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 Zoologie...

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tanka
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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 20 Jan 2012 - 20:22

Les drosophiles guidées par la lumière polarisée

Les drosophiles peuvent parcourir plusieurs km en ligne droite ! Grâce à quoi ? À la lumière polarisée du Soleil, comme le montrent les expériences de deux chercheurs américains. Une capacité commune à de nombreux insectes mais qui s'exprime de différentes manières.

Certains animaux semblent avoir un GPS dans la tête. Ils sont capables de se guider grâce à différents éléments de leur environnement, comme la position du Soleil ou un gradient de température. Les mouches ne sont pas en reste. Des chercheurs ont montré que la drosophile peut suivre une trajectoire rectiligne pendant plusieurs km en s’aidant de la lumière. Les expériences des chercheurs du CalTech et de l’Université de Washington montrent en effet que les drosophiles sont sensibles à la polarisation de la lumière et qu’en son absence, elles perdent leur capacité à s’orienter convenablement. Leurs résultats sont exposés dans Current Biology.

Adaptation de la trajectoire de vol
C’est en faisant subir à des drosophiles (Drosophilia melanogaster) deux séries d’expériences que ce phénomène a été mis en évidence. Dans la première, une mouche cobaye était suspendue dans l’air, attachée à un axe au niveau de l’abdomen, gardant néanmoins la possibilité de voler. Elle pouvait également voir la lumière du Soleil.


Le changement d'orientation de la drosophile - de 90° environ - coïncide avec
la rotation de 90° - dans l'autre sens - effectuée par les chercheurs.
© John Bender/YouTube
Lorsque les scientifiques faisaient pivoter l’axe de 90° toutes les 3mn, modifiant alors la trajectoire théorique de vol de l’insecte par rapport au Soleil, ils ont remarqué, grâce à une caméra haute vélocité, que certaines mouches rectifiaient le tir et reprenaient leur direction initiale. En revanche, quand les biologistes plaçaient autour du diptère un filtre l'empêchant de voir la lumière polarisée, et répétaient leur expérience en faisant pivoter l’axe sur lequel était attaché l'insecte, celui-ci ne reprenait pas sa trajectoire, signe que ses repères n’étaient plus détectables.

La lumière polarisée guide les drosophiles
Les scientifiques affirment que c’est bien la polarisation de la lumière qui guide ces diptères, au regard d'une seconde série expérience. Ils ont pour cela utilisé un appareil permettant de modifier la polarisation de la lumière, provoquant sa rotation de 90°. En réponse à cette altération, environ 60% des mouches ont changé la direction de leur vol. Un résultat suffisant pour les chercheurs, qui considèrent que la difficulté de reproduire les conditions d’un environnement naturel explique certainement pourquoi 40% des cobayes n’ont pas réagi au changement de polarisation.


La drosophile, dont le génome d'environ 180 millions de bases a été entièrement
séquencé, est un modèle privilégié pour les biologistes.
© Peter Weir
De nombreux insectes sont capables de maintenir un cap, mais les distances parcourues en vol rectiligne varient au sein de cette classe. Cependant, la région du cerveau impliquée dans la navigation sur de longs trajets est bien conservée selon la communauté scientifique. Une thèse confortée par les études sur la drosophile. Reste à savoir ce qui incite ces diptères à se diriger vers une direction ou une autre...

* Flying Drosophila Orient to Sky Polarization
* CalTech
* Université de Washington

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 20 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-vidaco-les-drosophiles-guidaces-par-la-lumiare-polarisace_36131/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 22 Jan 2012 - 1:48

Le boa constricteur joue au cardiologue pour se nourrir

Le boa constricteur mesure le rythme cardiaque de sa victime pour adapter la force de pression autour de son corps. L’arrêt des battements du cœur d’une proie est immédiatement suivi par un relâchement des efforts du serpent. Il dépense ainsi le moins d’énergie possible pour se nourrir et diminue son exposition à d'éventuels prédateurs.

Les boas constricteurs (espèces Boa constrictor) sont des serpents pouvant avaler de grandes proies d’un seul tenant. Jadis popularisés grâce aux aventures de Tintin ou du Petit Prince, ils se retrouvent de plus en plus souvent comme animaux de compagnie dans des ménages français. Dépourvus de venin, ils se nourrissent en s’enroulant de deux tours minimum autour de leurs victimes puis en les comprimant jusqu’à ce qu’elles meurent étouffées. Bien que très efficace, cette technique de prise de nourriture présente deux désavantages majeurs. Premièrement, les boas sont vulnérables aux attaques d’autres prédateurs durant la période de constriction, en moyenne 9mn à 16mn. Deuxièmement, ce comportement est très énergivore.

L’activité du métabolisme aérobie des boas est multipliée par sept durant la neutralisation de la victime, par rapport au niveau de base. Ces serpents doivent donc réduire au maximum la durée de leurs efforts pour augmenter le rapport coût/bénéfice de leurs actions. Mais comment être sûr que la proie est neutralisée ? Les boas perçoivent les battements de cœur des organismes qu'ils enserrent et modulent la pression exercée en fonction des résultats. Ils sont donc capables de mesurer le temps que doit durer la constriction des proies. C’est ce que révèle une étude publiée dans Plos One par une équipe de chercheurs dirigée par Scott Boback, de l’Université de Pennsylvanie.


Le boa constricteur ajuste la pression sur le corps du rat équipé d'un système
simulant l'activité cardiaque. Le graphique montre la pression
exercée sur le rongeur au cours du temps.
© RoyalSociety, Youtube
Le boa constricteur ausculte sa victime
Les scientifiques ont donné des rats morts en pâture à 16 serpents différents. Il y a néanmoins une astuce, les rongeurs ont été équipés d’une pompe contrôlable à distance et qui simule l’activité cardiaque. Des capteurs de pression placés sur les rats complètent le dispositif, afin de mesurer les efforts réalisés par les serpents. Trois situations ont été testées, le cœur artificiel ne fonctionne pas du tout, il est stoppé à la moitié de l’expérience ou il ne s’arrête jamais. Sans battement de cœur, les boas se précipitent rapidement sur les leurres, les entourent et commencent à les écraser. Ils diminuent progressivement la pression dès la fin de la phase de capture. Le tout dure environ 12mn, un timing régulièrement observé dans la nature.

Les serpents poursuivent continuellement la constriction des rats dont le cœur ne s’arrête pas. De plus, ils exercent régulièrement des pics de pression. Un record a été battu puisqu’un boa a comprimé un appât pendant plus de 25mn. Enfin, l’arrêt du cœur en cours d’expérience a toujours été suivi d’une diminution rapide de la pression exercée. Des serpents n’ayant jamais mangé d'animaux vivants ont eu le même comportement. Il serait donc inné. Par contre, les reptiles expérimentés ont géré la manière d’appliquer les pressions sur leurs proies de manière différente. Il est probable qu'ils aient tiré profit des expériences vécues pour perfectionner leurs techniques de constriction.


Les boas constricteurs vivent en principalement en Amérique du Sud. Ils peuvent atteindre une taille de 2m à 3m.
© Embreus, Wikimedia commons, CC by-sa 3.0
Les battements de cœur sont donc des signaux utilisés par les boas pour rentabiliser au mieux leurs efforts et diminuer le risque de se faire attaquer par d’autres organismes durant la mise à mort des proies. Selon les auteurs de l’étude, cette compétence expliquerait le succès de ce mode de prise de nourriture au cours de l’évolution de ces serpents.

* Biology Letters: Snake modulates constriction in response to prey's heartbeat

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 21 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-boa-constricteur-joue-au-cardiologue-pour-se-nourrir_36143/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 23 Jan 2012 - 1:27

Séduire grâce à une illusion d'optique, c'est possible chez les oiseaux

Les femelles sont leurrées par les mâles chez les jardiniers à nuque rose. Ces oiseaux australiens utilisent en effet des illusions d'optique pour jouer sur la perspective et ce que voit la femelle pendant les parades. Résultat, le mâle a plus de chance de s'accoupler.

Les oiseaux jardiniers portent très bien leur nom, mais ils auraient également pu être qualifiés de maîtres de l’illusion. Ces David Copperfield du règne animal utilisent en effet des illusions d’optique pour attirer les femelles. Lors de la période des parades, le mâle du jardinier à nuque rose (Ptilonorhynchus nuchalis ou Chlamydera nuchalis), qui ne vit qu’en Australie, confectionne une sorte de haie d’honneur formée de petites branches et brindilles, et longue d’environ 60cm, dans laquelle la femelle va pénétrer.

L'illusion au bout du couloir
Au bout de ce couloir, il fabrique une sorte de tapis, appelé gesso, composé de fragments d’os, de cailloux en tout genre, de coquillages et de divers objets. C’est sur ce gesso que le mâle effectue sa parade. Au programme, pavanement, chant et jet d’objets. Tandis que la femelle observe le spectacle de l’intérieur du couloir.


La femelle est dans le couloir de brindille tandis que le mâle capte son attention
en réalisant une parade sur le gesso en jouant avec des objets.
© Laura Kelley/YouTube
Lien entre qualité de gradient et succès reproducteur
Mais attention, l'oganisation du gesso n'est pas aléatoire. L’an dernier, des chercheurs ont montré que ces objets étaient arrangés de façon bien précise. Les plus petits juste à la sortie du couloir de brindilles tandis que les plus gros se situent dans le fond. Il s’agit en fait de leurrer la femelle grâce à une illusion d’optique, qui s’appelle la perspective forcée. Les éléments éloignés de l’observateur paraissent petits et un gradient croissant donne l’impression que tous les éléments sont sensiblement de la même taille.


Illusion optique d'Ebbinghaus. Les deux cercles noirs sont de la même taille,
mais celui entouré de petits objets (à droite) parait
plus gros que celui entouré de gros objets.
© DR
Cette année, des scientifiques de l’Université Deakin, dont un avait participé à l’étude de l’année précédente, ont montré que plus les objets sont ordonnés, plus la femelle est réceptive. En d’autres termes, quand le gradient de taille des objets est bien respecté, le nombre d'accouplement moyen augmente et le succès reproducteur du mâle également. Les résultats sont présentés dans Science.

L'illusion d'Ebbinghaus pour leurrer la femelle ?
Pourquoi les femelles seraient-elles davantage disposées à s’accoupler avec un individu dont le gesso est correctement ordonné ? C’est une question à laquelle les scientifiques ont encore du mal à répondre et ils ont émis plusieurs hypothèses. D’abord, il est possible que la capacité d’organiser des éléments selon un gradient de taille soit une démonstration d’une intelligence développée. Mieux encore, il se pourrait que le mâle se serve de sa construction pour créer une illusion d’optique. Par exemple, sur un fond régulier en apparence, le gesso, les objets avec lesquels le mâle joue pendant la parade sont davantage visibles.


