prédateur - ce qui est souvent le cas sur les petites îles - les herbivores - le weta se nourrit également de petits insectes - subissent moins de pression de sélection et ont tendance à grandir rapidement, en quelques générations.


Le weta géant fait la taille d'une main !
© Mark Moffett/Minden/Solent
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 13 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-le-weta-geant-plus-gros-insecte-du-monde-mange-des-carottes_35241/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 16 Déc 2011 - 22:06

Des bélugas en danger, prisonniers des glaces

Une centaine de bélugas, des cétacés vivant dans l'Arctique, se sont fait piéger par la banquise qui les a encerclés. Sans l'aide du gouvernement russe, qui protège cette espèce depuis 2009, les cétacés risquent de mourir de faim.

Dans le Détroit de Béring, qui sépare, au Nord de l’Océan Pacifique, l’Amérique du Nord de la Russie, une centaine de bélugas (Delphinapterus leucas) ont été emprisonnés pas les glaces de la banquise, selon les autorités de la région de Tchoukotka (Nord-Est de la Russie). Près de la ville de Yanrakynnot, à l’extrême est de la Russie, ces animaux se sont en effet laissé encercler par la banquise et sont maintenant incapables de retrouver le large.


Les bélugas sont emprisonnés près de la ville de Yanrakynnot, à l'extrême est de la Russie.
© Futura-Sciences
Ces cétacés sont désormais menacés par une pénurie de nourriture qui, si elle devait se prolonger, pourrait leur être fatale. Les autorités russes ont demandé au ministre des Transports et à celui des Situations d’urgence de dépêcher un bateau brise-glace afin d’aider les prisonniers à se frayer un chemin vers le large. Cependant, ce matin, le mauvais temps empêchait le navire Roubine de pénétrer dans la zone. Les vents soufflent pour l’instant à 32m/s tandis que les vagues atteignent plus de 6m.

Les bélugas sont des cétacés de la famille des monodontidés qui vivent dans l’Océan Arctique et sa région. En Russie ces animaux font l’objet d’un programme de protection spécial - au même titre que le tigre de Sibérie, l’ours polaire et le léopard des neiges - qui a été mis en place en 2009 par le Premier ministre russe - The White Whale Program. Selon la liste rouge de l’UICN, cette espèce n’est cependant pas en danger - statut " quasi menacé ". Une centaine de milliers d’individus peuplent les eaux de l’Arctique.


Près de 100.000 bélugas nagent dans les eaux de l'Océan Arctique.
© Steve Snodgrass, Flickr, cc by 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 15 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-des-belugas-en-danger-prisonniers-des-glaces_35308/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 16 Déc 2011 - 22:07

Les espèces découvertes au Mékong... et déjà en danger !…

La région du Mékong possède une richesse extraordinaire, en moyenne une nouvelle espèce y est découverte tous les deux jours ! Une biodiversité qu'il faut protéger, comme le rappelle le WWF à quelques jours du sommet réunissant les représentants des pays de la région. Car ces nouvelles espèces attirent les regards... et figurent déjà au menu de quelques restaurants.

En 2010, 208 nouvelles espèces ont été découvertes autour du Mékong, dans six pays différents - Myanmar, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande et Chine. La semaine prochaine, les représentants de ces pays se rassembleront pour discuter des futurs projets de la région. Le WWF souhaite que le vivant sous toutes ses formes soit mis au cœur de cette réunion et de ces décisions. L’ONG a donc publié un rapport vantant la biodiversité de la région, illustrée par une dizaine d’espèces découvertes en 2010. Parmi les 208 organismes dénichés l’an dernier (rappelons que 2010 avait été déclarée Année de la biodiversité), on trouve:

<> 145 plantes
<> 28 reptiles
<> 25 poissons
<> 7 amphibiens
<> 2 mammifères
<> 1 oiseau

Le WWF rappelle que la région est une des plus riches de la planète, concernant la biodiversité, et que beaucoup d’espèces restent probablement à découvrir. D’ailleurs, depuis 1997, 1.376 nouvelles espèces ont été recensées par les scientifiques.


