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 Paleontologie, l'actu...

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tanka
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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mar 19 Avr 2011 - 23:28

Oxygène: mémoire de la vie des dinosaures

La géochimie isotopique a permis de percer certains mystères de la biologie, du mode de vie et de l'environnement climatique des dinosaures. De nouvelles interprétations bouleversent aujourd'hui certaines idées qui semblaient bien acquises.

Tyrannosaurus rex, palais de la Découverte, Paris.
© 2005 David Monniaux, licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported
Les dinosaures n'étaient pas des reptiles à sang froid. Ils n'étaient pas non plus exclusivement terrestres. Enfin, certains d'entre eux vivaient sous des climats particulièrement froids et ont très probablement admiré leur territoire couvert de neige en hiver.

Les isotopes ont rendu leur verdict ! Les spinosaures étaient des animaux semi-aquatiques qui passaient la majeure partie de leur temps
dans l'eau, comme le font les hippopotames ou crocodiles actuels.
© Marc Simonetti
http://phototheque@cnrs-bellevue.fr/
La paléontologie, science dédiée à l'étude des êtres vivants du passé, s'intéresse en particulier à reconstituer la biologie, le mode et le milieu de vie des espèces disparues. Les isotopes ont rendu leur verdict ! Les spinosaures étaient des animaux semi-aquatiques qui passaient la majeure...

Fragment de mandibule du dinosaure cératopsien Archaeoceratops avec les dents échantillonnées
provenant du Crétacé inférieur de la province de Gansu (Chine).
© Romain Amiot
Les restes de vertébrés (poissons, amphibiens, reptiles, mammifères et oiseaux) qui fossilisent sont principalement les éléments minéralisés de leur squelette, c'est-à-dire les os, les dents et les écailles. Ces éléments sont majoritairement constitués par un minéral appelé bioapatite, un...

L'isolation de l'oxygène du phosphate de l'apatite nécessite
la réalisation d'une chimie par voie humide.
© Romain Amiot
La bioapatite, de formule structurale: Ca10[(PO4)6-x(CO3)x](OH2), contient de l'oxygène sur trois sites. L'oxygène de deux de ces sites est communément analysé, celui contenu dans le groupement phosphate (PO4) et dans le groupement carbonate (CO3). Une première étape consiste à isoler chacun de...

Reproduction d'Albertosaurus models, Royal Tyrell Museum.
© D'Arcy Norman Calgary Canada, licence Creative Commons paternité 2.0 générique
Après avoir mesuré la composition isotopique du fossile, comment interpréter cette composition ? Les valeurs de δ18O sont exprimées en pour mille...

Sang chaud ou sang froid ? Cette question sur les dinosaures a pu trouver une réponse grâce à la géochimie isotopique.
© Béneteau
La géochimie isotopique est appliquée depuis les années 1980 aux mammifères fossiles, et ce n'est que depuis les années 1990 qu'elle est utilisée pour mieux comprendre les traits de vie et la biologie des reptiles, et en particulier ceux des dinosaures. Des questions, autrefois restées en...

Des dinosaures aquatiques ont-ils existé ?
© Marc Simonetti
Les paléontologues ont toujours été surpris de ne jamais trouver au sein des dinosaures (qui comptent des centaines d'espèces) d'espèces adaptées à un mode de vie aquatique ou semi-aquatique. Bien qu'il ait été proposé que certains dinosaures aient pu être aquatiques du fait, par exemple, de leur...

Le monde à la fin du Crétacé: quel climat ?
© J.-L. Hartenberger
Pendant longtemps, les scientifiques ont considéré qu'au cours du Mésozoïque, période comprise entre -250 et -65 millions d'années environ, les climats terrestres étaient globalement chauds et homogènes à la surface du globe. Les arguments en faveur de telles conditions étaient une distribution...

Tout savoir sur les dinosaures.
© DR
Pour prolonger le voyage au temps des dinosaures, parcourez les différents contenus proposés sur Futura-Sciences. Les actus à relire: Les terribles spinosaures mangeaient plutôt des poissons. Les dinosaures avaient-ils le sang chaud au Crétacé ? Et bien d'autres !

Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 18 avril 2011 à 13h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/oxygene-memoire-de-la-vie-des-dinosaures_29456/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Jeu 21 Avr 2011 - 0:16

En image: des dinos en os... et en os !

Ils se dévoilent en toute intimité et révèlent ce qu'ils ont de mieux, leurs os. Il faut dire que c'est à peu près tout ce qui leur reste depuis ces quelques dizaines de milliers d'années ! Enfuis, ils réapparaissent pour nous en apprendre un petit peu plus. Reconstitués, leurs impressionnants squelettes se dressent dans les musées.



Cryolophosaurus.
© Kabacchi, Flickr, CC BY-SA 2.0


Patte de Mamenchisaurus.
© Kabacchi, Flickr, CC BY-SA 2.0


Os en macro.
© Genista CC BY-SA 2.0
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 18 avril 2011 à 17h06
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/en-image-des-dinos-en-os-et-en-os_29483/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mar 26 Avr 2011 - 15:39

Les dangereux dinosaures prédateurs chassaient la nuit !