Le mâle du jardinier à nuque rose, qui mesure un peu plus de 30cm,
attire la femelle dans un couloir et exécute une parade.
© Laura Kelley/Science
Autre possibilité, les objets de parades sont sensiblement plus gros que ceux qui composent le gesso. Cette différence pourrait créer ce qui est appelé l’illusion d’Ebbinghaus. Les dimensions d'une forme paraissent plus importantes si elle est entourée de petites plutôt que de grosses. Et un individu capable d’acquérir de gros objets a forcément de bons gènes à transmettre…

* Illusions Promote Mating Success in Great Bowerbirds
* Great Bowerbirds Create Theaters with Forced Perspective When Seen by Their Audience
* Université Deakin

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 22 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/sacduire-gracentce-a-une-illusion-doptique-cest-possible-chez-les-oiseaux_36186/

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MessageSujet: Un primate de Bornéo   Lun 23 Jan 2012 - 1:30

Un primate de Bornéo, menacé, apparaît dans un nouvel habitat

Un primate en danger d'extinction a étendu son aire de répartition. Presbytis hosei canicrus a en effet été aperçu dans une forêt qui ne fait pas partie de son habitat connu. C'est une bonne nouvelle à condition que cette population soit viable et que la sous-espèce soit encore présente dans son ancien habitat.

Quand des biologistes détectent une espèce rare dans un endroit inédit, c’est plutôt une bonne nouvelle. C’est ce qui vient de se produire à Bornéo pour Presbytis hosei canicrus, un primate de cette île, de la famille des cercopithécidés. Normalement cantonnés à l’extrême est de l’île, des individus ont été aperçus davantage à l’intérieur. Une bonne nouvelle donc, car en 2006 cette sous-espèce faisait partie des 25 primates les plus menacés. Le fait que des individus aient été aperçus dans des zones non colonisées jusque-là peut signifier que le nombre global d’individus est à la hausse. Quoi qu’il en soit, cela veut dire que l’espèce n’est pas encore éteinte, ce qui, compte tenu de la tendance à la baisse du nombre d’individus, n’était pas acquis.

Fragmentation de l'habitat de Presbytis hosei canicrus
Jusqu’à présent, les scientifiques avaient déterminé que ces animaux n’occupaient que deux zones, la péninsule de Sangkulirang et le parc national de Kutai. Au début des années 1980, une estimation de 20 spécimens par km2 avait été réalisée, mais depuis, la sécheresse causée par les années El Niño a provoqué des incendies en 1982-1983 et 1997-1998 notamment. En a résulté une fragmentation de l’habitat, ce qui a fragilisé l’espèce. La chasse n’a par ailleurs rien arrangé.


Des primates de la sous-espèce Presbytis hosei canicrus dans la forêt de Wehea.
© Eric Fell
Comme l'expliquent des chercheurs dans un article de Americain Journal of Primatology, c’est à proximité de deux sources que les nouvelles populations ont été aperçues, dans la forêt de Wehea, un peu plus à l’intérieur de l’île de Bornéo, par rapport aux espaces initialement habités par le primate. Les chercheurs sont restés plusieurs jours sur les deux sites d’observation et ont pu apercevoir jusqu’à 11 spécimens au cours d’une même journée. Ils avaient également placé des appareils photo à détecteurs de mouvement qui se sont déclenchés à plusieurs reprises. Des groupes, comptant jusqu’à 7 singes, ont ainsi été photographiés sur le même cliché.

Des populations viables ?
Mais les scientifiques restent néanmoins réservés. Malgré le nombre encourageant d’observations, ils n’excluent pas que cette nouvelle population ne soit pas viable. Les sources sont des lieux privilégiés pour ces animaux et en apercevoir à ces endroits n’a rien de vraiment exceptionnel. D’ailleurs la présence de ces singes avait déjà été détectée à l’une des deux sources par des chasseurs, habitants ou scientifiques.


Presbytis hosei canicrus est une des quatre sous-espèces de
Presbytis hosei, toutes endémiques de l'île de Bornéo.
© Eric Fell
Il faudra maintenant explorer le reste de la forêt de Wehea à la recherche d'autres sources afin d’obtenir une meilleure estimation de la viabilité de la population. Les scientifiques recommandent également que ces lieux soient protégés, ce qui est partiellement le cas depuis 2004 et l’interdiction d'y couper des arbres. Mais il ne faut pas non plus oublier les zones côtières que les singes occupaient traditionnellement et où les seules populations viables ont été observées jusqu’à présent.

* Discovery of Miller's Grizzled Langur (Presbytis hosei canicrus) in Wehea Forest confirms the continued existence and extends known geographical range of an endangered primate
* Primates in Peril: The World's 25 Most Endangered Primates, 2004–2006

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 22 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/un-primate-de-borneo-menace-apparait-dans-un-nouvel-habitat_36160/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 31 Jan 2012 - 21:10

La danse des bousiers est un mécanisme d'orientation

Les bousiers sont connus pour danser sur des pelotes fécales une fois leur confection achevée. Ils ne vénèrent pas le soleil, ils prennent leur cap ! Des expériences révèlent qu’ils utilisent le soleil comme point de repère pour leurs déplacements.

Les bousiers sont des scarabées coprophages dont certaines espèces ont été vénérées dans l’Égypte ancienne. Ils utilisent leurs pattes avant et leurs mandibules pour transformer des morceaux de bouses en pelotes. Celles-ci sont ensuite poussées à reculons par l'insecte en direction d'un abri. La confection et le déplacement des pelotes coûtent du temps et de l’énergie. Les scarabées doivent limiter ces deux paramètres au maximum pour ne pas risquer de se faire voler. C'est pourquoi ils choisissent le plus court chemin pour aller cacher leurs biens, la ligne droite. Le déplacement d’une boule fécale est toujours précédé d’un étrange rituel. Les bousiers diurnes montent sur leurs pelotes et exécutent une danse en tournant sur eux-mêmes. Ce phénomène vient d’être expliqué par une équipe menée par Emily Baird de l’Université de Lund en Suède.


La danse des bousiers serait un mécanisme d'orientation. Les scarabées repèrent
la position du soleil. Ils vont l'utiliser durant leurs déplacements
pour maintenir ou retrouver le cap.
© LundVisionGroup
Les bousiers dansent pour garder le cap
Même si ça y ressemble, ils ne vénèrent pas le soleil ! Ils l’utilisent simplement pour choisir et maintenir un cap quoi qu'il puisse arriver. Ces résultats, qui s'appuient sur plusieurs expériences présentées ci-dessous, ont été publiés dans la revue Plos One. Durant les observations, 61% des coléoptères (Scarabaeus nigroaeneus) ont exécuté une danse - une rotation de minimum 90° - d’environ 6s à la fin de la confection de leurs pelotes. Ce comportement a toujours précédé un déplacement exécuté en ligne droite.

Pour comprendre le phénomène, des couloirs d'études ont été placés sur le trajet de ces coléoptères. Durant le premier test, la sortie de l'un d'eux a été obstruée. Tous les scarabées bloqués ont entamé une danse environ 4s après leur immobilisation. D'autres expériences ont causé une perte du contrôle du mouvement de la boule. En réaction, 50% des insectes ont pivoté sur la pelote avant de repartir dans la bonne direction. Suite à un imprévu, les bousiers semblent être capables de vérifier leur cap. Pour les chercheurs, cela signifierait que la danse des bousiers est bien un mécanisme d'orientation.


Suite à la rotation du couloir, la majorité des bousiers se sont rendu compte
que leur position par rapport au soleil avait changé. Après avoir
vérifié cette donnée, ils ont rectifié leurs déplacements.
© LundVisionGroup
Le soleil comme repère
Lors de la rotation de 180° des couloirs (un demi-tour), la majorité des scarabées a perçu la manœuvre. Environ 95% d'entre eux ont changé de direction pour reprendre le cap initial, après être montés sur leur pelote. En revanche, seuls 14% d'entre eux ont réagi lorsque la position du soleil était masquée, et aucun n’a changé de chemin. Le soleil jouerait un rôle important.


Les bousiers appartenant à l'espèce Scarabaeus sacer étaient vénérés dans
l'Égypte ancienne. Isl étaients associé à Khépri, le dieu du Soleil levant.
© Dewet, Wikimedia common, CC by-sa 2.0
Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont terminé leurs manipulations en modifiant la position apparente de l'astre solaire grâce à des miroirs. Environ 59% des insectes ont réagi à ces changements en dansant et 79% d’entre eux ont changé de direction. Ainsi, la danse des bousiers serait bien un mécanisme d’orientation basé sur la position du soleil. Ce type de comportement avait déjà été décrit auparavant chez des fourmis et des amphipodes.

* Plos One: The Dung Beetle Dance: An Orientation Behaviour?
* Chaîne Youtube présentant des vidéos des différentes expériences

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 23 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/la-danse-des-bousiers-est-un-mecanisme-dorientation_36182/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 31 Jan 2012 - 21:30

Libérée, la queue des geckos léopards vit sa propre vie

Comme de nombreux animaux, le gecko léopard peut abandonner une partie de son corps, en l'occurrence sa queue, pour survivre à l'attaque d'un prédateur. Mais chez lui, étonnamment, cet appendice bouge pendant une demi-heure et, même, réagit à des stimuli. Il a véritablement une vie propre...

Les amputations volontaires de parties non vitales du corps (ce que l'on appelle l'autotomie) sont fréquentes dans le règne animal. L’exemple le plus connu est celui de la queue des lézards. D’autres organismes possèdent aussi cette capacité. Des serpents, des araignées, des pieuvres et même quelques mammifères. L’objectif de cette opération est de détourner l’attention du prédateur ou de se libérer de son emprise. Généralement, les parties du corps abandonnées meurent rapidement, mais ce n’est pas une règle systématique. L'appendice caudal du gecko léopard par exemple, Eublepharis macularius, continue à bouger jusqu’à 30mn après sa libération. Une étude réalisée en 2009 par Timothy Higham, de l’Université de Californie, et Anthony Russell, de l’Université de Calgary, a même décrit deux types de mouvements.

Après l’amputation, la queue est capable de sautiller jusqu’à 3cm du sol pendant quelques minutes. Des mouvements d’oscillation (gauche-droite) peuvent quant à eux être observés pendant plusieurs dizaines de minutes. Ces mêmes chercheurs ont utilisé des techniques d’électromyographie pour comprendre les mécanismes responsables de ces mouvements. Deux circuits neuronaux indépendants sont impliqués mais ils peuvent agir simultanément. Plus surprenant, l’un d’eux serait sensible à des informations sensorielles provenant de l’environnement. Le fait de toucher la queue pourrait la faire sauter. Ces résultats sont publiés dans la revue Journal of Experimental Biology.


Les geckos léopards peuvent régénérer leurs queues suite à l'amputation
volontaire ayant provoqué la perte de l'ancienne.
© MrOkceg1, Youtube
La queue amputée du gecko réagit à des stimuli
Quatre électrodes ont été placées sur l'appendice caudal de plusieurs geckos endormis. À leur réveil, des stimuli ont provoqué l’amputation volontaire de leur queue, dont l’activité électrique a ensuite été enregistrée jusqu’à ce qu’elles cessent de bouger. La queue des geckos léopards oscille grâce à des activités électriques s’opérant alternativement à gauche et à droite de l’appendice, avec régularité. Les sautillements de la queue sont causés par la contraction simultanée de tous les muscles. Les deux mouvements résulteraient donc de mécanismes différents. Mais sont-ils gérés par un seul et unique circuit neuronal pouvant produire deux types d’activités ?

Les contractions musculaires donnant naissance aux mouvements d’oscillation, étant régulières, ont pu être caractérisées et quantifiées. Le système des oscillations serait automatique. En revanche, l’activité électrique causant les sauts ne suit pas de règle précise, leur survenue est plus erratique. Deux systèmes neuronaux seraient donc impliqués dans la vie postamputation de la queue.