Cnemaspis psychedelica, un gecko multicolore découvert sur une île du Vietnam.
© Lee Grismer
Biodiversité, des espèces pas encore décrites, déjà au menu !
Il n’en reste pas moins qu'il s'agit d'une zone fragile, où les animaux sont très exposés au braconnage, notamment. En avril 2010 par exemple, le dernier rhinocéros de Java du Vietnam était sauvagement abattu par des braconniers voulant tirer profit de ses cornes. En outre, le WWF s’inquiète de voir que certaines espèces pas encore recensées par les scientifiques sont déjà au menu de certains restaurants.


Amolops akhaorum, une grenouille du Nord-Ouest du Laos.
© Bryan Stuart
Afin d'interpeller les décideurs politiques, l’ONG présente un florilège des organismes découverts récemment dans la zone. Y figure par exemple le rhinopitèque de Stricker, sans doute le plus représentatif. Ce singe a été débusqué en novembre 2010 dans le Nord du Myanmar. Il a la particularité de ne pas posséder de nez, si bien qu’il est obligé de s’abriter quand il pleut, afin d'éviter que l’eau ne pénètre par ses narines.

Une femelle lézard qui n'a pas besoin de mâle
Autre étrangeté, celle du Leiolepis ngovantrii. Ce lézard n’existe que sous la forme femelle. Un problème pour la reproduction ? Non, car il se multiplie par clonage, ou plus exactement, par parthénogénèse ! Il fait également partie de ces animaux qui étaient proposés par les restaurateurs alors même qu’il n’avait pas encore été décrit par les scientifiques.


Phylloscopus calciatilis, le seul oiseau, parmi les 208 nouvelles espèces,
découvert en 2010 dans la région du Mékong.
© Ulf Johansson, Swedish Museum of Natural History
Et que dire de Cnemaspis psychedelica, un gecko multicolore déniché sur une île au Sud du Vietnam ? Il fait partie des sept reptiles découverts en 2010 et s’ajoute aux quelque 75 espèces du genre Cnemaspis en Asie. Mais il n’y a pas que des animaux parmi les trouvailles de 2010. Nepenthes holdenii, par exemple, est une plante carnivore de l’Ouest du Cambodge, qui pousse à des altitudes comprises entre 600m et 800m.


Nepenthes holdenii, une plante carnivore découverte au Cambodge.
© François Mey
En présentant ces organismes hors du commun, souvent endémiques de la région du Mékong, le WWF espère bien convaincre les pays concernés d’opter pour une économie plus verte, en harmonie avec la biodiversité.


Lycodon synaptor, un serpent découvert dans la région du Mékong, comme 207 autres espèces en 2010.
© Vampire
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 15 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/en-image-les-especes-decouvertes-au-mekong-et-deja-en-danger_35244/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 21 Déc 2011 - 1:57

Kiwa puravida, un «crabe Yéti» aux filaments de bactéries méthanophages

Les abysses sont pleins de surprises, en témoigne la découverte d’une nouvelle espèce de «crabe Yéti». Kiwa puravida fait littéralement pousser sur ses pinces des filaments, constitués de bactéries se nourrissant de suintements de méthane froids. Comme le montre une vidéo, il mange ces filaments.

Au début des années 1970, personne n’imaginait vraiment qu’il puisse exister sur Terre des animaux dont les sources de nourriture ne tiraient pas leur énergie du Soleil. Pourtant, une campagne d’exploration océanique allait permettre à Jean Francheteau et ses collègues de découvrir les sources hydrothermales et leur désormais célèbre faune. Avec étonnement, les biologistes allaient constater qu’autour de ces sources se développaient des écosystèmes chimiosynthétiques. L’énergie utilisée par les formes vivantes n’y résultait pas de la photosynthèse.

