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 Paleontologie, l'actu...

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tanka
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MessageSujet: Paleontologie, l'actu...   Dim 10 Avr 2011 - 12:54

La nourriture des ammonites révélée par les rayons X

On pense enfin savoir de quoi se nourrissaient certaines formes d’ammonites du Crétacé. Les rayons X du synchroton de Grenoble ont en effet révélé la présence de restes fossilisés de plancton dans la bouche de fossiles de Baculites. Cette découverte change notre vision de ces animaux, disparus en même temps que les dinosaures il y a 65 millions d’années.

Les ammonites sont presque les emblèmes de la géologie. Elles comptent aussi parmi les stars de la paléontologie, avec les dinosaures. Il faut dire que ces invertébrés marins, proches parents disparus des calmars et des poulpes, mais seulement cousins des nautiles, sont particulièrement présents sous forme de fossiles dans bien des couches géologiques. Apparus il y a environ 400 millions d’années au Dévonien, ces animaux étaient très abondant dans les mers du Jurassique inférieur.

Comme ces Céphalopodes étaient aussi plutôt bien diversifiés au sein de la faune marine, les paléontologues s’en servent depuis longtemps pour déterminer l'âge relatif des roches marines du Mésozoïque (-251 à -65 millions d'années) dans lesquelles on les récolte. Contrairement à certaines idées reçues, les ammonites ne sont pas toutes enroulées, c'est le cas de l'un des plus grands groupes d'ammonites, les Baculites.


Le faisceau laser en vert montre la trajectoire des rayons X utilisés pour scanner un fossile de Baculite à l'ESRF.
© I. Montero, ESRF
Aujourd’hui, des chercheurs français et américains, menés par Isabelle Kruta du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et paléoenvironnements (MNHN/CNRS/UPMC), viennent de mettre à profit les ressources formidables de l'ESRF à Grenoble pour faire la lumière sur les caractéristiques et le mode de vie de ces ammonites.

Des fossiles américains microtomographiés
En utilisant la technique de la microtomographie X pour analyser des restes fossilisés de trois fossiles de Baculites sp. trouvés dans les Grandes Plaines du Dakota du Sud, les paléontologues ont eu droit à plusieurs surprises.


Reconstitution 3D des dents de la radula de Baculites sp. (AMNH 6653).
© I. Kruta, MNHN
La première a été l’excellente qualité des images de la reconstitution en 3D de l’intérieur des fossiles. Les chercheurs ont ainsi pu constater que ces animaux possédaient des mâchoires et une radula (sorte de langue couverte de dents) adaptées pour manger de petites proies. Mais surtout, dans le cas d'un spécimen, c’est la présence de fossiles de plancton qui a enthousiasmé les chercheurs. Les organismes planctoniques fossiles se trouvant uniquement au niveau des mâchoires, il est peu probable qu’il s’agisse de charognards. Il devait s'agir du dernier repas de l'ammonite.

Une clé pour comprendre la crise biologique du Crétacé-Tertiaire
On est donc en présence de la première preuve directe concernant la nature du régime alimentaire de ces animaux. Or, le fait que les Baculites mangeaient du plancton modifie notre vision de la place de ces céphalopodes dans la chaîne alimentaire.


Reconstitution 3D de la radula de Baculites sp. (dents en blanc) ainsi qu'un des fragments de crustacés (bleu) et du gastéropode (rose)
retrouvés associés entre les mâchoires.
© I. Kruta, MNHN.
Si la majorité des ammonites se nourrissaient de cette manière et qu’il s’agissait de leur source principale de nourriture, on imagine bien qu’une brusque diminution de la quantité de plancton disponible pouvait frapper très directement ces animaux. Étant donné leur abondance dans les mers et le fait qu’elles servaient très probablement de nourriture à plusieurs reptiles marins, comme les mosasaures de la fin du Crétacé, on peut désormais mieux comprendre l’impact d’une raréfaction du plancton dans les océans de l’époque, au moment de la crise KT, sur la disparition de bien des espèces animales.


Une vue d'artiste de trois Baculites sp. Bien que les ammonites en forme de spirale soient les plus connues, de nombreuses autres formes existaient,
notamment au Crétacé. Les Baculites sp. ont une forme allongée avec une coquille conique dans laquelle le corps mou de l'animal occupe
la partie la plus large. Les segments plus petits étaient vides, ce qui permettait aux mollusques de contrôler leur flottabilité
avec du gaz. Cela explique pourquoi ils flottent ici à l'envers.
© A. Lethiers, UPMC
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 10 janvier 2011 à 11h39
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/la-nourriture-des-ammonites-revelee-par-les-rayons-x_27178/

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tanka
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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 10 Avr 2011 - 12:55

Comment déterminer le sexe d'un ptérosaure ?

À moins qu’il ne s’agisse d’une différence entre adulte et jeune, on sait probablement comment identifier un mâle chez une espèce de ptérosaure: il possède une crête. C’est la conclusion tirée de l’étude d’un fossile très complet trouvé en Chine et associé à ce qui semble bel et bien être un œuf.

L’étude des espèces disparues est difficile, notamment quand des espèces proches n’existent plus de nos jours. C’est pourquoi bon nombre d’interrogations sur la biologie et l’éthologie des ptérosaures, ces reptiles volants qui n’étaient pas des dinosaures, restent sans réponses. L’une d’entre elles concernaient la différence entre un ptérosaure femelle et un ptérosaure mâle. On pouvait supposer que la présence d’une crête, parfois de grande taille, chez certains membres d’une espèce, indiquait effectivement qu’il s’agissait d’un mâle et non d’une femelle qui en serait dépourvue.

Ce genre de dimorphisme sexuel n’est pas rare dans la nature: voir le cerf et ses bois. Toutefois, le mâle n'est pas toujours le plus gros et on ne peut donc pas tirer de conclusions hâtives de l’étude d’un fossile sans prendre le risque de se tromper.

Il semble pourtant que la découverte en Chine d’un fossile particulièrement bien conservé d’une espèce de ptérosaure vivant il y a 160 millions d’années soit de nature à lever les doutes. Au moins en ce qui concerne Darwinopterus, qui vivait pendant la période du Jurassique, il apparaît comme très probable que le signe distinctif pour un mâle était effectivement la présence d’une crête que n'avaient pas les femelles.


Les restes fossiles de Mrs T avec une représentation d'artiste en bas à gauche d'une femelle dépourvue de crête et d'un mâle.
L'œuf est bien visible sur l'image en haut à droite.
© De gauche à droite en descendant Science/AAAS, Mark Witton/University of Portsmouth, Junchang Lu
Mrs T et son œuf
Dénommée Mrs T par les premiers découvreurs chinois en référence à Mrs Pterodactyl dans un anglais mal maîtrisé, le spécimen découvert a en effet été retrouvé avec un œuf. En effet, la structure en forme d’œuf a été retrouvée juste sous le pelvis et sa largeur correspond précisément à celle de ce dernier, des éléments renforçant l'idée d'une femelle sur le point de pondre. En outre, la largeur des hanches est plus grande pour les spécimens dépourvus de crête dans les quelque 40 fossiles de Darwinopterus (avec crête) retrouvés à ce jour depuis la découverte de l’espèce en 2009.

Dans l’article publié dans Science par David Unwin et ses collègues chinois, les chercheurs indiquent que la coquille de l’œuf n’est pas composée de carbonate de calcium. Or, la taphonomie (la discipline de la paléontologie qui étudie tous les processus qui interviennent après la mort d'un organisme jusqu'à sa fossilisation ainsi que la formation des gisements fossiles) appliquée à l’étude des sédiments dans lesquels se trouve le fossile montre que la conservation d’une coquille calcaire pouvait se produire. On n’est donc pas en présence d’un œuf ressemblant à celui d’un oiseau mais bien plutôt au type d’œuf flexible associé aux reptiles.

Le paléontologue Kevin Padian de l’Université de Berkeley n’est cependant pas convaincu. Pour lui, l’absence de crête chez certains des fossiles de Darwinopterus n’est peut-être pas due à un dimorphisme sexuel mais tout simplement à une différence d’âge. Il rappelle que l’on trouve chez les dinosaures, mais pas seulement eux, une modification de la forme du crâne avec l’âge. En outre, l’œuf trouvé n’en est peut-être pas un selon lui. Les reptiles pondent plusieurs œufs à la fois et dans le cas présent, l’œuf est tellement gros qu’il ne peut qu'indiquer que la ponte chez ce ptérosaure se faisait avec un seul œuf.

Il faudra probablement attendre d’autres découvertes pour écarter tous les doutes. Pour le moment, seul quatre cas de pontes d’œufs sont connus pour les ptérosaures, qui comptaient au moins 130 espèces.


Un grand spécimen de Darwinopterus en train de chasser un dinosaure à plume miniature.
© Mark Witton, University of Portsmouth
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 22 janvier 2011 à 17h22
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/comment-determiner-le-sexe-dun-pterosaure_27483/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 10 Avr 2011 - 12:56

La première datation directe d'os de dinosaure

Une équipe de chercheurs canadiens et américains est parvenue à dater directement pour la première fois un os de dinosaure. Bien que compatible avec une disparition complète des dinosaures lors de la crise KT, la datation absolue mesurée ouvre la porte à l'hypothèse de la survie momentanée de quelques espèces.

Les datations les plus récentes de la fameuse crise KT, à l’interface entre le Crétacé et le Tertiaire, donnent un âge de 65,5 ± 0,3 millions d’années. Bien que le volcanisme du Deccan en Inde ait certainement joué un rôle dans la disparition de bien des espèces à ce moment-là, comme les ammonites et les ptérosaures, il semble bel et bien que ce soit l’impact d’un fragment d'astéroïde issu de Baptistina 298 qui soit la cause principale de cette grande crise biologique.

Toutefois, depuis longtemps, certains os de dinosaures avaient été retrouvés dans des couches de sédiments plus jeunes que celle délimitant la séparation du Crétacé et du Tertiaire. Cela laissait entendre que les dinosaures pouvaient avoir disparu graduellement, ou pour le moins que certaines espèces avaient momentanément survécu au goulot d’étranglement ayant frappé la biosphère à ce moment et ayant conduit à la disparition des dinosaures non aviens.

Pour la plupart des paléontologues, les os ainsi retrouvés sont bien antérieurs à la crise KT. Il s’agissait simplement de fossiles provenant de vieux sédiments remaniés par des rivières ou d’autres causes et qui se sont retrouvés piégés dans des couches plus récentes. La seule façon de couper court aux débats aurait été de dater directement ces os.

Or, dans le cas de fossiles aussi anciens, des méthodes comme celle du carbone 14 ne fonctionnent pas, ce qui impose des datations relatives et indirectes portant sur les sédiments renfermant les fossiles. L’un des principes de base de cette datation est que les couches les plus jeunes se sont déposées sur les couches les plus anciennes.

La mémoire du plomb révélée par le laser
Larry Heaman, de l’Université de l’Alberta, vient pourtant de réussir avec ses collègues à mettre en œuvre une technique de géochronologie U-Pb par ablation laser. Elle repose sur la mesure des rapports isotopiques d’atomes d’uranium et de plomb. Les premiers se trouvent piégés dans un os en cours de fossilisation et se désintègrent ensuite en isotope du plomb. Plus la fossilisation de l’os est ancienne, plus les atomes de plomb sont nombreux.

Les chercheurs ont ainsi daté directement pour la première fois un os de dinosaure. Il s’agissait d’un fragment de fémur d’un hadrosaure, un dinosaure herbivore. L’os retrouvé a un âge absolu de 64,8 ± 0,9 millions d’années, ce qui est parfaitement compatible avec les 65,5 ± 0,3 millions d’années estimés pour la crise KT. Sauf qu’il a été retrouvé dans une couche datant clairement du Tertiaire d’après les estimations provenant de la palynologie, les données paléomagnétiques et les fossiles de mammifères trouvés...

Des dinosaures au Tertiaire ?
Si d’autres fossiles du même genre devaient être retrouvés, avec des datations moins compatibles avec celle de la crise KT en raison de la réduction des barres d’erreurs, il faudrait en conclure que certaines espèces de dinosaures ont effectivement survécu pendant quelques dizaines à quelques centaines de milliers d’années, peut-être, à cette crise.

On n’en est pas encore là, mais on pourrait être contraint de repenser en partie ce qui s’est passé à cette époque, par exemple en réévaluant la capacité des œufs de dinosaures à survivre à des conditions critiques ou l’ampleur de la dévastation de la végétation. Certaines zones géographiques ont peut-être été partiellement épargnées.