Grâce à l’étude minutieuse de leurs orbites fossilisées, les dinosaures en révèlent un peu plus sur leur mode de vie. Les carnivores chassaient probablement leurs proies dans l’obscurité, alors que les végétariens broutaient jour et nuit.
  • Découvrez en image comment donner vie aux dinosaures >>
Si les dinosaures fascinent toujours autant, c’est parce que l’on en sait justement encore peu de choses. De quelle couleur étaient-ils ? Avaient-ils le sang chaud ? Beaucoup de questions resteront probablement à jamais sans réponses indiscutables, car si la découverte et l’analyse d’os fossilisés, seuls vestiges de leur présence sur Terre, permettent de connaître la morphologie de ces animaux, il est plus difficile de tirer des conclusions quant à leur comportement.

Cette difficulté n’empêche pas certains scientifiques de consacrer leur vie à tenter d’en découvrir un peu plus sur le mode de vie des dinosaures. Il semble d'ailleurs qu’un groupe de l’Université de Californie à Davis ait trouvé un indice indiquant clairement la préférence de certains d’entre eux, les végétariens, pour la vie diurne, alors que les prédateurs semblaient chasser la nuit. Ces résultats inattendus ont été publiés dans la revue Science.

Les anneaux sclérotiques: un indice de taille
Ils s’appuient sur l’analyse poussée d’une structure particulière au niveau de l’œil, possédée par les dinosaures, de même que les oiseaux. Il s’agit d’une sorte de cercle osseux, appelé anneau sclérotique, dont les mammifères et les crocodiliens sont dépourvus. Si pendant longtemps les scientifiques ont éprouvé des difficultés à attribuer un rôle bien défini à cette structure osseuse, un article daté de 2010 dans Vision Research a mis en évidence des différences morphologiques des anneaux provenant d’oiseaux diurnes ou nocturnes.

En effet, les animaux actifs au cours de la journée, ont tendance à posséder des anneaux sclérotiques à petite ouverture, alors qu’elle est habituellement plus grande chez les animaux nocturnes, à l’image de la pupille qui s’ouvre davantage en cas de faible luminosité, pour laisser entrer un maximum de lumière. Les animaux qui sont actifs jour et nuit possèdent des anneaux dont la taille est comprise entre ces deux extrêmes.


Protoceratops andrewsi était un dinosaure végétarien qui devait se nourrir jour et nuit.
© Lars Schmitz, UC Davis
Utilisation d’un programme informatique complexe
Malheureusement, ce n’est pas aussi simple: l’hérédité participe également à la taille de ces anneaux, si bien que deux espèces phylogénétiquement proches auront des anneaux de tailles semblables alors qu’ils peuvent avoir deux modes de vie différents. Pour pouvoir séparer le signal écologique (mode de vie) du signal phylogénétique (héréditaire), Lars Schmitz et Ryosuke Motani, les deux auteurs de l’article, ont mis au point un programme informatique complexe (expliqué en détails dans un second article publié simultanément dans la revue Evolution).

Les scientifiques ont alors mesuré précisément les dimensions internes et externes de ces anneaux, ainsi que celles de l’orbite, sur 33 fossiles très bien conservés de dinosaures végétariens et carnivores, anciens oiseaux et ptérosaures (animaux volants contemporains des dinosaures). Les mesures ont également concerné 164 espèces vivant actuellement.


Velociraptor mongoliensis, ce prédateur redoutable, chassait probablement la nuit.
© Lars Schmitz, UC Davis
La nuit, mammifères et dinosaures sont de sortie
Selon les résultats concoctés par l'ordinateur, les petits carnivores, comme le vélociraptor, devaient chasser la nuit. Les plus gros prédateurs, comme le tyrannosaure, n’ont pas pu être étudiés du fait du manque de fossiles suffisamment bien conservés au niveau des anneaux sclérotiques. En revanche, les animaux volants (les anciens oiseaux et les ptérosaures) étaient principalement diurnes, avec quelques exceptions pour des animaux filtreurs ou pêcheurs, qui semblent avoir été nocturnes.

Les gros dinosaures herbivores, quant à eux, se comportaient probablement comme les éléphants actuels: actifs jour et nuit, pour avoir suffisamment de temps pour manger à leur faim, ils devaient uniquement se reposer lorsque le soleil était au zénith pour se protéger de la chaleur. Ces conclusions contredisent ce que la communauté scientifique supposait jusque-là: les mammifères de l'époque, nocturnes, n’étaient donc pas tranquilles à la tombée de la nuit...


Les ptérosaures (comme ici Scaphognathus crassirostris) possédaient un anneau sclérotique (en violet)
dont la taille suggère qu'ils étaient actifs pendant la journée.
© Lars Schmitz, UC Davis
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 19 avril 2011 à 13h32
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-dangereux-dinosaures-predateurs-chassaient-la-nuit_29510/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mar 26 Avr 2011 - 15:40

Archéoptéryx: un dinosaure oiseau ou un oiseau dinosaure ?

L'Archéoptéryx avait-il des ailes à effet de sol ? Ce fossile mystérieux mi-dinosaure mi-oiseau fait l'objet de nombreuses controverses, en particulier concernant sa façon de voler: utilisait-il l'effet « coussin d'air » ?

