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 Zoologie...

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tanka
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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 29 Déc 2011 - 20:08

Les serpents ne sont pas si sourds que ça…

Sourds, les serpents ? Pas exactement. Ils sont sensibles aux vibrations du sol, et une nouvelle étude montre que le python royal peut également ressentir les vibrations provoquées par les ondes d'un son dans l'air. Tout se passe dans la tête.

Les serpents n’ont pas d’oreille externe. De là à dire qu’ils n’entendent pas, il y a une marge... On savait déjà qu’ils étaient capables de sentir les vibrations du sol grâce à un appareil auditif simplifié. Pour éviter les serpents circulant au milieu des hautes herbes, il est d'ailleurs recommandé de jeter des cailloux devant soi au fur et à mesure que l’on marche. Les pierres tombant au sol provoquent en effet des vibrations qui sont ressenties par les serpents, et les effraient.

Car si le serpent ne possède ni oreille externe (comme le pavillon des humains) ni tympan, il est en revanche pourvu d'un système auditif plutôt rudimentaire, composé essentiellement d’une oreille interne, connectée à la mandibule par un petit os, la columelle. La mâchoire, qui est en contact avec le sol quand le reptile s'y déplace, recueille les vibrations et les transmet à l’oreille interne.


Dans la tête du python royal, les vibrations du sol sont ressenties au niveau de la mandibule
et de l'os carré. Les vibrations sont transmises à l'oreille interne grâce à la columelle.
© Christensen et al. 2011, Journal of Experimental Biology
- adaptation Futura-Sciences
Les pythons royaux des serpents à l'écoute
Mais qu’en est-il des sons qui ne viennent pas du sol mais de l’air ? Les serpents sont-ils vraiment sourds ? Des biologistes de l’Université du Sud du Danemark ont voulu vérifier en imaginant une expérience de physiologie. Publiés dans la revue Journal of Experimental Biology, leurs résultats démontrent que les serpents perçoivent également un son émis dans l’air grâce à un système similaire à celui qui leur sert à détecter les vibrations du sol.

Les chercheurs ont suspendu un haut-parleur au-dessus de pythons royaux (Python regius), après avoir fixé des électrodes en contact avec les neurones, afin de déceler une potentielle activité. Ils ont ainsi testé une variété de sons, allant de 80Hz à 1.000Hz et de 50dB à 110dB (pour une pression acoustique de 20µPa). C’est avec des fréquences comprises entre 80Hz et 110Hz que les pythons royaux réagissent le plus. Cette sensibilité aux sons graves est surprenante, selon les chercheurs, car cette gamme sonore est rare au sein de l’environnement naturel de l'animal.

Le crâne reçoit les vibrations de l'air
Il fallait ensuite s’assurer que les serpents étaient bien sensibles aux ondes qui se propageaient dans l’air et non à celles transmises au sol. Les scientifiques ont donc reproduit des secousses sur le sol de la même intensité que celles qui se produisaient lors de l’émission d’un son. Trop faibles, elles n’étaient pas détectées par les pythons, preuve que c’est bien l’onde se propageant dans l’air qui les fait réagir.

Mais comment la ressentent-ils ? Grâce aux vibrations que les ondes acoustiques provoquent au sein du crâne de l'animal. Le serpent n’est pas sensible aux ondes sonores comme peut l'être un vertébré doté d'un tympan. Il les perçoit grâce aux vibrations de la boîte crânienne, de la même manière qu'il ressent les vibrations du sol. Qu’en est-il des autres vertébrés qui ne possèdent qu’un système auditif rudimentaire ? Difficile de généraliser le cas du python royal et il faudra probablement une étude pour chaque espèce afin de le découvrir.


Le python royal, qui se roule en boule lorsqu'il se sent menacé, entend grâce à son crâne.
© Brian Gratwicke, Flickr, cc by 2.0
* Hearing with an atympanic ear: good vibration and poor sound-pressure detection in the royal python, Python regius
* Université du Sud du Danemark
* Marine Bioacoustics Lab

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 29 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-serpents-ne-sont-pas-si-sourds-que-ca_35539/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 29 Déc 2011 - 20:39

Cheetah est mort, vive Cheetah !

Cheetah, le célèbre chimpanzé compagnon de Tarzan incarné par Johnny Weissmuller, viendrait de mourir à 79 ans. Voilà qui serait un record s’il avait effectivement atteint cet âge canonique. Mais des doutes persistent quant à sa réelle identité…

« C'est avec une grande tristesse que la communauté a perdu un ami très cher et un membre de sa famille le 24 décembre 2011. » L’annonce vient du Suncoast Primate Sanctuary, à Palm Harbor en Floride, États-Unis. Leur célèbre chimpanzé Cheetah, qui avait accompagné à l’écran Johnny Weissmuller en 1934 dans Tarzan et sa compagne, s’est éteint la veille de Noël d’une insuffisance rénale. Il avait été recueilli par le sanctuaire au début des années 1960.

C’était un singe atypique, qui appréciait regarder des matchs de football américain ou encore peindre avec ses doigts. Selon Debbie Cobb, la directrice de la communication du refuge, « Il savait si ma journée se passait bien ou pas. Il essayait toujours de me faire rire s'il pensait que je passais une mauvaise journée. Il était très sensible aux sentiments humains. Entre autres talents, il savait aussi marcher en gardant le dos droit, chose non habituelle chez les chimpanzés. »

Est-ce vraiment Cheetah ?
Le vieux singe, à qui l’on a appris à faire la grimace devant les caméras, aurait donc atteint l’âge exceptionnel de 79 ans, un record absolu chez une espèce dont l’espérance de vie en captivité ne dépasse pas les 50 ans. C’est d’ailleurs ce qui suscite de la part de certains des doutes quant à la véritable identité du personnage. Et si ce Cheetah était un imposteur ? Quoi qu’il en soit une chose est désormais sûre. Parmi les différents chimpanzés qui ont interprété Cheetah, plus aucun n’est en vie.


Le singe qui vient de mourir serait celui qu'on a pu voir à l'écran en 1934. Johnny Weissmuller, ici de dos, dans le rôle
de Tarzan est mort en 1984, soit 27 ans avant son partenaire de jeu. Drôle de hasard, il avait lui aussi 79 ans.
© Kewenego, YouTube
* Suncoast Primate Sanctuary

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences, le 29 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/cheetah-est-mort-vive-cheetah_35628/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 29 Déc 2011 - 21:42

Il faut partager les poissons avec les oiseaux

Jusqu'à quel point est-il raisonnable de puiser dans les stocks de poissons ? La survie des ces animaux n'est plus l'unique paramètre en jeu. La stabilité des populations d'oiseaux qui s'en nourrissent entre également en compte. Si trop de poissons sont pêchés, il n'en reste pas assez pour eux. Il faut leur laisser le tiers des poissons, disent les scientifiques.

On aurait presque tendance à l’oublier, mais les humains ne sont pas les seuls à se nourrir de poisson et dans une optique de durabilité et de respect de la biodiversité, il faut savoir partager. Car une étude vient de mettre en évidence un lien fort entre les stocks de poissons et l’évolution des effectifs des oiseaux qui s'en nourrissent. Pour arriver à cette conclusion, des scientifiques se sont penchés sur les données démographiques de 14 espèces d'oiseaux pêcheurs sévissant dans les Océans Atlantique, Pacifique et Austral, et de leurs proies. Des poissons côtiers de petite taille, type harengs, anchois…, des petits crustacés le krill par exemple, et quelques céphalopodes.

Partager les poissons avec les oiseaux
Le problème réside dans une logique mathématique assez simple. Plusieurs espèces prédatrices se partagent des ressources. Si l’une d’entre elles - l’Homme - puise dans le stock sans se soucier de ce qu'il reste pour les autres, celles-ci ont du mal à accéder aux ressources restantes et leur survie en pâtit.


Liste des 14 espèces d'oiseaux étudiées et de leurs proies (prey).
© Cury et al. 2011, Science
Les chercheurs ont mis en avant est qu’il existe un seuil de population pour ces proies, en dessous duquel les effectifs d’oiseaux qui s’en nourrissent commencent à décliner. Et ils ont quantifié ce seuil, le tiers du maximum historique du stock de poissons, et autres proies. Leurs analyses ont été publiées dans Science. Autrement dit, les chercheurs, grâce aux données qu’ils possédaient, ont établi le maximum que ces effectifs pouvaient atteindre. Et ils se sont rendu compte que lorsqu'ils chutent en dessous du tiers de ce maximum, le nombre de prédateurs diminue, notamment en raison d’un succès reproducteur affaibli. Remarquablement, cette règle du tiers s’applique à l’ensemble des couples poissons-proies étudiés.

Des populations en déclin, phénomène naturel ?
Cela veut dire que lorsque les quotas de pêche sont établis, il ne faut pas uniquement prendre en compte l’équilibre des stocks de poissons mais aussi celui de leur prédateur. En outre de récentes études ont montré que les prédateurs qui occupent les hauteurs de la chaîne alimentaire sont importants pour l’équilibre des écosystèmes et leurs populations doivent faire l’objet d’une attention particulière.

D’un point de vue plus philosophique, il est cependant intéressant de se demander si ce problème, qui résulte finalement d’un processus naturel, à savoir la compétition interspécifique, doit être combattu. Bien sûr, il est intolérable que des écosystèmes et les espèces qui y habitent souffrent de pollutions d’origine anthropique, que des espèces disparaissent à cause du braconnage, ou que certaines soient menacées en raison du réchauffement climatique lui aussi d’origine anthropique. Mais doit-on s’indigner si le déclin d’une espèce naît d’une compétition - certes peu équitable - pour des ressources alimentaires ?


Atlantic Puffin.
© Jackharrybill, Flickr, cc by nc sa 2.0
* Global Seabird Response to Forage Fish Depletion-One-Third for the Birds

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 29 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/surpeche-il-faut-partager-les-poissons-avec-les-oiseaux_35593/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 31 Déc 2011 - 18:27

Les pigeons peuvent ordonner les chiffres

Aussi bien que les macaques, les pigeons sont capables d'apprendre les règles numérales basiques, à savoir l'ordre des chiffres. Pourtant, on pensait cette capacité réservée aux primates. Il n'en est rien. L'expression « cervelle de moineau » pourrait bien perdre son sens...

Les pigeons savent-ils compter ? Presque... Une équipe de chercheurs de l’Université d’Otago, en Nouvelle-Zélande, vient de montrer qu’ils étaient capables de trier des ensembles en fonction du nombre d’articles qu’ils contiennent, et ce dans l’ordre croissant. Les résultats sont publiés dans Science. Jusqu’à présent, seuls les primates étaient censés être capables de ce genre d’exploit. En 1998, une étude pionnière menée par l’équipe d’Elizabeth Brannon de l’Université Columbia, avait mis en évidence la capacité de singes à ordonner des ensembles. L’étude concluait que ces animaux avaient conscience de l’ordre numéral, jusqu’à neuf.