Larry Heaman montrant le fragment du fémur d'un hadrosaure ayant peut-être vécu pendant le Tertiaire.
©University of Alberta
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 31 janvier 2011 à 10h31
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/la-premiere-datation-directe-dos-de-dinosaure_27635/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 10 Avr 2011 - 12:57

Le T-rex aurait bien été un chasseur

« Ce n'était pas un charognard », affirme en substance un groupe de chercheurs anglais, qui a fait appel aux mathématiques pour construire un modèle écologique incluant certains dinosaures carnivores et herbivores de la fin du Crétacé. D’après eux, pour survivre, le Tyrannosaurus rex devait obligatoirement être un prédateur.
  • Découvrez notre dossier sur la disparition des dinosaures >>
Le débat fait rage depuis des dizaines d’années: le T-rex était-il un prédateur ou un charognard ? On sait en effet finalement peu de choses sur ce géant, dont on a appris récemment qu'il était... cannibale. Un élément de plus vient d’être apporté par les travaux de trois chercheurs anglais qui ont utilisé non plus l’anatomie mais la théorie mathématique d’un système écologique, avec des proies et des prédateurs.

On sait en effet que, par exemple, bien qu'anatomiquement proches, les aigles et les vautours n’ont pas le même comportement de recherche de nourriture. La nouvelle approche, basée sur des équations allométriques et un modèle écologique similaire à celui testé de nos jours avec les animaux du Serengeti, contourne cette difficulté.

Selon les chercheurs, le Tyrannosaurus rex devait être un prédateur. Leur raisonnement, soutenu par des calculs simples, est assez facile à comprendre. Compte tenu des estimations de la taille et du nombre des herbivores en Amérique du Nord à la fin du Crétacé, si les T-rex avaient été des charognards, les carnivores plus petits mais plus nombreux qu’étaient les théropodes présents dans leur environnement ne leur auraient pas laissé suffisamment de carcasses pour se nourrir.

L’article est libre d’accès dans les Proceedings B de la Royal Society. Reste à savoir ce que vont en penser leurs collègues chercheurs...


Sue, le T-rex du musée de Chicago.
© Steve Richmond, Wikipédia
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 2 février 2011 à 10h31
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/le-t-rex-aurait-bien-ete-un-chasseur_27689/#xtatc=INT-350

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 10 Avr 2011 - 12:58

DigiMorph, la banque d'images 3D de fossiles en ligne

Il est désormais possible pour tous les paléontologues de la planète d’examiner dans les moindres détails le crâne du plus ancien dinosaure connu... sans sortir de chez eux ! L’Université du Texas dispose en effet d’une librairie digitale en ligne, DigiMorph, grâce à laquelle on peut accéder librement à des images en 3D de plusieurs centaines de spécimens d’animaux.
  • Admirez les squelettes et fossiles de dinosaures >>
La technique de la tomodensitométrie est bien connue puisqu’on l’utilise quotidiennement en médecine pour faire passer un scanner à des patients. Depuis des années, les paléontologues et les zoologistes ont entrepris de l’utiliser pour obtenir des détails fins des structures internes et externes d’animaux disparus ou actuels. C’est donc grâce aux rayons X que l’on en sait plus sur le crâne du T-Rex ou sur la nourriture des ammonites.

On peut trouver aujourd'hui sur le site de la Digital Morphology library, ou DigiMorph, des images en 2D ou en 3D de quelque 750 spécimens d’animaux, obtenues par tomodensitométrie grâce aux contributions de 150 chercheurs appartenant à plusieurs institutions et musées de par le monde. Il existe une vidéo de présentation du site. Les images et les informations présentes sur le site peuvent être utilisées et traitées par des enseignants, des étudiants et des chercheurs.

Un outil pour l'archéologie et l'anthropologie
Le paléontologiste Timothy Rowe se souvient de son émerveillement quand il a pu utiliser les techniques d’imageries pour manipuler les coupes obtenues par tomodensitométrie du crâne du fameux Herrerasaurus (le plus vieux dinosaure connu): « je pouvais ouvrir numériquement son crâne et répondre à mes questions concernant l’aspect de son cerveau ». Il se souvient aussi de la mâchoire d’un petit Mammifère, guère plus grande qu’une phalange du bout d’un doigt: « J'ai vu des choses dans le modèle numérique que je ne pouvais pas voir dans l'original. Je pouvais voir les racines des dents, je pouvais voir le canal d’un nerf et si celui-ci servait pour un capteur spécial sur la face de l’animal.»

La tomodensitométrie n’est pas seulement utile pour les scientifiques qui étudient les fossiles ou même des animaux vivants et rares. Cette technologie peut aussi servir à dévoiler les secrets de livres anciens, de vieux documents et des œuvres d'art. Ainsi, Rowe mentionne que lui et ses collègues du High-Resolution X-ray Computed Tomography Facility de l'Université du Texas commencent à voir de plus en plus les archéologues, anthropologues et les conservateurs de musées d'art. Ils viennent leur demander de l’aide, par exemple pour dérouler numériquement des rouleaux de papyrus scannés par les chercheurs de DigiMorph.


Une image du crâne du plus vieux dinosaure connu, Herrerasaurus.
© Digimorph.org
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 3 février 2011 à 11h32
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/digimorph-la-banque-dimages-3d-de-fossiles-en-ligne_27727/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 10 Avr 2011 - 12:59

Les secrets des serpents bipèdes percés grâce aux rayons X

Les analyses par tomographie en rayons X d'un fossile d'un serpent bipède du Crétacé éclairent l'origine des serpents. Ils ne descendraient probablement pas des lézards marins.

Reconstituer les détails de l’arbre phylogénétique des formes vivantes n’est pas une mince affaire. Un des problèmes qui tracassent les paléontologues et les biologistes de l’évolution est de savoir comment les serpents ont perdu leurs pattes. Le débat porte en particulier sur les ancêtres des serpents. Descendent-ils de lézards terrestres ou de lézards marins ?

Un groupe de chercheurs, mené par Alexandra Houssaye, du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et paléoenvironnements (Muséum national d'histoire naturelle) vient de publier un article dans The Journal of Vertebrate Paleontology revenant plus en détails sur des travaux ayant déjà attiré l’attention des médias en 2008. Il s’agit des informations que l’on peut déduire d’images obtenues par tomographie en rayons X avec le célèbre European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble.

Un fossile marin trouvé au Liban
Les chercheurs avaient employé cette technique pour analyser un curieux fossile datant du Crétacé terminal, montrant un serpent ayant vécu il y a environ 95 millions d’années dans les eaux de Téthys, une mer ayant précédé la Méditerranée. Le fossile montrait qu’il existait à l’époque de véritables serpents bipèdes. Il avait été découvert et décrit une première fois en 2000 par les paléontologues Jean-Claude Rage et François Escuillié, respectivement directeur de recherche au CNRS, Muséum d'histoire naturelle de Paris, et directeur du centre paléontologique privé Eldonia.


La reconstitution en 3D des images de la patte du serpent bipède.
© 2011 ESRF/Light for Science, YouTube
Eupodophis descouensi, c’est le nom scientifique de cet animal dont le fossile long d’environ 50 centimètres a été trouvé dans une plaque de calcaire provenant du Liban, possède une paire de pattes atrophiées. Les restes étudiés par les chercheurs appartiennent à l’un des trois spécimens de serpents à pattes fossiles pour lesquels les os du bassin et des membres ont été préservés.

Une clé pour comprendre l'évolution des serpents
Si l’une des pattes (de 2 centimètres de long et reliée au bassin) était clairement visible en surface, l’autre a été révélée grâce à une nouvelle technique de tomographie 3D, la laminographie par synchrotron, bien adaptée à l’étude des fossiles inclus dans des plaques de calcaire lithographique. Ce genre de plaque est bien connu en paléontologie et l’on y trouve souvent de beaux fossiles, comme celui de l’archéoptéryx.

Les images haute résolution en 3D ont révélé que l'architecture interne des os de la patte de Eupodophis descouensi est très similaire à celle d'un lézard terrestre moderne. Cela contribue donc à faire pencher la balance en faveur de la thèse selon laquelle les serpents n’ont pas évolué à partir de lézards marins.


Le fossile de Eupodophis descouensi
© A. Houssaye
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 13 février 2011 à 14h25
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-secrets-des-serpents-bipedes-perces-grace-aux-rayons-x_27959/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 10 Avr 2011 - 13:02

Brontomerus, un nouveau dino du tonnerre

Il pesait 6 tonnes et sa forte musculature devait en faire un animal redoutable: découvert à partir de quelques os, l’animal inaugure un nouveau genre baptisé Brontomerus, ce qui signifie « cuisses de tonnerre ».

En étudiant des restes fossiles découverts en 1994 dans l’Utah (États-Unis), trois paléontologues ont réalisé qu’ils avaient affaire à deux individus d’une même espèce de Sauropode, ce grand groupe de dinosaures auquel appartient aussi le Diplodocus. L’un des animaux était trois fois plus gros que l’autre, ce qui suggère un juvénile et un adulte. « Nous aimons penser que c’est la mère et son petit » explique Mike Taylor, un des découvreurs, dans une vidéo diffusée sur YouTube, réservée aux anglophones.

Ce qui a frappé les chercheurs est la taille de l’ilium, un des os retrouvés. L’ilium est la partie plus ou moins plane de la hanche. En haut s’accrochent les muscles et en bas s’articule le fémur. Cet os-là est particulièrement grand chez ce Sauropode. Du jamais vu qui a conduit les paléontologues à créer pour cet animal un nouveau genre et à lui donner le nom de Brontomerus, soit « cuisse de tonnerre ».


Reconstitution du squelette. Les parties en blanc sont celles qui ont été mises au jour. Les parties grisées sont extrapolées.
© Mike Taylor
Avec les autres os découverts (notamment une omoplate, une côte et une vertèbre caudale), l’équipe a pu reconstituer la forme générale de l'adulte et estimer sa longueur à 14 mètres, pour un poids de 6 tonnes. Le plus petit individu, lui, devait peser 200 kilos pour 4,5 mètres de longueur.

La surface remarquable de l’ilium implique une puissante musculature au niveau des cuisses, exceptionnelle selon les chercheurs, qui décrivent l’animal dans la revue Acta Palaeontologica Polonica (voir les références complètes au bas de cette page).


L'ilium du Sauropode aux fortes cuisses. On remarque en haut l'énorme surface sur laquelle s'accrochaient les muscles.
L'échancrure inférieure est la zone d'articulation avec le fémur.
© Mike Taylor
Au Crétacé inférieur, les Sauropodes se portaient bien
Les chercheurs ont aussi fait appel à un dessinateur, Francisco Gascó, pour mettre en scène leur Brontomerus mcintoshi, imaginant une femelle défendant son petit contre l’attaque d’un prédateur. On y voit un Utahraptor, animal ressemblant au Vélociraptor starisé par le film Jurassic Park. Pour ses découvreurs, en effet, leur Brontomerus devait savoir très bien se défendre contre les prédateurs de son époque. La couche dans laquelle les os ont été retrouvés date de la fin du Crétacé inférieur, vers 110 millions d’années avant le présent.


Une scène plausible: une femelle Brontomerus mcintoshi défend
son petit contre l’attaque d’un Utahraptor.
© Francisco Gascó/JihelFS, YouTube
Cette découverte confirme une révision des idées sur l’évolution des dinosaures, explique l’un des auteurs, Matt Wedel, (Western University of Health Sciences, Pomona, Californie). Alors qu’on a longtemps pensé que les Sauropodes, bien représentés au Jurassique, avaient reculé, en nombre d’espèces, face au succès d’autres groupes, comme les dinosaures à cornes ou à bec de canard, il apparaît finalement qu'ils étaient encore bien diversifiés durant le Crétacé inférieur.


Maman Brontomerus mcintoshi vient de terrasser le Utahraptor. Son petit est sauvé.
© Francisco Gascó
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 24 février 2011 à 15h30
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/brontomerus-un-nouveau-dino-du-tonnerre_28309/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 11 Avr 2011 - 18:23

Retrouver de l'ADN de dinosaure: mode d'emploi

Retrouver de l'ADN de dinosaure, est-ce possible ? En a-t-on déjà retrouvé ? Et pourrait-on l'utiliser pour recréer un dinosaure en chair et en os ? Petit tour d'horizon scientifique pour comprendre les problèmes et les solutions concernant la conservation de l'ADN au fil des millions d'années...
Depuis le film Jurassic Park, l’idée folle de recréer un dinosaure grâce à un échantillon d’ADN est ancrée dans l’inconscient collectif. Dans ce scénario, les scientifiques avaient retrouvé et extrait le génome de l’animal à partir d’une goutte de sang retrouvée dans un moustique, lui-même pris au piège dans de la résine et retrouvé plus de 65 millions d’années plus tard, précieusement conservé par l’ambre.