L'Achéoptéryx, plus un dinosaure qu'un oiseau ?
© DR
L'Archéoptéryx, ce drôle d'animal pourvu de plumes, de griffes et de dents, anime les débats de la communauté scientifique. Ce fossile mystérieux mi-dinosaure mi-oiseau fait en effet l'objet de nombreuses controverses, en particulier concernant sa façon de voler.

Les canards marins, comme la Macreuse noire (Melanitta nigra), utilisent l'effet de sol lorsqu'ils volent au ras de l'eau.
Photo: J.P. Moulin.
Qu'est-ce que l'effet de sol ? L'effet de sol, c'est l'effet coussin d'air: comme sur un matelas pneumatique, l'air comprimé exerce en retour une force capable de supporter l'appareil pourvu que la distance entre ce dernier et le sol soit suffisamment petite. Cet effet est particulièrement...

L'Archéoptéryx (Archaeopteryx lithographica) est un curieux animal mi-dinosaure mi-oiseau.
Dessin: Ornithomedia.
L'Archéoptéryx (littéralement: « aile ancienne ») (Archeopteryx lithographica) est un animal du Jurassique inférieur (environ 150 millions d'années), connu par une demi-douzaine de squelettes complets ou partiels découverts dans les sédiments de carrières de...

Tailles relatives de la queue de certaines espèces estimées par l'étude des surfaces projetées.
Considérons les particularités anatomiques d'Archéoptéryx et les caractéristiques de fossilisation du site de Solnhofen et plaçons-nous dans l'hypothèse où Archéoptéryx utilisait l'effet de sol pour améliorer ses capacités volantes limitées. L'Archéoptéryx avait...

L'étude du squelette de l'Archéoptéryx (Archaeopteryx lithographica) suppose une aptitude médiocre au vol.
Dessin: Ornithomedia.
La leçon tirée des WIG (Wing In Ground-effect, avions à effet de sol, ), selon Smith (1992), les surfaces placées loin du centre de masse servent à assurer la stabilité. D'autre part, l'enseignement tiré de l'étude des avions à ailes à effet de sol (2000, Anonyme) est instructif: un WIG sous l'influence de cet effet...

Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 20 avril 2011 à 09h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/archeopteryx-un-dinosaure-oiseau-ou-un-oiseau-dinosaure_29458/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 29 Avr 2011 - 15:10

Comment trouve-t-on des dinosaures ?

« Pour préparer un seul os de dinosaure, il faut un mois ! » Ronan Allain, paléontologue passionné du Muséum d’histoire naturelle, nous explique les coulisses de la recherche de fossiles, un métier prenant, qui se pratique parfois avec un marteau-piqueur…

Depuis 2010, des paléontologues se passionnent pour une carrière, à Angeac-Charente. Comme nous l’a expliqué Arnaud Salomé, cette carrière emplie de trésors recèle les restes de faunes et de flores de plusieurs époques du Mésozoïque. Il faudra des années pour explorer entièrement ce site exceptionnel. Pourquoi ? C'est ce que nous raconte Ronan Allain, paléontologue au Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CNRS/MNHN/Université Paris 6).

Futura-Sciences: Comment choisir l’endroit où creuser ?

Ronan Allain: Aujourd’hui, il existe des cartes géologiques de tous les endroits de la planète. On peut donc repérer les zones sédimentaires où il y a une chance de trouver des fossiles d’une certaine période du passé. On se base aussi beaucoup sur le travail de nos prédécesseurs. En Afrique et en Amérique du Sud, on sait qu’il existe de grandes régions d’affleurements. On peut retourner sur des lieux connus, car l’érosion peut avoir dégagé de nouveaux restes. Il y a aussi de nombreuses découvertes fortuites. À Angeac, par exemple, c’est un coup de pelleteuse qui a dégagé par hasard des ossements.

Travaillez-vous avec des amateurs ?

Ronan Allain: Oui, de nombreux amateurs réalisent des fouilles. Nous travaillons en bonne intelligence avec eux. Ils ont le droit de chercher, bien sûr. Ils nous contactent ensuite. C’est important pour nous. En revanche, nous avons plus de mal avec les marchands de fossiles…


Les squelettes de grands dinosaures (ici un stégosaure adulte et un petit, à droite, et un allosaure, à gauche, au Royal Ontario Museum),
sont rarement complets, et nécessitent des fouilles longues, suivies d’une minutieuse préparation pour dégager les ossements retrouvés.
© Luke Jones/Licence Creative Commons
Parlez-nous de votre métier. Le travail de terrain représente-t-il une part importante ?

Ronan Allain: Cela dépend. Beaucoup de mes collègues font peu de terrain, voire pas du tout. On peut en effet travailler sur des collections et réaliser de nouvelles études, ou utiliser des techniques d’analyses récentes. Personnellement, je ne conçois pas mon métier comme cela… C’est vrai que le travail n’est pas toujours facile. Il peut pleuvoir, il peut faire très chaud !

Comment dégage-t-on des ossements ?