Les geckos léopard, Eublepharis macularius, sont nocturnes ou crépusculaires. Ils vivent dans des biotopes
désertiques. Se reproduisant facilement, il sont très prisés par les amateurs d'animaux exotiques.
© Jerome 66, CC by-sa 3.0
Sur la base de leurs observations, les chercheurs ont émis l’hypothèse que le second système, celui provoquant les sautillements, devait être relié à des récepteurs sensoriels de la queue. La queue des geckos a donc une vie propre pendant plusieurs minutes après sa séparation. Les sautillements provoqués par les stimuli, peut-être le contact avec des prédateurs, peuvent certainement les déconcerter et les leurrer, permettant ainsi aux geckos d’augmenter leurs chances de fuite et de survie.

* Journal of Experimental Biology: Time-varying motor control of autotomized leopard gecko tails: multiple inputs and behavioral modulation

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 23 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/liberee-la-queue-des-geckos-leopards-vit-sa-propre-vie_36195/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 2 Fév 2012 - 1:22

L'éléphant de Sumatra en danger critique d'extinction

« Éteint à l'état sauvage », c'est la prochaine étape pour l'éléphant de Sumatra. Cette sous-espèce vient d'être déclassée par l'UICN et placée dans la catégorie des espèces en danger critique d'extinction. Une importante réduction de l'habitat ces 25 dernières années en est la principale cause.

Triste nouvelle. Le statut de l’éléphant de Sumatra, Elephas maximus sumatranus, vient d’être dégradé. On ne lui a pas enlevé un A, mais environ deux tiers de son habitat, si bien qu’il fait maintenant partie de la catégorie des espèces en danger critique d’extinction, selon l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN). C’est le dernier rang avant « éteint à l’état sauvage ». L’éléphant de Sumatra est une sous-espèce de l’éléphant d’Asie, Elephas maximus. Il vit, comme son nom l’indique, sur l’île de Sumatra en Indonésie, et on compte environ 2.800 individus, qui jusqu’à présent avaient été classés sur la liste rouge de l’UICN, au sein de la catégorie des espèces en danger.

Plus de deux tiers de l'habitat détruit
Pourquoi ce déclassement ? Principalement à cause de la déforestation. L’Indonésie est très friande de la culture du palmier à huile ou d’essences destinées à la production de papier. Et les arbres de la forêt, habitat privilégié de cet animal, tombent à une vitesse incroyable pour laisser place à ces essences. Depuis 25 ans, le pachyderme a perdu 69% de son aire de répartition et sa population a été divisée par deux.


L'éléphant de Sumatra est en danger critique d'extinction.
© WWF Indonésie/Samsul Kmar
Pourtant, l’animal est protégé par la loi locale, mais 85% de son habitat se trouve sur des zones qui ne sont pas prises en compte par cette loi ! C’est cette portion qui est susceptible d’être transformée en plantations. Si aucune décision n’est prise pour enrayer la conversion de la forêt, l’éléphant de Sumatra pourrait disparaître dans quelques décennies. Pour preuve, il a déjà partiellement disparu de deux régions. Des recensements réalisés en 2005 et 2009 ont mis en évidence l’extinction depuis le milieu des années 1980 de six groupes dans celle de Riau (Centre-Est) et de neuf dans la province de Lampung (Extrême Sud-Est de l'île).

L'éléphant de Sumatra n'est pas le seul en danger
C’est pour cela que le WWF a réclamé un moratoire sur la déforestation des zones occupées par cette sous-espèce, jusqu’à ce qu’un plan de conservation soit mis en place. Et il ne s’agit pas de protéger uniquement l’éléphant.


Il existe quatre sous-espèces d'éléphants d'Asie encore vivantes, et deux éteintes.
© egonwegh, Flickr, cc by nd 2.0
En Indonésie, de nombreux être vivants voient leur population diminuer drastiquement, notamment à cause de la déforestation, mais également en raison de la chasse, du braconnage, etc. Certains singes de l’île de Bornéo sont en danger, le tigre de Sumatra également. Les populations des rhinocéros de Java et de Sumatra sont aussi à la baisse, victimes du trafic de leur corne. Face à l'espoir économique que représentent les industries du papier et de l'huile de palme, il n'est pas sûr que l'appel de l'ONG soit entendu...

* IUCN RedList - Elephas maximus ssp. sumatranus
* WWF

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 25 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/lelephant-de-sumatra-en-danger-critique-dextinction_36242/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 4 Fév 2012 - 1:33

L'horrible nez des rhinolophidés pour ne pas entendre la forêt...

Les rhinolophidés, une famille de chauves-souris, ont un visage particulièrement repoussant. Leur nez, composé de plusieurs cavités, a une forme plutôt alambiquée. Cette disgrâce leur confère un avantage, ne pas être perturbés par les bruits de leur environnement. Explications...

Un cap ? Un pic ? Une péninsule ? Pas vraiment… Le nez des rhinolophidés, une famille de chauves-souris, dont l’espèce la plus connue est sans doute le grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), ressemble plutôt à celui d’un bulldog, il est très aplati. La fantaisie nasale de ces chiroptères va cependant bien loin. Au-dessus du nez, la présence de plusieurs excroissances formant des cavités rend l’ensemble du visage de ce mammifère plutôt effrayant. Moche mais nez-en-moins utile ! La conformation de ces cavités apporte en effet une aide précise pour l’orientation.

Car les chauves-souris, quasiment aveugles, se dirigent grâce à l'écholocation, envoyant des ondes sonores via leur nez. Ces ondes rebondissent sur les obstacles alentours pour revenir vers l'animal puis être analysées par le cerveau, fournissant une image de l'environnement précise et en trois dimensions.

Des cavités pour concentrer le faisceau sonore
Les scientifiques pensent qu’il y a un lien entre le type d’émissions réalisées par les individus de cette famille et leur anatomie particulière. Cette thèse est confortée par le fait que les cris émis sont différents de ceux qu’on rencontre chez les autres familles de chiroptères. En l’occurrence, l’intervalle de fréquences utilisé par les rhinolophidés est moins large.


Rhinolophus euryotis, une espèce de la famille des rhinolophidés.
© Michael Pennay, Flickr, cc by nc nd 2.0
Et c’est le cas. Comme le montre une étude publiée dans Pnas et réalisée par des chercheurs de l'Université d'Anvers sur rhinolophus rouxi, les différents plis du nez concentrent les faisceaux des ondes sonores émis afin que les interférences avec les sons de l’environnement soient fortement réduites.

Les rhinolophidés sont moins gênés par les bruits de la forêt
En contrepartie, la localisation des obstacles est moins efficace, car davantage ciblée. En effet, les petites cavités - qui remplacent une seule plus importante - ne permettent pas de balayer un champ aussi large. S’il peut paraître contradictoire qu’une adaptation mène à une écholocation moins efficace, les auteurs notent que cela correspond bien au mode de vie de ces espèces. Les rhinolophidés vivent en effet principalement en forêt où les bruits de fond sont abondants. Une adaptation qui permet de s’en affranchir paraît donc logique.


Il existe 18 familles de chauves-souris, mais seuls les rhinolophidés possèdent un nez si particulier.
© gareth Jones, Université de Bristol
Cependant, des études de 2006 et 2007 indiquaient que ces cavités n’affectaient pas les faisceaux d’ondes de la même manière et permettaient notamment aux chauves-souris de mieux évaluer leur altitude. Il semblerait donc que des travaux plus approfondis soient nécessaires pour comprendre le rôle exact du nez des rhinolophidés.

* The furrows of Rhinolophidae revisited
* Université d'Anvers

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 27 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/lhorrible-nez-des-rhinolophides-pour-ne-pas-entendre-la-foret_36283/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 5 Fév 2012 - 21:11

Quarante-six nouvelles espèces animales découvertes au Surinam

Un total de 46 nouvelles espèces animales, parmi lesquelles des « grenouilles-cowboy » et des « sauterelles crayola », ont été découvertes lors d'une récente expédition dans le sud du Surinam, a annoncé mercredi le groupe de protection de la nature Conservation International.

Une équipe de 53 scientifiques, indigènes et étudiants, a effectué un voyage de trois semaines le long des fleuves Koetari et Sipaliwini, en pleine jungle près de la frontière brésilienne, à l'initiative de Conservation International (CI). Une expédition au cours de laquelle ont également été trouvés des hiéroglyphes non répertoriés. Parmi les 46 nouvelles espèces, l'équipe a découvert une grenouille inconnue, démontrant une nouvelle fois que ces amphibiens très diversifiés restent bien mal connus, comme en témoignent les découvertes récentes de la « plus petite grenouille du monde », la première en Papouasie-Nouvelle Guinée (8mm) annoncée en décembre 2011 avant un nouveau record (entre 7mm et 8mm) établi à Hawaï en janvier 2012.

Baptisée « grenouille-cowboy », l'amphibien déniché au Surinam est doté de franges blanches le long des pattes et présentant des os ressemblant étrangement à des éperons sur les talons. Les chercheurs ont également repéré une « sauterelle crayola » multicolore ou encore un poisson-chat à carapace couvert d'épines qui lui permettent de se défendre contre les piranhas géants qui cohabitent dans les mêmes eaux.


Hypsiboas sp., surnommée la la « grenouille cowboy » à cause de petits ergots,
entre le tibia et le pied, qui évoquent des éperons.
© AFP Photo/Conservation International/Paul E. Ouboter/Handout
Un patrimoine à préserver
« En tant que scientifique, il est passionnant de faire des recherches dans ces zones reculées où d'innombrables découvertes vous attendent », a commenté Trond Larsen, chef de l'expédition. Par ailleurs, des hiéroglyphes ont été trouvés près du village de Kwamalasamutu, peuplé par les Indiens Trio et destination écotouristique promue par CI. En 2000, des hiéroglyphes préhistoriques avaient déjà été mis au jour dans la caverne de Werehpai, située dans la même zone. Certaines études et analyses révèlent que les premiers signes d'habitation humaine dans le sud du Surinam datent d'au moins 5.000 ans.

Selon la directrice de CI-Surinam, Annette Tjon Sie-Fat, ces découvertes devraient jouer un rôle crucial en faveur de la préservation de l'écosystème du Sud du pays. L'organisation compte sur le gouvernement pour qu'il légifère afin de préserver la biodiversité de ces régions reculées, notamment convoitées par des compagnies multinationales d'exploitation minière et forestière. La dernière expédition de CI au Surinam, en 2007, avait débouché sur la présentation de 24 nouvelles espèces animales.

* AN ARMORED CATFISH, A COWBOY FROG, AND A RAINBOW OF COLORFUL CRITTERS DISCOVERED IN SOUTHWEST SURINAME

Paramaribo-AFP, le 30 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/quarante-six-nouvelles-espaces-animales-daccouvertes-au-surinam_36367/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 5 Fév 2012 - 21:27

Des dauphins imitent le chant des baleines pendant la nuit

Dans un parc zoologique français, des dauphins profitent de la nuit pour répéter les sons qu'ils ont entendus dans la journée, comme le chant des baleines. Probablement une façon de faire travailler leur mémoire, comme l'explique l'éthologue Martine Hausberger à Futura-Sciences.