On continua ensuite à étudier ces écosystèmes et c’est ainsi qu’en mars 2005, lors d'une mission à 1.000km au Sud de l'île de Pâques, on allait découvrir Kiwa hirsuta par 2.300m de profondeur, sur une source hydrothermale inconnue de la dorsale pacifique-antarctique. Il s'agissait d'une curieuse espèce de crabe, inconnue jusqu'alors, et que les biologistes allaient baptiser «crabe Yéti», à cause des sortes de poils densément répartis sur ses pinces.


Des Kiwa puravida agitant leurs pinces au fond de l'océan.
© Oregon State University/YouTube
Un groupe de chercheurs vient d’annoncer la découverte d’une autre espèce de «crabe Yéti» dans la revue Plos One. Découvert au large du Costa Rica, son nom scientifique est Kiwa puravida. Contrairement à son prédécesseur, il ne vit pas au bord d’une source hydrothermale mais bel et bien à proximité de suintements froids, des écoulements de sulfure et de méthane que l’on trouve au fond des océans.

Kiwa puravida, cultivateur de bactéries méthanophages
Plusieurs de ces crabes mesurant environ 9cm ont été filmés en train d’effectuer une sorte de dance, agitant constamment leurs pinces recouvertes d’étranges filaments. Ceux-ci sont constitués de bactéries symbiotiques très proches de celles trouvées sur le corps d’autres animaux, vivants eux dans les écosystèmes des sources hydrothermales.


Un Kiwa puravida filmé en accéléré (5 fois plus vite) en train de se nourrir
des filaments de bactéries méthanophages sur ses pinces.
© Oregon State University/YouTube
L’examen de ces bactéries a révélé qu’elles tiraient leur énergie du méthane et du sulfure d’hydrogène issus des suintements froids. On a constaté aussi que les crabes broutaient de temps en temps les filaments présents sur leurs pinces. Clairement, les étonnants mouvements de ces pinces doivent servir à assurer le développement des filaments, permettant aux bactéries d’absorber les gaz nécessaires à leur développement.

Remarquablement, alors que l’on pouvait penser que les crabes tiraient une partie de leur nourriture du plancton présent dans l’eau, il a été possible de démontrer que ce n’était pas le cas. En effet, l’analyse des abondances d’isotopes de carbone et des acides gras dans les crabes a montré qu’elles possédaient des caractéristiques identiques à celles trouvées dans les bactéries méthanophages. Selon les chercheurs, ce genre de relation symbiotique pourrait être plus fréquent qu’ils ne le pensaient car deux autres animaux, à savoir un crabe (Shinkaia crosnieri) et une crevette (Rimicaris exoculata), étaient déjà connus pour avoir des bactéries similaires sur leurs corps


Un membre de l'espèce des Kiwa puravida trouvé au large du Costa Rica.
© Oregon State University
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 20 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/kiwa-puravida-un-crabe-yeti-aux-filaments-de-bacteries-methanophages_35370/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 21 Déc 2011 - 2:35

Le plastique du futur produit par les abeilles ?

Les abeilles sont connues pour le rôle crucial qu’elles jouent dans la pollinisation de nos cultures. Dans le futur, l’impact de certaines d’entre elles sur notre environnement pourrait s’étendre à d’autres domaines comme la gestion des déchets. C’est ce qu’espère Debbie Chachra qui vient de présenter ses recherches dans l’édition du mois de décembre de la revue Scientific American. Un espoir basé sur l’étude des abeilles collètes, une famille possédant la capacité de produire du bioplastique, aussi résistant que celui que nous fabriquons et potentiellement dégradable par des bactéries.

Nos sols et nos mers sont pollués par de grandes quantités de plastiques non biodégradables. Pour ne citer qu’un exemple, la mer Méditerranée pourrait contenir à elle seule environ 250 milliards de fragments de plastique, soit environ 500t de matière, selon une estimation de l’Ifremer et de l’Université de Liège parue en décembre 2010.