Mais en général, les paléontologues à la recherche de dinosaures sont plutôt habitués à retrouver des fossiles, c'est-à-dire des ossements transformés en pierre. Dans ces conditions, les tissus ne sont à priori pas préservés, et l’on peut juste en déduire la morphologie des animaux, ce qui nous apprend néanmoins beaucoup sur leurs habitudes alimentaires probables ou encore leur façon de vivre.


D'après les fossiles retrouvés, les scientifiques pensent que les sauropodes étaient probablement végétariens.
Pourra-t-on un jour le confirmer en observant l'un d'eux en plein repas ?
© Raul Martin
Toutefois, il y a quelques années, un groupe annonçait la découverte de tissus de dinosaures dans des fossiles, où des protéines (les molécules issues de l’expression des gènes) étaient peut-être conservées et pourraient alors être exploitées. C’était il y a six ans, et depuis lors aucune nouvelle ! Les chercheurs ont probablement été trop optimistes et ont été déçus… ou au contraire, sont peut-être en train de recréer un dinosaure vivant en toute discrétion !

Retrouver de l’ADN de dinosaure sur un fossile ?
Sommes-nous en pleine fiction ou sera-t-il un jour possible de retrouver de l’ADN de dinosaure, et mieux, de recréer un dinosaure vivant ? Si l’idée de Steven Spielberg de retrouver ces précieuses molécules n’est pas complètement farfelue, il n’en reste pas moins que les probabilités sont plutôt très, très faibles… sauf si l’on n’est pas trop exigeant sur leur qualité !


Les fossiles de dinosaures ne renferment pas d'ADN bien conservé...
© Jungle Boy, Flickr, CC by-nc-sa 2.0
D'ailleurs, des paléontologues auraient déjà retrouvé des petits fragments d’ADN dans un fossile de dinosaure en 1994, selon un article paru à l’époque dans la revue Science. Cette découverte a depuis été remise en doute, certains soupçonnant l’ADN en question de n’être qu’une contamination par un ADN étranger (humain).

Car si de l’ADN de l’Homme de Néandertal a déjà été retrouvé sur de vieux ossements fossilisés âgés de 38.000 ans, et a même pu être analysé et séquencé, du moins en partie, l’ADN de dinosaure serait en bien trop mauvais état pour parvenir au même résultat. En effet, le temps participe à la dégradation de l’ADN, au point de ne plus en laisser de trace sur les fossiles âgés de plus de 100.000 ans.

Retrouver de l’ADN de dinosaure dans un moustique dans l’ambre
Et qu’en est-il de l’hypothèse de Spielberg ? Imaginons que nous retrouvions un moustique ainsi piégé dans l’ambre, serait-il facile d’en obtenir de l’ADN de dinosaure ? Il faudrait déjà que l’insecte soit une femelle, qu’il ait vécu à la période des dinosaures, et qu’il en ait piqué juste avant d’être pris au piège. Peu probable, mais pourquoi pas ?

L’ADN du sang de dinosaure devrait ensuite être prélevé à partir des globules blancs, des cellules sanguines qui sont beaucoup moins nombreuses que les globules rouges (privés de noyau et donc d’ADN). La quantité serait donc vraiment infime ! Pourtant, de l’ADN d’un charançon fossilisé dans l’ambre depuis 120 à 135 millions d’années avait déjà été retrouvé… avant que l'on ne soupçonne là encore le fruit d'une contamination !


Des insectes peuvent être retrouvés pris au piège dans l'ambre depuis des millions d'années.
© Mila Zinkova, Wikimedia, CC by-sa 3.0
ADN: une molécule fragile
Le problème vient du fait que l’ADN, qui a beau être la molécule de l’hérédité et qui passe de génération en génération, est très fragile. D’ailleurs, même au sein des cellules vivantes, il peut subir des attaques qui l’endommagent, des cassures qui sont en général sans conséquences car l’organisme est doté d’un grand nombre d’enzymes dont le rôle est de réparer l’ADN.

En revanche, dès que l'ADN est livré à lui-même hors d'un environnement cellulaire normal, à la mort de l’animal par exemple, les agressions chimiques ou enzymatiques sont encore plus nombreuses et les réparateurs enzymatiques ne sont plus présents. Ainsi, suivant les conditions environnementales (température, pH, humidité), l’ADN peut être dégradé rapidement. Surtout dans l’estomac d’un insecte, bourré d’enzymes digestives, ou sur un fossile recouvert de microorganismes ! Si des nucléotides peuvent malgré tout être retrouvés, c’est bien la séquence des milliards de bases qui ne pourra probablement pas être déchiffrée.

Conservation optimale
Pour obtenir un ADN de bonne qualité, dont la séquence est lisible, il faut donc que les méthodes de conservation soient optimales, privées de chaleur (dans le pergélisol), d’humidité (l’eau hydrolyse l’ADN), à l’abri des rayons du soleil (les UV modifient les liaisons chimiques). C’est d’ailleurs à de très basses températures que sont traditionnellement conservés les échantillons biologiques dans les laboratoires de recherche (-20°C voire -80°C). On peut donc espérer retrouver un dinosaure pris au piège dans la glace, à l’image des mammouths retrouvés en Sibérie et en Alaska (âgés de 20.000 et 60.000 ans), qui ont permis le séquençage du génome du gros pachyderme, mais là encore, la conservation ne sera pas parfaite.


Pour extraire de l'ADN à partir d'échantillons fragiles, deux précautions
valent mieux qu'une (et même plus que deux) !
© S.C. Schuster et al./Mammoth Genome Project
Néanmoins, si l’on a un jour cette chance, il faudra absolument éviter toute contamination provenant d’organismes étrangers (des chercheurs, mais aussi de bactéries, de champignons…). Des mesures drastiques devront alors être prises (charlottes, gants, masques, nettoyage des surfaces, pressurisation du laboratoire…) pour être certain de ne travailler qu’avec l’ADN préhistorique et d’éviter une dégradation supplémentaire. Il faudrait ensuite utiliser les moyens modernes de séquençage (le célèbre séquenceur 454), qui sont de plus en plus efficaces, alliant rapidité et fiabilité, même à partir de faibles quantités d’ADN.

Besoin de l’ADN complet pour recréer un dinosaure
Dans l’optique de recréer un dinosaure vivant, l’intégralité de l’ADN de l’animal est absolument nécessaire. En effet, même si l’on retrouve des morceaux d’ADN, on ne saura pas comment les agencer les uns avec les autres pour former une séquence cohérente et surtout correcte. On se retrouverait un peu comme avec un puzzle dont toutes les pièces sont emboîtables: on peut les assembler, mais l’on ne saura jamais si c’était comme cela à l’origine… à moins de s’inspirer de l’ADN d’animaux proches dont on connaît la séquence.


Les poules pondront peut-être un jour des œufs de dinosaure !
© James Morton, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
Mais les oiseaux ont beau être les héritiers du peuple dinosaure, il est peu probable que leur génome soit resté très similaire au cours des dernières 60 millions d’années ! Le nombre de chromosomes et l’agencement des gènes resteront probablement un mystère pour longtemps, voire pour toujours. À moins de faire des très nombreux essais en mélangeant au hasard l’ADN aviaire avec les morceaux d’ADN de dinosaure, d’insérer l’ADN dans un œuf de poule et d’attendre qu’il en sorte quelque chose ! Le travail s’annoncerait colossal et se terminerait probablement par un échec...

En croisant toutes ces conditions, on obtient au final une chance à peu près nulle qu'il soit un jour possible de voir éclore un joli petit dinosaure qui ferait revivre sa glorieuse lignée. Mieux vaut regarder les oiseaux qui nous entourent comme des dinosaures transformés par des dizaines de millions d'années d'évolution...


De l'ADN de dinosaure n'a encore jamais été retrouvé... et il n'y a que très peu de chance
de mettre un jour la main dessus !
© DR
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 25 février 2011 à 18h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/retrouver-de-ladn-de-dinosaure-mode-demploi_29175/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 11 Avr 2011 - 18:24

Les dinosaures avaient-ils le sang chaud au Crétacé ?

Certains dinosaures vivant au Crétacé, de -145,5 à -65,5 millions d'années, auraient été «à sang chaud» plutôt qu' «à sang froid», comme il est généralement admis. Pour le montrer, des chercheurs du laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère1 et du laboratoire de Paléomagnétisme2 ont utilisé un «thermomètre» naturel: la composition isotopique de l'oxygène3 contenu dans les restes de dinosaures appartenant à quatre grands groupes.

Les dinosaures, qui dominaient l'essentiel des écosystèmes terrestres entre -230 et -65 millions d'années (Mésozoïque), sont traditionnellement vus comme des reptiles de taille démesurée et « à sang froid » ou ectothermes, c'est-à-dire dont la chaleur corporelle provient du milieu extérieur. Ils auraient ainsi largement bénéficié des climats supposés chauds et homogènes qui régnaient alors sur une bonne partie des continents. Mais la question du métabolisme de ces « terribles reptiles4 » divise encore les scientifiques. Par exemple, les restes de certains dinosaures ont été découverts près des pôles de l'époque (Australie, Antarctique, Alaska et Sibérie), dans des gisements dépourvus de restes d'animaux « à sang froid » comme les crocodiles, les tortues, les lézards et les serpents. D'autres pistes suggèrent également que certains dinosaures auraient été, comme les mammifères et les oiseaux actuels, « à sang chaud » ou endothermes, c'est-à-dire dont la chaleur corporelle est produite par le métabolisme.

Un thermomètre naturel pour prendre la température des dinosaures
Pour déterminer si certains dinosaures étaient « à sang chaud », des chercheurs du laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère et du laboratoire de Paléomagnétisme ont utilisé un « thermomètre » naturel: la composition isotopique de l'oxygène, mesurée dans des restes de dinosaures. On retrouve l'oxygène ingéré par un animal sous forme d'eau ou d'air dans des tissus minéralisés comme l'os, la dent ou encore l'écaille. La proportion des différents isotopes de l'oxygène dépend de la température de l'animal lors de la fabrication de ces tissus. Ainsi un endotherme, qui maintient une température corporelle constante et généralement plus élevée qu'un ectotherme, aura une composition isotopique de l'oxygène différente, même si les deux animaux vivent au même endroit et buvaient la même eau.


Cristal d'Ag3PO4 obtenu à partir d'un protocole chimique appliqué à une dent de dinosaure et permettant l'analyse isotopique
de l'oxygène (cliché microscope électronique à balayage, grossissement: 400 fois).
© C. Lécuyer, laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère
Les dinosaures avaient « le sang chaud »
Les chercheurs ont appliqué cette méthode à des restes de dinosaures ayant vécu au Crétacé, de -145,5 à -65,5 millions d'années, et appartenant à quatre grands groupes (théropodes, sauropodes, ornithopodes et cératopsiens). Ces restes provenaient de gisements d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Afrique et d'Asie. La composition de l'oxygène en isotopes 16O et 18O des dents de dinosaures a été comparée à celle de restes d'animaux ectothermes, comme les crocodiles et les tortues, trouvés dans les mêmes gisements. Les différences constatées sont identiques à celles que l'on peut observer aujourd'hui entre des mammifères et les mêmes ectothermes. Le métabolisme des animaux des quatre groupes étudiés devait donc être similaire à celui des mammifères actuels. Autrement dit, ces dinosaures auraient été « à sang chaud ».

Des animaux à « sang chaud » victimes du réchauffement climatique ?


Un refroidissement climatique ne serait pas la cause de la disparition des dinosaures.
© Courtesy of Karen Carr
Comme les dinosaures étudiés appartiennent à des groupes très divers, et que les restes analysés proviennent de différents continents, les scientifiques suggèrent que l'endothermie était même assez répandue chez les dinosaures au Crétacé. En conséquence, ils estiment que la structuration des communautés animales et les relations trophiques au Mésozoïque devaient être beaucoup plus complexes que ce qui était envisagé jusque-là.

Enfin, au vu de ces résultats, les chercheurs pensent qu'il est peu probable qu'un refroidissement climatique ait pu être une des causes principales de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années, comme on l'a souvent proposé. En effet leur endothermie devait les rendre moins sensibles aux fluctuations du climat que les reptiles ectothermes, qui eux ont survécu.