Au parc zoologique de Planète Sauvage se déroule un événement peu banal. Des dauphins imitent le chant des baleines pendant leur période de repos. Le fait nouveau est que cette performance est accomplie plusieurs heures après avoir entendu le modèle. Que ce son soit reproduit dans un contexte complètement différent, la nuit, au calme, est également surprenant. Car on sait que les dauphins sont capables d’imiter des bruits qu’ils viennent d’entendre. Mais ici, le chant des baleines a été reproduit plusieurs heures après l’écoute. « Cela ne met pas en jeu les mêmes processus cognitifs, explique Martine Hausberger, éthologue au CNRS de Rennes et encadrante des recherches. Le délai montre que les sons sont mémorisés et pas juste répétés. »

Les dauphins parlent pendant leur sommeil
Ces grands dauphins - Tursiops truncatus - vivent depuis leur naissance dans le parc zoologique de Planète Sauvage, près de Nantes et exécutent un show quotidiennement. Ils n’ont donc jamais vécu en liberté. Mais sous l’eau, les bruits de l’océan leur sont passés en boucle. Et la nuit, pendant leur période de repos, ils reproduisent les chants des baleines à bosse, comme le rapporte l'équipe du CNRS de Rennes dans la revue Frontiers in Comparative Psychology.


Amtan, un des dauphins du parc zoologique Planète Sauvage.
© Planète Sauvage 2011
Comment peut-on savoir qu’il s’agit bien d’une imitation des baleines ? À l’écoute des sons, les chercheurs avaient déjà fortement suspecté cette ressemblance, mais il leur aurait été possible d'être trompés par ces bruits si familiers pour eux. Ils ont donc soumis à des tests des étudiants étrangers à ces thématiques. Eux aussi ont bien identifié les sons produits par ces grands dauphins comme étant des imitations des baleines à bosse.

La nuit permet un meilleur apprentissage
Pourquoi les dauphins réalisent-ils ces imitations ? « L’hypothèse est qu'ils "revivent" l’expérience vécue durant la journée », propose la chercheuse, un peu à l’image des humains qui parlent pendant leur sommeil. Car pour ces cétacés aussi, la nuit est formatrice, « ils réalisent mieux les tâches pour lesquelles ils sont entraînés, comme sauter hors de l’eau, si une nuit sépare l'entraînement et le test. »


Le grand dauphin, qui vit dans tous les océans tempérés et tropicaux, est capable d'imiter d'autres cétacés.
© Planète Sauvage 2011
Ainsi, selon Martine Hausberger, « les dauphins, comme les humains, "répètent" la nuit les expériences marquantes de la journée, ce qui leur permet éventuellement d'améliorer la performance associée et ils peuvent révéler cette mémoire en produisant des sons associés. » Pour vérifier ces hypothèses, il faudrait néanmoins effectuer des tests complémentaires. Afin d'abord de déterminer si les dauphins sont bien dans un stade de sommeil lorsqu'ils réalisent ces imitations. « Il y aurait nécessité de faire des ElectroEncéphaloGrammes (EEG), d’autant que les dauphins dorment de façon unilatérale, à savoir un hémisphère à la fois, et sont donc constamment en veille. Dans ces conditions, peut-on réellement dire qu'ils parlent en dormant ? »

* Do dolphins rehearse show-stimuli when at rest? Delayed matching of auditory memory
* EthoS: Laboratoire d'éthologie animale et humaine
* Planète Sauvage

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 30 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/des-dauphins-imitent-le-chant-des-baleines-pendant-la-nuit_36326/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 6 Fév 2012 - 19:33

Une biodiversité exceptionnelle à protéger dans les Andes

La biodiversité exceptionnelle des Andes est encore épargnée mais pour combien de temps ? L'inquiétude gagne les scientifiques car de nombreuses espèces endémiques vivent actuellement sur des sites non protégés.

Le bassin ando-amazonien qui s’étend sur une partie du Pérou et de la Bolivie, à la base des Andes, est une des régions les plus riches du monde en biodiversité, avec de nombreuses espèces endémiques. Une importante équipe de scientifiques d’Amérique du Nord et du Sud a recensé la biodiversité de ce bassin. Les résultats ont ensuite été cartographiés, permettant finalement de réaliser un état des lieux. C’est en récupérant et analysant les données provenant 7.184 enregistrements (recensements antérieurs, herbariums, etc.) et en s'appuyant sur des images satellite que les scientifiques ont pu établir une cartograhie précise. Les travaux, rapportés dans BMC Ecology, ont ainsi porté sur 435 espèces de plantes endémiques et 347 espèces de vertébrés, également spécifiques de la région.

Environ 800 espèces endémiques sur la zone étudiée
Et les résultats montrent une certaine homogénéité dans la distribution des différents groupes. Par exemple, les chercheurs ont trouvé que les mammifères et les oiseaux étaient répartis le long d’une bande sur le flanc est de la cordillère des Andes, entre 2.500m et 3.000m au-dessus du niveau de la mer. Quant aux amphibiens, ils sont davantage présents entre 1.000m et 1.500m, au sud du Pérou et au Nord de la Bolivie. Concernant les plantes, il n’existe pas de schéma aussi défini. La répartition varie davantage en fonction des taxons.


Dans la zone étudiée, les espaces protégés (en gris clair) ne recouvrent que très peu
les zones irremplaçables (en violet) ou les centres d'endémisme (en orange).
© Swenson et al. 2012, BMC Ecology - adaptation Futura-Sciences
Une protection faible pour une biodiversité riche
L'observation montre donc une biodiversité très riche mais également mal protégée, voire pas du tout. Pour mesurer la capacité de résistance des écosystèmes, les chercheurs ont défini ce qu’ils appellent des zones « irremplaçables ». Elles correspondent à des sites où le nombre d’espèces ayant une aire de répartition peu étendue (contenue dans la zone) est très élevé. Elles sont qualifiées d’irremplaçables car leur suppression mènerait à l’extinction de nombreuses espèces. Problème, seulement 20% de ces zones irremplaçables sont protégés. Et le pourcentage est identique dans les régions à fort taux d'endémisme. Pire, environ un tiers des espèces endémiques étudiées sont absentes des zones protégées. Une tendance qu'il est nécessaire d'inverser rapidement, d’après les chercheurs. Sinon, ces espaces pourraient bien être exploités et fragilisés par diverses industrie, tel que extraction d'hydrocarbure, mines d’or, agriculture, construction de routes, etc.


La cordillère des Andes, longue de 7.100km et s'étendant sur 7 pays, abrite une biodiversité extrêmement riche.
© Andy Hares, Flickr, cc by nc sa 2.0
Ce recensement à grande échelle est le plus abouti sur la région et a permis aux scientifiques de mettre en évidence des espaces fragiles qui nécessitent une protection. Mais selon eux, l’analyse de la biodiversité des Andes a maintenant besoin d’être effectuée à plus petite échelle afin de préciser les découvertes réalisées.

* Plant and animal endemism in the eastern Andean slope: Challenges to conservation

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 31 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/une-biodiversitac-exceptionnelle-a-protacger-dans-les-andes_36349/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 6 Fév 2012 - 20:15

L’évolution des mammifères, devenir géant prend du temps…

À quelle vitesse les mammifères changent-ils de taille au cours de l'évolution ? Il apparaît que la réponse dépend du milieu de vie (aquatique ou terrestre), mais également de la direction de cette évolution (vers le gigantisme ou vers le nanisme). En effet, selon des chercheurs, les mammifères changent de taille plus rapidement sous l'eau, et encore davantage s'ils ont tendance à rapetisser.

L'évolution des mammifères au cours du temps soulève des questionnements. Combien de temps a-t-il fallu à la baleine bleue pour atteindre sa trentaine de mètres de long ? Cette période de temps est-elle plus ou moins importante que celle qu’il a fallu à l’hippopotame nain pour atteindre sa taille réduite ? C’est ce qu’une équipe internationale a cherché à découvrir en étudiant la vitesse de changement de taille des mammifères depuis environ la crise du Crétacé-Tertiaire. Cette étude a permis d’établir plusieurs schémas clairs. Tout d’abord, la croissance est plus rapide dans le milieu aquatique que sur terre. Par exemple, chez les baleines, il faut 1,1 million de générations afin de grandir d’un facteur 100 et 5 millions pour un facteur 5.000. En revanche, pour un organisme terrestre, il faut globalement deux fois plus de générations pour le même taux de croissance. Les résultats sont présentés dans Pnas.

L’évolution des mammifères, moins de générations pour décroître
Autre écart important dans l’évolution vers un extrême (gigantisme) ou l’autre (nanisme). La tendance vers des dimensions plus importantes se fait moins rapidement que pour la décroissance. Une règle qui s’illustre avec l’hippopotame nain ou le mammouth nain dont les dimensions n’ont nécessité que quelque 100.000 générations de décroissance.


Pour les mammifères terrestres, une décroissance de facteur 100 se fait en 100.000 générations
tandis qu'une croissance de même facteur prend 1,6 million de générations.
© Evans et al. 2012, Pnas - adaptation Futura-Sciences
Les chercheurs sont parvenus à ces conclusions en compilant les données de masse corporelle maximum de 28 groupes de mammifères vivant ou ayant vécu en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique depuis 70 millions d’années. Puis ils ont étudié la macroévolution de ces organismes, et plus particulièrement les contraintes qui favorisent le gigantisme ou le nanisme. Pourquoi les mammifères marins, comme les baleines, seraient-ils capables de changer de taille plus rapidement ? Probablement parce que les contraintes mécaniques liées au milieu aquatique sont moins fortes.

La sélection naturelle, difficile de se faire une place pour un géant
Les scientifiques pensent également qu’il faut moins de temps pour rapetisser car la sélection privilégie les petites tailles pour plusieurs raisons. Chez les mammifères, chaque organisme passe au cours de son développement par un stade juvénile de taille moindre que celle de l’adulte. Or il est plus facile d’un point de vue évolutif que ce développement soit interrompu et que la reproduction soit plus précoce plutôt que l’inverse, ce qui mène in fine à la réduction globale des dimensions de l’espèce.


L'hippopotame nain est environ deux fois moins grand que l'hippopotame commun.
© Sebastian Niedlich (Grabthar), Flickr, cc by nc sa 2.0
Selon les chercheurs, il est en outre moins aisé d’évoluer vers une taille importante qui nécessite davantage de nourriture, d’espace, etc. C’est l’inverse pour les petits organismes. Ces résultats permettent de mieux comprendre comment les contraintes environnementales agissent sur l’évolution des êtres vivants. Et l’asymétrie que révèle cette étude est surprenante. Bien souvent, ce sont les grands animaux qui sont remarqués et admirés, pourtant c’est bien la petitesse que la sélection semble favoriser...

* The maximum rate of mammal evolution

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 31 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/evolution-des-mammiferes-devenir-geant-prend-du-temps_36388/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Ven 10 Fév 2012 - 1:33

La loutre européenne recolonise la Bretagne où elle était en danger

La loutre européenne est de retour en Bretagne. Alors qu'elle était en danger d'extinction dans cette région, elle fait une réapparition et les naturalistes comptent entre 600 et 1.000 individus.