Ronan Allain: Les conditions sont très variées. Quand les os sont pris dans la roche, il faut attaquer au marteau-piqueur… Et les fossiles peuvent se présenter de manières différentes. Je reviens du Laos, par exemple, et là-bas, nous avons travaillé sur un squelette provenant d’un cadavre qui avait dérivé avant d’être enseveli. Il n’y avait donc rien d’autre autour. Mais à Angeac, c’est le contraire. Il y a de nombreux animaux, des tortues, des crocodiles, des dinosaures, et aussi des végétaux.

Ce site d’Angeac apparaît donc si exceptionnel ?

Ronan Allain: Pour le Crétacé inférieur, environ 130 millions d’années, il y a toute une faune. Cela nous donne une bonne image de l’environnement. L’endroit devait être un archipel, avec un climat tropical, et ressembler aux Caraïbes actuelles.

Quand verrons-nous les résultats de ces fouilles à Angeac ?

Ronan Allain: Cela prendra des années ! C’est un travail très long. Il faut savoir que chaque objet doit être préparé, et notamment dégagé de sa gangue, avant d’être étudié. Le travail du préparateur est souvent occulté mais il est primordial. Il faut un mois pour préparer un os de dinosaure. Et il y en a beaucoup à Angeac-Charente… De plus durant l’hiver, le fond de la carrière est dans l’eau et on ne peut rien faire. Il y a aussi un problème de stockage des pièces. Plutôt que de les dégager et devoir les entreposer, il vaut mieux les laisser sur place jusqu’à ce que nous ayons le temps de les sortir et de les préparer.

Comment devient-on paléontologue ? Et tout le monde fait-il le même métier ?

Ronan Allain: Il y a plusieurs voies. La plus courante est celle des sciences de la Terre. Le paléontologue travaille dans un milieu qui est celui du géologue. Mais de plus en plus de paléontologues viennent des sciences de la vie. Classiquement, on distingue les « vertébristes » des « invertébristes », parce que les façons de travailler diffèrent. Ensuite, on se spécialise. Personnellement, je travaille sur la taxonomie et l’évolution des dinosaures. On peut étudier les paléoenvironnements. On peut aussi passer sa vie entière à explorer un bassin sédimentaire…


Un Tyrannosaurus rex peint par John Gurche. Du haut de cette reconstitution,
des décennies de recherches paléontologiques nous contemplent...
© The Field Museum
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 21 avril 2011 à 13h29
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/comment-trouve-t-on-des-dinosaures_29420/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 29 Avr 2011 - 15:11

Comment modéliser un dinosaure en 3D ?

Qui n'a jamais rêvé de chasser les dinosaures ? C'est en tout cas le rêve d'enfance qu'a réalisé Michel Fontaine. La chance a voulu qu'une équipe du Muséum national d'histoire naturelle de Paris ait besoin d'un photographe de terrain, compétence développée au cours de ses études aux Beaux-arts. À la suite de cette expérience se sont succédé rencontres et découvertes...
Michel Fontaine, dessinateur, rend la vie aux dinosaures. Découvrez en image son travail et le cheminement du créateur depuis la fouille jusqu'à la reconstitution d'un modèle.


Michel Fontaine procède par étape pour réaliser un dinosaure très réaliste. Pour découvrir les coulisses de la création, cliquez sur les images.
©
http://michel-fontaine.com/index.html
La minutie commence par la modélisation du squelette:


Atlasaurus, détails d'une patte et du crâne.
©
http://michel-fontaine.com/index.html
Michel Fontaine travaille sur commande pour des publications scientifiques, des ouvrages de vulgarisation ou bien pour des expositions permanentes de musées comme le MNHN, le musée d'Esperaza et bien d'autres.


Étude des muscles d'un Atlasaurus.
©
http://michel-fontaine.com/index.html
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 22 avril 2011 à 16h10
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/en-image-comment-faire-un-dino-de-a-a-z_29473/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 29 Avr 2011 - 15:14

Un coup de vieux pour la date de disparition des dinosaures ?

Si l'on en croit une étude récente utilisant une méthode de datation des couches sédimentaires marines basée sur les cycles de Milankovitch en mécanique céleste, la crise Crétacé-Tertiaire est plus ancienne qu'on ne le pensait.
L’annonce de la découverte d’un dinosaure toujours vivant au Pantanal n’était malheureusement qu’un poisson d’avril. On sait en effet que tous les dinosaures non-aviens ont disparu il y a plusieurs dizaines de millions d’années, principalement à cause de la chute d’un petit corps céleste. Toutefois, il existe encore des incertitudes de plusieurs centaines de milliers d’années en ce qui concerne la datation de la fin du règne des dinosaures. Cela ne facilite pas la tâche des paléoécologistes cherchant à comprendre en détail ce qui s’est vraiment passé lors de la mythique crise K-T. Surtout, la datation directe récente d’un os de dinosaure, suggérant que certaines espèces ont survécu pendant des centaines de milliers d’années à la chute du corps responsable de l’astroblème du Yucatan, serait bien plus convaincante si l’incertitude sur la datation de la crise K-T elle-même était réduite.

Il se trouve que depuis quelques années, les géologues se servent de plus en plus d’une nouvelle méthode pour dater les couches sédimentaires anciennes: la cyclostratigraphie.