Apprendre à ordonner
En Nouvelle-Zélande, trois pigeons ont été soumis aux mêmes expériences que les macaques rhésus il y a 12 ans. À noter que, certes, trois pigeons, c’est peu, mais c’est surtout le nombre de répétitions de ces tests qui importe. En 1998, seuls deux macaques avaient effectué les expériences et ces résultats n’ont pas été remis en cause.


Pourcentage de réussite au cours des tests pour les pigeons (violet), comparé à celui des macaques pendant l'expérience de 1998
(orange). Au cours de ces expériences, les animaux ont dû ordonner, dans l'ordre croissant, deux lots comportant un nombre
de symboles compris entre 1 et 9. Trois séries d'expériences. Les deux lots à ordonner sont connus des animaux (F-F) -
un seul des deux lots à ordonner est connu (F-N) - les animaux ne sont familiers avec aucun des deux lots (N-N).
© Scarf et al. 2011, Science - adaptation Futura-Sciences
Ces expériences se déroulaient en deux étapes. D’abord une phase de test : des lots de figures géométriques étaient présentés aux oiseaux, qui devaient donner un coup de bec sur chacun des lots, en commençant par celui qui contenait le moins de symboles, pour terminer avec le plus fourni. Au début, les symboles au sein des différents lots étaient identiques, puis figures et couleurs variaient. Les pigeons étaient récompensés en cas de bonne réponse.

Aussi bien que les macaques !
Au cours de la deuxième phase, celle des tests, les volatiles devaient classer deux lots, comprenant 1 à 9 symboles. Soit il s’agissait de lots ou de figures qu’ils avaient déjà vus au cours de la phase d’entrainement (F-F sur le graphique), soit de figures dont ils n’étaient pas familiers (N-N). Ou bien un mélange (F-N).

Résultats, ils ont fait presqu’aussi bien que les primates, ce qui est plutôt surprenant. Ces tests indiquent que les prouesses des oiseaux sont statistiquement différentes de coups de chance à répétition. Les scientifiques en ont donc conclu que les pigeons sont capables d’apprendre les règles numérales basiques. C’est effectivement d’apprentissage qu'il s’agit puisqu’avant de passer les tests, ces oiseaux ont été entraînés pendant une année. Bien sûr, ils ne semblent pas encore aussi forts que les primates en calcul mental. En 2007, l’équipe d’Elizabeth Brannon avait également montré que les macaques étaient capables de réaliser des additions. Les pigeons n’en sont pas là. Et s’ils y parvenaient, peut-être réaliseraient-ils qu’ils sont trop nombreux…


Les pigeons sont présents sur tous les continents.
© HarlanH, Flickr, cc by nc 2.0
* Pigeons on Par with Primates in Numerical Competence
* Ordering of the Numerosities 1 to 9 by Monkeys
* Université d’Otago
* Université Columbia

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 30 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-pigeons-peuvent-ordonner-les-chiffres_35576/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 3 Jan 2012 - 1:38

La plongée sans danger, les mammifères marins ont un truc...

Surprise, les mammifères marins, comme les plongeurs humains, risquent l'accident de décompression à la remontée. Ils n'ont pas d'adaptation physiologique particulière et, tout simplement, savent gérer leurs plongées. À condition qu'ils ne soient pas stressés...

Les mammifères marins passent le plus clair de leur temps sous l’eau. Certains peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface, pour reprendre de l’air, ils sont, à l’instar des plongeurs, potentiellement exposés à un accident de décompression. Au cours d’un séminaire, une trentaine de scientifiques a cherché à comprendre comment ces animaux parvenaient à éviter ces accidents.

Lorsqu’un plongeur descend en profondeur, les gaz qu’il a inspirés - surtout l'azote, principal composant de l'air - passent des poumons à la circulation sanguine, où ils se dissolvent avant de se répandre dans tout le corps. Pendant la montée le processus est inverse. En effet, nous dit la loi de Henry, un liquide retient une quantité de gaz dissous proportionnelle à la pression. Quand celle-ci diminue, le trop-plein de gaz doit donc s'évacuer. Si la diffusion des gaz dans le corps, durant la descente, se déroule gentiment, leur expulsion se fait dans le volume, au sein même des tissus ou du sang, sous forme de bulles. C’est exactement ce qui arrive quand on ouvre une bouteille de champagne.

Les bulles d'azote bloquent la circulation sanguine
Ainsi, lorsque le plongeur se dirige vers la surface, l’azote, qui était dissous dans le sang, dégaze et forme des bulles. Si la remontée est lente, le gaz est normalement transféré vers les poumons et sera finalement expiré. En revanche, si l'ascension est rapide, les bulles formées grossissent et ne peuvent pas rejoindre les poumons. Elles peuvent gêner voire bloquer la circulation sanguine dans les petits vaisseaux. C’est l’accident de décompression.


Après un plongeon, les mammifères marins ont la technique pour remonter
en évitant un accident de décompression. Pas les humains...
© Jayhem, Flickr, cc by 2.0
Le stress nuit à la gestion de l'azote
Et qu’en est-il pour les mammifères marins ? Selon les chercheurs réunis au séminaire organisé par le Centre des Mammifères Marins (MMC) de la Woods Hole Oceanographic Institution, il s’agirait d’une faculté à éviter la formation des bulles. Jusqu’à présent, les scientifiques croyaient pourtant que ces plongeurs bénéficiaient d’une batterie d’adaptations physiologiques et comportementales qui leur permettait de tolérer la formation de ces bulles d’azote. Mais en réalisant l’autopsie d’animaux échoués sur une plage, les scientifiques ont découvert des lésions létales provoquées pas des bulles de gaz. Ce qui prouve bien que les mammifères marins sont eux aussi sensibles aux accidents de décompression. Les chercheurs ont donc dû revoir leur copie.

Des études ont montré que ces animaux avaient été confrontés à un stress - en l’occurrence des sonars militaires - les amenant à un échouage. Les scientifiques ont donc suggéré que les mammifères marins sont capables de gérer leur stock d’azote. Confrontés à des stress, ils perdent cette aptitude, comme il est expliqué dans un article de la revue Proceedings of the Royal Society B. Le mécanisme n’est cependant pas encore clairement expliqué, mais cette nouvelle avancée permet d’orienter les recherches dans la bonne direction.


Certains dauphins peuvent plonger au-delà de 600m de profondeur.
© amateur_photo_bore, Flickr, cc by nc nd 2.0
* Woods hole oceanographic institution
* Deadly diving? Physiological and behavioural management of decompression stress in diving mammals

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 31 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/plongee-sans-danger-les-mammiferes-marins-ont-un-truc_35630/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 3 Jan 2012 - 1:44

La réintroduction du cheval de Przewalski mise à mal par l’hiver

Probable ancêtre de nos chevaux actuels et longtemps menacé d’extinction, le cheval de Przewalski a fait l’objet de nombreux programmes de réintroduction en Mongolie. Hélas, l’hiver 2009-2010, particulièrement rigoureux, a décimé les populations, montrant les limites de ces méthodes.

Le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii) serait un ancêtre des chevaux actuels. Il a été découvert en Mongolie en 1879. Dans les années qui suivirent, ces chevaux ont quasiment disparu à l’état sauvage car ils ont été chassés ou capturés pour être envoyés dans des zoos. Des programmes de réintroduction ont été lancés à partir de 1992. En 2009, 138 individus ont été recensés sur le site de Gobi. L’UICN a dès lors changé le statut de l’espèce, le faisant passer de « en voie d’extinction » à « en danger d’extinction ».

Ce changement de statut ne doit pas masquer le fait que la population de chevaux de Przewalski sauvage reste relativement petite. Or, les petites populations sont sensibles aux risques d’extinction. C’est d’autant plus vrai lorsque les espèces animales sont réintroduites dans des milieux durs et imprévisibles tels que les plaines mongoles. L’hiver 2009-2010, le plus rude depuis ces cinquante dernières années avec une température moyenne de -18°C, a été particulièrement meurtrier pour les populations réintroduites. Plus de 60% des chevaux sont morts durant cette saison. Petra Kaczensky, de l’Université de médecine vétérinaire de Vienne, et son équipe ont analysé le problème afin de comprendre la raison d'un tel taux de mortalité. Ses résultats sont publiés dans la revue Plos One.


Photographie prise durant l'hiver 2009-2010 dans la réserve de Gobi en Mongolie. Les conditions climatiques
ont été rudes. Elles ont causé la mort de 60% de la population des chevaux de Przewalski.
© O. Ganbaatar, N. Altansukh et G. Nisekhuu, Plos One
Les chevaux de Przewalski ont un instinct de survie plus faible
Les chevaux originaires de zoos n’ont pas le même instinct de survie que ceux nés sur place, même après plusieurs années de vie en Mongolie. Cette conclusion s’est imposée lorsqu’il a été montré que seul le comportement des chevaux a causé leur perte et non une maladie quelconque. Néanmoins, la naissance d’un nombre croissant de poulains permettrait à la population d’équidés d’acquérir une meilleure résistance face aux conditions environnementales changeantes.

Par ailleurs, l’instinct de migration aurait aussi disparu mais il n’est pas possible d’en justifier la raison à l’heure actuelle. Au sein du site de Gobi, les chevaux se répartissent en trois groupes dont un vit à l’Ouest - 19 chevaux, et deux à l’Est pour un total de 119 individus. Bien que le site protégé s'étende sur 9.000km², les troupeaux demeurent sur des territoires couvrant 152km² à 826km². Alors qu’un autre équidé, l’hémione (Equus hemionus), a migré vers l’Ouest lorsque les conditions climatiques se sont dégradées, les chevaux de Przewalski sont restés sur leurs territoires habituels malgré les conditions climatiques, la mort de leurs congénères et l’absence de nourriture. Malheureusement, ce sont les deux zones situées à l’Est qui ont été les plus durement touchées par les chutes de neige, d'où le nombre de décès particulièrement important.

L’exemple des chevaux de Przewalski illustre bien la faiblesse de la méthode visant à faire grandir des petites populations d’animaux quand elles sont introduites dans des milieux rudes. Les résultats de l’étude suggèrent donc de prendre en compte des risques de catastrophes naturelles même s’ils sont difficiles à déterminer, de multiplier les sites de réintroduction et de les éparpiller dans l’espace. Heureusement, le parc national mongol de Hustai a moins souffert des mauvaises conditions hivernales et les chevaux qu'il abrite ont mieux survécu.