Sa bonne bouille et son caractère facétieux lui valent un gros capital sympathie du public : la loutre d'Europe (Lutra lutra), hier en voie d'extinction, reconquiert lentement les cours d'eau de Bretagne, bastion de cette espèce en France avec le Massif central. Depuis une vingtaine d'années, ce mammifère recolonise petit à petit les berges des rivières, les zones humides et marais du littoral des quatre départements bretons et de la Loire-Atlantique, mais aussi les villes côtières où il trouve nourriture et protection.

Les populations de loutres difficiles à estimer
La loutre, solitaire et souvent nocturne, est si discrète qu'il est difficile d'estimer le nombre d'individus dans la péninsule bretonne. « Peut-être entre 600 et 1.000 », annonce prudemment le Groupe Mammalogique Breton (GMB), association de protection de la nature au service des mammifères sauvages. « Le domaine vital de l'animal est très vaste. Il varie en fonction de la ressource alimentaire et de la capacité énergétique de la loutre [à chasser]. En eau douce, il faut compter entre 7km et 15km de rive pour une femelle et 35km pour un mâle », détaille Xavier Grémillet, naturaliste et président du GMB.


Aire de répartition de la loutre européenne.
© Domaine public
La chasse et le piégeage (interdits en 1972), le drainage des zones humides, puis l'urbanisation, l'aménagement du littoral et la densification du réseau routier ont failli faire disparaître le gracieux lutriné de la famille des petits carnivores mustélidés comme la belette, l'hermine, la fouine ou le furet, protégé depuis 1976.

La loutre en danger dès 1940
La loutre d'Europe, dont la répartition géographique s'étend à toute l'Eurasie - elle est d'ailleurs parfois appelée loutre eurasienne - des côtes de l'Atlantique jusqu'aux îles indo-malaises, était déjà au bord de l'extinction à la fin des années 1940 en France. « Elle était considérée comme nuisible et elle représentait une source d'enrichissement facile. À l'époque, la peau d'une loutre équivalait au prix d'un vélo. C'était une ressource pour le rural qui savait piéger », explique Xavier Grémillet.

« À la fin des années 1980, la population de Lutra lutra n'était d'à peine plus d'un millier en France, principalement dans le Massif central et en Bretagne », se souvient Franck Simmonet, chargé de mission mammifères semi-aquatiques au GMB.

Un habitat varié
« Le petit carnivore au corps fuselé et aplati a survécu principalement dans des isolats, des noyaux durs d'une centaine d'individus dans les Montagnes Noires et les Monts d'Arrée de la Bretagne centre, et quelques-uns sur la presqu'île de Crozon dans le Finistère », selon Franck Simmonet.


La loutre européenne mesure plus d'un mètre.
©Fabrice Capber, Wikipedia, cc by sa 3.0
« Doté de pattes courtes et palmées, d'un pelage imperméable et isolant, et d'une queue puissante qui lui sert de gouvernail et de propulseur, le "kidour" qui signifie chien d'eau en breton, est un animal parfaitement adapté à la vie aquatique et peu sensible à la pollution des eaux », souligne Xavier Grémillet. La loutre eurasienne qui se nourrit également en mer a été observée dans les îles de Molène et d'Ouessant, au large du Finistère. Ce sont des jeunes qui ont traversé à la nage après avoir quitté leur mère », signale-t-il. « À Brest, le parc de découverte des océans Océanopolis investit 1,9 million d'euros dans la création de plus de 400m² d'espace pour présenter des lutrinés au public à partir de 2013. Il y aura deux ou trois loutres du Pacifique qui sont des mammifères marins d'Amérique du Nord et un couple de loutres eurasiennes dont on espère qu'il nous donnera des loutrons », conclut Sami Assani, un des responsables du parc.

* Groupe Mammalogique Breton
* Océanopolis

Source: Relaxnews, le 3 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/la-loutre-europeenne-recolonise-la-bretagne-ou-elle-etait-en-danger_36477/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 11 Fév 2012 - 1:33

Des néphiles s'émasculent pour survivre à leur accouplement

Messieurs, voici un sujet qui peut donner des sueurs. Pour survivre à leur accouplement, des araignées néphiles sont obligées de s’émasculer. En cas d’échec, les mâles peuvent être consommés par les femelles, avant que la fécondation ne soit complète. Voyons le bon côté des choses, ils deviennent stériles tout en bloquant leurs concurrents et en ayant de fortes chances de devenir père.

Certaines araignées de sexe féminin sont connues pour leur penchant cannibale. Une femme ayant assassiné son mari n’est-elle pas qualifiée de veuve noire ? Lors de la reproduction des arachnides, les mâles déposent leurs gamètes à l’aide des pédipalpes - une paire d’appendices située sur la tête - dans les spermathèques localisées sous l'abdomen de la femelle. Daiqin Li de l’Université de Singapour a étudié le cannibalisme chez Nephilengys malabarensi, une araignée de la famille des Nephilidae ou néphiles. Principale particularité de cette espèce, les mâles sont prêts à tout afin de devenir père et pour… survivre. Dès qu’ils sentent que la femelle va interrompre l’accouplement, ils peuvent abandonner volontairement leur appareil génital et fuir à une distance respectable de leur partenaire, dans le meilleur des cas…


L'organe de reproduction masculin se situe dans l'encadré rouge. Il continue à inséminer
la femelle néphile alors que son propriétaire (à gauche) se fait manger.
© Li et al. 2012, Biological Letters
Ce comportement est avantageux pour plusieurs raisons. L’insémination continue après l’abandon des organes génitaux masculin. La femelle est donc fertilisée "à distance", y compris lorsque le mâle n'a pas su s'échapper et qu'il lui sert de pitance... dans 75% des cas. De plus, les pédipalpes abandonnés empêchent toute autre fécondation par d’éventuels concurrents. Ces résultats sont publiés dans la revue Biological Letters.

Contradaptation à l’agressivité féminine des néphiles
Les accouplements de 25 couples d’araignées vierges ont été passés à la loupe. Les individus de sexe masculin ont perdu leur appareil génital dans 88% des cas. Les spécimens des deux sexes peuvent être responsables de l’amputation. Lors de l'arrêt de la copulation par la femelle, seul un tiers de la semence a été transmise à la spermathèque. Grâce à l’émasculation, le transport des spermatozoïdes se poursuit après l’abandon des pédipalpes. Cette adaptation permet donc d’accroître les chances de fertilisation. Plus surprenant, la vitesse de transfert augmente.


Cette photographie prise au microscope à balayage montre la tête d'une néphile, Nephilengys malabarensi.
Les yeux et les chélicères (structures entourant la bouche) sont visibles, de même que les pédipalpes dont
les extrémités sont cassées. Le pédipalpe droit correspond
à la structure blanchâtre au centre de l'image.
© Matjaž Kuntner
Les eunuques qui survivent présentent un nouveau comportement. Ils deviennent de supercombattants très agressifs. Ils restent sur la toile de la femelle et s’attaquent à tout concurrent potentiel tant que le transfert de gamètes n’est pas fini. Allégés par la perte de leurs pédipalpes, ils sont plus agiles et efficaces au combat. Les mâles de Nephilengys malabarensi utilisent donc diverses stratégies pour se reproduire et survivre à l’appétit féroce des femelles. Les auteurs parlent de contradaptations à l'apparition de comportements cannibales et agressifs chez les néphiles de sexe féminin. N’oublions pas que les mâles de cette espèce n’ont droit qu’à un ou deux essais, car ils ont deux pédipalpes, pour assurer leur descendance.

* Biological Letters: Remote copulation: male adaptation to female cannibalism

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 4 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/araignees-des-nephiles-semasculent-pour-survivre-a-leur-accouplement_36490/

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MessageSujet: L'insatiable python   Sam 11 Fév 2012 - 1:49

L'insatiable python de Birmanie dévore les mammifères de Floride

Les mammifères de Floride survivront-ils aux attaques du python de Birmanie ? Ce serpent, introduit dans le parc des Everglades dans les années 1980, fait des ravages et les populations de mammifères connaissent un déclin sans précédent.

Le python de Birmanie semble régner sur les Everglades. Dans ce parc national de Floride, la quantité de mammifères a significativement diminué au cours de ces dernières années. Et le responsable pourrait bien être ce serpent invasif. Les dates concordent. Ce serpent constricteur (Python molurus bivittatus), qui peut mesurer jusqu'à 4m, a en effet été introduit aux États-Unis dans les années 1980 et le nombre d’individus habitant le parc de Floride a explosé au début des années 2000, époque où le reptile a été officiellement reconnu comme établi.


Un alligator américain attaquant un python de Birmanie.
© Domaine public
Aucun lapin recensé depuis l'établissement du python de Birmanie
Cette période, jusqu’à maintenant, coïncide fortement avec le déclin des populations de mammifères au sein du parc. Pas de doute pour les scientifiques américains qui présentent leurs résultats dans Pnas, il y a bien une relation de cause à effet. Ils sont parvenus à cette conclusion en comparant des recensements réalisés par les autorités du parc avant l’établissement du serpent dans la zone, avec des données plus récentes, collectées après 2005. Pour certaines espèces de mammifères, les populations ont chuté de 99% ! C’est le cas du raton laveur et des opossums.


Nombre de pythons retirés du parc des Everglades chaque année.
© Dorcas et al. 2012, Pnas
Mais pire encore, aucun lapin (Sylvilagus spp.) ni aucun renard gris ou roux (Urocyon cinereoargenteus et Vulpes vulpes) n’a été retrouvé après que le reptile s’est établi. Pourtant, ces espèces étaient parmi les plus abondantes des Everglades avant les années 2000.

Près de 400 pythons de Birmanie retrouvés en 2009
Une thèse confortée par la répartition spatiale de ces mammifères, qui sont vus davantage sur les bords du parc, où justement le python de Birmanie ne s’aventure que peu. Difficile d’évaluer la quantité de ces serpents qui sévissent dans l’immense parc des Everglades, plus de 6.000km², mais environ 400 en ont été retirés en 2009, un chiffre en constante augmentation depuis l’introduction du reptile avec une exception en 2010, mais probablement à cause de la fraîcheur de l’année.


L'aire de répartition naturelle du python de Birmanie est l'Asie du Sud-Est - Thaïlande,
Cambodge, Vietnam, Myanmar, Indonésie, Laos et Chine.
© Mike Rochford
Et comme il n’existe aucun prédateur au-dessus d’eux dans la chaîne alimentaire, à part les alligators, occasionnellement, ils ont tendance à proliférer à grande vitesse. C’est le problème de la plupart des espèces invasives qui sont insérées au sein d'un milieu à l’équilibre et qu'ils perturbent durablement. À l'origine, les pythons ont été introduits par des hommes qui gardaient ces animaux en captivité, pensent les autorités du parc. Volontairement ou pas, la situation leur a échappé. Les conséquences sont lourdes.

* Severe mammal declines coincide with proliferation of invasive Burmese pythons in Everglades National Park
* Parc national des Evergaldes
* USGS

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 5 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/linsatiable-python-de-birmanie-devore-les-mammiferes-de-floride_36485/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Sam 11 Fév 2012 - 20:27

Le Pantanal, plus grande zone humide du monde, est menacé

La plus grande zone humide du monde est en danger, d'après un récent rapport du WWF. Le Pantanal, en Amérique du Sud, est en effet victime des constructions humaines, de l'agriculture intensive et de la déforestation, perturbant le fleuve Paraguay qui irrigue la zone.