Le problème de la datation en géologie
Au tout début de la naissance de la géologie, les datations ne pouvaient être que relatives, basées sur le principe que la couche sédimentaire la plus récente se dépose sur la plus ancienne. En identifiant des fossiles présents dans une de ces couches, on pouvait s’en servir pour dater une autre couche sur la planète. Mais jusqu’à la découverte des méthodes de datations absolues utilisant la désintégration radioactives de certains isotopes, aucun âge n’était vraiment connu pour ses couches.

Plus tard, et toujours en conjonction avec des datations absolues fournies par des isotopes, l’essor du paléomagnétisme avec la découverte des inversions du champ magnétique de la Terre, a aussi permis d’établir un calendrier repère basé sur le relevé des inversions enregistrées dans les archives magnétiques de la Terre. Ces archives sont principalement des coulées de laves ou des roches basaltiques au fond des océans ramenées par les campagnes de forages profonds.

Ces campagnes ont aussi permis d’obtenir des carottes avec des roches sédimentaires et l’on a pu découvrir que ces sédiments enregistraient des variations cycliques dans le climat de la Terre en relation avec ce que l’on appelle les cycles de Milankovitch.


Le mathématicien Jacques Laskar.
© IMCCE, Observatoire de Paris
Ces cycles sont basés sur des modifications périodiques de l’excentricité de l’orbite de la Terre et de l’obliquité de son axe de rotation. Ils ont été découverts par le calcul par le mathématicien d’origine serbe Milutin Milankovitch, entre 1920 et 1941. Ces modifications sont causées par l’attraction gravitationnelle des autres planètes du Système solaire, en particulier Jupiter et Saturne. Comme excentricité et obliquité gouvernent l’insolation et les saisons sur Terre, ces modifications changent le climat et au cours des derniers millions d’années, sont clairement associées aux glaciations.

La chronologie de la mécanique céleste
La modification du climat changeant la composition des sédiments se déposant, il est possible de corréler des cycles sédimentaires avec les cycles de Milankovitch. Connaissant une solution orbitale précise et fiable des mouvements de la Terre sur des dizaines de millions d’années, on peut s’en servir pour dater les cycles sédimentaires.

Une telle solution est connue grâce aux travaux de Jacques Laskar et ses collègues. La plus récente se nomme La2010. Il faut bien sûr tenir compte du chaos présent dans les mouvements des planètes dans le Système solaire. Mais si l’on utilise la modification périodique de l’excentricité de l’orbite de la Terre de 405.000 ans, cette dernière permet une datation relativement fiable des couches sédimentaires d’il y a environ 65 millions d’années.

Cette méthode de cyclostratigraphie des séries sédimentaires marines a donc été appliquée aux carottes sédimentaires prélevées dans les océans Indien et Atlantique lors d'anciennes campagnes océanographiques. Elle vient effectivement de permettre à une équipe de chercheurs français et américains de démontrer la corrélation des cycles sédimentaires avec les variations des paramètres orbitaux de la Terre autour de la limite K-T. Deux datations possibles ont été obtenues: 65,59 +/-0,07 Ma et 66+/-0,07 Ma.

Or, cette deuxième est plus en accord avec les dernières données radiométriques. Il est donc probable que la disparition des dinosaures est plus ancienne qu’on ne le croyait, avec un petit coup de vieux de 405.000 ans.


On voit ici plusieurs des cycles de Milankovitch avec les variations périodiques de l’excentricité de l'orbite de la Terre (ex 100.000 ans)
ou de l'inclinaison de son axe de rotation par rapport au plan orbital (41.000 ans).
© University Corporation for Atmospheric Research
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 22 avril 2011 à 17h26
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/un-coup-de-vieux-pour-la-date-de-disparition-des-dinosaures_29619/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Sam 30 Avr 2011 - 15:46

Dinosaures: mais pourquoi ont-ils disparu ?

Les dinosaures sont presque un symbole du phénomène de l'extinction des espèces, au point que l'on en oublie parfois que leur disparition, il y a 65 millions d'années, mit un terme à une très longue histoire de succès évolutif. Découvrez les secrets de l'enquête sur la disparition des dinosaures dans notre dossier.

Vision d'artiste d'un paysage du Crétacé.
© Karen Carr
Parmi les milliers d'êtres disparus révélés par la paléontologie depuis deux siècles, les dinosaures occupent une place à part: plus que jamais, ils nous fascinent et beaucoup d'entre eux sont plus familiers au grand public que bien des animaux vivant actuellement...

La disparition des dinosaures: enquête.
© Éric Buffetaut, CNRS
Les dinosaures fascinent par leur carrure imposante et leur destin hors norme, connu de tous. Éric Buffetaut, paléontologue au CNRS, revient sur les raisons de cette fascination et sur cette époque qui a connu les plus grands animaux de l'Histoire.

Triceratops.
© DR
C'est la crise Crétacé/Tertiaire ou crise K-T (K comme Kreide qui signifie « craie » en allemand) qui remporte facilement le titre d'événement ayant suscité le plus de débats passionnels sur son explication.

Les dinosaures font partie de plusieurs groupes d'animaux qui ont subi l'extinction.
© Raul Martin
Comme le recommande S.G. Gould dans son essai intitulé Sexe, drogues, catastrophes…, il faut se rappeler une règle fondamentale souvent oubliée dans les différents scénarios proposés pour l'extinction des dinosaures: l'extinction des dinosaures ne constitue pas un problème indépendant, mais...