Le cheval de Przewalski est considéré comme étant un ancêtre des chevaux actuels.
Il fait l'objet de programmes de réintroduction en Mongolie.
© Henryhartley, Wikipedia commons
* The danger of having all your eggs in one basket-winter crash of the re-introduced Przewalski's horses in the Mongolian Gobi

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 31 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/la-reintroduction-du-cheval-de-przewalski-mise-a-mal-par-lhiver_35645/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 4 Jan 2012 - 1:40

En aquarium, l'agressivité des poissons dépend du volume... et du décor

Les animaux ont besoin d’espace ! L'affirmation semble évidente pour la plupart de nos compagnons domestiques. Pourtant, il en est un qui est souvent oublié, le poisson ! Une étude révèle que l’agressivité des poissons peut être liée à la pauvreté du décor et donc, en pratique, à la taille des aquariums.

Le confinement des animaux pose problème depuis que ses effets négatifs ont été démontrés pour de nombreuses espèces. Il affecte le bien-être des animaux captifs en causant l’apparition de comportements stéréotypés (mouvements répétitifs, agressivité, etc.). Si le public prend conscience et s’émeut de ces problèmes pour des animaux tels que les ours, les tigres ou les dauphins, il oublie bien souvent que les poissons se trouvant dans l’aquarium du salon sont eux aussi confinés dans un espace restreint. Une étude sérieuse vient de confirmer le lien existant entre l’agressivité des poissons, la taille des aquariums et, surtout, la complexité des décors.

Les cichlidés Midas (Amphilophus citrinellus) ont des comportements agressifs entre eux en aquarium et non dans le milieu naturel. C’est ce qu’a constaté Ronald G. Oldfield de l’Université du Michigan. Il a dès lors souhaité tester les facteurs engendrant cette agressivité. Ses résultats sont publiés dans la revue Journal of Applied Animal Welfare Science. Curieusement, l’effet de surpeuplement en aquarium est mis hors de cause. Les individus étudiés ont en effet montré des comportements agressifs identiques quelle que soit la quantité de poissons placés dans un aquarium de 38 litres, une taille standard fréquemment rencontrée dans les ménages français.


Ce cichlidés Midas (Amphilophus Citrinellus) peut être agressif en aquarium... parce qu'il manque d'intimité.
©
www.flower-horn.de
Le poisson doit se sentir chez lui
De même, l’augmentation de la taille des aquariums de 38l à 380 litres n’affaiblit pas la sensation de mal-être d’un poisson tant… qu’il n’y a pas de décors. En effet, le seul facteur à avoir provoqué une diminution des comportements agressifs est l'installation d'un environnement complexe. Tout comme l’être humain ou d’autres animaux, l’agressivité ressentie envers un congénère diminue lorsque le contact visuel est rompu.

Le poisson a, en quelque sorte, besoin de pouvoir s’isoler des autres pour vaquer à ses affaires. Or, la richesse de l'environnement que permet un aquarium dépend de sa taille. Un volume étriqué abrite moins de décors. Par conséquent, les poissons vivant à l’intérieur seront plus agressifs. Ces résultats valident certainement de nombreuses observations faites par des aquariophiles avertis. Les poissons font partie de nos animaux domestiques. Avec son étude, Ronald G. Oldfield a probablement voulu rappeler qu’ils méritent autant d’attention que les chiens et les chats et qu’il faut également penser à leur bien-être. Il serait peut-être temps de cesser de mettre des poissons rouges dans des petits bocaux ronds et vides…


Un poisson a besoin de décors et d'espace pour se sentir bien dans
un aquarium. C'est maintenant prouvé scientifiquement !
© -Fearless-, Flickr
* New York Times: An Idyllic Picture of Serenity, but Only if You’re Not Inside
* Article scientifique: Aggression and Welfare in a Common Aquarium Fish, the Midas Cichlid

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 2 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-aquarium-lagressivite-des-poissons-depend-du-volume-et-du-decor_35615/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 5 Jan 2012 - 1:50

Devenues zombies, des abeilles parasitées sortent la nuit

Apis mellifera, l'abeille domestique, souffre de nombreux maux. Mais en voilà un nouveau, la mouche Apocephalus borealis. Une fois infectée par elle, l'abeille, telle un zombie, adopte des comportements anormaux et finit par mourir. Encore un facteur qui contribue au syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles.

Des scientifiques américains ont trouvé un agent pathogène qui contribue au syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (CCD pour Colony Collapse Disorder) - cette inquiétante diminution des populations. Ce pathogène, c’est une mouche parasite de la famille des phoridés, Apocephalus borealis. Depuis quelques années, les abeilles domestiques (Apis mellifera) sont victimes d’une surmortalité aussi surprenante qu’inexpliquée. Néanmoins plus les recherches avancent, plus il semble qu’elle soit induite par une combinaison de facteurs agissant en synergie. L’association d’un champignon pathogène et d’un insecticide, celle d’un acarien et d’un champignon, etc.

Apocephalus borealis, un parasite d'Apis mellifera
Le syndrome d’effondrement des colonies est particulièrement intense aux États-Unis, où l’étude concernant A. borealis a été réalisée. D’ailleurs, Yves Le Conte, chercheur à l’INRA, indique à Futura-Sciences qu’il n’a « pas connaissance de ce parasite en France ».


Deux larves d'Apocephalus borealis sortant du corps d'une abeille domestique (Apis mellifera).
© Core et al. 2012, Plos One
Cette mouche dont la cible initiale est le bourdon, s’attaque désormais aux abeilles. Afin de se reproduire, elle pond ses œufs dans l’abdomen de son hôte. Les larves s’y développent pendant quelques jours puis en sortent avant la métamorphose, comme les auteurs l’expliquent dans un article de Plos One.

Les abeilles s'enfuient pour mourir
En quoi contribue-t-elle à la mortalité des abeilles ? Les larves ont sans doute la capacité d’agir indirectement sur le comportement de leur hôte. Les abeilles infectées, en effet, sortent de la ruche pendant la nuit pour aller rechercher une source de lumière et meurent. Selon les auteurs, il est donc possible que les parasites aient la capacité de changer les rythmes circadiens de l'hôte ou de manipuler sa sensibilité à la lumière. Une autre hypothèse, selon laquelle les insectes infectés, altruistes, quitteraient la ruche afin de protéger la colonie du parasite, est également avancée.

En plus de cet exode, les abeilles adoptent un comportement anormal, signe de désorientation - elles tournent en rond par exemple - et éprouvent beaucoup de difficulté à tenir en équilibre sur leurs six pattes. Dans ces cas, il est également possible que les mouches parasites agissent en synergie avec un autre pathogène. En réalisant une recherche au sein du corps des abeilles et de celui des mouches, les chercheurs ont mis en évidence la présence de deux parasites connus pour avoir des effets nocifs sur A. mellifera. Nosema cerana, un champignon, et le virus des ailes déformées, un iflavirus.

Jusqu'à présent, A. borealis n’a été retrouvée qu'à l'intérieur de ruches américaines, en Californie et dans le Dakota du Sud. Maintenant qu’il est identifié, espérons que ce problème saura être canalisé et qu’il ne s’étendra pas. Difficile à éviter sachant que les apiculteurs américains pratiquent abondamment la transhumance. « La France et le reste de l’Europe ne sont donc pas touchés mais un parasite similaire, Senotainia, possède la même stratégie pour se développer dans les pays du pourtour méditerranéen. Une espèce a été particulièrement problématique en Italie il y a quelques années », se rappelle Yves Le Conte.


Une abeille ouvrière vit normalement de cinq à six semaines.
© Core et al. 2012, Plos One
* A New Threat to Honey Bees, the Parasitic Phorid Fly Apocephalus borealis
* INRA - Abeilles et Environnement
* The University of California, San Francisco

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 4 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/devenues-zombies-des-abeilles-parasitees-sortent-la-nuit_35796/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 5 Jan 2012 - 20:48

L'ourson blanc Siku ouvre les yeux pour la première fois


Siku, le petit ourson blanc né au Danemark. Cliquer sur l'image pour voir la vidéo.
Siku, un ourson blanc devenu une star sur Internet, a ouvert les yeux pour la première fois. Découvrez dans cette vidéo cet adorable bébé-ours, mis au monde au Danemark.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/video/20111227/192884388.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 5 Jan 2012 - 21:16

Le mystère de la mort des "Oiseaux" d'Hitchcock enfin résolu

De nouveaux résultats permettent de comprendre ce qui s’est passé la nuit du 18 aout 1961 lorsque la ville de Santa Cruz a été envahie par des oiseaux désorientés ou mourants, inspirant le cinéaste Alfred Hitchcock. L’acide domoïque, une toxine produite par du phytoplancton, serait en cause.

Les habitants de la ville de Santa Cruz, en bordure de la Baie de Monterey, en Californie ont vécu une expérience des plus étranges la nuit du 18 août 1961. Ils ont été réveillés vers 3h du matin par des nuées d’oiseaux marins, principalement des puffins fuligineux (Puffinus griseus), venant se jeter contre leurs maisons. Au petit matin, la ville était recouverte de volatiles désorientés, assommés ou morts. De nombreux spécimens avaient régurgité des anchois. Pour un zoologiste de l’époque, les oiseaux se seraient perdus dans le brouillard, une explication loin d’être convaincante. Cet événement est resté dans les mémoires notamment parce qu'il a fortement inspiré Hitchcock pour son film "Les Oiseaux".

Une équipe dirigée par Sibel Bargu, de l’Université de Louisiane, vient de fournir une explication plus plausible dans un article publié le 22 décembre dans Nature Geoscience. Un rapprochement a été effectué avec un autre événement de mort massive d’oiseaux. En 1991, de nombreux pélicans bruns (Pelecanus occidentalis), des oiseaux piscivores, ont été retrouvés morts dans la même région. Seulement cette fois, le coupable a été trouvé, l’acide domoïque.

L’acide domoïque est une neurotoxine produite par des organismes composant le phytoplancton, les diatomées du genre Pseudo-nitzschia. La toxine a été observée en grande quantité dans les estomacs des poissons ingérés par les pélicans. L’acide domoïque a une structure homologue au glutamate, le neurotransmetteur excitateur le plus important du système nerveux central. La fixation de la toxine sur le récepteur spécifique du glutamate engendre différents problèmes chez les oiseaux et les mammifères. La confusion, la désorientation, des convulsions, le coma ou la mort.