Le Pantanal est le résultat des crues du fleuve Paraguay, qui se divise en de nombreux méandres et petits cours d’eau. À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides qui a lieu tous les 2 février depuis 1997, le WWF a lancé un appel afin d’améliorer la protection de cet espace. Car selon une étude réalisée par les membres brésiliens de l’ONG, seulement 11% de la surface du bassin, qui s’étend sur 1,1 million de km², bénéficient de quelques lois de protection, tandis que 5% uniquement sont entièrement inclus dans des parcs, dont les règles sont plus strictes.

La déforestation à hauteur de 54% en amont du fleuve Paraguay
Cet immense territoire se situe au sud de l’Amazonie, à cheval sur la Bolivie, le Paraguay et le Brésil. Le fleuve Paraguay, poumon de cette zone humide qu’il traverse du Sud au Nord, mesure environ 2.600km. Il prend sa source dans le Mato Grosso et traverse le Pantanal qu’il inonde régulièrement, puis rejoint le fleuve Parana, en Argentine. Et c’est justement en amont que la situation est la plus préoccupante. Le cerrado, une savane bordant la rive Est du fleuve, au Nord, est la parfaite illustration du manque de protection. Seulement 2% de cette savane qui occupe le bassin du fleuve sont protégés. Elle a subi une déforestation record, atteignant 54%, pour laisser la place à une agriculture intensive, et notamment de soja.


Le fleuve Paraguay irrigue la zone du Pantanal.
© llosuna, Wikipédia, cc by 1.0
Avec l’élevage du bétail, la culture du soja est un des facteurs les plus nuisibles pour la zone qui est également victime des constructions humaines (ponts, barrages, routes, petites centrales hydroélectriques…), de l’industrie (mines, forages) et, donc, de la déforestation. Tous ces facteurs perturbent les cycles d’inondation du bassin, la qualité de l’eau, et d'autres paramètres encore.

Les ressources en eau de 14% avec un fort risque de dégradation
Ainsi, comme l’indique le rapport du WWF, 14% des ressources en eau du bassin présentent un haut risque de détérioration. Environ 37% sont exposés à un risque moyen et 49% à un risque faible. Le site du Pantanal est pourtant classé au patrimoine de l’Unesco, notamment pour sa biodiversité, environ 5.000 espèces de plantes et d’animaux occupent ce bassin. Sa valeur économique est également importante. L’ensemble de ses services écologiques est en effet estimé à 85 milliards d’euros par an selon une étude réalisée en 2008.


Le Pantanal, plus vaste zone humide du monde, est noyé quatre mois dans l'année.
© world66, Wikipédia, cc by sa 1.0
D'après le WWF, seule une action concertée des différents pays permettra de limiter les risques de dégradation du bassin du Paraguay et donc, du Pantanal. L’ONG préconise l’utilisation de techniques plus avancées autour de l’élevage du bétail ainsi que des études d’impact sérieuses avant l’implantation de petites centrales hydrauliques. Enfin, et bien sûr, l’extension des zones protégées est la première recommandation du WWF.

* Ecological Risk Assessment for the Paraguay River Basin
* Unesco
* WWF

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 6 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/le-pantanal-plus-grande-zone-humide-du-monde-est-menace_36534/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 13 Fév 2012 - 1:25

Des lions découvrent la neige

Des dizaines de milliers d'habitants des Balkans font face à des problèmes provoqués par la vague de froid et les fortes chutes de neige.


© REUTERS/Marko Djurica
Cela n'empêche pas les lions du Zoo de Belgrade en Serbie, de profiter du temps hivernal.


© REUTERS/Marko Djurica
Selon le personnel du Zoo, par temps froid ces animaux ne quittent habituellement pas l'enclos.


© REUTERS/Marko Djurica
Les lions curieux goûtent la neige avec un grand intérêt.


© REUTERS/Marko Djurica
Certains lions préfèrent se rouler dans la neige.


© REUTERS/Marko Djurica
Une lionne-footballeur...


© REUTERS/Marko Djurica
Les lions du Zoo de Belgrade jouent dans la neige.

Photos, Marko Djurica
Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120208/193304880.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mar 14 Fév 2012 - 1:34

Énigme résolue ?... Les rayures des zèbres éloignent les taons !

Pourquoi les zèbres ont-ils des rayures ? Bonne question, restée sans réponse... jusqu'à présent. Selon des chercheurs, elles remplissent probablement plusieurs fonctions, dont celle d'éloigner les taons qui sucent le sang de ces animaux. Les rayures perturberaient la lumière polarisée qui permet à ces insectes de repérer leurs hôtes.

Le rôle des rayures du zèbre est une énigme sur laquelle de nombreux scientifiques se sont penchés. Sans véritable succès. Est-ce dans le but de se camoufler ? Ont-elles un rôle dans les interactions sociales ? Pas évident. Une étude vient de montrer que les rayures permettraient d’éloigner les taons. Ces diptères de la famille des tabanidés sont néfastes pour les animaux, à double titre. Ils sont d'abord vecteurs de nombreux agents pathogènes (bactéries, virus, protozoaires…). Ensuite, comme les animaux qui en sont victimes passent beaucoup de temps à les chasser de leur corps, ils en consacrent moins au pâturage. Ils produisent ainsi moins de lait et sont donc moins aptes à nourrir leur progéniture. Ces deux phénomènes provoquent une réduction du succès reproducteur.

La lumière polarisée guide les taons
Pourquoi les rayures repoussent-elles les taons ? Réponse, en leur présence, les diptères ne parviennent pas à distinguer leur hôte. Ces insectes sont en effet très dépendants de la lumière polarisée, qui leur permet notamment de repérer les étendues d’eau indispensables à la ponte et au développement larvaire. Or les rayures des zèbres ont pour effet de perturber cette lumière.


Résultats des expériences réalisées par les chercheurs. À droite, les différents modèles de rayures pour lesquels l'attirance
des taons a été testée. Pour chacun des six modèles, plusieurs largeurs de rayures ont été testées (sauf pour le
quatrième où il s'agit juste de couleurs différentes). Le nombre de taons attirés lors de chaque expérience
est reporté sur le graphique. La bande grise représente la largeur
d'une rayure de zèbre (maximum 8 cm environ).
© Egri et al. 2012, Journal of Experimental Biology,
adaptation Futura-Sciences
Des travaux antérieurs indiquent qu’un cheval avec une robe plus claire est moins visité par les taons qu’un autre de couleur plus foncée, car la lumière polarisée dégagée par la couleur blanche ne permet pas aux parasites de bien visualiser leur hôte. Mais les expériences d'Ádám Egri et ses collègues, rapportées dans Journal of Expermiental Biology, montrent que la présence de rayures est encore plus perturbante pour les tabanidés.

Les rayures des zèbres, un antiparasite efficace
C’est en effectuant une série d’expériences avec des animaux de couleurs plus ou moins foncées, ou en mimant des rayures de largeurs différentes, que les chercheurs sont parvenus à mettre ce lien en évidence. Ils se sont ainsi rendu compte que plus les bandes sont fines, jusqu’à un certain point, moins les taons sont attirés. Leurs analyses montrent en outre que la largeur moyenne des rayures chez les différentes espèces de zèbres - il en existe trois - correspond justement à un optimum pour éviter ces parasites (largeur maximale de 8cm environ).


Blanches sur fond noir ou noires sur fond blanc ? Les rayures des zèbres, qui éloignent les taons, sont bien blanches
sur fond noir. La perte de pigmentation noire se produit secondairement.
© Bruno Scala, cc by nc nd 2.0
Pour autant, les chercheurs ne prétendent pas avoir trouvé l’unique solution à l’énigme des zébrures. Selon eux, il s’agit plus simplement d’une explication parmi d’autres et ils concèdent que les hypothèses avancées précédemment puissent être justes également. Être capable d’éloigner les parasites représente clairement un avantage évolutif mais les rayures en confèrent sans doute d’autres et il n’est même pas certain que la pression de sélection qui mena à leur formation fut guidée par un parasite.

* Polarotactic tabanids find striped patterns with brightness and/or polarization modulation least attractive: an advantage of zebra stripes
* An unexpected advantage of whiteness in horses: the most horsefly-proof horse has a depolarizing white coat.

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 9 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/enigme-resolue-les-rayures-des-zebres-eloignent-les-taons_36632/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 16 Fév 2012 - 0:41

Les tarsiers des Philippines utilisent des ultrasons par discrétion

Le tarsier des Philippines a trouvé un moyen innovant pour vivre sa vie sans se faire remarquer. Communiquer avec les siens tout en étant inaudible aux oreilles de ses prédateurs, grâce aux ultrasons. Ses capacités auditives exceptionnelles lui permettent également de localiser avec précision ses proies. Communiquer sans se faire entendre, une stratégie des plus remarquable...

Avec leur fréquence supérieure à 20.000Hz, les ultrasons sont inaudibles par l’Homme et par la plupart des primates. Plusieurs mammifères terrestres (chiens, chats) peuvent néanmoins entendre ces sons sans pouvoir toutefois les produire. Seule la chauve-souris et quelques rongeurs possèdent cette capacité. Le tarsier des Philippines, Tarsius syrichta, serait le plus petit primate actuel. Il vit sur les îles de Bohol et de Leyte, aux Philippines, et se nourrit d’insectes. Réputé être des plus calme, il a parfois des comportements intrigants en poussant des cris... sans qu’aucun son ne soit entendu.


En plus de pouvoir émettre et recevoir des ultrasons, Tarsius syrichta sait tourner sa tête sur 340°.
© Ramier et al. 2012, Biological Letters
Sharon Gursky-Doyen, de l’Université Texas A&M, a eu l’idée d’emporter un micro adapté à l’écoute des chauves-souris dans la jungle. La surprise a été de taille. Les tarsiers des Philippines peuvent intégralement communiquer au moyen d’ultrasons. Ils ne sont donc pas excessivement calmes, ils ne se font tout simplement pas entendre. Cette découverte est publiée dans la revue Biological Letters.

Des émetteurs-récepteurs d'ultrasons très puissants
Des tests auditifs ont été réalisés sur six tarsiers sauvages par Marissa Ramsier, de l’Université d’Humboldt à Arcata, et plusieurs de ses collègues. Leur activité cérébrale a été enregistrée lors de la diffusion de sons caractéristiques (technique ABR, Auditory Brainstem Response). Le résultat est surprenant, Tarsius syrichta réagirait à des fréquences pouvant aller jusqu’à 90.000Hz. Cette valeur est deux fois plus importante que l’ancienne limite connue chez certains primates Haplorhiniens (possédant un nez et non une truffe).

Les vocalisations de 35 individus sauvages ont également été enregistrées. Huit d'entre eux ont exclusivement communiqué en produisant des ultrasons à une fréquence moyenne de 70.000Hz. Il s’agit de la plus haute valeur connue pour un mammifère terrestre, en exceptant la chauve-souris et certains rongeurs. Ces sons ont été émis durant des manipulations effectuées par l’Homme ou lors d'emprisonnements dans des enclos. Il pourrait s’agir de signaux d’alarme.