Notes:
1. Laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère(CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1).
2. Laboratoire de Paléomagnétisme (CNRS, Institut de Physique du Globe de Paris).
3. Il existe trois isotopes naturels stables de l'oxygène (16O, 17O, 18O), dont le noyau comporte 8 protons et 8, 9 ou 10 neutrons.
4. Dinosaure: du grec deinos (terrible) et sauros (lézard).

Références
Amiot R., Lécuyer C., Buffetaut E., Escarguel G., Fluteau F. and Martineau F. 2006. Oxygen isotopes from biogenic apatites suggest widespread endothermy in Cretaceous dinosaurs. Earth Planet. Sci. Lett., 246: 41-54.

Contacts
  • Chercheurs
- - Christophe Lécuyer, laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère, Professeur de l'IUF: christophe.lecuyer@univ-lyon1.fr
- - Eric Buffetaut, laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère: eric.buffetaut@wanadoo.fr
- - Gilles Escarguel, laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère: gilles.escarguel@univ-lyon1.fr
  • INSU
- - Guillaume Duveau: guillaume.duveau@cnrs-dir.fr
  • Presse
- - Muriel Ilous: muriel.ilous@cnrs-dir.fr


Dent de dinosaure Spinosaurus avec la trace de l'échantillonnage. Reconstitution de dinosaure sauropode, Phu Wiang, Thaïlande.
© R. Amiot, laboratoire Paléoenvironnements et paléobiosphère/CNRS Photothèque/Buffeteaut, Eric
Source: Communiqué de presse CNRS, le 25 février 2011 à 18h09
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/des-dinosaures-a-sang-chaud-au-cretace_9127/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 11 Avr 2011 - 18:24

Non, il ne faisait pas toujours chaud au temps des dinosaures

En déterminant les températures qui régnaient il y a environ 100 millions d’années dans ce qui est aujourd’hui le nord-est de la Chine, des paléontologues ont rapporté ce résultat qui peut surprendre: le climat était bien moins chaud qu’on ne le pensait. C’est sans doute pourquoi, disent-ils, on retrouve là de si nombreux dinosaures à plumes…
  • Les dinosaures en image dans notre galerie photo >>
Au temps des dinosaures, il faisait chaud. La teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone était élevée et ces gros reptiles au sang froid s’ébattaient dans un climat tropical. Voilà ce qu’on a longtemps pensé… « Mais les dinosaures ont vécu 170 millions d’années… » fait remarquer Romain Amiot, paléontologue du CNRS, à l’Université Claude Bernard Lyon 1. Moralité: les dinosaures ont donc peut-être traversé bien des climats différents. Lui et ses collègues de l'Institut de physique du globe de Paris et de l'Institute of Vertebrate Paleontology and Paleoanthropology de Pékin viennent de publier les résultats d’une minutieuse étude de restes fossiles de Vertébrés en tout genre récoltés dans le nord-est de la Chine. Et elle donne une image bien différente de celle d'un long paradis tropical.

Bien connue, la faune de Jehol (du nom de la région) a donné depuis plusieurs années un nombre étonnamment élevé de restes de dinosaures incluant des empreintes de plumes (comme le célébrissime Vélociraptor), de protoplumes ou de structures filamenteuses de formes évocatrices. Alors que ces animaux ne pouvaient pas voler, à quoi servaient ces ornements ? Et pourquoi en trouve-t-on dans la faune de Jehol et quasiment pas ailleurs ? Parce que les conditions de fossilisation sont à cet endroit particulièrement favorables ou bien parce que les climats de l'époque étaient particuliers ?


Mandibule du dinosaure psittacosaure Hongshanosaurus, dont les dents ont été échantillonnées, provenant de la faune de Jehol
du Crétacé inférieur de la province du Liaoning (Chine).
© Romain Amiot
Un climat tempéré et des hivers rigoureux
Pour répondre à ces questions, l’équipe s’est attelée à déterminer les températures qui régnaient dans cette région au Crétacé inférieur, entre -125 et -110 millions d’années. Ils ont pour cela mesuré le rapport isotopique de l’oxygène 18 (lourd) sur l’oxygène 16 (normal) dans les os de différents Vertébrés recueillis sur place pour l’occasion ou échantillonnés dans des collections. « Quand l’eau de pluie se forme par condensation des nuages, la température détermine précisément son rapport isotopique, nous explique Romain Amiot. Comme l’eau de pluie constitue la principale source d’oxygène pour les animaux sauvages et que l'information climatique ainsi enregistrée par l'eau est transmise aux restes minéralisés qui font fossiliser, il est possible de retrouver cet enregistrement en mesurant le rapport isotopique de l'oxygène du fossile.»

Conclusion: le rapport 18O/16O des os fossilisés permet de retrouver la température ambiante à l'époque où l'animal vivait. Si l’on n’oublie pas de tenir compte des possibles variations saisonnières de température, on obtient une bonne estimation des températures moyennes annuelles (« nous avons multiplié l'échantillonnage pour lisser ces fluctuations »).

L’étude, qui vient d'être publiée dans les Pnas, a comparé les résultats de cette région du Jehol avec d’autres gisements, de Chine, du Japon et de Thaïlande. En tout, le travail porte sur des régions qui, à l’époque, s’étalaient en latitude de 8° à 42° nord. Les résultats obtenus montrent une température basse, de 10°C (+/- 4°), c’est-à-dire semblable voire plus froide que celles d’aujourd’hui à latitude égale. « Le climat devait être celui d’une région tempérée d’aujourd’hui, avec des hivers froids » concluent les auteurs.

La vie devait donc être plus difficile en hiver pour les animaux à sang froid. Parmi les restes de Vertébrés étudiés figurent des tortues et des serpents, notoirement ectothermes et poïkilothermes (à « sang froid »). Selon les auteurs, ils devaient hiberner à la mauvaise saison, laissant le champ libre aux animaux homéothermes protégés par des poils ou des plumes, comme les Mammifères, les dinosaures mais aussi les oiseaux, qui faisaient déjà partie du décor. « Il faut repenser la manière dont on se représente les écosystèmes de ces époques… » conclut Romain Amiot.


Un Vélociraptor (à gauche, attaquant un Protoceratops), avec son plumage, dans une représentation
sans doute plus conforme à la réalité que celle de Jurassic Park.
© Todd Marshall
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 11 mars 2011 à 13h33
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/non-il-ne-faisait-pas-toujours-chaud-au-temps-des-dinosaures_28682/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 11 Avr 2011 - 18:25

Disparition des dinosaures: l'enquête continue !

Il y a quelques années Futura-Sciences avait enquêté sur la disparition des dinosaures dans un dossier complet sur le sujet. En prélude à un mois consacré à un nouveau voyage dans le temps à travers le Crétacé jusqu’au Trias et en passant par le Jurassique, voici un petit retour sur une partie des articles consacrés à cette enquête par Futura-Sciences depuis lors.
  • Enquête sur la disparition des dinosaures, le dossier complet >>
Au cours de la dernière décennie, les débats sur l’origine de la disparition des dinosaures se sont poursuivis sans changer significativement la thèse qui était dominante dans les années 1990, à savoir celle d’une extinction rapide causée par l’impact d’un petit corps céleste d’une dizaine de kilomètres de diamètre.

L’astroblème de Chicxulub, témoin de cet impact selon la majorité des chercheurs, a continué à être étudié. Si l’on a pu croire pendant un moment que Gerta Keller, la fameuse micropaléontologiste de Princeton, avait raison quand elle affirmait qu’il était antérieur de 300.000 ans à la crise K-T, ce n’est plus le cas depuis quelques années.

Certains continuent à penser, comme Keller, qu’il y a peut-être eu de multiples impacts séparées dans le temps par de faibles durées à l’échelle géologique (dont l’unité est, rappelons-le, le million d’années). Ce serait alors la combinaison de l’influence sur le climat et la biosphère de ces multiples impacts qui auraient en fait exterminé les dinosaures, les reptiles marins caractéristiques de cette époque et bien d’autres animaux, comme les ammonites.

Il se pourrait même, toujours selon eux, que le véritable cratère principal expliquant la crise K-T ne soit pas celui de Chicxulub. C’est par exemple la théorie soutenue depuis des années par le paléontologue indien Sankar Chatterjee qui est revenu à la charge sur ce sujet en 2009 avec le présumé cratère Shiva, sans convaincre ses collègues.

Certes, l’influence des éruptions des trapps du Deccan en Inde, hypothèse proposée par Vincent Courtillot, a probablement été significative pour expliquer une fragilisation préalable de la biosphère, et même d’autres disparitions. Mais si l’on en croit les conclusions d’un groupe de plusieurs dizaines de chercheurs dans différentes disciplines des géosciences, publiées dans un article de Science en 2010, l’ensemble des données disponibles et l’affinement des datations ne laissent guère de doutes.


Les empilements de coulées basaltiques des trapps du Deccan en Inde.
© Kppethe-wikipédia
Les dinos n'ont pas dit leur dernier mot
La meilleure corrélation que l'on puisse trouver entre la crise K-T, il y a 65,5 ± 0,3 millions d’années, et un événement intervenu à cette époque est bien celle qui implique la chute d'un astéroïde de type chondritique, à l'origine du cratère au Yucatan. La provenance probable de ce corps a même été précisée en 2007 dans une publication spectaculaire. Un groupe de chercheurs, dont certains sont des spécialistes de la mécanique céleste, ont soutenu que le petit corps céleste à l’origine de cet astroblème provient d’une collision ayant fragmenté l’astéroïde 298 Baptistina il y a environ 160 millions d’années.

Récemment, une découverte intrigante, basée sur la première datation directe d'un os de dinosaure, suggère que tous les dinosaures non-aviens n’ont pas disparu immédiatement après cet impact. Certaines espèces auraient survécu pendant peut-être des centaines de milliers d’années.

Une chose est sûre: on n’est pas au bout de nos surprises avec les dinosaures. Toujours pendant cette dernière décennie, d’autres découvertes ont conduit à penser qu’ils étaient probablement apparus plus tôt qu’on ne le croyait, qu’un bon tiers des dinosaures n’avait peut-être jamais existé ou que le terrible spinosaure de Jurassic Park était très probablement piscivore.

Il reste aussi à comprendre ce qui s'est vraiment passé dans les écosystèmes pendant la crise K-T. Pourquoi certaines espèces ont disparu et pas d'autres (comme les oiseaux). L'enquête sur la disparition des dinosaures va donc continuer encore pendant plusieurs dizaines d'années au moins... et c'est une chance pour les amoureux des dinosaures !


De gauche à droite, Helen Michel, Frank Asaro, Walter Alvarez et Luis Alvarez, les promoteurs de la thèse
de la chute d'un petit corps céleste comme explication de la crise K-T.
© Lawrence Berkeley National Laboratory
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 31 mars 2011 à 13h39
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/disparition-des-dinosaures-lenquete-continue_29144/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 11 Avr 2011 - 18:26

Lâché de T-rex animatronic au musée de LA

Qui n'a pas rêvé de se trouver transporté à l'ère des dinosaures ? Et bien le Musée d'histoire naturelle de Los Angeles a décidé d'approcher l'Histoire d'une manière différente, en lui donnant vie, rien que ça ! Découvrez les dinosaures animatronics en vidéo.
Développer l'intérêt du public pour l'Histoire: un défi de taille. Qu'à cela ne tienne, le Musée d'histoire naturelle de Los Angeles a fait appel à des paléontologues, pour réaliser des performances qui interprètent la vie au temps des dinosaures. Concrètement, des acteurs se glissent littéralement dans la peau de l'animal et enfilent de très réalistes costumes. Ils sont ensuite lâchés dans le musée où ils interagissent avec les spectateurs. Mais voyez plutôt en image.


Dinosaure animatronic, impressionnant !
© Caliaa, Youtube
Le Musée d'histoire naturelle a chargé une équipe de paléontologues, d'ingénieurs, d'artistes et de marionnettistes de redonner vie à un jeune T-rex. L'animal pouvait également rugir et souffler. Les réactions de peur et de rire montrent un public très réactif. Par sessions de 20 minutes, des guides mis à la disposition du public utilisaient cet animatronic pour expliquer les théories sur le comportement et le mouvement. Cette initiative à rassemblé plus de 225.000 visiteurs et cet animatronic dinosaure est rapidement devenu un favori des visiteurs.