Alfred Hitchcock, qui possédait une villa à Santa Cruz, s'est inspiré de l'invasion des oiseaux qu'a subie
cette ville pour réaliser son film "Les Oiseaux" sorti en 1963. De nombreux oiseaux ont percuté les
maisons tandis que d'autres, sans doute attirés par la lumière,
se précipitaient vers les personnes sortant des maisons.
© Universal Pictures
Les oiseaux de Santa Cruz étaient intoxiqués
Les symptômes de l’absorption de la neurotoxine correspondent à ce qui a été observé sur les oiseaux de Santa Cruz en 1961. Les puffins fuligineux auraient-ils aussi été empoissonnés comme les pélicans bruns ? Ne possédant pas d’échantillons d’eau de l'époque, les chercheurs ont analysé le contenu intestinal de zooplanctons herbivores, se nourrissant entre autres de diatomées, prélevés en 1961 et conservés jusqu’à aujourd'hui. Plus de 79% des diatomées mangées par la microfaune aquatique de l’époque appartiennent au genre Pseudo-nitzschia. Les oiseaux ayant inspiré Hitchcock seraient donc morts empoissés à l’acide domoïque, comme les pélicans bruns.

Le scénario proposé par les scientifiques est le suivant. La Baie de Monterey se trouve dans un environnement côtier très productif grâce à des courants d’Upwelling. Ce type d’environnement et des conditions météorologiques favorables auraient été responsables d’un bloom planctonique. De grandes quantités de diatomées toxiques auraient été ingérées par les poissons, provoquant ainsi une accumulation de la neurotoxine dans la chaîne alimentaire. Ces poissons auraient à leur tour été mangés par les puffins fuligineux concentrant encore plus l’acide domoïque au point de causer les troubles neurologiques responsables du comportement des oiseaux. Voilà une explication rationnelle qui n'aurait sans doute pas trop plu à Alfred Hicthcock...


Des puffins fuligineux intoxiqués par leur nourriture sont morts par dizaines dans la ville de Santa Cruz en 1961.
La toxine en cause est l'acide domoïque qui agit au niveau du système nerveux central.
© Mike Baird, Flickr, cc-by-2.0
* Nature Geoscience: Mystery behind Hitchcock's birds

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 5 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-mystere-de-la-mort-des-oiseaux-dhitchcock-enfin-resolu_35789/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 7 Jan 2012 - 0:16

Le rhinocéros de Java n'est pas mort…

On savait la situation du rhinocéros de Java bien mal en point. La mort récente du dernier spécimen vietnamien, œuvre de braconniers, n'avait rien fait pour l'arranger. Mais trente-cinq individus viennent d'être filmés dans un parc indonésien, dont cinq jeunes, signe que les adultes se reproduisent. Tous les espoirs sont désormais permis...

Il y a environ deux mois, on annonçait la disparition du dernier Rhinocéros de Java du Vietnam. Mais aujourd’hui, bonne nouvelle, les quelques individus restants, qui vivent en Indonésie, ont été filmés dans un parc naturel, sur l’île de Java, justement. Les rhinocéros, celui de Java (Rhinoceros sondaicus) y compris, sont la proie des braconniers qui revendent les cornes en Chine. Et au lieu de tranquilliser l'animal pendant qu’ils scient la corne, ces amoureux de la nature préfèrent le tuer. Si bien que l'espèce est fortement menacée et que le dernier des individus présents au Vietnam avait été retrouvé mort et sans corne il y a quelques semaines.

Trente-cinq rhinocéros de Java filmés
On suspectait qu’il restait une cinquantaine d’individus (quarante-quatre pour être précis) sur l’île de Java, en semi-liberté à l'intérieur du parc national de Ujong Kulon. Le film qui vient d’être réalisé par les caméras cachées et à infrarouge placées par le ministère indonésien prouve que ces individus sont toujours vivants, mais il y a mieux ! En effet, parmi les trente-cinq spécimens passés devant les caméras, cinq sont des juvéniles. Ce qui veut dire que les adultes se reproduisent et que la population croît. Un signe également de bonne santé.


Répartition du rhinocéros de Java, après la mort du dernier spécimen vietnamien.
© Jay Henry, Wikipédia, domaine public - adaptation Futura-Sciences
Ainsi, les autorités ont recensé vingt-deux mâles et treize femelles dont cinq juvéniles (quatre mâles et une femelle). Les scientifiques sont néanmoins inquiets que la supériorité numérique des mâles puisse mener à des combats pour l’accès aux femelles, des affrontements susceptibles d'aboutir à une issue fatale pour un des deux combattants.

Un sanctuaire de reproduction
Afin de mettre toutes les chances du côté du rhinocéros de Java, les autorités indonésiennes ont décidé de créer un sanctuaire de reproduction destiné à ces animaux, au sein du parc, sur une surface de 38.000hec., soit près d’un tiers du parc. Avec de tels moyens mis en place, le gouvernement aspire pouvoir compter entre soixante-dix et quatre-vingt spécimens d’ici à 2050.

En espérant que la population ne sera pas préalablement décimée par les braconniers. Car selon les Chinois, la poudre de corne aurait des vertus aphrodisiaques, alors qu’elle est essentiellement constituée de kératine, et les hommes la consomment solubilisée dans l’eau. Afin de dissuader le trafic de ces cornes, des associations avaient suggéré de couper celles des rhinocéros (sans les tuer, évidemment) avant que les braconniers ne s’en chargent ou bien, plus original, d’injecter dans les cornes un produit au pouvoir laxatif puissant… De quoi refroidir certaines velléités.


Il resterait quarante-quatre rhinocéros de Java sur Terre, tous regroupés dans un parc en Indonésie.
© Chinatownchef, Flickr, cc by nc nd 2.0
* Ujong Kulon

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 6 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-rhinoceros-de-java-nest-pas-mort_35772/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 7 Jan 2012 - 0:27

Une soie super-résistante produite pas un ver OGM

Un ver à soie génétiquement modifié ! C'est ce que des chercheurs ont mis au point pour produire une soie d'une résistance exceptionnelle, proche de celle des toiles d'araignée. Et pour cause, ils ont inséré les gènes responsables de la synthèse des fibres de soie chez l'araignée dans le génome d'une larve du bombyx du mûrier.

La soie d’araignée, dont les secrets avaient révélés il y a quelques mois par une équipe de chercheurs allemands, est une fibre extrêmement résistante. Bien davantage que le Kevlar, pour des densités plus faibles que le nylon ou le coton. Mais en produire en grande quantité est un défi qui n’a pas encore été relevé par les scientifiques. Les araignées sont en effet incapables de vivre en élevage. Elles sont territoriales et passent un grande partie de leur temps à se battre voire se dévorer et la production de soie chute drastiquement. En revanche, l’élevage des vers à soie, la larve du papillon Bombyx mori, est extrêmement simple et déjà fortement développé. Leur soie est cependant de moins bonne qualité.

La transgénèse au service de l'industrie
Que faire ? La génétique permet de prélever les gènes impliqués dans la synthèse des protéines de la soie chez les araignées et de l’introduire à l'intérieur du génome des chenilles. Ainsi, on obtient des organismes génétiquement modifiés capables de fabriquer des fibres plus résistantes, de meilleure qualité.


L'araignée Darwin (Caerostris darwini) produit la soie la plus résistante au monde.
© GalliasM, Wikipédia, cc0 1.0
C’est exactement ce qu’ont réalisé des chercheurs chinois et américains des Universités du Wyoming, Notre-Dame et de Zhejiang. Les résultats de leurs travaux sont publiés dans la revue Pnas. Pour cela, ils ont employé un morceau d’ADN facilement transposable à l'intérieur d'un génome étranger (un transposon), très utilisé pour transgénèse, le piggyBac. Ce fragment d’ADN, identifié par un des auteurs de la publication dans les années 1980, permet de facilement extraire un gène d’un organisme puis de l’insérer au sein d'un autre.

Ainsi, les chercheurs ont prélevé les gènes responsables de la synthèse de la soie chez l’araignée et les ont introduits au sein du génome du ver, au niveau des glandes séricigènes (qui produisent la soie). Gadget supplémentaire, ils ont également inséré un gène qui confère des yeux rouges aux chenilles génétiquement modifiées afin de pouvoir les reconnaître.


Forme adulte du ver à soie, Bombyx mori.
© DavidHT, Flickr, cc by 2.0
Une soie hybride, fabriquée par le ver et l'araignée
Grâce à cela, ils ont pu obtenir une soie plus robuste. Certes, elle est encore majoritairement composée de fibres de la chenille, mais elle en contient de 2% à 5% d'origine arachnéenne. Assez pour que les propriétés mécaniques changent, elle est ainsi plus élastique et plus résistante. D’autres chercheurs étaient déjà parvenus à produire une soie hybride, les fibres de l’araignée et celles du ver n’étaient pas entremêlées. Les premières entouraient les secondes et lors de la récolte des cocons, elles n’étaient pas gardées. Dans ce travail international, toutes les fibres sont entremêlées.

Des applications en médecine reconstructive sont envisagées, tel que ligament, suture, etc… Une matière si résistante et élastique pourrait aussi remplacer certains plastiques. Le prochain objectif de l’équipe de chercheurs consistera pour cela à mettre au point un ver génétiquement modifié qui produira majoritairement voire uniquement des fibres arachnéennes.


L'élevage du ver à soie est vieux d'au moins 5.000 ans.
© eschipul, Flickr, cc by sa 2.0
* Silkworms transformed with chimeric silkworm/spider silk genes spin composite silk fibers with improved mechanical properties
* Université du Wyoming
* Université Notre-Dame
* Université de Zhejiang

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 6 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/une-soie-super-resistante-produite-pas-un-ver-ogm_35812/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 8 Jan 2012 - 1:21

Les chiens nous écoutent avec les yeux

La parole ne suffit pas. Les chiens regardent aussi nos intentions avant d’agir. La réceptivité des chiens à la communication humaine serait identique à celle d’un jeune enfant. Ce résultat justifierait l’amour que de nombreuses personnes portent à ces animaux de compagnie.

De nombreux maîtres s’en sont déjà rendu compte. Les chiens sont très attentifs à notre regard et à notre posture lorsqu’ils reçoivent des ordres. Pour comprendre ce comportement, des chercheurs de l’Académie hongroise des sciences ont décidé d’étudier la réceptivité de ces animaux à l’égard de la communication humaine. Ils ont utilisé un dispositif permettant de suivre la trajectoire visuelle des chiens face à différents stimuli visuels ou auditifs.

Les chiens ont été confrontés à deux vidéos. Elles présentent une personne derrière une table sur laquelle reposent deux pots identiques. Dans la première vidéo, la personne regarde les canidés et leur parle à voix haute avant de tourner la tête et de regarder un des pots. Dans la seconde vidéo, la personne n’établit pas de contact visuel et parle à voix basse. Le regard des chiens est alors analysé. Les résultats, publiés dans Current Biology, montrent que les chiens sont plus attentifs à l’humain montrant des intentions de communications avant d’agir (contact visuel, parole). Ils suivent alors le regard de l'expérimentateur et finissent par regarder le même pot.