À vous d'écouter les ultrasons des tarsiers des Philippines
Voici l'enregistrement d'un ultrason émis par un tarsier des Philippines (la fréquence du son a été diminuée d'un facteur 15 pour le rendre audible). A lire sur le site.


Le tarsier est un animal nocturne. Il a donc des yeux adaptés à la vision de nuit. Ils sont particulièrement grands.
© Erwin Bolwidt, Flickr, CC by-nc-sa 2.0
L’utilisation des ultrasons confère trois avantages aux tarsiers. Ils peuvent tout d'abord communiquer sans trahir leurs positions aux prédateurs. Ensuite, ils sont capables d'entendre et de localiser des sons de hautes fréquences émis par des proies (papillons et sauterelles). Enfin, leurs signaux se différencient facilement du bruit ambiant plutôt composé de basses fréquences.

* Biological Letters: Primate communication in the pure ultrasound
* Site personnel de Marissa Ramsier

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 10 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-tarsiers-des-philippines-utilisent-des-ultrasons-par-discraction_36634/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 16 Fév 2012 - 1:03

Les baleines sont stressées par le bruit des navires

Il y a trop de bruit dans l'océan et cela stresse les baleines. C'est la conclusion d'études comparant les excréments de baleines noires de l'Atlantique sur des périodes de trafic maritime plus ou moins important. Après les attentats du 11 Septembre par exemple, le trafic maritime s'est considérablement estompé et les scientifiques ont détecté moins d'hormone de stress dans les fèces de ces cétacés.

À la manière d’un devin qui lit l’avenir dans le marc de café, les scientifiques sont capables d’analyser la santé des baleines en observant leurs excréments. Ils ont ainsi pu montrer que le bruit des navires et autres activités sous-marines humaines perturbant la quiétude de l’océan stressaient les baleines. Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont comparé les contenus des excréments de baleines noires de l'Atlantique (Eubalaena glacialis). Tandis que certains de ces fèces avaient été produits lors de périodes où les perturbations sonores étaient importantes, avec un trafic maritime dense, d’autres dataient d’années plus calmes.

Diminution du trafic maritime après les attentats du 11 Septembre
De l’année 2001, plus précisément. Car cette année-là, les attentats du 11 septembre ont eu pour effet de diminuer drastiquement le trafic maritime dans la Baie de Fundy, qui se situe à l’Est du Canada, coincée entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Les baleines y sont des habituées. Les scientifiques ont enregistré une diminution de 6dB en moyenne, et notamment une forte baisse de la nuisance sonore en dessous de 150Hz. Ces résultats sont rapportés dans la revue Proceedings of the Royal Society B.


Variation de la quantité de métabolites de glucocorticoïde dans les fèces de baleines après et avant le 11 septembre
des années 2001 à 2005. Une variation négative (2001) montre une quantité plus importante
avant le 11 septembre et donc une diminution sur la période août-septembre.
© Rolland et al. 2012, Proc. Roy. Soc. B - adaptation Futura-Sciences
Rosalind Rolland, de l’Aquarium de la Nouvelle-Angleterre, et ses collègues, réalisaient justement des prélèvements à ce moment-là et les ont poursuivis afin d’effectuer une comparaison entre une période bruyante et une autre plus calme.

Le bruit stresse et menace les baleines
Et les résultats sont sans appel. Les scientifiques ont noté une forte baisse du taux de métabolites de glucocorticoïdes - une hormone sécrétée en cas de stress - dans les fèces juste après le 11 septembre 2001 alors que pour les autres années (2002-2005), la quantité de résidus de l’hormone a tendance à augmenter (ou ne pas diminuer) entre août et septembre. En mettant les résultats en parallèle avec les réductions sonores, les chercheurs ont déduit que le bruit stresse les baleines.


Les bruits d'origine anthropique sont émis sur les mêmes fréquences que les sons des animaux utilisés pour la communication.
© The Oceaonography Society, d'après Slabberkoorn et al. 2010, Elsevier - adaptation Futura-Sciences
Pourquoi les nuisances sonores stresseraient-elle ces cétacés ? Comparées aux animaux terrestres, les espèces sous-marines n’utilisent que peu la vue. Les baleines, en l’occurrence, émettent des sons pour communiquer. Mais certains bruits (trafic, forage, etc.) sont émis dans les mêmes longueurs d’onde que leurs chants, ce qui perturbe la communication et donc engendre du stress. Des scientifiques avaient d’ailleurs noté que certaines baleines émettaient des sons plus graves pour se faire entendre.


On trouve les baleines noires de l'Atlantique le long des côtes Est de l'Amérique du Nord et des côtes européennes.
MyFWC_Research, Flickr, cc by nc nd 2.0
Outre les problèmes de communication, la production d’hormone de stress en trop grande quantité a des répercussions sur le succès reproducteur de ces animaux. Or la baleine noire de l’Atlantique est sur la liste rouge de l’UICN, dans la catégorie des espèces en danger. On compte environ 300 individus en Amérique du Nord. Il faut donc les laisser se reproduire, en silence...

* Evidence that ship noise increases stress in right whales
* Aquarium de la Nouvelle-Angleterre

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 10 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-baleines-sont-stressees-par-le-bruit-des-navires_36654/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Jeu 16 Fév 2012 - 21:29

Un crustacé géant se cachait à 7.000m…

Cette "crevette géante", comme l'appellent maladroitement des articles de presse, mesure 28 cm et sa forme est bien étrange. Mais pas inédite, tout le monde connaît la puce de mer qui sautille sur les plages. Cet amphipode-là, dix fois plus grand que la plupart de ses congénères et trois fois plus que le dernier géant répertorié, est seulement… monstrueux. Morale de l’histoire, les abysses recèlent encore bien des mystères.

Les chercheurs n’en croyaient pas leurs yeux quand la nasse revenue du fond, à 7.000m sous la surface, a été vidée sur le pont du Kaharoa. Comme ses collègues, Alan Jamieson, de l’Université d’Aberdeen du Royaume-Uni, attendait un poisson de grand fond, de la famille des liparidés, que les anglophones appellent poisson-serpent (car il nage en se tortillant sur le fond).


L'amphipode géant des grands fonds de la Fosse de Tremadec, d'espèce inconnue. On remarque le dos rond, le corps aplati latéralement,
les antennes pointant vers le bas, l'absence de carapace (cette cuirasse dorsale des crevettes, homards et langoustes)
et les plaques de cuticule latérales qui flanquent le haut des pattes. C'est bien un amphipode. Mais est-ce
une espèce complètement nouvelle ou bien un cas de gigantisme dû à l'environnement abyssal ?
© Oceanlab, University of Aberdeen
L’équipe d’océanographes, sur le navire du NIWA (National Institute of Water & Atmospheric Research), cherchait en effet, avec une caméra et un piège spécial, à caractériser la faune benthique entre 6.900m et 9.900m de profondeur, dans la Fosse de Kermadec, au Nord de la Nouvelle-Zélande, dans l'Océan Pacifique. À une telle profondeur abyssale, les surprises étaient possibles voire probables, comme en témoignent les récentes découvertes d'une faune inconnue dans les sources hydrothermales de l'Océan Austral.

Les abysses, un monde encore largement inconnu
Mais les biologistes marins ne s’attendaient pas à voir un amphipode de 28cm de longueur. Du jamais vu. Cette famille de crustacés, lointaine parente des crevettes, peuple les océans à toutes les profondeurs, avec un grand nombre d’espèces, et certaines vivent en eau douce. On les reconnaît facilement à leur dos rond, leurs antennes pointant vers le bas et leur corps aplati latéralement. Sur les plages européennes, il suffit de soulever des algues pour voir des amphipodes. Des puces de mer, c’est leur nom, se mettent alors à sauter dans tous les sens, jusqu’à des hauteurs étonnantes pour leur taille. Car ces crustacés, comme tous les amphipodes, sont petits, moins de 1cm le plus souvent, les plus grandes espèces atteignant péniblement 3cm.


Alan Jamieson montre l'amphipode géant, trophée du jour, sur le pont du Kaharoa.
© Oceanlab, University of Aberdeen
On avait tout de même déjà rencontré des géants, à grande profondeur également, en Antarctique et à Hawaï, par grand fond. Leur grande taille, jusqu’à 10cm, avait surpris et leur avait déjà valu la qualification de « supergéant ». Les monstres néozélandais de près de 30cm étaient donc tout à fait inattendus. « C’est comme trouver une blatte de 30cm », plaisante Alan Jamieson. Sept spécimens ont été ramenés à bord et neuf autres ont été filmés sur le fond, le plus grand atteignant 34cm. Les chercheurs, pour l’instant, ignorent si tous sont de la même espèce et si elle est la même que le géant hawaïen découvert dans les années 1980.

Cette fosse ayant déjà été explorée deux fois, la trouvaille démontre combien les abysses sont difficiles à étudier et encore bien mal connus. De nombreuses espèces, microscopiques ou non, attendent encore notre visite. N’oublions pas que les fonds océaniques représentent 72% de la surface de notre planète…

* Le communiqué du NIWA
* Le communiqué de l'Université d'Aberdeen

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 12 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/un-crustace-geant-se-cachait-a-7000-metres_36568/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Dim 19 Fév 2012 - 20:56

Plusieurs espèces animales fidèles menacées d'extinction

Les scientifiques ont publié la liste des espèces animales qui choisissent de former des couples stables et restent mutuellement fidèles, mais qui néanmoins sont en danger de disparition, annonce l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).


© B. Popov -RIA Novosti
La liste inclut les gibbons, les oies cygnoïdes, les loups rouges (sur la photo), ainsi que les poissons-anges et les albatros.


© David Ebener - AFP
Les représentants de la famille des canidés, les loups, préfèrent avoir de longues relations familiales. Une famille de loup comprend le mâle, la femelle et leur progéniture.


© Vladimir Fedorenko - RIA Novosti
Le loup auparavant très présent dans la nature sauvage a aujourd’hui disparu dans certaines régions. On estimait que dans les années 1980 le loup rouge, qui vivait en Amérique du Nord, avait disparu dans la nature sauvage. En 1987, les zoologues ont réussi à faire revenir le loup rouge dans la nature. Mais désormais le loup se croise souvent avec les coyotes, ce qui menace l’existence du loup rouge en tant qu’espèce distincte.


© AFP/Terry Whittaker/CONSERVATION INTERNATIONAL
Les zoologues estiment que les gibbons fidèles de l’espèce Houlock (hoolock hoolock) ont d’autres ennuis que la recherche d’un partenaire idéal. Durant les trois dernières générations, la population de cette espèce s’est réduite de 50%, et elle continuera à diminuer dans les quarante prochaines années en raison de la déforestation en Asie du Sud – la seule région où vivent ces gibbons.


© Larisa Sayenko - RIA Novosti
Symboles de l’amour éternel, les cygnes, capables de rester fidèles à leur partenaire jusqu’à la mort, sont également menacés de disparition.


© B. Elin - RIA Novosti
Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), la population de l’oie cygnoïde, qu’on retrouve au sud de la Sibérie orientale, en Chine du Nord et en Mongolie, se réduit. Les principales causes de la disparition de cette espèce est le braconnage, ainsi que l’assèchement des marécages et des rivières.