Nous vous laissons découvrir les dessous de cette expérience. La vidéo est en anglais mais les images parlent d'elles-mêmes.


Cette initiative est la première du monde à avoir lieu.
© NHMLA, Youtube

Savez-vous réellement par qui était peuplée votre Terre ? Partez pour un voyage extraordinaire au pays des dinosaures et rencontrez des animaux tous plus incroyables les uns que les autres. Ne perdez pas cette chance !

Découvrez ou redécouvrez nos meilleurs contenus


Après leur extinction, repeuplez votre écran de dinos !


Suivez le meilleur des dinosaures sur les réseaux sociaux


Et si vous alliez au musée pour voir un véritable dinosaure ?
© Cortesy of Jon Hugues
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 2 avril 2011 à 09h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/video-lache-de-t-rex-animatronic-au-musee-de-la_29218/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 11 Avr 2011 - 18:27

Mais qui étaient les dinosaures ?

Les dinosaures ont débarqué sur Futura-Sciences, pour y rester un mois entier, ce qui est tout de même très peu par rapport aux 165 millions d’années de leur règne. Mais qui étaient-ils ? D’où venaient-ils ? Où sont-ils allés ? Pourquoi dit-on que les oiseaux sont des dinosaures ? Les ptérosaures volants étaient-ils des dinosaures ? Arrêtons-nous quelques instants pour un portrait de famille, que les paléontologues précisent au fil de leurs découvertes.

Quelque chose est arrivé il y a environ 250 millions d’années. Un changement climatique rapide, un long épisode volcanique et la chute d’un astéroïde sont les trois hypothèses classiques que les géologues mêlent selon des cocktails variés pour expliquer ce que les paléontologues découvrent dans les sédiments: les trois quarts des espèces vivantes terrestres et plus des neuf dixièmes des espèces marines disparaissent. C’est apparemment la plus énorme des extinctions qu’ait connue la vie terrienne. Il y a eu un avant et un après, à tel point que les géologues font de cet événement la transition entre deux ères: primaire et secondaire comme on le disait il y a peu de décennies, ou Paléozoïque et Mésozoïque comme on préfère le dire aujourd’hui.

Parmi les survivants figurent des vertébrés, ces animaux à squelette interne, comme les poissons ou les éléphants, mais tous n’ont pas eu la même réussite. Une catégorie s’en sort nettement mieux que les autres: les amniotes. Contrairement aux amphibiens (ancêtres de nos grenouilles, tritons et salamandres, qui étaient alors de redoutables prédateurs, parfois géants), ceux-là bénéficient d’une jolie innovation, l’amnios, une enveloppe délicate qui protège l’embryon et contient un liquide salé, ressemblant beaucoup à l’eau de mer. Ces animaux peuvent donc pondre leurs œufs sur la terre ferme, la mère offrant à sa progéniture un peu de la mer d’origine.

Est-ce cette caractéristique qui a permis à ces amniotes de traverser cette période pénible de la vie sur Terre mieux que les poissons et les amphibiens ? Toujours est-il que les possesseurs de cet amnios se mettent alors à se diversifier à grande vitesse. Les espèces se multiplient, sous des formes variées. Certains apprennent à ne plus pondre du tout, gardant leur petit au chaud dans le ventre maternel. On les appellera les mammifères, qui apparaissent assez vite (vers -230 millions d’années peut-être, ou avant). Ils se sont détachés d’une autre lignée, les sauropsides. Ceux-là comprennent les ancêtres de nos tortues et les autres…


Un Velociraptor, cousin du tyrannosaure, théropode comme lui et qui a comme lui hanté les chaudes contrées de la fin du Crétacé.
© Christopher Srnka/Jeff Poling
Ils apprennent à courir, à nager et même à voler
Les autres ont deux trous de chaque côté du crâne, deux fosses temporales, comme disent les physiologistes. Le détail peut paraître mince mais il réunit un vaste groupe d’animaux (un clade en langage moderne), qui comprend aujourd’hui les lézards, les crocodiles et les oiseaux. C’est là qu’il faut chercher la plus belle réussite de cette nouvelle ère: les archosaures. Laissant ramper les ancêtres de nos lézards, ces archosaures se dressent sur leurs pattes. Ils courent, ils grandissent, ils chassent ou mangent les feuilles des arbres, même en hauteur. Ils innovent dans plusieurs directions. Les ptérosaures vont jusqu’à voler et même devenir les plus grands animaux ayant jamais parcouru l’atmosphère (humains compris, lesquels, de plus, ont besoin de l’artifice d’un aéronef).

Dans les mers et les lacs s’ébattaient les plésiosaures, les mosasaures et mêmes les ichtyosaures, qui ont réinventé la forme du poisson, comme le feront bien plus tard les cétacés et comme sont peut-être en train de le faire certaines lignées d’oiseaux marins.


Des griffures de dinosaures découverte dans du grès, où l’on remarque aussi des ripple marks, c’est-à-dire des reliefs sculptés par l’eau courante.
L'animal devait nager dans une eau peu profonde.
© Loïc Costeur
Au sol, on peut remarquer deux lignées: les crocodiliens et les dinosaures. Les premiers auront de bons succès, et survivront même à l’extinction suivante. Mais ce n’est pas grand-chose en comparaison des dinosaures. Jusqu’à -65 millions d’années, donc pendant environ 165 millions d’années, on ne verra qu’eux. On en trouvera partout, sur toutes les terres émergées, et à toutes les latitudes. Il y en aura des gros, des petits et des énormes. On a l’habitude de distinguer deux lignées, reconnues aujourd’hui d’après la forme de leur bassin: les ornitischiens (« à bassin d’oiseau », mais qui, justement, ne sont pas les ancêtres des oiseaux) et les saurischiens (« à bassin de reptile »). Parmi les premiers, les dinosaures à bec de canard deviendront célèbres.

Les seconds deviendront encore plus célèbres. On ne présente plus, même 65 millions d’années plus tard, les sauropodes. Tout le monde a vu des reconstitutions de diplodocus, de titanosaures et autres brachiosaures. Aucun animal plus grand n’a jamais marché sur la Terre. Seules les baleines parviennent à faire mieux aujourd’hui. De leur petite tête portée par un cou interminable jusqu’à l’extrémité de leur longue queue, ces géants herbivores atteignaient 15 ou 20 mètres, voire plus. Ils grandissaient très vite, et devenaient alors des proies difficiles, même pour des gros prédateurs. Mais en fait, on n’a pas d’explication certaine de ce gigantisme.

L’inventeur de la plume, cet inconnu
Et puis bien sûr il y a les théropodes (littéralement, « bêtes sur pieds »). Plus petits mais dressés sur deux puissantes pattes, ils étaient carnivores et devaient être les terreurs de la fin du Trias, de tout le Jurassique et du Crétacé. Leur publicité n’est plus à faire. Tout enfant de plus 5 ans connaît aujourd’hui le tyrannosaure et le Velociraptor. La dinomania, c’est eux.

On découvre que certains dinosaures vivaient dans des terriers. Que leurs os recélaient, chez la femelle, une réserve de calcium pour fabriquer les œufs, comme les oiseaux d’aujourd’hui. D’ailleurs, oui, ce sont des dinosaures qui ont inventé la plume. Quand ? Qui ? On ne sait pas trop. Une découverte récente montre un semblant de « protoplume » chez un ornitischien, c’est-à-dire un dinosaure dont ne descendent pas les oiseaux. L’invention serait donc très ancienne. Velociraptor devait en arborer. Cet attribut aviaire ne servait pas à voler mais peut-être de protection thermique… ou de décoration à objectif sexuel, pour séduire le partenaire.


Quelques apophyses uncinées, des appendices osseux sur les côtes. Leur présence sur des fossiles de dinosaures montre qu’ils respiraient probablement
comme les oiseaux (qui le font d’une manière très particulière). En A, les apophyses d’un casoar à casque (Casuarius casuarius), un coureur.
En B, celles d’un Hibou Grand Duc d’Europe (Bubo bubo). En C, celles d’un plongeur, le Pingouin torda (Alca torda). En D et E, celles,
respectivement d’Oviraptor philoceratops et de Velociraptor mongoliensis.
© J. R. Codd, P. L. Manning, M. A. Norell, Steven F. Perry
Ont-ils aussi inventé l’endothermie, c’est-à-dire le sang chaud ? C’est probable. Quant à la filiation de dinosaures théropodes avec les oiseaux, elle ne fait plus aujourd’hui de doute. Au sens de la technique actuelle de classification – la cladistique – le clade des oiseaux s’enracine dans celui des dinosaures théropodes. En d’autres termes, si on construit un groupe qui englobe tous les dinosaures, on doit y retrouver les ancêtres des oiseaux. En ce sens, les oiseaux sont des dinosaures. Donc les dinosaures n’ont pas disparu. CQFD.

On mesure au passage combien est fallacieux l’emploi du mot dinosaure au sens de vieux machin démodé (dinosaure de l’informatique, dinosaure de la politique…). Ce point de vue vient de l’idée (ancienne) que les dinosaures ont disparu « parce qu’ils étaient peu évolués », sous-entendu « moins évolués que les mammifères », ou, si l’on pousse plus loin l’analyse psychologique, « moins que moi ». S’ils ont disparu, sans doute parce qu’un astéroïde a méchamment percuté la Terre, c’était il y a 65 millions d’années seulement. Il y a donc une période deux fois plus longue entre le début des dinosaures et leur fin (oiseaux exceptés) qu’entre leur extinction et les temps actuels.

Ces animaux volants, courants ou parcourant les océans méritaient bien un mois thématique spécial. C’est le printemps des dinos sur Futura…


Deux Sinosauropteryx dans une forêt du Crétacé. Une patiente recherche au microscope électronique a fourni des indications
sur les couleurs des plumes des dinosaures: noir, blanc et brun-roux.
© Chuang Zhao et Lida Xing
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 5 avril 2011 à 13h44
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/mais-qui-etaient-les-dinosaures_29232/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mar 12 Avr 2011 - 15:07

Un fossile de Baluchithère géant au Pakistan !

Pour une fois, un mammifère fossile a volé la vedette aux dinosaures ! Début mai 1999, l'annonce de la sensationnelle redécouverte du plus grand mammifère terrestre de tous les temps, Paraceratherium (ou Baluchitherium), a fait le tour du monde. L'information provenait de Dera Bugti, une petite ville du Balouchistan (ouest du Pakistan).

Une représentation du Baluchithère.
© 2001 Ex-Machina
Des résultats à la mesure de nos espoirs


Le squelette composite ainsi reconstitué est enfin photographié depuis le toit de la Guest House.
© 1999 MPFB (MB, LM, JLW)
Ce rhinocéros sans corne, le plus grand mammifère terrestre qui ait jamais été découvert, avait été pour la première fois signalé par Pilgrim en 1908, et baptisé Aceratherium bugtiense (« le rhinocéros sans corne des Bugti »), avant que Forster-Cooper ne crée en 1911 pour la même espèce le genre Paraceratherium (« presque Aceratherium »), puis le genre Baluchitherium, deux ans plus tard.

À la poursuite des Baluchithères perdus (mission 1999)


La pénible montée du Zin avec des dizaines de kilos dans les sacs à dos.
© 2004 MPFB (POA)
Il fallait poursuivre les recherches dans la région très sensible de Lundo Chur (probablement le Chur Lando des anciens auteurs), comme Forster-Cooper il y a un siècle, afin de retrouver des restes de Baluchithère en situation stratigraphique contrôlée.

Le géant revit… sur écran !


Le squelette est à nouveau reconstitué, sous son profil droit.
© 2000 MPFB
Grâce à sa stature – et à son statut de mammifère record –, le Baluchithère est devenu la vedette d'un documentaire tourné entre 2000 et 2001.


À partir des spécimens, des photos et des squelettes reconstitués sur place, Pierre-Olivier Antoine esquisse un squelette et propose des croquis
de la tête du Baluchithère au plasticien Jean-Paul Reti. Ce dernier est chargé de modeler une maquette de l'animal en argile.
© 2000 MPFB (POA)
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 6 avril 2011 à 09h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/un-fossile-de-baluchithere-geant-au-pakistan_29281/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mer 13 Avr 2011 - 15:43

Le top 10 des infos insolites sur les dinosaures

On sait finalement peu de choses sur les dinosaures. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que le peu que nous savons est souvent erroné ! Vous pensez par exemple que le T-rex est une machine à tuer perfectionnée... vous allez être étonné. Vous voyez les dinosaures comme de gros lézards... et s’ils ressemblaient finalement plus à de gros poulets à plumes ?
Le T-rex avait une cervelle d’oiseau !