Les chiens testés suivent le regard des personnes qui ont parlé fort en les regardant dans les yeux. Cette expérience donne les mêmes résultats
sur des enfants en bas âge. C'est la première fois que des techniques de suivi des trajectoires visuelles ont été appliquées aux chiens.
© Téglas et al., 2012, Current Biology
Ce test n’est pas nouveau mais il était utilisé auparavant sur des enfants. Par comparaison, il apparaît que la réceptivité des chiens à la communication humaine est similaire à celle des enfants âgés de 6 mois à 2 ans. De plus en plus de preuves montrent que les Hommes et les chiens partagent des compétences sociales identiques, avec une sensibilité importante à l’égard des intentions communicatives. Cette conclusion justifierait l’attirance des Hommes pour ces animaux de compagnie. Mais on ne sait toujours pas comment le cerveau des canidés traite l’information.

* Current Biology: dogs' gaze following is tuned to human communicative signals

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 7 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-les-chiens-nous-ecoutent-avec-les-yeux_35868/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 8 Jan 2012 - 20:36

L’association improbable d’une pieuvre et d’un poisson

Un poisson imite une pieuvre mimétique. Cette association peu probable, filmée en Indonésie, démontre à quel point l’art du mimétisme peut être poussé à l’extrême par certains animaux.

Le mimétisme et le camouflage sont couramment employés par des organismes vivants pour assurer leur survie. Certains insectes ou reptiles ressemblent à des végétaux pour se rendre invisibles aux yeux de leurs prédateurs. Beaucoup se camouflent, comme le phasme vert ou les caméléons du genre Brookesia. D’autres imitent l’apparence d’organismes toxiques. C’est le mimétisme dit batésien, pratiqué par exemple par tous les papillons mimant leurs congénères du genre Heliconiiae. L’utilisation de ces stratégies adaptatives donne parfois naissance à des situations cocasses.

La pieuvre mimétique (Thaumoctopus mimicus) vit dans les eaux indonésiennes. Elle est capable d’imiter des poissons toxiques (dont le poisson lion) ou un serpent de mer. Elle y parvient en modulant la forme de son corps avec ses bras et en adaptant son comportement, notamment sa manière d’onduler. Sa coloration blanche et brune accentue les similitudes. Ce comportement lui permet de se déplacer sans risque majeur. Les eaux convoitées par la pieuvre abritent également un petit poisson timide et peureux appartenant à l’espèce Stalix histrio (ou black-marble jawfish, en anglais). Il vit sur les fonds sableux constamment à l’affût du moindre prédateur. En cas de danger, il recule brusquement dans un abri dont il ne s’éloigne jamais.

Un exemple de mimétisme opportuniste
Mais quel lien peut bien unir ces deux individus ? Grâce à ses couleurs, le black-marble jawfish est capable de reproduire visuellement l'apparence d'un bras de la pieuvre et de la suivre dans ses moindres déplacements. Il devient ainsi invisible aux yeux des prédateurs et peut donc s’éloigner de son abri sans danger. L’octopode ne semble pas prêter attention à ce profiteur. Dans cette situation, donc, un poisson imite une pieuvre qui elle-même imite un poisson !


Un poisson de l'espèce Stalix histrio suit une pieuvre imitatrice (Thaumoctopus mimicus).
Il n'est plus visible pour ses prédateurs et peut donc s'éloigner de son abri.
© Godehard Kropp, Youtube
Cette association étonnante a été filmée par Godehard Kopp de l’Université de Gottigen. Rich Ross et Luiz Rocha de l’Académie des Sciences de Californie ont confirmé l'identité des espèces en présence. Face à cette nouveauté, ces trois scientifiques ont publié un article dans la revue Coral reefs. Il s’agirait d’un mimétisme opportuniste. Le black-marble jawfish profiterait de la présence d’une pieuvre ayant les mêmes couleurs que lui pour se comporter de la sorte. Ce type de relation n'avait jamais été décrit auparavant au sein des récifs coralliens.


Le poisson Stalix histrio (montré par les flèches rouges) pratiquerait le mimétisme par opportunisme puisqu'il a la même couleur que
la pieuvre. Cette association n'est possible que lorsque les aires de répartition des deux espèces se chevauchent.
© Ross et al., 2011
* Coral Reefs: Opportunistic mimicry by a Jawfish

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 8 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/limitateur-imite-lassociation-improbable-dune-pieuvre-et-dun-poisson_35837/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 9 Jan 2012 - 20:16

Pour la première fois, des requins hybrides découverts en Australie

C'est le long de la côte est de l'Australie que les premiers requins hybrides ont été découverts. Deux espèces proches se sont accouplées et ont donné naissance à une descendance viable, qui s'est elle-même reproduite. Résultat, l'une des deux espèces a réussi à étendre son aire de répartition.

Carcharhinus tilstoni, requin endémique de l’Australie et le requin bordé (C. limbatus) sont très proches. Seules quelques caractéristiques physiques, comme la taille, permettent de les différencier. Leurs aires de répartition sont différentes mais celle de C. limbatus recouvre entièrement celle son cousin australien, le long des côtes est de l’île. Des chercheurs se sont rendu compte que ces deux espèces s’étaient accouplées, donnant naissance à des requins hybrides. C’est la première fois que ce phénomène est observé au sein des chondrychtiens (requins, raies et chimères). Le croisement est relativement répandu chez les être vivants, notamment les végétaux. Au sein du milieu marin, ce phénomène a déjà été observé plusieurs fois, et particulièrement chez les poissons sarcoptérygiens. Il faut dire que le mode de reproduction est différent de celui des chondrychtiens. Alors que ceux-ci pratiquent une reproduction sexuée interne, celle des poissons osseux est externe. Ils larguent leurs gamètes dans la mer, laissant aux femelles le soin de s’en saisir ultérieurement.

S'hybrider pour accroître son aire de répartition
Mais quel est l'avantage de s'accoupler avec une espèce différente ? Les eaux dans lesquelles nage C. tolstoni, le long des côtes australiennes sont moins profondes et plus chaudes. Son cousin, en revanche, a la capacité d’évoluer également dans des eaux plus froides. En se croisant avec lui, C. Tolstoni permet de donner naissance à une progéniture qui sera capable d’étendre son aire de répartition vers des milieux qui lui sont à priori hostiles.


Individus hybrides et purs retrouvés le long de la côte est de l'Australie. Ct: C. tolstoni - Cl: C. limbatus.
© Morgan et al. 2011, Conservation Genetics - adaptation Futura-Sciences
C’est en réalisant un simple inventaire destiné à l’industrie de la pêche que les chercheurs australiens sont tombés sur des individus qui avaient un profil génétique d’une espèce et des caractéristiques phénotypiques de l’autre. Ils ont donc approfondi leur recherche en réalisant l’analyse génétique - ADN mitochondrial et nucléaire - de requins d’une grande partie de la côté est de l’Australie. Leurs résultats sont publiés dans Conservation Genetics.

Des requins hybrides qui se reproduisent
Ils ont trouvé 57 hybrides appartenant à plusieurs générations. Des simples (F1), résultant de l'association des deux espèces, et des croisés (B+), issus de l’accouplement soit d’un F1 avec un individu « pur » ou bien de deux F1. Signe non seulement que ce phénomène n’est pas tout à fait nouveau, mais surtout, que les hybrides formés sont capables de s'accoupler avec les deux espèces parentes, prouvant le succès de l’hybridation. Ils ont ensuite effectué une analyse géographique de la répartition de ces hybrides, par rapport aux spécimens « purs » et ont pu observer que plusieurs d'entre eux vivaient à environ 2.000km plus au Sud que le requin australien, où il n’aurait jamais pu vivre.

Certains êtres vivants doivent s’adapter pour agrandir leur aire de répartition ou conquérir de nouveaux milieux. D’autres se reproduisent tout simplement avec des espèces déjà adaptées…


Le requin bordé est quasi menacé selon la classification de l'UICN.
© Olivier Roux, Flickr, cc by nc 2.0
* Detection of interspecies hybridisation in Chondrichthyes: hybrids and hybrid offspring between Australian (Carcharhinus tilstoni) and common (C. limbatus) blacktip shark found in an Australian fishery

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 8 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/pour-la-premiere-fois-des-requins-hybrides-decouverts-en-australie_35840/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 11 Jan 2012 - 1:24

Un requin zèbre se reproduit seul, par parthénogenèse

Se reproduire seul, c'est possible ! Grâce à la parthénogenèse. C'est d'ailleurs ce que fait un requin zèbre femelle vivant en absence de mâle dans un aquarium de Dubaï, alors que ce phénomène, exploité par des insectes, est rare chez les poissons.

Un phénomène étrange s’est déroulé dans un aquarium d’un hôtel de Dubaï des Émirats Arabes Unis. Un requin zèbre femelle (Stegostoma fasciatum) s’est reproduit alors qu’il n’a croisé aucun mâle depuis plusieurs années. Cette curiosité a un nom, la parthénogénèse, phénomène par lequel un unique gamète femelle conduit à la formation d'un individu. Il n'y a donc pas de fécondation et la progéniture ne peut être que d'un seul sexe.

Chez les insectes, ce mode de reproduction est assez commun. Par exemple, les abeilles ou les fourmis mâles naissent par parthénogénèse. Lors de l’accouplement, le mâle - qui meurt juste après - remplit la spermathèque de la femelle. Elle s’en servira pour produire toutes les ouvrières ou nouvelles reines. Quand la spermathèque est vide, la reine donne naissance à des mâles et le cycle recommence. Plutôt pratique.


Les requins zèbres vivent le long des côtes de l'Océan Indien.
© Gautsch, Flickr, cc by sa 2.0
Mais chez les reptiles ou les poissons, ce phénomène est beaucoup plus rare. Il y a une dizaine d’années, un requin marteau femelle avait défrayé la chronique en pondant plusieurs années de suite des œufs viables dans un aquarium du Nebraska dépourvu de mâle. Cette technique permet de se reproduire sans aucun autre individu, ce qui est commode lorsque les congénères se font rares. Ce fut le cas après les différentes extinctions de masse que les requins ont traversées avec succès pendant 400 millions d'années, contrairement à de nombreuses espèces qui leur étaient contemporaines.

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 9 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-un-requin-zabre-se-reproduit-seul-par-parthacnogenase_35872/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 11 Jan 2012 - 1:37

Aux Galápagos, une tortue disparue reparaît après 150 ans !