Carte paléogéographique extraite de l'ouvrage Les mondes disparus, atlas de la dérive des continents, d'E. Buffetaut et J. Le Loeuff.
Les points représentent les principaux gisements de mammifères fossiles.
© J.-L. Hartenberger
Afin de mieux comprendre les hypothèses sur l'extinction des dinosaures, il est important de connaître leur environnement, c'est-à-dire les caractéristiques de la planète avant -35 millions d'année. Voyons ici les caractéristiques tectoniques.

Quelle était la situation climatique au Crétacé ?
© J.-L. Hartenberger
Autre connaissance importante à prendre en compte avant d'aborder les hypothèses de la disparition des dinosaures: la situation climatique à cette époque. Quelle était la situation climatique au Crétacé ? Le Crétacé, période la plus chaude de...

Panorama de la faune et flore au Crétacé.
© Marc Giraud
Concernant la faune et la flore au Crétacé, que sait-on ? Quelles étaient les ressources alimentaires, de quoi se constituait le milieu marin ? Quelles étaient les espèces animales en développement ? Panorama de la faune et flore au Crétacé...

Les tortues sont un groupe qui n'a pas souffert de la crise.
© DR
Face à une biodiversité marine appauvrie avec des prédateurs marins nombreux et des espèces terrestres en plein développement, comment les espèces ont-elles vécu la crise K-T ? Quelles sont les victimes et quels sont les rescapés ? Les tortues sont un groupe qui n'a pas souffert...

Trapps du Deccan.
© DR
En plus des êtres vivants disparus et des variations climatiques précédemment discutées, de très nombreux indices géologiques ont été découverts et sont indispensables pour tenter de comprendre ce qui s'est effectivement passé il y a 65 millions d'années. Commençons par les trapps du Deccan.

Le cratère de Chicxulub.
© PD-USGOV-Nasa
Autre indice géologique important dans la vision de la disparition des dinosaures: des indices d'un impact cataclysmique. Qui les a découverts ? Quelles ont été les conclusions des études ? Premières études des couches sédimentaires de la...

Un phénomène volcanique est-il la cause de l'extinction de masse du Crétacé-Tertiaire ?
© Favynet, Wikipedia, CC
À l'issue de cette enquête, il est donc possible de revenir sur certaines théories de l'extinction de masse et les critiquer. Un phénomène volcanique est-il la cause de l'extinction de masse du Crétacé-Tertiaire ?

Scénario d'un impact d'astéroïde.
© pantolich
À partir d'ici, nous entrons dans le domaine des suppositions. Le scénario proposé n'est donc qu'une possibilité et ne correspond pas à une vérité scientifique immuable. D'autre part, il s'appuie sur les précédentes conclusions et notamment sur le probable rôle prépondérant de l'impact d'un...

La disparition des dinosaures est liée à l'Histoire de notre planète.
© Nasa
Comment les dinosaures ont-ils disparu ? Rarement une question aura suscité autant de polémiques, d'études et de rebondissements… La disparition des dinosaures est liée à l'Histoire de notre planète: les hypothèses sont fonction des connaissances.

Le monde au Crétacé.
© J.-L. Hartenberger
Merci à Arnaud, du site Internet DinoNews pour ce superbe dossier très complet. Pour poursuivre les recherches sur le sujet, consultez la bibliographie proposée.

Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 23 avril 2011 à 12h16
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/dinosaures-mais-pourquoi-ont-ils-disparu_29424/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Sam 30 Avr 2011 - 22:00

De la viande fraîche de dinosaure au supermarché

« Vous reprendrez bien un peu de dinosaure ? » Voilà l'expérience qu'une célèbre marque d'électroménager a fait vivre pendant une semaine aux clients d'un supermarché en Allemagne.
Pour vanter la nouvelle technologie d'un de ses congélateurs, une marque d'électroménager a décidé de fournir la preuve de la fraîcheur de conservation de la viande. Et quoi de mieux que de la viande de dinosaure pour le prouver ? Une conservation très longue durée !


Une patte de dinosaure à rôtir.
© DR



Un filet de tigre à dents de sabre pour l'entrée ?
© DR
Les pièces de viandes préhistoriques ont été placées à côté des steaks classiques. Sur l'emballage on pouvait voir le nom de la marque ainsi qu'un code QR amenant vers le site de la marque. Vivez l'expérience en vidéo (qui est en anglais mais les images parlent d'elles-même):


Acheter du dinosaure à poêler au supermarché.
© Viralemente, Youtube
On ne pourra probablement jamais manger un bon steak de dinosaure, mais que cela ne vous empêche pas de partir à la recherche d'ADN de dinosaure grâce à Futura-Sciences.

Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 24 avril 2011 à 09h05
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/bonus-de-la-viande-fraiche-de-dinosaure-au-supermarche_29680/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 1 Mai 2011 - 18:53

La plus grande araignée fossile jamais découverte !

La plus grande araignée fossilisée a été découverte en Chine, prise au piège dans une roche volcanique 165 millions d’années avant notre ère. Son envergure atteignait les 15 centimètres, un record dans le monde des fossiles !