L'image provient d'une des vidéo 3D du crâne de T. rex. En couleurs, on voit les différentes cavités.
© Ohio University College of Osteopathic Medicine
On ne sait toujours pas exactement si les Tyrannosaurus rex, souvent dénommés de façon abrégée des T-rex, étaient de redoutables prédateurs ou de simples charognards. Mais on est sûr qu'ils devaient avoir, véritablement, des « cervelles d’oiseaux » et pas seulement parce que les oiseaux sont les derniers dinosaures vivants...

Plus ils sont gros, plus ils sont chauds !


Argentinosaurus.
© Cortesy of Jon Hugues,
www.pixel-shack.com
Pour savoir s'ils avaient le sang chaud, cliquez sur l'image.
Les dinosaures étaient-ils à « sang chaud »ou à « sang froid » ? Selon Jamie Gillooly et ses collègues de l'Université de Gainesville en Floride, qui publient les résultats de leurs travaux dans Plos Biology, tout dépendait de leur taille ! Il ressort de leur étude que plus les dinosaures étaient imposants, plus leur température était élevée.

Le T-rex, un prédateur… lent


Tyrannosaurus rex.
© Courtesy of Vlad Konstantinov
Découvrez la vitesse de croisière du T-rex en cliquant sur l'image.
Le T-rex qui, selon la légende, était un prédateur hors pair était en fait plutôt lent. Il ne courrait qu’à 30 kilomètres par heure. Pas mal pour un animal de 6 tonnes mais pas non plus spectaculaire pour un soi-disant « roi de la vie animale ».


Le T-rex, de la volaille ? Peut-être bien !
© Courtesy of Vlad Konstantinov
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 7 avril 2011 à 09h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/en-image-top-10-des-infos-insolites-sur-les-dinosaures_29277/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mer 13 Avr 2011 - 15:46

Les dinosaures d'Angeac: une mine d'or pour les paléontologues !

À Angeac, en Charente, une carrière, littéralement, regorge de trésors. Des restes de dinosaures – dont un fémur de plus de 2 mètres –, de crocodiles et de tortues voisinent avec des ossements de mammouths et des silex, mais aussi des spores, des pollens et des plantes fossilisées. La richesse est telle que se concentrent actuellement sur place des paléontologues de multiples disciplines, qui estiment avoir plus de dix ans de travail... Découvrez en dessins ce site exceptionnel, grâce à Arnaud Salomé, qui présente le suivi de ces fouilles sur son site Dinonews.

Depuis plusieurs années, les découvertes paléontologiques se succèdent en Charente. La région était déjà mondialement connue pour la carrière de Cherves. L’année 2010 a démontré que le meilleur est peut-être encore à venir: à Angeac, des fouilles menées pendant l’été 2010 montrent qu’il y a sans doute un nouveau gisement exceptionnel dans le sous-sol charentais.

Entre 2002 et 2008, les fouilles de la carrière de Cherves avaient mis au jour un écosystème très riche. Côté vertébrés, une trentaine de familles différentes ont été trouvées, appartenant à tous les groupes de vertébrés terrestres. La présence des dinosaures et des oiseaux y est attestée par une dizaine d’espèces différentes. Certaines y sont d’ailleurs connues par des squelettes quasiment complets. L’étude des fossiles est encore en cours.


Vertèbres de sauropode découvertes à Angeac.
© Mazan
Les regards se tournent désormais vers une autre carrière en cours d’exploitation, à 20 kilomètres de là, à Angeac-Charente. Au lieu du gypse, on y extrait les alluvions quaternaires pour obtenir des graviers calcaires. Mais on y trouve aussi des trésors… En creusant, les conducteurs d'engins remontent en effet depuis quelques années des défenses ou des vertèbres de mammouth, ou encore des silex du Quaternaire.

En 2008, les carriers contactent Jean-François Tournepiche, archéologue conservateur du musée d’Angoulême, pour une vertèbre au moins quatre fois plus grosse qu'une vertèbre de mammouth. On ne connaît que trois animaux possédant de telles vertèbres: les mammouths, les baleines et les dinosaures. Contacté par le musée, Didier Néraudeau, paléontologue au laboratoire Géosciences Rennes, reconnaît une vertèbre de sauropode, un groupe de dinosaures herbivores géants au long cou et à la longue queue. L'ancienne Charente avait, à l'évidence, érodé une couche à dinosaures beaucoup plus ancienne et remanié les ossements dans ses alluvions.


Invité à venir voir les fouilles par Jean-François Tournepiche, le dessinateur de BD Mazan
a dessiné presque au jour le jour l'évolution des fouilles.
© Mazan
La couche du Crétacé: une mine !
Début 2010, le rythme s’accélère: le carrier trouve des os quasiment quotidiennement ! Au total sont mis au jour une dizaine d'ossements, dont la moitié d'un fémur de 1 mètre de long. «Une telle concentration de vestiges retrouvés dans un périmètre aussi restreint était forcément le signe qu'ils n'avaient pas été charriés sur une longue distance dans les alluvions de la Charente et que d'autres ossements étaient très certainement encore inclus dans leur couche géologique d'origine», explique le chercheur rennais. Les fossiles sont entreposés au musée d’Angoulême, avec les autres restes du site.

Un premier sondage est alors réalisé, avec l’aide de l’exploitant de la carrière, ainsi que des pompiers, pour évacuer l’eau du site. Apparaissent alors de tous côtés, sur 1,50 mètre d'épaisseur, des ossements de dinosaure en vrac (vertèbres et fémurs de sauropodes, phalanges et dents de dinosaures carnivores), accompagnés de restes de tortues (fragments de carapaces), de crocodiles (dents et vertèbres), de poissons, et de plantes fossilisées en très bon état: morceaux de bois pétrifiés, feuilles de conifères fossilisées, petites «pommes de pin»... La couche géologique du Crétacé est atteinte, livrant aux paléontologues un aperçu des fossiles qu’elle renferme.

Face à un tel gisement, une première campagne de fouilles est organisée au cours de l’été 2010, par une équipe coordonnée par le musée d'Angoulême et le laboratoire Géosciences Rennes (CNRS/Université de Rennes 1), avec le concours de scientifiques et de techniciens du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CNRS/MNHN), de l'Université de Lyon et du Musée des dinosaures d'Esperaza (Aude).


Le récit des fouilles...
© Mazan
Un écosystème entier
La diversité, la quantité et la qualité des fossiles qui y apparaissent parlent d’elles-mêmes: en 20 jours de fouilles sont mis au jour plus de 400 ossements, dont plus de 200 pièces de grand intérêt. Ces dernières proviennent d'au moins trois espèces de dinosaures, associées à des restes de deux types de tortues et de trois espèces de crocodiles. En dehors des fossiles de vertébrés, l'un des principaux intérêts de la carrière est qu'elle recèle aussi des plantes fossilisées, des pollens, des spores et des algues. Ce qui signifie qu'à partir du gisement, on devrait être capable de reproduire tout le paléoenvironnement, autrement dit l'écosystème de cette période.

Le gisement est d'autant plus exceptionnel que les os sont présents en grand nombre, mais aussi remarquablement bien conservés, suite à leur enfouissement rapide dans les dépôts argileux d'un marécage qui s'étendait sur la région d'Angeac-Charente au cours du Crétacé inférieur.


Étude et reconstitution des fossiles d’Angeac au laboratoire du musée d’Angoulême.
© Mazan
Trois groupes de dinosaures sont rapidement identifiés:
  • de grands dinosaures herbivores (35 à 40 mètres de long) de type sauropode, proches des Turiasaurus ou Tastavinsaurus du Crétacé d'Espagne, représentés à Angeac par des vertèbres, des os des pieds et des membres (fémur, humérus) et plusieurs dents
  • des petits dinosaures herbivores de type ornithopode, dont on cherche encore à déterminer précisément les groupes (une dent et quelques os)
  • des carnivores de taille moyenne de type théropode, les plus abondants à Angeac (près de 80% des os exhumés). Après l'étude plus précise de ces ossements, il semblerait qu’ils puissent appartenir à des ornithomimidés et à des carnivores proches des allosauridés.
Mais la star de cette campagne de fouilles est sans conteste le fameux fémur de sauropode, d'au moins 2,20 mètres de long. C'est la pièce la plus remarquable, parce qu'elle est complète et appartient à un sauropode géant d'une taille encore inconnue en Europe (sans doute dans les 30 à 40 mètres de long, pour 40 tonnes). Le record du plus long fémur de dinosaure jamais trouvé en Europe aura tenu deux petites semaines pour les Espagnols de Riodeva, près de Teruel, dans l'est du pays. « Leur » fémur gauche avait été mesuré à 1,92 mètre...

Il ne reste plus qu’à dire que le site s'étend sur plusieurs milliers de mètres carrés pour comprendre que le meilleur reste sans doute à venir.


On dégage le fémur de sauropode de plus de 2,2 mètres de long.
© Grand Angoulême 2010 - P. Blanchier
Quinze ans de travail...
À site exceptionnel, études exceptionnelles: les paléontologues viennent de se partager le travail pour les dix ou quinze ans à venir. Il s’agira d’une étude collégiale, c’est-à-dire d’une répartition du travail dans différents instituts et différents chercheurs, principalement en France. C’est une première. Elle permettra la collaboration des paléontologues français et de leurs équipes.

L'ensemble du travail sera coordonné par Didier Néraudeau, qui s'occupera également de la partie sédimentologie, stratigraphie et taphonomie, autrement dit des conditions de formation du gisement, à la fois au niveau des couches géologiques ainsi que des phénomènes de fossilisation.

Pour les dinosaures d'Angeac, Jean Le Lœuff (d’Espéraza) s'occupera des sauropodes, Éric Buffetaut (du CNRS) de tout ce qui est ornithopode, Ronan Allain (du Muséum national d’histoire naturelle) des théropodes, Jean-Michel Mazin et Joane Pouech vont s'occuper des microrestes avec Romain Vullo, dans la lignée du travail qui a été réalisé à Cherves. Des premiers résultats prometteurs, un gisement qui renferme des trésors paléontologiques et une équipe de chercheurs motivée. Les carrières d'Angeac n'ont pas fini de faire parler d'elles ! Nous retrouverons sans nul doute cette chambre aux trésors paléontologiques, et, dès la semaine prochaine, Ronan Allain viendra nous expliquer comment on découvre des dinosaures


Le gisement d'Angeac-Charente au Crétacé inférieur.
© Mazan
Arnaud Salomé/Dinonews, le 7 avril 2011 à 15h03
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-dinosaures-dangeac-une-mine-dor-pour-les-paleontologues_29317/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mer 13 Avr 2011 - 15:59

Préparez-vous pour un safari au pays des dinosaures !

Non, nous n'avons pas retrouvé de dinosaure vivant ! Vous l'aviez deviné, il s'agissait bien d'un poisson d'avril. Mais ne soyez pas triste ! Chaussez vos bottes d'aventurier, c'est au pays des dinosaures que nous vous emmenons ce mois-ci !

Bravez les idées reçues avec...


Les questions clés
  • Qui étaient-ils ?
  • Avaient-ils le sang chaud ?
  • Pourquoi ont-ils disparu ?
  • Les oiseaux sont-ils les descendants des dinosaures ?
  • Bientôt de l'ADN de dinosaure ?
  • Comment découvre-t-on les fossiles ?
Retrouvez en image les dinosaures les plus spectaculaires


Les plus belles illustrations
  • Top 10 des dinosaures que vous ne voudriez jamais croiser
  • Top 10 des infos insolites sur les dinosaures
  • Les dinos dans leur plus simple appareil... leurs os !
  • Dessine moi un dino, ou comment Michel Fontaine ramène les dinosaures à la vie.
Et surtout, bravez l'inconnu en vous mesurant à nos quizz !


Testez vos connaissances


Partez en safari avec les dinosaures !
© Courtesy of Jon Hugues
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 7 avril 2011 à 16h25
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/preparez-vous-pour-un-safari-au-pays-des-dinosaures_29211/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Jeu 14 Avr 2011 - 15:21

Les dinosaures: l'essentiel en quelques mots

Quoi de mieux pour partir en safari aux pays des dinosaures que d'en apprendre un peu plus sur les plus représentatifs de leur espèce. Cliquez en dessous de chaque image pour tout savoir sur ces animaux fascinants.