Une espèce éteinte qui reparaît ! C'est ce qui est arrivé pour Chelonoidis elephantopus, une tortue des îles Galápagos, qu'on croyait disparue depuis environ 150 ans. Il n'en était rien, comme le montrent des analyses génétiques récentes. Pourtant, personne n'a vu cette mystérieuse tortue...

Une équipe de chercheurs emmenée par Adalgisa Caccone, de l’Université Yale, a analysé le profil génétique des tortues vivant sur une des îles de l’archipel des Galápagos si cher à Charles Darwin. Ces scientifiques ont montré qu’il était très probable que la tortue Chelonoidis elephantopus, que l’on croyait éteinte depuis environ 150 ans, soit en réalité encore vivante. Pourquoi seulement « très probable » ? Parce que... personne n’a vu la tortue en question. Mais l’ADN ne ment pas et l’analyse génétique réalisée par les chercheurs ne laisse pas de place au doute. Ces résultats ont été publiés dans Current Biology.

Migration par bateau pirate
Ce que les biologistes savaient, c’est que C. elephantopus s’était accouplée avant sa disparition présumée avec au moins une autre espèce, C. becki. Et cela sur une deuxième île de l’archipel. Alors que C. elephantopus était endémique de l’île Floreana, sa cousine occupait l’île principale, Isabela. Ce sont certainement des pirates qui ont aidé la première à rejoindre la seconde au début du XIXe siècle. Ces animaux, terrestres, auraient été incapables de migrer sur des telles distances à la nage.


Les différents croisements observés par les scientifiques, pour les individus hybrides. Dans les deux premiers cas, à gauche et au centre,
on a un croisement entre un individu pur et un individu hybride. Dans le troisième cas, un hybride F1, issu de deux parents purs.
© Garrick et al. 2012, Current Biology - adaptation Futura-Sciences
Pour parvenir à leurs conclusions, les scientifiques ont établi les profils génétiques de ces hybrides, réalisant des prélèvements sur 1.669 individus. Puis ils ont reconstruit l’histoire - le pedigree - des tortues de l'île. Chose assez complexe car les premiers hybrides se sont ensuite accouplés entre eux ou avec des spécimens « purs » de différentes espèces, menant à des degrés d’hybridation variés.

Une hybridation récente
Pourtant, ces analyses ont permis non seulement de confirmer qu’il y avait bien eu des croisements entre les différentes espèces, mais en plus, que 84 des individus étudiés possédaient un génome fortement similaire à celui de C. elephantopus. La très bonne conservation de l’ADN mitochondrial qui n’est transmis que par la mère, et la jeunesse de certains des individus - trente d’entre eux ont moins de 15 ans - indiquent que ce croisement s’est effectué il y a peu, à savoir avant l’extinction présumée. Ce qui signifie que ces profils génétiques ne peuvent s’expliquer que si l’un des parents, et à plus forte raison la mère, appartenait à l’espèce C. elephantopus.


Les tortues hybrides ont été trouvées sur les îles de l'archipel des Galápagos rendu célèbre grâce aux pinsons de Charles Darwin.
© Université Yale
Malgré tout, les analyses montrent également que le nombre de spécimens purs encore vivants est extrêmement faible. Même si ces tortues peuvent peser plus de 400kg, il sera difficile pour les chercheurs d’en capturer une dans la jungle de l’île qui abrite environ 7.000 tortues. 'Une aiguille dans une botte de foin'.

* Genetic rediscovery of an ‘extinct’ Galápagos giant tortoise species
* Université Yale
* Adalgisa Caccone

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 10 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/aux-galapagos-une-tortue-disparue-reparait-apres-150-ans_35930/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 12 Jan 2012 - 0:50

Microcebus gerpi, un lémurien inconnu découvert à Madagascar

Une nouvelle espèce de primate a été découverte sur l'île de Madagascar. Il ne s'agit pas d'un singe mais d'un petit lémurien de moins de 10cm, baptisé Microcebus gerpi. Il se cachait dans la forêt tropicale humide, à l'Est de l'île.

Un nouveau lémurien a été découvert par une équipe de chercheurs dans une zone encore peu étudiée de l’île de Madagascar, la forêt de Sahafina à proximité du parc national de Mantadia, au Nord-Est de l’île. Cette espèce a été nommée Microcebus gerpi (microcèbe de Gerp), en référence au Groupe d’Etude et de Recherche sur les Primates de Madagascar (GERP) qui a mené les investigations. Les microcèbes font partie des lémuriformes et de la famille des cheirogaleidés.

À ce titre, ce sont des primates. M. gerpi mesure environ 8,4cm et pèse 68g. L’espèce qui lui est la plus proche d’un point de vue génétique est M. jollyae, légèrement plus grande de 9,3cm pour un poids moins important de 61g en moyenne. Les deux espèces peuvent aussi se différencier morphologiquement car M. gerpi possède une queue sensiblement plus longue.

Microcebus gerpi est différencié grâce à son ADN mitochondrial
C’est surtout avec M. hilahystara qu’elle pourrait être confondue car ces deux espèces occupent la même aire de répartition. Les différences morphologiques sont en revanche plus importantes avec M. jollyae. Globalement, le microcèbe de Gerp est considéré comme un lémurien de corps assez large. Son pelage arbore des teintes marron-gris. La couleur de sa tête tire davantage vers le rouge.


Le microcèbe de Gerp a la tête sensiblement plus rouge que son corps.
© Blanchard Randrianambinina
C’est au cours d’un inventaire réalisé pendant les années 2008 et 2009 que les biologistes sont tombés sur plusieurs spécimens inconnus. En effectuant des mesures et des analyses sur trois loci de l’ADN mitochondrial, les chercheurs se sont aperçus que certains individus ne correspondaient à aucun être vivant décrit. Ce microcèbe ne semble pour l’instant vivre qu'à l'intérieur de la forêt de Sahafina, dans un climat tropical humide et les différents individus ont été retrouvés à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer.


Le genre des microcèbes contient désormais 19 espèces.
© Blanchard Randrianambinina
Le GERP avait déjà découvert d’autres espèces de microcèbes comme M. berthae le plus petit lémurien de Madagascar au cours des dernières années, faisant ainsi diminuer le nombre d’animaux restant à découvrir. Une étude datant d'août 2011 avait estimé ce chiffre à un peu moins de 7 millions…

* Revue de primatologie - GERP

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 11 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/microcebus-gerpi-un-lacmurien-inconnu-daccouvert-a-madagascar_35901/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 13 Jan 2012 - 1:51

Concours de petitesse chez les grenouilles, and the winner is...

Alors que Paedophryne dekot s'emparait du titre de la plus petite grenouille il y a un mois, P. amaunensis vient de la détrôner. Et devient également le plus petit vertébré connu !

Début décembre, Fred Kraus, scientifique sur l’île d’Hawaï, annonçait avoir découvert la plus petite grenouille du monde, mesurant à peine 8mm. Après seulement un mois sur la plus haute marche du podium, Paedophryne dekot vient de se faire détrôner par une nouvelle espèce de grenouille, retrouvée elle aussi en Papouasie Nouvelle-Guinée et mesurant entre 7mm et 8mm. Les surprises s'enchaînent. C’est désormais Paedophryne amauensis - décrite dans Plos One - qui tient la corde. Mais attention, seuls des mâles de cette espèce ont été récupérés par Eric Rittmeyer et ses collègues au cours de leurs recherches en Papouasie Nouvelle-Guinée. Or, il existe un léger dimorphisme sexuel chez ces animaux et les femelles sont sensiblement plus grandes. Il faudra sans doute mesurer quelques femelles avant de statuer sur la taille exacte de l’espèce.

Paedophryne amauensis est petite mais bien audible
S’il est avéré que P. amauensis est bien la plus petite grenouille - et également le plus petit vertébré connu - cela voudrait dire que P. dekot n’a gardé son titre qu’un court mois. Et encore ! Les spécimens de P. dekot ont été découverts en avril 2011 tandis que ceux de P. amaunensis ont été trouvés en août 2009. Techniquement, P. dekot n’a donc jamais été la plus petite grenouille connue et ne doit son mois de gloire qu’à une différence dans le temps d’annonce des découvertes. Si P.amauensis est de fait très difficile à détecter au milieu de la litière végétale, il est en revanche assez aisé de la localiser grâce à son cri.


Paedophryne amauensis est le plus petit vertébré connu.
© Rittmeyer et al. 2012, Plos One
C’est au crépuscule et à l’aube que ces individus se font particulièrement entendre, avec des séries de cris stridents, qui peuvent durer jusqu’à 3mn et reprendre après une brève pause. En 5mn et demie, un individu aura produit 355 cris. Malgré cela, il n'est pas si surprenant que les scientifiques n’aient découvert l’espèce qu'aujourd'hui car le cri en question ressemble très fortement à celui d’un insecte.

Paedophryne amauensis 3.200 fois plus petit que la baleine bleue
Pour parvenir à des tailles si petites, ces grenouilles ont dû s’adapter. Des os en moins, des orteils déformés ou atrophiés, un crâne simplifié, mais ce n’est pas tout. Ces animaux ne passent pas par un stade têtard et prennent directement la forme adulte, miniaturisée. Il est possible que ces organismes soient devenus si petits en raison d'une croissance progressivement amputée. La souplesse de leurs os plaide en faveur de cette thèse. Appelé paédomorphose, ce phénomène se retrouve également chez le poisson Paedocypris progenetica, que P. amaunensis vient de détrôner pour le titre de plus petit vertébré connu.


le genre Paedophryne contient six espèces mesurant toutes moins d'un centimètre. Ici, Paedophryne
amauensis
est placée sur un dime, une pièce au diamètre de 17,91mm.
© Rittmeyer et al. 2012, Plos One
On peut remarquer grâce à cet amphibien discret que, parmi les animaux, les Vertébrés se distinguent par la variété des tailles des espèces. À titre de comparaison, la baleine bleue, Balaenoptera musculus, le plus grand vertébré, mesure 25,8m de moyenne. Soit environ 3.200 fois la taille de P. amaunensis

* Ecological Guild Evolution and the Discovery of the World's Smallest Vertebrate
* At the lower size limit for tetrapods, two new species of the miniaturized frog genus Paedophryne (Anura, Microhylidae)

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 12 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/microcebus-gerpi-un-lacmurien-inconnu-daccouvert-a-madagascar_35901/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 15 Jan 2012 - 0:58

Chez les abeilles Jadai, des guerrières se sacrifient pour leur colonie

Chez un certain nombre d'insectes sociaux, le corps est adapté aux fonctions de l'individu. Les fourmis ou termites soldats, par exemple, arborent de puissantes mandibules fichées sur d'énormes têtes. Ce n'est pas le cas des abeilles, qui assurent pourtant de nombreux rôles durant leur vie. Une exception vient confirmer la règle, avec la première abeille guerrière jamais décrite, l'abeille Jadai.