Ces fragments ne sont pas sans importance pour l’environnement marin puisqu’ils peuvent être ingérés par certains poissons et s’accumuler tout le long de la chaîne alimentaire. Même si toutes les conséquences liées à l’ingestion de ces particules ne sont pas encore connues, il devient nécessaire de trouver de nouveaux matériaux dont la résistance serait similaire aux plastiques industriels mais qui présenteraient l’avantage d’être potentiellement biodégradables. La solution à ce problème complexe pourrait venir d’abeilles appartenant à la famille des Colletidae.


Les déchets plastiques rejetés par la mer témoignent de la pollution présente sous l'eau.
©
http://www.aquacaux.asso.fr
Qui sont ces abeilles collètes ?
Ces abeilles vivent principalement en solitaire dans l’Hémisphère Nord. Durant la reproduction, les femelles creusent des galeries avant d’y déposer leurs œufs. Afin de maintenir les œufs à l’abri des changements de température et de divers dangers (bactéries, parasites, champignons), les abeilles collètes ou « polyester » sécrètent un matériau ressemblant à de la cellophane. Elles utilisent ce composé pour entourer la chambre du nid d’une coque de protection dans laquelle les larves vont pouvoir grandir et se développer en toute sécurité. C’est sur ces coques qu’une équipe du Franklin W. Olin College of Engineering aux États-Unis, dont fait partie Debbie Chachra, base ses espoirs pour le développement d’un nouveau bioplastique.

Après s’être procuré des échantillons de ce biomatériau, les chercheurs ont pu se rendre compte de la résistance extrême des fibres composant la coque de protection. Ils n’ont pas été capables de les rompre avec le matériel habituellement employé. C'est sur ce point que ce plastique se différencie de tous ceux qui ont été synthétisés par d'autres procédés. Les chercheurs ont néanmoins pu observer que le matériau produit ne se compose pas uniquement de plastique. La synthèse de la coque protectrice se ferait en deux étapes.

Dans un premier temps, la chambre du nid est recouverte par des fibres de soies. Les molécules de plastique n'y sont ajoutées que dans un second temps. Le résultat donne un matériau ressemblant à de la fibre de verre. Les différentes substances entrant dans la composition du bioplastique, principalement l'acide 18-hydroxyoctadécanoïque et l'acide 20-hydroxyéicosanoïque, sont sécrétées par une glande située sous l’abdomen des abeilles, selon Suzanne W. Batra du Beneficial Insect Introduction Laboratory aux États-Unis. Le bioplastique produit est dur et sa structure ne s’altère pas dans le temps. De plus, il est parfaitement imperméable.

Un bioplastique dur et durable, réellement biodégradable ?
Dans l’état actuel des choses, aucun procédé connu ne permet de décomposer ce bioplastique. C’est pourquoi Debbie Chachra et son équipe se sont tournés vers des bactériologistes. Leur souhait, trouver une bactérie capable de décomposer le plastique fourni par les abeilles.

Une telle découverte permettrait dès lors de pouvoir produire un grand nombre d’objets usuels à partir de plastiques biologiques non dégradables sans action bactérienne. Une fois la durée de vie de l’objet passée, ils pourraient être digérés par les bactéries et les substances créées pourraient à nouveau être utilisées.

Au final, l’emploi de ce type de bioplastiques potentiellement dégradables permettrait de diminuer le nombre de déchets plastiques mis en décharge. Les résultats de cette équipe de chercheurs concernant les caractéristiques mécaniques du plastique produit par les abeilles n’ont pas encore été publiés mais il est certain que leurs travaux devront être suivis avec un grand intérêt.


Certaines abeilles collètes sont capables de produire un bioplastique potentiellement biodégradable.
© Gill Pratt Olin College paru dans Scientific American
* Scientific American (en anglais)
* Le Monde: présentation la pollution de la Méditerranée par des particules de plastiques

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 20 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-plastique-du-futur-produit-par-les-abeilles_35391/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 21 Déc 2011 - 23:47

Découverte des plus petites grenouilles du monde

Les plus petites grenouilles du monde ont été découvertes récemment en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Paedophryne verrucosa et Paedophryne dekot, qui ne mesurent pas plus d'un centimètre, vivent dans la litière végétale, à environ 2.000m d'altitude.