Reconstitution d'une attaque de Diplodocus par un Allosaurus.
© Alain Bénéteau.
Allosaurus


Reconstitution de l'aspect du Carcharodontosaurus.
© Alain Bénéteau.
Carcharodontosaurus


Proposition de reconstitution de Concavenator.
© Alain Bénéteau.
Concavenator



Reconstitution d'une rencontre entre les deux gros dinosaures français du Maastrichtien: l'Ampelosaurus et le Tarascosaurus.
© Alain Bénéteau.
Ampelosaurus



Reconstitution de Caudipteryx. Les couleurs du plumage sont hypothétiques.
© Alain Bénéteau.
Caudipteryx



Reconstitution d'un troupeau de Diplodocus, à partir des empreintes de Courtedoux.
© Alain Bénéteau.
Diplodocus



Reconstitution d'Iguanodon.
© Alain Bénéteau.
Iguanodon



Reconstitution de Velociraptor. Les couleurs du plumage sont hypothétiques.
© Alain Bénéteau.
Velociraptor



Vision d'artiste d'un Tyrannosaurus à plumes.
© Alain Bénéteau.
Tyrannosaurus


Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 8 avril 2011 à 10h03
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-dinosaures-lessentiel-en-quelques-mots_29288/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Jeu 14 Avr 2011 - 15:22

Les dinosaures avaient peut-être des puces !

La vie des dinosaures à plumes était peut-être rendue impossible par des animaux bien plus petits qu’eux: des puces. C’est en tout cas la théorie d’un groupe de chercheurs spécialisés dans l’histoire évolutive de ces insectes hématophages.
  • Découvrez notre galerie photo sur les dinosaures >>
Selon une étude parue dans la revue Biology Letters, les ancêtres des puces qui se nourrissent aujourd’hui sur les mammifères et les oiseaux, auraient pu apprécier le sang des dinosaures avant qu’ils ne disparaissent, il y a 65 millions d’années, lors de l’extinction massive du Crétacé-Paléogène. C’est la première fois qu’une telle théorie est avancée, mais elle repose principalement sur des hypothèses, plus que sur des faits réels.

Les chercheurs de l’Université de l’Illinois à Champaign, ainsi que des universités d’autres continents (Université de Glasgow au Royaume-Uni, Université d’Hokkaïdo au Japon…), se sont intéressés de très près à l’évolution de ces insectes hématophages (mangeurs de sang) et ont constaté qu’ils vivaient déjà il y a au moins 115 millions d’années, soit largement avant la disparition des animaux géants. Ces données ont pu être obtenues grâce à deux types d’outils: l’ADN des insectes actuels et des fossiles.

Remonter le temps grâce à l’ADN
Tout d’abord, une machine à remonter le temps (sous forme d’arbre phylogénétique consacré aux puces) a été réalisée grâce aux comparaisons des séquences génomiques de 69 puces actuelles. Les arbres phylogénétiques se basent sur le principe que les organismes possédant les séquences d’ADN les plus proches sont aussi ceux qui ont divergé le plus récemment au cours de l’évolution. Par exemple, sur l’arbre phylogénétique des mammifères, l’Homme et le chimpanzé, qui ont un ADN très similaire car ils ont divergé il y a seulement quelques millions d’années, sont donc plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont de l’éléphant.


Les fossiles de puces et les génomes des puces actuelles ont permis de conclure que ces insectes existent depuis plus de 115 millions d'années !
© Université de l'Illinois
En connaissant les taux de mutations et le temps nécessaire à leur accumulation, il a donc été possible de reconstituer l’histoire évolutive théorique des puces et de déterminer l’époque de l’existence d’ancêtres communs. Pour confirmer leurs résultats, les chercheurs ont utilisé en plus de ces outils moléculaires, de vrais fossiles de puces, d’oiseaux et de mammifères, afin d’ancrer de façon concrète les éléments dans le temps grâce à la datation précise des pierres. L’ensemble des données récoltées indique que les puces seraient apparues entre 115 et 130 millions d’années dans le passé… mais ce n’est pas tout !

Les différences morphologiques entre les puces (certaines sont allongées, donc très bien adaptées aux barbes des plumes dans lesquelles elles peuvent se cacher, alors que d’autres ont des sillons qui leur permettent de s’adapter aux poils des mammifères) indiquent que leur histoire évolutive coïncide fortement avec celle de leur hôte. Et comme l’explique Kevin Johnson, ornithologue de l'Université de l'Illinois, « notre analyse suggère que les puces des oiseaux et des mammifères ont commencé à se diversifier avant l’extinction massive des dinosaures ».

Les dinosaures étaient-ils couverts de puces ?
Les résultats de cette équipe donnent donc un nouvel élément pour penser que les oiseaux et les mammifères ont commencé à diverger avant la disparition des dinosaures, ce qui est encore en débat aujourd’hui du fait que les plus vieux fossiles retrouvés, qui ressemblent aux groupes modernes des oiseaux et des mammifères, ont moins de 65 millions d’années.

Les scientifiques concluent également que les puces « existaient probablement sur une variété d’hôtes dans le passé, incluant possiblement les dinosaures », explique Kevin Johnson. Certains dinosaures à plumes étant considérés par beaucoup de scientifiques comme étant les ancêtres des oiseaux, « alors peut-être que les oiseaux ont juste hérité leurs puces des dinosaures »...


Le Vélociraptor était orné de plumes, qui elles-mêmes abritaient peut-être des puces !
© Alain Bénéteau
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 10 avril 2011 à 14h31
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-dinosaures-avaient-peut-etre-des-puces_29353/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Jeu 14 Avr 2011 - 15:23

Concours: "Les Monstres des Mers du Futuroscope "

Futura-Sciences organise le concours « Les Monstres des Mers du Futuroscope » du 11 avril au 30 avril. Les gagnants seront désignés lors d'un tirage au sort qui aura lieu le 02 mai.

Découvrez en image l'impressionnante attraction.
© Futuroscope, YouTube
Dotation du concours
  • 2 séjours à gagner de 2 jours et 1 nuit pour 4 personnes, comprenant l'entrée au parc du Futuroscope pour deux jours consécutifs, le spectacle nocturne, une nuit en hôtel 2 étoiles en chambre quadruple, les petits déjeuners et les frais de dossier, pour 2 adultes et 2 enfants (de 5 à 16 ans inclus partageant la chambre des parents).
  • 30 billets d'entrée pour 1 journée.

Concours: « Les Monstres des Mers du Futuroscope ».
© DR
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 11 avril 2011 à 12h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-du-site/d/concours-les-monstres-des-mers-du-futuroscope_29388/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 17 Avr 2011 - 20:46

Les dinosaures ont donné leur odorat aux oiseaux

L’odorat des oiseaux et des dinosaures ne serait pas si mauvais, d’après une nouvelle étude basée sur la reconstitution de leur cerveau en 3D. Les oiseaux auraient même acquis simultanément un meilleur odorat, une meilleure vision et un meilleur sens de l’équilibre, un cocktail permettant de voler au mieux.

Selon le postulat actuel, le sens olfactif bien développé des dinosaures aurait décliné pour laisser place au développement de la vue et du sens de l’équilibre adapté au vol chez leurs descendants les oiseaux. Pourtant, une nouvelle étude publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B et menée par des scientifiques de l’Université de Calgary, le Royal Tyrrell Museum et l’Université de l’Ohio montre que les oiseaux primitifs possédaient en réalité un meilleur odorat que les dinosaures et que certaines espèces actuelles en sont toujours dotées.

La majorité des espèces étudiées ici étant aujourd’hui disparues, ces résultats n’ont évidemment pas pu être obtenus en réalisant des tests biologiques permettant d’observer la réaction des animaux face à des odeurs mises sous leur nez. Ils ont en revanche pu être obtenus grâce à l’analyse des cerveaux de 157 espèces de dinosaures théropodes, d’oiseaux primitifs et d’oiseaux modernes.


Darla Zelenitsky devant des spécimens de crânes d'oiseaux et de dinosaures analysés.
© Courtesy of University of Calgary
Reconstitution du bulbe olfactif en 3D
Car bien que les tissus du système nerveux ne soient pas conservés dans les fossiles, l’analyse du volume et de la forme de la boîte crânienne osseuse (ou fossilisée), reflet de ceux du cerveau, est un bon outil pour déterminer l’importance de certaines structures particulières. C’est ainsi que les chercheurs ont analysé les crânes des animaux par CT-scan (une technique d’imagerie qui permet de reconstruire les tissus en 3D) afin de reconstruire par ordinateur la neuroanatomie des animaux, et avec elle la forme du bulbe olfactif, centre de traitement des odeurs.

Rapportée à la masse globale de l’animal, la taille du bulbe olfactif est un bon indicateur, du moins chez les espèces actuelles (mammifères, oiseaux), de leur capacité olfactive. Le grand nombre de données obtenues a donc permis aux paléontologues de reconstituer le fil évolutif de l’efficacité de l'odorat, des dinosaures aux oiseaux actuels.


L'évolution de la taille des bulbes olfactifs, des dinosaures aux oiseaux modernes.
© Ridgely & Witmer, Courtesy of WitmerLab at Ohio University/YouTube
Une évolution peu linéaire
Il semble que les tyrannosaure eux-mêmes possédaient des sens de l’odorat très variés, le tyrannosaure étant probablement doté d’un odorat adapté à la chasse et donc bien plus fin que celui du tricératops, végétarien. La taille relative des bulbes olfactifs a augmenté pendant l’évolution des dinosaures théropodes, s’est stabilisée lors de la transition évolutive avec les oiseaux, et a de nouveau augmenté au cours de l’évolution des oiseaux primitifs.

«Le plus ancien oiseau connu, l’archéoptéryx a hérité son sens de l’odorat des petits dinosaures mangeurs de viande, il y a environ 150 millions d’années, explique François Therrien, conservateur au Royal Tyrrell Museum et l’un des auteurs de l’article. Plus tard, il y a environ 95 millions d’années, l’ancêtre de tous les oiseaux a acquis d’encore meilleures capacités olfactives.» Mais ensuite, la taille du bulbe olfactif s’est stabilisée pour finalement chuter chez les oiseaux les plus modernes.


Graphique dont chaque point représente la taille du bulbe olfactif, en fonction de la taille du corps global
(en noir les oiseaux, en vert les dinosaures).
© Darla Zelenitsky
L’albatros bat le corbeau
Les oiseaux actuels, comme le corbeau, le pinson ou le perroquet, ont donc effectivement des odorats peu développés, d’où la théorie selon laquelle leur cerveau a évolué en se concentrant sur un meilleur équilibre et une meilleure vision pour favoriser l’acquisition et le perfectionnement du vol. Mais les capacités olfactives du pigeon, par exemple, ne sont pas si mauvaises, et sont similaires à celles de l’archéoptéryx.

Certains oiseaux modernes sont même beaucoup mieux lotis ! «Les vautours auras et les albatros sont des oiseaux connus pour leur sens fin de l’odorat, qu’ils utilisent pour chercher de la nourriture ou naviguer sur de grandes distances», rappelle Darla Zelenitsky. «Notre découverte que les petits dinosaures de type vélociraptor, comme le bambiraptor, avaient un sens de l’odorat aussi développé que ces oiseaux, suggère que l’odorat aurait joué un rôle important tandis que ces dinosaures chassaient de la nourriture.»


Les bulbes olfactifs des oiseaux sont parfois plus développés que chez les dinosaures.
© Courtesy of WitmerLab at Ohio University
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 13 avril 2011 à 17h49
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-dinosaures-ont-donne-leur-odorat-aux-oiseaux_29445/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 17 Avr 2011 - 20:47

Le dinosaure aux dents de lapin

Les restes d’une nouvelle espèce de dinosaure aux «dents de lapin» viennent d’être découverts et confèrent aux paléontologues la preuve d’un lien évolutif entre deux groupes de dinosaures: les prédateurs primitifs et les néothéropodes.

Une nouvelle espèce de dinosaure vient d’être découverte par des scientifiques américains de la Smithsonian Institution, grâce à des restes fossilisés d’os de crâne et de vertèbres cervicales. Cet individu appartiendrait également à un tout nouveau genre, selon les observations publiées dans la revue Proceedings of the Royal Society B. Cette découverte est particulièrement intéressante, car elle permet de combler un vide phylogénétique entre les dinosaures prédateurs les plus anciens et les plus récents.