Les insectes sociaux peuvent parfois être répartis en castes sur la base de critères physiques ou temporels. Les plus beaux exemples de ségrégation à partir de caractéristiques morphologiques s’observent chez les fourmis et les termites. Les individus spécialisés dans la garde des colonies, les soldats, sont beaucoup plus grands et plus puissants que les autres.

Chez les abeilles, les ouvrières sont plutôt réparties en castes temporelles. Chacune change de rôle à plusieurs reprises durant son cycle de vie. Les jeunes abeilles fabriquent les cellules accueillant le pollen ou les larves tandis que les plus vieilles deviennent des butineuses. Elles peuvent éventuellement assurer la garde de la colonie - 1 jour en moyenne. Malgré tous les costumes endossés, la morphologie des ouvrières ne change pas. Une équipe de l’Université du Sussex, dirigée par Francis Ratniek, a trouvé une espèce d’hyménoptère peu commune au Brésil. Des abeilles soldats se développent directement à partir des larves. Elles appartiennent à l’espèce Tetragonisca angustula, communément appelée abeille Jadai au Brésil. Cette découverte est publiée dans la revue Pnas.


Les abeilles Jadai (Tetragonisca angustula) possèdent des individus
morphologiquement adaptés pour protéger leurs colonies.
Cette protection est à la fois terrestre et aérienne.
© chregi77, Youtube
Les abeilles Jadai ont des soldats surdimensionnés
En observant certaines colonies Jadai, des chercheurs ont remarqué des abeilles qui ne s’éloignaient jamais de l’entrée du nid, restant posées sur le tube de cire ou en vol stationnaire autour. Des spécimens ont été marqués avec un point de couleur puis observés. Ils sont restés plus d’une semaine en position, une période considérable par rapport à la durée de vie de l’espèce. Certaines de ces abeilles ont été prélevées et analysées en laboratoire. Elles sont 30% plus grandes que les ouvrières de la même espèce. Leurs pattes sont également plus longues, probablement pour mieux lutter et s'agripper à l'adversaire. Ces abeilles soldats représenteraient 1% à 2% de la population totale d'une colonie. Les Jadai possèdent donc à la fois une protection aérienne et terrestre pour se défendre face à des intrus.

Le monde des abeilles est moins conflictuel que celui des fourmis ou des termites. Alors, contre qui doivent-elles se défendre ? Les Jadai soldats protègent leurs congénères contre des attaques d’abeilles voleuses, Lestrimelitta limao, qui préfèrent voler leur nourriture plutôt que de la rechercher dans l’environnement. Une telle attaque peut détruire une colonie Jadai.


Les abeilles soldats de l'espèce Tetragonisca angustula, représentent en quelque sorte une arme de défense pour la colonie.
Bien que plus petites que leur ennemis, elles n'hésitent pas à aller au combat et à mourir pour protéger le nid.
© Université de Sussex
L’objectif des abeilles soldats est de repérer une abeille voleuse envoyée en éclaireur. Bien que plus petites que leur prédateur, les Jadai tentent alors de pincer les ailes de l’intrus avec leurs mandibules. Cette action immobilise les abeilles voleuses, les empêchant ainsi de repartir renseigner leur colonie. Malheureusement, les abeilles Jadai meurent souvent dans les combats. Selon les auteurs de l’étude, ces abeilles soldats représentent le summum du comportement communautaire puisqu’elles n’hésitent pas à se sacrifier pour le bien de la colonie.

* Pnas: A morphologically specialized soldier caste improves colony defense in a neotropical eusocial bee
* University of Sussex: Sussex scientists discover first-ever bee soldier

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 14 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/chez-les-abeilles-jadai-des-guerrieres-se-sacrifient-pour-leur-colonie_35936/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 15 Jan 2012 - 22:48

Le réchauffement climatique rendrait les lézards plus malins

Une température d’incubation plus élevée que la normale favorise la naissance de lézards de grandes tailles. Mais qu’en est-il de leur intelligence ? Elle s'améliore aussi, affirme une étude australienne. Pour une fois, le réchauffement climatique pourrait avantager une espèce.

La température d’incubation est un facteur déterminant pour le développement de nombreux organismes. Chez les reptiles, elle influence le sexe, la taille et la forme des individus. Par exemple, une température élevée favorise le développement de lézards de grandes tailles. Le sex-ratio peut également être affecté. Les œufs incubés à de basses températures donnent majoritairement naissance à des mâles. Par conséquent, le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences sur des populations de reptiles. En Australie, la température moyenne des nids de lézards rayés Bassiana duperreyi a augmenté de 1,5°C entre 1997 et 2006. Les femelles ont essayé de s’adapter en creusant des abris plus profonds et en anticipant la période de ponte. Mais ont-elles raison d’agir de la sorte?

Rick Shine et Joshua Amiel, de l’Université de Sydney, ont décidé de répondre à cette question en analysant l’influence de la température d’incubation sur l’intelligence de ces lézards. Leurs résultats sont publiés dans Biology letters. Durant les expériences, 23 spécimens femelles ont été capturés dans le milieu naturel. Leurs œufs, produits en laboratoire, ont été séparés en deux lots incubés à des températures moyennes différentes, 16°C et 22°C. Un mois après leur éclosion, les jeunes lézards ont subi plusieurs tests d’évasion.


Lors de l'incubation, tous les œufs de lézards rayés Bassiana duperreyi
ont été séparés les uns des autres afin de diminuer d'éventuels biais.
© Joshua Amiel, University of Sidney
Le réchauffement, positif pour l’apprentissage des lézards ?
Des individus des deux lots ont été placés individuellement dans une arène, à 24°C, abritant deux abris parfaitement identiques en apparence. Mais l’entrée de l’un d’eux est obstruée par une plaque de plexiglas transparente. Les lézards ont été stimulés à l’aide d’un pinceau et leurs réactions de fuite ont été enregistrées. Les tests étaient positifs lorsque les reptiles parvenaient à se réfugier dans l’abri accessible. Cette expérience a été reproduite 16 fois en 4 jours pour chaque spécimen.

Le premier jour, les deux groupes ont commis le même nombre d’erreurs. Mais ensuite les reptiles s’étant développés à la plus haute température se sont de moins en moins trompés. À la fin du seizième essai, seul 1 lézard incubé à 22°C sur 12 a choisi le mauvais abri, contre 4 sur 9 pour les individus du second lot. Ces observations ont été confirmées par « les résultats du calcul du taux d’apprentissage ». Le nombre de fuites réussies durant les 8 premiers essais a été soustrait au score obtenu lors des 8 tests suivants. Un résultat positif caractérise un lézard ayant tiré des conclusions de ses erreurs. Les reptiles élevés à 22°C ont obtenu un score de 1,58 contre -1,11 pour les autres.


Les lézards rayés Bassiana duperreyi sont insectivores. Ils vivent dans le Sud-Est de l'Australie.
Ils pourraient profiter du réchauffement climatique pour devenir plus intelligents.
© Onesland, Wikipedia Commons
Dans un contexte moins expérimental, le réchauffement climatique pourrait donc provoquer une augmentation des capacités d’apprentissage des lézards et donc accroître leurs chances de survie face à des prédateurs. Ces reptiles devraient donc devenir plus intelligents... Certains scientifiques précisent néanmoins que chaque espèce a une température optimale d’incubation au-delà de laquelle des dégâts physiologiques pourraient survenir. Les effets du réchauffement climatique ne seraient bénéfiques que temporairement et à une échelle locale.

* Biology Letters: Hotter nests produce smarter young lizards
* Université de Sydney: Présentation du laboratoire de Rick Shine (en anglais)

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 15 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-rechauffement-climatique-rendrait-les-lezards-plus-malins_35974/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 15 Jan 2012 - 22:57

Pourquoi les chiens n’ont-ils pas froid aux pattes ?

Les enfants posent souvent cette excellente question. Les chiens ont-ils froid aux pattes ? La réponse est non. Comme de nombreux animaux sauvages vivant sous des climats froids, les chiens possèdent des échangeurs thermiques à l'intérieur de leurs coussinets. Le sang remontant vers le corps est toujours chaud… jusqu’à une température extérieure de -35°C.

De nombreux animaux sauvages vivant sous les hautes latitudes possèdent des adaptations leur permettant de garder une température corporelle constante malgré le froid ambiant. Les mammifères marins, tout comme les manchots, ont un système d’échange thermique qui diminue la chaleur dans les membres afin de limiter au maximum sa dissipation. Les renards polaires ont un corps compact tandis que leur museau et leurs oreilles sont de petites tailles. Les extrémités ont été réduites au maximum.

Comme les renards polaires ou les loups, les chiens domestiques sont protégés du froid par un pelage dense et épais. Seules les pattes en sont dépourvues. Elles sont pourtant au contact du sol et leur rapport surface/volume est élevé. La chaleur pourrait donc se perdre facilement à ce niveau. Heureusement, la nature a tout prévu. Une étude menée par l’équipe d’Hiroyoshi Ninomiya, de l’Université de Yamazaki Gakuen à Tokyo, explique dans la revue Veterinary Dermatology pourquoi les pattes de chiens restent chaudes jusqu’à une température extérieure de -35°C. Des observations faites au microscope électronique montrent qu’ils sont équipés d’échangeurs thermiques au sein de leurs coussinets.


Les chiens peuvent marcher dans la neige sans aucune crainte. Ils possèdent des adaptations anatomiques - des échangeurs
thermiques à contrecourant - dans les coussinets que l'ont retrouve habituellement
chez des animaux vivant sous des climats froids.
© C.-J. Richey121, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
Des échangeurs thermiques à contrecourant dans les pattes
La structure interne des pattes se compose d’un réseau de veinules intimement associé aux artérioles irriguant la surface des coussinets. Ces vaisseaux sanguins s’organisent en triades (veine - artère - veine) fonctionnant comme un échangeur thermique à contrecourant. Le sang chaud provenant du corps par les artères transmet une partie de son énergie calorifique aux veines remontant vers le cœur. La chaleur est donc échangée avant que le sang chaud n’arrive à la surface de contact des coussinets avec le sol.

Une seconde adaptation anatomique impliquant un plexus veineux gère la distribution du sang dans les coussinets en fonction de la température du sol. Grâce à ce réseau, les pattes sont toujours maintenues à une température appropriée, malgré le froid environnant. Ce principe fonctionne jusqu’à -35°C.