Un scientifique américain de l’Université d’Hawaï, Fred Kraus, a fait récemment une étonnante découverte. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, sur le Mont Suckling qui se situe dans le Sud-Ouest du pays, il a trouvé, au milieu de la litière à environ 2.000m d’altitude, des grenouilles minuscules. Il s’agit-là des plus petites grenouilles - et mieux encore des plus petits tétrapodes - qui n’aient jamais été décrites.

Ces spécimens appartiennent à deux espèces du genre Paedophryne inclus dans la famille des microhylidés, P. verrucosa et P. dekot. Le genre Paedophryne contient désormais quatre espèces. Avant la découverte de Fred Kraus, détaillée dans la revue ZooKeys, les deux autres espèces, P. kathismaphlox et P.oyatabu détenaient le titre des plus petits tétrapodes. Titre qu’elles viennent donc de perdre.

P. verrucosa et P. dekot, record battu
P. verrucosa et P. dekot mesurent en effet toutes les deux moins d’un centimètre ! En mesurant tous les spécimens qu’il avait à sa disposition, Fred Kraus a pu évaluer la taille moyenne de ces animaux. De 8,5mm à 9mm pour P. dekot, en se fondant sur 2 femelles, et de 8,8mm à 9,3 mm pour P. verrucosa mesurés sur 12 individus. À noter qu’en général, il existe un léger dimorphisme sexuel et que les femelles sont sensiblement plus grandes que les mâles. Il est donc bien possible que les estimations concernant P. dekot nécessitent une révision à la baisse dès que des spécimens mâles auront été découverts.


Détails de P. dekot. A - vue dorsale, B - vue ventrale, C - vue de profil, D - main gauche,
E - pied gauche (barre d'échelle à 5mm pour A-C et 1mm pour D-E).
© Kraus 2011, ZooKeys
Une forte concentration d'animaux de faible taille, et notamment des grenouilles, ont été observés en Papouasie-Nouvelle-Guinée si bien que Fred Kraus se demande quelle en est la raison. Il se pourrait que cette région fasse l’objet de davantage de prospections que le reste du Globe.

Papouasie-Nouvelle-Guinée le royaume du minuscule
Mais il note également un lien fort entre la miniaturisation de ces espèces et leur habitat, dans la litière. Ce milieu est en effet riche en petits organismes, comme les acariens, dont se nourrissent les minuscules grenouilles et qui n’intéressent pas celles de plus grande taille. Une niche écologique qui aurait été exploitée par les microhylidés. D'autant que la litière végétale couvre une surface importante en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Ainsi, près d’une vingtaine d’espèces de petites grenouilles, toutes inférieures à 2cm, ont été recensées en Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis 2008.


Paedophryne dekot et Paedophryne verrucosa s'ajoutent aux quelque 5.850 espèces d'anoures déjà décrites.
© Fred Kraus 2011, Zookeys
Par Bruno Scala, Futura-Sciences Le 21 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/record-decouverte-des-plus-petites-grenouilles-du-monde_35394/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 22 Déc 2011 - 1:52

Quand la bioluminescence révèle les pollutions…

Quel point commun peut-il y avoir entre la bioluminescence des organismes vivant à de grandes profondeurs et l’étude de la pollution d’un estuaire ? À priori, aucun ! C’était vrai jusqu’à ce que Edith Widder, spécialiste en bioluminescence, ne développe une nouvelle technique de détection de la pollution dans des sédiments à partir de bactéries luminescentes sensibles à des composés chimiques toxiques.

Quatre-vingt dix pourcent des espèces animales vivant dans les grandes profondeurs peuvent être bioluminescentes. C'est-à-dire qu’elles produisent de la lumière. Une lumière qui peut être utilisée pour se camoufler, pour attirer des congénères ou des proies, pour la communication visuelle ou tout simplement pour repousser un prédateur. Pour beaucoup d’espèces de poissons et de céphalopodes, la lumière est produite par une bactérie symbiotique appartenant à l’espèce Vibrio fischeri et qui sont hébergées par des organes lumineux de l'hôte. Cette bioluminescence a été étudiée pendant plus de trente ans par Edith Widder, spécialiste de ce domaine. Le New-York Times a décidé de lui consacrer un article ce 20 décembre en décrivant la reconversion de cette scientifique dont le nombre de plongées réalisées à grandes profondeurs dans un submersible se compte en centaines.