Le plus grand fossile d’araignée vient d’être découvert au village Daohugou en Chine par des scientifiques chinois, américains et anglais. Cet individu appartient aux « golden silk orb-weaver » (tisseuses de toiles circulaires à soie dorée), araignées réputées aujourd’hui encore pour leurs étonnantes et impressionnantes toiles couleur or, suffisamment grandes et solides pour attraper de petits oiseaux et des chauves-souris.

L’araignée a été retrouvée dans de la roche volcanique, prise au piège dans une situation délicate comme le suggère son ventre dirigé vers le haut, ses pattes gauches sur la droite du fossile. Cet événement tragique pour l'animal s’est produit il y a 165 millions d’années, selon la datation du fossile. Malgré son âge, le gros arachnide est vraiment très bien préservé, au point que l’on distingue la présence de poils microscopiques sur ses pattes, d'après l'article paru dans la revue Biology Letters.


Les poils se distinguent très bien sur cet individu fossilisé.
© Biology Letters
Des poils aux pattes
Grâce à la qualité de sa conservation, l’araignée a pu être classée dans la famille des Nephilidae (qui compte encore aujourd’hui 58 espèces) et parmi le genre des Nephilidae. Des caractéristiques ne trompent en effet pas chez cette araignée, ainsi judicieusement baptisée Nephila jurassica, comme les touffes de longues setae (des poils microscopiques, aussi appelés trichobothries lorsqu’ils sont longs) retrouvées au bout des tibias de l’animal, associées à sa grande taille.


Les poils (ou setae ou trichobothries) sont très visibles au niveau des tibia de l'araignée fossilisée.
© Biology Letters
Nephila jurassica, du nom de la période géologique où elle a vraisemblablement vécu (le Jurassique), n’a rien à envier aux individus actuels, selon les mesures effectuées par les chercheurs des universités de Pékin, du Kansas et du Muséum d’histoire naturelle de Londres. L’araignée, aujourd’hui disparue, possédait des pattes suffisamment longues pour lui conférer un diamètre d’une quinzaine de centimètres (les pattes les plus longues étant celles de devant, suivies de la deuxième paire, puis de la quatrième, les troisièmes étant les plus courtes).

Les araignées tissaient déjà des toiles sur la Pangée
Si l’on se base sur ses congénères modernes, cette femelle devait avoir des courtisans bien plus petits qu’elle (environ un quart de sa taille, dû au dimorphisme sexuel), qu’elle n’hésitait pas à croquer après l’accouplement. Nephila jurassica n’est pourtant pas la plus grande araignée du monde. Des araignées actuelles (des mygales ou des tarentules) peuvent en effet atteindre 30 centimètres d’envergure !

Le fossile montre également la présence de filières (des appendices permettant la fabrication de la soie) de bonne taille, suggérant que les Nephila étaient déjà capables, il y a 160 millions d’années, de réaliser des toiles d’araignée impressionnantes.


Les araignées du genre Nephila (comme ici Nephila pilipes) construisent de grandes toiles en soie dorée.
© Biology Letters
En ce qui concerne l’ancienneté, ce spécimen bat largement l’ex-plus ancien fossile de cette famille d’araignée, qui avait été daté de 34 millions d’années. Cette découverte repousse donc l’origine présumée du genre Nephila de 130 millions d’années (soit il y a au moins 165 millions d’années) mais aussi celle des Nephilidae ! Ces araignées vivaient donc sur la Pangée (le continent unique qui s’est divisé pour donner naissance aux continents actuels) et se sont probablement propagées avant sa division, puisqu’on les retrouve aujourd’hui sur la majorité des continents.


Nephila jurassica est le plus gros fossile d'araignée jamais découvert.
© Biology Letters
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 24 avril 2011 à 12h32
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/la-plus-grande-araignee-fossile-jamais-decouverte_29664/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 1 Mai 2011 - 18:54

Top des questions-réponses insolites et fondamentales

On peut approcher les dinosaures de deux manières. La première, c'est de ne pas rester trop près et de se tenir prêt à déguerpir à toute vitesse. La seconde, c'est d'aborder avec détachement des questions pourtant fondamentales. Savez-vous s'ils communiquaient ou lequel était le plus intelligent ? Non ? Alors lisez avec intérêt nos questions-réponses.

Allosaurus.
© Jon Hugues
Les paléontologues sont maintenant sûrs que les dinosaures ont vécu sur tous les continents. Au début de l’ère des dinosaures (pendant la période du Trias, il y a environ 230 millions d’années),...

Archeopteryx.
© Jon Hugues
On peut se demander si les Hommes et les dinosaures ont cohabité un jour. Et bien non ! Après que les dinosaures ont disparu, il a fallu environ 65 millions d’années pour que les Hommes...

Le Microraptor fait partie des petits dinosaures.
© Jon Hugues
Le plus petit dinosaure était à peine aussi gros qu’une poule. Le Compsognathus mesurait 1 mètre de long et pesait probablement 2,5 kilogrammes. Il vivait pendant l’ère jurassique. Le Mussaurus (le...

L'Argentinasaurus, certainement le plus grand dinosaure qui ait existé.
© Jon Hugues
Le plus grand dinosaure que nous connaissons est le Brachiosaurus. Il atteignait 23 mètres de large et 12 mètres de haut. Des fragments d’os et de vertèbres de dinosaures encore plus grands...