Les manchots refroidissent le sang entrant dans leurs ailes grâce à un système d'échangeur thermique à contrecourant. Ils perdent
ainsi moins de chaleur au niveau de leurs extrémités. Un système identique est observé dans les pattes de chien.
© IPEV
Les chercheurs ont été étonnés de trouver ce système hautement spécialisé chez les chiens domestiques. Cependant, ce résultat interroge par rapport à l’histoire évolutive des canidés. Nos compagnons descendent-ils d’un ancêtre qui vivait dans un climat polaire ?

* Functional anatomy of the footpad vasculature of dogs: scanning electron microscopy of vascular corrosion casts

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 15 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/pourquoi-les-chiens-nont-ils-pas-froid-aux-pattes_36011/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 17 Jan 2012 - 1:49

Panda géant, qui es-tu ?

Huan Huan et Yuan Zi, les deux pandas géants accueillis comme des chefs d'État dimanche à Roissy-CDG, sont vus un peu comme des peluches diplomatiques. Mais ce sont aussi de bien curieux animaux, cousins des ours et carnivores reconvertis dans le bambou. Un choix qui les fragilise à l'heure où ce végétal se raréfie à l'état naturel. En revanche, au zoo de Beauval, Huan Huan et Yuan Zi ne manqueront de rien...

Deux pandas géants ont été prêtés par la Chine à la France pour une durée de dix ans. Signe de l’entente cordiale entre ces deux pays. Depuis hier, les deux plantigrades sont installés au Zoo de Beauval, dans le Loir-et-Cher. Huan Huan « joyeuse », et Yuan Zi « rondouillard », respectivement une femelle et un mâle, disposent désormais d’un espace de 2,5hec., de maisons climatisées et de deux parcs extérieurs de 1.000m² chacun. Ils seront entourés d’aigles, de panthères des neiges ou encore de pandas roux. Par son nom, on pourrait croire que le panda roux est très proche du panda géant, mais il n’en est rien. Ces deux animaux n’appartiennent pas à la même famille, ailuridés pour le premier, ursidés pour le second. Les animaux les plus proches du panda géant sont en effet les ours, ursidés notoires.

Les pandas chinois se reproduiront-ils ?
Les ancêtres du panda géant étaient carnivores, comme leurs cousins les ours. Aujourd'hui, leur régime est pourtant presque exclusivement composé de pousses de bambous. Il peut en consommer une vingtaine de kg par jour. Cependant, une grande partie de ce qu’il ingurgite est recrachée, et ce qui arrive dans son estomac met plus de 7h à être digéré. Son système digestif n’est en effet pas conçu pour ce genre d’aliments.


Un panda géant (Ailuropoda melanoleuca) en liberté dans une forêt en Chine.
© Siwild, Flickr, cc by nc sa 2.0
Le statut de cette espèce est préoccupant, en partie à cause de la raréfaction du bambou. Sur la liste rouge de l’UICN, il est placé dans la catégorie des espèces en danger. Moins de deux mille pandas vivraient encore en liberté au centre de la Chine. L’espoir des responsables du Zoo de Beauval est que les deux individus se reproduisent. Mais on sait que les pandas ont de grandes difficultés à se reproduire en captivité. En 1973, la Chine avait déjà prêté un couple de pandas à la France, sans aucune naissance à la clé. Il avait été accueilli au zoo de Vincennes et Yen Yen, le dernier rescapé, était décédé en janvier 2000 à l’âge de 28 ans, un âge normal pour un panda.


Le dernier panda en France est mort en 2000.
© Kevin Dooley, Flickr, cc by nc sa 2.0
* Zoo de Beauval

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 16 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/panda-gacant-qui-es-tu_36056/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 18 Jan 2012 - 1:35

La surprenante complexité faciale des singes suit l'évolution sociale

Forme, couleur de peau, pilosité... la diversité faciale des singes au sein d'une même espèce est surprenante. Une étude menée par des chercheurs de Los Angeles montre que, chez les singes d'Amérique du Sud, plus le niveau de socialité est élevé, plus les motifs du visage de l'espèce sont complexes. C'est une affaire de communication...

Pourquoi les singes ont-ils des visages si diversifiés ? C’est à cette question que des chercheurs de l’Université de Los Angeles (UCLA) ont répondu dans un article publié dans Proceedings of the Royal Society B. Selon eux, la complexité du visage est fortement corrélée à la structure sociale des populations. Car certains singes sont solitaires, tandis que d’autres vivent en sociétés très hiérarchisées. Et parmi les onze espèces de singes d’Amérique du Sud que les scientifiques ont testées, les modes de vie vont d'un extrême à l'autre. Les chercheurs ont confronté le niveau de socialité des différentes espèces - solitaire, petit groupe ou hiérarchie précise - avec la complexité des motifs faciaux.


Arbre montrant la phylogénie des onze espèces de singes d'Amérique du Sud étudiées. La couleur des branches indique la complexité faciale.
(1) Cacajao calvus, (2) Callicebus hoffmansi, (3) Ateles belzebuth, (4) Alouatta caraya, (5) Aotus trivirgatus, (6) Cebus nigritus,
(7) Saimiri boliviensis, (8 ) Leontopithecus rosalia, (9) Callithrix kuhli, (10) Saguinus martinsi et (11) Saguinus imperator.
© Santana et al. 2012, Proceedings of the Royal Society B - adaptation Futura-Sciences
La complexité faciale des singes et la structure sociale sont liées
Comment ont-ils pu juger objectivement ce paramètre ? En divisant le visage des primates en quatorze régions, pour observer sur chacune d’entre elles, la couleur du poil et de la peau. Ils ont également étudié la forme du visage. Cela pour toutes les espèces. Ce qui leur a permis d’attribuer un indice de complexité faciale à chacune d’entre elles. Il se trouve que plus le niveau de socialité de l’espèce est élevé, plus la valeur de cet indice est faible. Les scientifiques ont donc émis une hypothèse. Les singes vivant en société ont l’habitude de voir des individus conspécifiques et n’ont pas besoin de motifs exubérants pour les reconnaître.

En revanche, leurs analyses ont montré qu’un singe solitaire qui occupe un territoire au sein duquel il est susceptible de croiser des individus d’autres espèces arbore un visage dont l’indice de complexité faciale est plus élevé. Ainsi, il lui est aisé de reconnaître ses conspécifiques des autres individus. Les scientifiques avancent qu’il en est ainsi dans le but d’éviter les accouplements interspécifiques.

Une variabilité liée au climat
Une étude antérieure avait montré que la communication dans ces groupes reposait essentiellement sur des expressions faciales, qui sont bien plus visibles sur un visage plat, sans motif. L’analyse des couleurs de la peau et des poils a aussi montré que ces paramètres étaient corrélés à différents facteurs climatiques. À proximité de l’équateur, les poils et la peau encerclant les yeux sont plus foncés. Et dans des régions humides, ce sont les zones autour du nez et de la bouche qui s’obscurcissent.


Le Tamarin lion doré vit dans des groupes composés de 5 ou 6 individus.
© Martyn @ Negaro, Flickr, cc by nc nd 2.0
Il est évidemment très tentant d'établir des parallélismes avec les humains. Selon les auteurs des travaux, à l’instar des singes vivant en société, il est tout à fait probable que nos visages soient complètement dénués d’ornementations et de motifs colorés afin de laisser libre cours à nos expressions faciales.

* Adaptive evolution of facial colour patterns in Neotropical primates
* UCLA

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 17 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/la-surprenante-complexite-faciale-des-singes-suit-levolution-sociale_36044/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 18 Jan 2012 - 21:52

Le singe sans nez, alias rhinopithèque de Stryker, enfin photographié !

Enfin, le rhinopithèque de Stryker a été pris en photo ! Découverte en 2010, cette espèce n'avait jamais été photographiée vivante. Les Birmans habitant l'extrême nord du pays la connaissent pourtant, notamment grâce à son absence de nez, mais une photo manquait à sa description. Problème résolu grâce aux photographes de trois associations.

Il y a quelques mois, fin 2010, une nouvelle espèce de primate était découverte dans le Myanmar, l’ex-Birmanie. Un singe ayant la particularité de ne pas avoir de nez. Il s’agit de Rhinopithecus strykeri et jusqu’à présent, l’animal n’avait encore jamais été photographié, les quelques illustrations que l’on possédait n’étant en fait que des images reconstituées. Mais c’est désormais chose faite grâce aux appareils photos à capteur de mouvement d’une équipe composée de membres de la FFI (Fauna&Flora International), de la Banca (Biodiversity and nature conservation association) et de la PRCF (People Resources and Conservation Foundation).

Le rhinopithèque de Stryker photographié pour la première fois
Ces naturalistes ont déposé quatre appareils photo dans les forêts des massifs montagneux de l’état de Kachin, qui se trouve à l’extrême Nord du Myanmar, tout près de la frontière chinoise et du Mékong. Et c’est par le dernier que des clichés ont été réalisés en réponse à un mouvement, en l’occurrence celui de Rhinopithecus strykeri.


Le rhinopithèque de Stryker dans les forêts du Nord-Est du Myanmar.
© FFI/banca/PRCF
C’est la première fois que des individus vivants sont photographiés. C’est à partir d’un cadavre mâle retrouvé à proximité de la frontière chinoise en mars 2010 que Ngwe Lwin et ses collègues avaient réalisé le protologue de l’espèce. Les images avaient ensuite été retravaillées pour retirer les bras humains qui tenaient le corps au moment de la photo, afin de lui donner une allure de vivant.

Déjà menacé par les chasseurs
Les images capturées par les caméras ne sont pas les plus artistiques que le monde de la biologie ait connues et elles ont davantage l'aspect de clichés volés, tout droit sortis d’un magasine people. Elles ne sont pas cadrées et plutôt floues. Mais les caractéristiques physiques de l’animal sont assez distinctes. On note ainsi très clairement l’absence de nez de ces primates, ce qui est particulièrement gênant quand il pleut, provoquant des éternuements intempestifs.


En 2010, dans la région du Mékong, 208 espèces ont été découvertes, dont le rhinopythèque de Stryker.
© FFI/Banca/PRCF
L’exploit des photographes est d’autant plus notable qu’à peine découvert, le rhinopithèque de Stryker est déjà menacé par la réduction de son habitat et par la chasse. Les premiers spécimens décrits avaient d’ailleurs été victimes de chasseurs peu scrupuleux. L’an dernier, on estimait qu’il existait entre 260 et 330 individus vivant sur environ 270km² de forêt…

* Banca
* FFI
* PRCF
* A new species of snub-nosed monkey, genus Rhinopithecus Milne-Edwards, 1872 (Primates, Colobinae), from northern Kachin state, northeastern Myanmar

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 18 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-singe-sans-nez-alias-rhinopithaque-de-stryker-enfin-photographiac_36101/

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