Il faut bien l’avouer, le lien avec l’étude de la pollution des sédiments rencontrés au fond des estuaires n’est pas encore évident. Forte de ses expériences, Edith Widder a décidé d’employer les bactéries bioluminescentes pour détecter et mesurer les pollutions. Son protocole est simple, des sédiments (de la boue) sont prélevés au fond des estuaires puis mélangés avec les bactéries produisant de la lumière. La lumière émise par les bactéries est alors observée et quantifiée au moyen d’un photomètre. La présence de polluants cause la mort des bactéries et par conséquent, une diminution de la lumière émise est observée. Ainsi, en étudiant l’importance et la vitesse de la perte de luminosité, il est possible de quantifier la présence des polluants et de se faire une idée approximative de la concentration des polluants.


Photographie d'un poisson appartenant à l'espèce Chlorophthalmus agassizi capable de produire de la bioluminescence.
Le nom de genre Chlorophtalmus fait référence aux yeux verts de ces poissons dans le noir.
© NOAA
Utilisation de la bioluminescence une révolution dans le domaine ?
Cette technique présente un avantage non négligeable. Les mesures peuvent être faites très rapidement alors que l’analyse des sédiments en laboratoire nécessite plusieurs jours. De plus, en couplant ses observations écotoxicologiques, réalisées presque en temps réel, avec la pose de capteurs mesurant la vitesse et la direction des courants d’eau, il est possible de déterminer rapidement la source de la pollution. Par ailleurs, l'évaluation des polluants présents dans les sédiments donne une meilleure indication sur l’état de santé des cours d’eau par rapport à des mesures effectuées sur des échantillons d’eau. En effet, alors que les polluants dilués dans l’eau peuvent rapidement disparaître, les éléments chimiques toxiques présents dans les sédiments sont amenés à subsister au sein des cours d’eau durant de plus longues périodes.

Edith Widder a validé ses expériences en étudiant la pollution présente au sein de l’Indian River Lagoon. Ce site, qui est en fait composé de trois lagons de plus petites tailles, est situé sur la façade atlantique de la Floride aux États-Unis. Grâce à ses bactéries, elle a pu rapidement mettre en évidence l’importance de la pollution de cet espace naturel par des métaux lourds et par des éléments tels que les nitrates ou le phosphate. Ces pollutions ont tendance à se concentrer à des endroits précis du site. Il faut se souvenir qu’une concentration trop importante en nitrates et en phosphates peut être responsable du développement d’un phénomène d’eutrophisation.

Cette technique présente un dernier avantage non négligeable. Elle peut rendre la pollution visible au grand public très simplement. Montrer visuellement, et non pas par des chiffres, l’importance de la pollution qui nous entoure ne serait-il pas une solution pour nous pousser à faire des efforts ?


Photographie des colonies de la bactérie bioluminescente Vibrio fischeri à la lumière du jour (à gauche) et
à l'obscurité (à droite). Le phénomène de bioluminescence, production de lumière
par des organismes vivants, est donc visible sur la partie droite de la photo.
© J.-W. Hastings, Université d'Harvard et E.-G. Ruby, Université
d'Hawaï, pour la National Science Foundation
* Illuminating the Perils of Pollution, Nature’s Way
* Plus d'information sur la bioluminescence

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 21 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/quand-la-bioluminescence-revele-les-pollutions_35426/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 28 Déc 2011 - 21:07

Les pattes d'éléphant cachent un sixième doigt…

Toujours observé, longtemps ignoré ! Ces quelques mots résument à eux seuls l’histoire d’un os présent dans toutes les pattes d’éléphant. Il correspondrait à un sixième doigt dont le rôle au sein de la patte serait complémentaire à celui des 5 autres. Après le panda, les taupes et quelques grenouilles, les éléphants peuvent donc être ajoutés à la liste des animaux pour qui 5 doigts ne suffisent pas.