C’est aux États-Unis, et plus précisément sur le site paléontologique de Ghost-Ranch au Nouveau-Mexique, que les os fossilisés ont été exhumés. L’animal a été nommé Daemonosaurus chauliodus, s’inspirant du mot grec daemon qui signifie «esprit du mal» (en relation avec le ranch fantôme), du mot sauros qui signifie «reptile» ou «lézard», et enfin chauliodus qui provient également du grec pour «dent de lapin».


Le fossile retrouvé au Ghost-Ranch ne contenait que le crâne et des vertèbres cervicales.
© Carnegie Museum of Natural History
Des dents de lapin et de gros yeux
Car si Daemonosaurus chauliodus est doté d’un crâne étroit mais long, puisqu’il atteint 14 centimètres du bout du museau à l’arrière du crâne, sa caractéristique la plus marquante est sans aucun doute sa mâchoire supérieure sur laquelle reposent de longues dents frontales, positionnées de travers. Il est également pourvu de vastes orbites, proportionnellement à la taille de sa tête, et possédait donc probablement de gros yeux.

Malheureusement, le squelette est loin d’être complet, ce qui ne permet pas de déterminer avec certitude la taille de ce dinosaure (les experts pensent néanmoins qu’il devait avoir la taille approximative d’un gros chien). Malgré cela, le fossile fournit suffisamment d’informations pour penser qu’il s’agit d’un animal long et fin, capable de marcher ou de courir sur ses deux pattes arrière, et se nourrissant de proies.

Ce dinosaure appartient donc à la grande famille des théropodes, mais serait l’un de ses représentants primitifs. En effet, l'âge de ce fossile de dinosaure est estimé à 205 millions d’années. Il aurait donc vécu à la fin du Trias, juste avant la transition avec le Jurassique. Daemonosaurus chauliodus se rapproche donc des prédateurs primitifs du type herrerasaurus ou eoraptor, qui vivaient au début de l’ère des dinosaures, il y a 230 ou 225 millions d’années.


Daemonosaurus chauliodus devait avoir la taille d'un gros chien et marchait sur ses pattes arrière, comme les théropodes.
© Smithsonian
Le lien entre les prédateurs primitifs et les théropodes
Mais certains éléments retrouvés sur les os fossilisés du dinosaure à dents de lapin concordent aussi avec les théropodes plus avancés d’un point de vue évolutif (les néothéropodes) qui renferment les célèbres tyrannosaures ou autres vélociraptors. «Un de ces éléments est la présence de cavités sur certaines des vertèbres cervicales, liées à la structure du système respiratoire», explique Hans Sues, paléontologue au Muséum national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution.

«Plusieurs éléments du crâne et du cou de Daemonosaurus indiquent qu’il était un intermédiaire entre le dinosaure prédateur le plus ancien connu d’Amérique du Sud, et les dinosaures théropodes plus avancés», conclut-il. Cette découverte permet donc de rapprocher les prédateurs primitifs du groupe des théropodes, ce qui était déjà supposé mais n’était pas établi, dû au manque de preuves paléontologiques témoignant de cette époque.


Un dinosaure dont les dents frontales sont longues et de travers a été découvert sur un site paléontologique du Nouveau-Mexique.
© Jeffrey Martz
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 14 avril 2011 à 15h36
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/le-dinosaure-aux-dents-de-lapin_29438/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 18 Avr 2011 - 15:04

Comment faire un dino de A à Z

Qui n'a jamais rêvé de chasser les dinosaures ? C'est en tout cas le rêve d'enfance qu'a réalisé Michel Fontaine. La chance a voulu qu'une équipe du Muséum national d'histoire naturelle de Paris ait besoin d'un photographe de terrain, compétence développée au cours de ses études aux Beaux-arts. À la suite de cette expérience se sont succédé rencontres et découvertes...
Michel Fontaine, dessinateur, rend la vie aux dinosaures. Découvrez en image son travail et le cheminement du créateur depuis la fouille jusqu'à la reconstitution d'un modèle.


Conception d'un variraptor, le «voleur du Var».
©
http://michel-fontaine.com/index.html


Atlasaurus, détails du bras et du crâne.
©
http://michel-fontaine.com/index.html
Michel Fontaine travaille sur commandes pour des publications scientifiques, des ouvrages de vulgarisation ou bien pour des expositions permanentes de musées comme le MNHN, le Musée d'Esperaza et bien d'autres.


Étude des muscles d'un Atlasaurus.
©
http://michel-fontaine.com/index.html
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 15 avril 2011 à 10h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/en-image-comment-faire-un-dino-de-a-a-z_29473/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 18 Avr 2011 - 15:06

Dinosaures: qu'ont-ils à nous dire ?

L'extinction des dinosaures apparaît aujourd'hui bien plus comme un accident, la conséquence d'une catastrophe imprévisible, que comme l'issue inévitable d'une évolution ayant produit des êtres incapables de s'adapter aux changements du milieu.

Les sauropodes, famille des plus grands dinosaures ayant existé.
© DR
Les premiers dinosaures apparaissent au Trias supérieur, il y a environ 230 millions d'années, et le groupe s'éteint à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d'années. L'extinction des dinosaures apparaît aujourd'hui bien plus comme un accident, la conséquence d'une catastrophe imprévisible, que...

La représentation des dinosaures est souvent caricaturée.
© DR
Les dinosaures sont bien établis, et cela depuis des décennies, dans le rôle des plus célèbres des animaux disparus, les plus connus du grand public, au point d'avoir envahi les médias les plus divers, du cinéma à la publicité. Mais l'image véhiculée est bien loin de la vérité.

Les principales divisions des temps géologiques depuis le début du Paléozoïque, époque à partir de laquelle les fossiles
deviennent abondants. Les flèches rouges marquent les grandes extinctions en masse. Les dinosaures ont vécu depuis
le Trias jusqu'à la fin du Crétacé, qui est marquée par l'impact d'une énorme météorite. La catastrophe provoquée
par cet impact est responsable de la disparition des dinosaures.
© DR
Afin de replacer les dinosaures dans leur contexte, voici une introduction présentant leur époque. Les principales divisions des temps géologiques depuis le début du Paléozoïque, époque à partir de laquelle les fossiles deviennent abondants. Les flèches rouges marquent les grandes extinctions en...

Le monde au début du Trias (237 Ma).
© Professeur Bourque - Universite Ulaval - Canada
Si l'histoire des dinosaures peut être vue comme celle d'un succès évolutif, les portant à une position «dominante» au sein des écosystèmes continentaux du Mésozoïque, il reste à s'interroger sur les raisons de cette réussite. Le monde au début du Trias...

Les dinosaures ont connu une géographie continentale évolutive.
© DR
Le succès des dinosaures est-il d'ailleurs bien dû à une supériorité biologique intrinsèque ? Le hasard n'a-t-il pas joué un rôle déterminant dans leur expansion ? La question se pose dans la mesure où la fin du Trias est marquée par une «extinction en masse», une de ces grandes crises qui...

La dérive des continents.
© planete-environnement.cned.fr/BRGM
Durant l'ère des dinosaures, la situation géographique mondiale est passée d'un seul continent, appelé Pangée, à plusieurs, au cours du phénomène bien connu de la dérive des continents. Le cours de l'évolution des dinosaures...

Le T-rex était-il à sang chaud ou à sang froid ?
© DR
La question du climat au temps des dinosaures reste source de débat. Certains affirment que les dinosaures n'ont connu qu'un climat chaud, pour d'autres cependant ce n'est pas si évident. Et la question du climat engendre aussi celle de la physiologie des dinosaures. Le T-rex était-il à sang chaud ?

L'évolution de la végétation a dû engendrer une évolution des habitudes alimentaires des dinosaures.
© DR
L'évolution des dinosaures ne saurait être conçue purement en terme d'adaptation au milieu abiotique. Les interactions avec d'autres êtres vivants ont nécessairement joué un rôle important. Nombre de dinosaures étaient herbivores, et les transformations du monde végétal au cours du Mésozoïque...

Un dinosaure herbivore.
© cyberechos.creteil.iufm.fr
Enfin, les dinosaures ont certainement influé sur leur propre évolution. Dans les milieux terrestres du Mésozoïque, les relations entre prédateurs et proies impliquaient largement des dinosaures carnivores et herbivores. L'existence...

Le monde à la fin du Crétacé (94Ma).
© Professeur Bourque - Universite Ulaval -Canada
Les dinosaures, dans leur diversité, ne sont qu'un des aspects d'un monde mésozoïque qui ne nous est pas totalement étranger, mais qui n'en est pas moins très différent du nôtre – combinaison qui explique sans doute en partie l'intérêt qu'il suscite dans le public. Son étrangeté tient...

L'Archéoptéryx.
© HarperCollins
Mais l'évolution des dinosaures s'est-elle vraiment interrompue de façon définitive il y a 65 millions d'années, à la limite Crétacé-Tertiaire ? Dès les années 1860, certains paléontologues soupçonnèrent que les dinosaures ne s'étaient pas éteints sans descendance...


Les dinosaures ont atteint une taille gigantesque très tôt dans leur évolution, comme en témoigne cet humérus trouvé dans le Trias supérieur
de Thaïlande (environ 210 millions d'années), qui a appartenu à un sauropode atteignant peut-être 15 mètres de longueur.
L'auteur à côté donne l'échelle…
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 15 avril 2011 à 17h50
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/dinosaures-quont-ils-a-nous-dire_29452/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mar 19 Avr 2011 - 23:26

Comment les dinos faisaient-ils l'amour ? Avec précaution !

Ils ont dominé la Terre pendant 150 millions d'années. Ils fascinent les paléontologues. Ils étaient grands, ils étaient forts et ils se reproduisaient. Oui mais comment ? Avec précaution, comme les porcs-épics !

La reproduction des dinosaures est une question scientifique des plus sérieuses, qui passionne les scientifiques. Le problème est épineux. Pourtant, il a bien fallu que les dinosaures se reproduisent avec succès pour dominer la Terre pendant autant de millions d'années. Comment les stégosaures, par exemple, arrivaient à avoir des rapports sexuels sans s'entretuer ? Si nous ne savons rien ou presque aujourd'hui des organes qui permettent la reproduction c'est parce que les tissus se conservent mal et les fossiles retrouvés n'offrent aucune réponse.

Les paléontologues pensent que la majorité des dinosaures n'avaient pas de pénis à proprement parler mais plutôt, comme la plupart des oiseaux et des reptiles modernes, une unique cavité, le cloaque, au triple emploi: copulation, défection et miction. Si c'est bien le cas, la pénétration aurait pu avoir lieu quand la poche du mâle, remplie de sang, aurait gonflé dans la poche de la femelle. Cette opération aurait pu se révéler délicate voire périlleuse au vu de la taille des spécimens comparée à la taille de l'orifice (une vingtaine de centimètres) et la présence d'une queue antérieure. Ce «baiser cloacal» d'à peine quelques secondes pour certains animaux aujourd'hui, aurait pu se réaliser dans l'eau ou dans la boue. Les dinosaures auraient alors profité du phénomène de flottaison pour pallier le délicat problème de l'accostage.


Comment le stégosaure faisait-il pour se reproduire ? Un problème épineux
© Domaine public
La règle d'or, un problème... de taille !
Halshead a étudié la possibilité de l'existence d'un sexe chez les dinosaures. Ils auraient eu à respecter la règle d'or (à savoir de toujours laisser un pied au sol) sous peine d'écraser la partenaire. Cette opération aurait alors requis beaucoup de délicatesse et une grande précision. Halshead précise que la longueur du pénis aurait été de 3 mètres de long. Mais il n'y a aucune évidence de l'existence d'un tel membre, précise Roger Seymour, professeur à l'Université d'Adélaïde en Australie.

Stuart O. Landry Jr, professeur émérite de biologie à l'Université de New York à Binghamton dément cette théorie et affirme que la scène d'un dinosaure posté sur ses pattes arrière pour copuler est plus qu'improbable. Le cœur aurait été incapable d'alimenter le cerveau de l'animal en sang. Roger Seymour a confirmé cette affirmation, la pression sanguine de l'animal aurait alors été de plus de sept fois celle d'un mammifère normal. Mais il souligne également que ce problème n'existe que si le cou reste vertical. Il cite également comme exemple la girafe qui a un cœur 75% plus grand que les autres mammifères et une pression sanguine deux fois plus élevée.

La question de la reproduction n'a pas fini de déchaîner les passions. Tant qu'il n'y aura pas de fossiles d'organes génitaux, il sera impossible de confirmer ou d'infirmer avec certitude ces hypothèses.


La reproduction chez les dinosaures est un problème de taille.
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Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences,le 17 avril 2011 à 09h05
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