© stirwise - flickr.com
Les experts de l’UICN attirent également l’attention sur les albatros, qui sont capables de franchir des distances très longues pour retrouver l’élu de leur cœur et fonder une famille. Cependant, la population de l’albatros de Tristan, dont les ailes dépassent 3m d’envergure, a déjà disparu de l'archipel Tristan da Cunha dans l'Atlantique Sud, et on le trouve seulement sur l’île Gough. Selon les scientifiques, leur population sur Gough ne dépasse pas 2.700 couples. De plus, les albatros adultes périssent souvent en s’emmêlant dans les filets de pêche.


© petersbar - flickr.com
Les couples amoureux des poissons-anges, qui vivent dans les récifs coralliens et les lagunes, défendent leurs territoires familiaux contre les attaques de leurs congénères. A l’heure actuelle, la population de ces poissons-anges est extrêmement instable et menacée d’extinction. La principale cause est la capture de ces poissons pour les aquariophiles.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120214/193362474.html

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 20 Fév 2012 - 22:08

Les poissons des glaces bien adaptés au froid... trop bien !

L'évolution des poissons-antarctiques, également appelés poissons des glaces, semblait bien simple. Un refroidissement de leur habitat, une adaptation à ce changement climatique et un agrandissement de l'aire de répartition dans la foulée. Mais tout n'est pas si trivial. Et ces téléostéens aujourd'hui très spécialisés vont maintenant avoir du mal à s'adapter au réchauffement.

L’évolution des poissons-antarctiques, ou notothénioïdes (sous-ordre des Notothenioidei), est un cas d’école, croyait-on. Suite à un épisode de refroidissement brutal, de nombreuses espèces de poissons se sont éteintes, laissant les niches écologiques disponibles pour les notothénioïdes qui eux, sont parvenus à s’adapter et se sont diversifiés, pouvant occuper ces niches. Un phénomène appelé radiation évolutive. Mais des chercheurs viennent de découvrir que l’histoire n’est pas si simple. Il y a environ 35 millions d’années, à la transition entre l'Éocène et l'Oligocène, une vague de refroidissement a saisi la Terre, menant à l'extinction de nombreuses espèces marines qui n’ont pas su s’adapter à la baisse de la température de l’eau.

Une protéine antigel pour vivre dans l'Océan Austral
C’est environ à cette date, entre -42 et -22 millions d’années, que les scientifiques estiment l'émancipation de la glycoprotéine antigel (AFGP, AntiFreeze GlycoProtein) au sein du groupe des poissons-antarctiques qui leur a permis de s’adapter au changement climatique de l'époque. La théorie en place suppose que c’est à cette période, au début de l’Oligocène, que la radiation évolutive a eu lieu.


Une larve de poisson-antarctique ou poisson des glaces.
© Uwe Kils, Wikpédia, cc by sa 3.0
Pourtant, ces téléostéens ne se sont pas diversifiés tout de suite et n'ont donc pas occupé les niches écologiques laissées disponibles par la disparition des espèces incapables de s’adapter, ainsi qu'une radiation évolutive classique l’aurait prédit. C’est ce que montre l’analyse de chercheurs de l’Université Yale, publiée dans Pnas.

Les notothénioïdes s'adapteront-ils au changement climatique ?
Il a ainsi fallu attendre plus de dix millions d’années (entre -11,6 et -5,3 millions) et le Miocène pour que cette radiation ait lieu et que le groupe des notothénioïdes se diversifie réellement. Événement qui n’a du reste pas été guidé uniquement par l’acquisition de la protéine antigel, mais aussi par d’autres facteurs, comme l’adaptation à des profondeurs moins importantes, permettant une conquête verticale du milieu. Mais pour les poissons des glaces, tout est maintenant à refaire, ou plutôt à défaire. Alors qu’ils se sont adaptés au froid des eaux de l’Océan Austral il y a plusieurs millions d’années, voilà que leur environnement se réchauffe. Et les scientifiques craignent qu’ils ne parviennent à faire marche arrière et à surmonter une hausse des températures.


Il existe 122 espèces de notothénioïdes ou poissons des glaces.
© domaine public
Car l’Océan Austral est un des écosystèmes qui souffrent le plus du changement climatique. Les mammifères marins et les micro-organismes qui y vivent sont soumis à de fortes pressions difficilement surmontables (acidification, température croissante…). Avec le déclin annoncé des notothénioïdes, c’est une nouvelle pression qui s’ajoute au tableau, puisque ces poissons représentent une part importante du menu de prédateurs tels que les phoques, les manchots ou certaines baleines.

* Université Yale
* Ancient climate change, antifreeze, and the evolutionary diversification of Antarctic fishes

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 15 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-poissons-des-glaces-bien-adaptacs-au-froid-trop-bien_36767/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Lun 20 Fév 2012 - 22:21

Un minuscule caméléon découvert à Madagascar

Un caméléon qui tient sur une tête d'allumette ! C'est Brookesia micra, qui vient d'être découvert à Madagascar. Trois autres espèces, également minuscules, ont été trouvées à l'extrême Nord de l'île. Une taille que l'on doit au phénomène de nanisme insulaire.

Après les grenouilles miniatures, voici les minuscules caméléons. Quatre espèces de caméléons, appartenant au genre des brookésies (Brookesia), ont été découvertes à l’extrême Nord de l’île de Madagascar. Chacune d’entre elles ne mesure que quelques dizaines de millimètres, se classant parmi les plus petits reptiles jamais découverts. Les brookésies sont toutes endémiques de Madagascar et dépassent rarement 10cm, queue comprise. Outre leur taille, le camouflage rend leur observation particulièrement délicate. Pourtant, l’équipe de chercheurs germano-américaine a débusqué quatre nouvelles espèces, Brookesia micra, B. confidens, B. tristis et B. desperata. Au cours de la nuit, ces caméléons grimpent dans les arbres pour dormir, c’est à ce moment qu’ils ont été capturés.

Brookesia micra... 20mm sans la queue !
Ces êtres vivants détrônent donc B. minima au classement de la plus petite brookésie. Ils mesurent tous entre 20mm et 30mm et la palme revient à B. micra qui ne mesure que 20mm queue exclue. Des analyses génétiques ont permis de séparer ces individus en quatre espèces différentes, toutes très proches mais distinctes de B. minima et des autres êtres vivants du clade qu’elles forment. Des observations anatomiques, notamment des organes sexuels masculins (les hémipénis), permettent de conforter cette thèse. Les résultats de l'analyse sont publiés dans Plos One.


Brookesia micra adulte. À noter la coloration orange de la queue.
© Glaw et al. 2012, Plos One
Le cas de B. micra est exceptionnel. Chez les animaux à sang froid (poïkilothermes), le nanisme est limité par le rapport volume/surface de peau qui doit être assez grand afin de maintenir le corps à une température constante. Pourtant, cette espèce n’est pas le plus petit reptile connu. Le gecko Sphaerodactylus ariasae détient en effet ce titre - il mesure environ 18mm sans la queue.

Un nanisme insulaire extrême
Si B. micra a évolué vers un nanisme si poussé, d’où son nom, d’origine grecque, qui signifie petit, c’est probablement à cause de son habitat. Ce caméléon occupe en effet une petite île au Nord de Madagascar et représente un cas extrême de nanisme insulaire qui s'est sans doute produit en deux temps. Une première étape sur l’île de Madagascar et une seconde sur Nosy Hara, l’île occupée par B. micra.


Brookesia micra juvénile.
© Glaw et al. 2012, Plos One
Ces quatre nouvelles espèces occupent des territoires particulièrement étroits, parfois restreints à de minuscules portions de forêts ou de localités. On parle de microendémisme. Il n’y a pas grand-chose à craindre si ces habitats font partie de zones protégées, comme c’est le cas pour B. confidens et c’est d’ailleurs pour cela que les chercheurs lui ont attribué ce nom (il signifie confiance en latin).


Brookesia micra est la plus petite brookésie connue et les juvéniles mesurent environ 1cm.
© Glaw et al. 2012, Plos One
Pour les deux dernières espèces découvertes, qui occupent des zones non protégées proches des villes, les chercheurs sont nettement moins rassurés. Les noms qu’ils ont choisis - B. tristis et B. desperata - témoignent de cette inquiétude.

* Rivaling the World's Smallest Reptiles: Discovery of Miniaturized and Microendemic New Species of Leaf Chameleons (Brookesia) from Northern Madagascar

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 15 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/brookesia-micra-un-minuscule-camaclacon-daccouvert-a-madagascar_36777/

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MessageSujet: Re: Zoologie...   Mer 22 Fév 2012 - 21:20

Le traquet motteux, un petit oiseau qui migre sur 30.000km

Des enregistreurs GPS fixés sur le dos de 46 traquets motteux révèlent des résultats surprenants. Cet oiseau de 14cm à 16cm de long peut effectuer un trajet migratoire de 14.600km, entre l’Alaska et l’Afrique subsaharienne, à l'aller... puis au retour. Ce serait l'une des plus longues migrations connues à ce jour pour des oiseaux de cette taille.

Le traquet motteux (Oenanthe oenanthe) est un oiseau d'environ 25g pour une envergure de 26cm à 32cm. Son aire de répartition est vaste puisqu'elle comprend notamment l’Alaska, l’Est de la région arctique canadienne, l’Eurasie et le Groenland. Ces sites sont fréquentés durant l’été. En revanche, l’hiver serait passé au chaud sur le continent africain. Des traquets d'Alaska seraient donc prêts à traverser la Planète pour hiverner en Afrique subsaharienne !


Route de migration de 4 traquets motteux. Les points gris (Canada et Alaska) correspondent aux zones de nidification. Les traits
bleus et orange montrent les trajets respectivement effectués à l'automne et au printemps. Les pointillés
indiquent des déplacements pour lesquels il existe des doutes.
© adapté de Barlein et al. 2012, Biology Letters
Souhaitant comprendre la vie et les déplacements de ces oiseaux, une équipe de l’institut allemand de recherche sur les oiseaux « Vogelwarte Helgoland », menée par Franz Bairlein et Heiko Schmaljohann, a équipé 46 traquets d'enregistreurs GPS pesant 1,4g. Les résultats sont surprenants. Certains oiseaux trouvés en Afrique viennent effectivement d’Alaska. Ils ont donc effectué un trajet d’environ 14.600km, avec une moyenne de 290km par jour. Sachant qu’ils repartent vers le Nord au printemps, ces spécimens pourraient effectuer des déplacements migratoires de 30.000km par an, un record par rapport à la taille de ces volatiles.


Le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) est une espèce de passereaux insectivores migrateurs appartenant à
la famille des Muscicapidae. C'est l'espèce de traquets la plus répandue.
Crédits: Wikimedia Commons
La position des oiseaux a été enregistrée deux fois par jour, afin d'étudier les trajectoires de migration. Les individus vivant en Alaska arrivent en Afrique en passant par la Sibérie et le désert arabe. Les oiseaux canadiens, eux, passent au-dessus de l’Océan Atlantique. Ils survolent tout de même cette étendue d'eau sur 3.500km ! Les capacités de vol de cette espèce auraient donc été largement sous-estimées. Ces résultats sont présentés dans la revue Biology Letters.

* Biology Letters: Cross-hemisphere migration of a 25 g songbird
* Institute for Avian Research

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 16 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-bref-le-traquet-motteux-un-petit-oiseau-qui-migre-sur-30000-km_36813/

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