Les éléphants possèdent les plus grandes pattes au monde. Devant leurs apparences massives et robustes, il est souvent surprenant d’imaginer qu’ils marchent sur leurs doigts, comme les chiens ou les chats. Les 5 doigts de la patte sont orientés vers l’avant et reposent, avec le talon, sur un coussin graisseux donnant l’impression que le pied est plat. C’est à l’intérieur de cette structure, jouant le rôle d’un amortisseur, que se trouve un élément osseux comparable à un sixième doigt. Il est connu depuis plus de trois siècles, mais personne ne s’y était intéressé jusqu’à présent.

John Hutchinson et son équipe du Royal Vetenary College de Londres ont décidé de clarifier la situation en étudiant cet os. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Science. L’anatomie et la fonction de cette structure ont été déterminées grâce à la tomographie assistée par ordinateur (CT scan). À l’inverse des 5 vrais doigts, cet élément osseux, mesurant 5cm à 10cm, est orienté vers l’arrière. Il soutient donc la partie postérieure des pattes. Il limiterait l’écrasement du coussin adipeux lorsque l’animal pose le pied à terre. Rappelons qu’un éléphant est capable de marcher jusqu’à une vitesse de 20km/h, qu’il ne sait ni courir ni galoper, et qu’il peut peser jusqu’à 6,3t, pour un éléphant d’Afrique Loxodonta africana.

Mais d’où vient ce sixième doigt ?
Après avoir décrit cet os, John Hutchinson a cherché à en découvrir l’origine. Il est arrivé à ses fins en réalisant des dissections et étudiant la structure même de l’os. Le sixième doigt serait en fait un os sésamoïde modifié. Ce type de structure est le plus souvent observé dans des articulations telles que la cheville ou dans des tendons. Des changements de fonction d’un os sésamoïde ont déjà été observés par le passé puisque ce phénomène a donné naissance au sixième doigt des pandas. Ce doigt surnuméraire est opposable aux 5 autres et permet aux pandas d’attraper le bambou, seuls les primates ont de vrais pouces opposables. Il y a néanmoins une différence importante entre les deux espèces. L’éléphant possède 6 doigts à chacune des quatre pattes tandis que seuls les membres antérieurs du panda ont cet appendice surnuméraire.


Représentation classique de l'anatomie de la patte d'un éléphant. Les doigts pointent vers l'avant et reposent sur
un coussinet. John Hutchinson et son équipe ont décrit un os négligé jusqu'à présent.
Il pointe vers l'arrière du pied au travers du coussin adipeux.
© DR
Le sixième doigt des éléphants serait apparu il y a 40 millions d’années, lorsque la taille et la masse de ces grands mammifères sont devenues trop importantes. C’est à cette période qu’ils auraient commencé à marcher sur les doigts afin d’acquérir une posture permettant de mieux supporter leur poids. Ce changement aurait causé la transformation d’un os sésamoïde en un élément de soutien de la patte.

Durant la croissance de l'éléphanteau, l'ossification du sixième doigt n'a pas lieu au même moment. Elle survient lorsque l’animal grandit et prend du poids tandis que les autres doigts apparaissent dès le début du développement. Cette découverte illustre parfaitement comment une structure peut évoluer pour acquérir une nouvelle fonction.


Ces pattes d'éléphant cachent une morphologie complexe se caractérisant, par exemple,
par la présence d'un sixième doigt opposé aux autres et dérivé d'un os sésamoïde.
© William Scot, Wikipedia
* Science: From flat foot to fat foot: structure, ontogeny, function, and evolution of elephant "Sixth Toes"
* BBC: Elephant's sixth 'toe' discovered
* Structure and Motion Laboratory

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 28 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-pattes-delephant-cachent-un-sixieme-doigt_35565/

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