Ankylosaurus.
© Jon Hugues
La question du sang des dinosaures engendre une véritable controverse dans les milieux scientifiques. Des paléontologues pensent que tous les dinosaures avaient le sang chaud comme les...

Iguanodon.
© Jon Hugues
Une question sur les dinosaures revient souvent, il s'agit de celle de leur nombre. Il faut savoir qu'environ 700 espèces ont été nommées. Toutefois, une étude scientifique récente...

Caudipteryx.
© Béneteau
Les dinosaures communiquaient certainement vocalement et visuellement. La crête chambrée de certains dinosaures tels que le Corythosaurus et le Parasaurolophus pourrait avoir été utilisée pour...

T-rex.
© Vlad Konstantinov
L’estimation de la vitesse des dinosaures varie parce que plusieurs méthodes sont utilisées pour les calculer. Une estimation récente suggère qu’un individu moyen aurait pu aller plus vite qu’un...

Coelophyris.
© Karen Carr
Certains dinosaures étaient des êtres sociaux. Des preuves récemment découvertes indiquent qu’ils voyageaient ensemble et que certains ont peut-être même migré (car les fossiles de dinosaures ont...

Le T-rex avait une cervelle d'oiseau !
© DR
Comme il n’y a pas de manière directe d’évaluer l’intelligence des dinosaures, l’une des mesures possibles est le fait d’avoir un grand cerveau dans un petit corps. Le génie qui correspond peut...

Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 25 avril 2011 à 10h05
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/dinos-top-des-questions-reponses-insolites-et-fondamentales_29462/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 1 Mai 2011 - 18:56

L'explosion cambrienne, mythe ou réalité ?

L'explosion cambrienne est le terme classiquement utilisé pour désigner l'apparition soudaine de la plupart des grands groupes animaux actuels. Alors, mythe ou réalité ?

FIG. 1. Principaux sites à conservation exceptionnelle (dont celui de Chengjiang, photo) attestant l'origine précambrienne
des métazoaires et leur radiation majeure au Cambrien inférieur (Explosion Cambrienne: env. 540-520 MA)
L'explosion cambrienne est le terme classiquement utilisé pour désigner l'apparition soudaine à l'échelle des temps géologiques de la plupart des grands groupes animaux actuels...

FIG. 2. Métazoaires précambriens (env. 580 MA) de Chine du Sud. A: division cellulaire. B: embryon au stade gastrula (organisme bilatérien).
A, cliché S.-H. Xiao; voir Xiao S. H. & , A. H., Knoll (2000); B, cliché J.-Y. Chen; voir Chen, J.-Y. et al. (2000)
Les premiers métazoaires fossiles sont des impressions discoïdes et des traces produites par des organismes à symétrie bilatérale dans des roches vieilles de 600 MA environ. Elles livrent peu d'informations sur les organismes qui les ont produites.

FIG. 4. En rouge, phylums déjà représentés au Cambrian inférieur.
Diagramme d'après des données moléculaires.
La célèbre faune de Burgess, d'âge Cambrien moyen (environ 505 MA), découverte au siècle dernier par Charles D. Walcott dans les montagnes de Colombie britannique (Canada) et popularisée par Stephen Jay Gould, a révélé pour la première...


Complexité du système digestif chez les arthropodes du Cambrien inférieur.
© DR
Par Mylène Bertaux, Futura-Sciences, le 25 avril 2011 à 12h11
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/lexplosion-cambrienne-mythe-ou-realite_29460/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Jeu 5 Mai 2011 - 20:18

L’ancêtre des dinosaures géants avait la taille d’un chien

Découvert en Patagonie, un dinosaure très ancien - 180 millions d’années - préfigure les sauropodes géants qui, bien plus tard, promèneront leurs masses gigantesques. Grâce à ce nouveau venu, on comprend mieux la filiation des diplodocus et autres titanosaures.
Au sud de l’Argentine, en Patagonie, les paléontologues ont, comme en Chine, un paradis à leur mesure: depuis des années, ils en exhument une impressionnante série de fossiles de dinosaures de différentes époques. On a ainsi vu défiler Mapusaurus roseas, chasseur en meute, Austroraptor cabazai, redoutable carnivore dromaeosauridé, Panphagia protos, un sauropode omnivore, et bien d’autres.

L’exploitation de ces trésors n’est pas terminée… Dans la province de Chubut, une équipe de paléontologues du MEF (Museo Paleontológico Egidio Feruglio, le musée paléontologique de Trelew) a mis au jour les restes d’un dinosaure quadrupède d’allure modeste, d’environ 3 mètres de longueur. Le squelette n’est pas complet (l'inverse étant une chance très rare…) mais Diego Pol, Alberto Garrido et Ignacio Cerda ont pu extraire la colonne vertébrale, le bassin et les quatre pattes, ce qui leur permet d’écrire une nouvelle page de la longue histoire des dinosaures.

L’animal a reçu le nom de baptême de son lieu de découverte, les montagnes de Taquetren, dans la formation géologique Leoneras. Il s’appellera donc Leonerasaurus taquetrensis. Il vivait il y a environ 180 millions d’années, c’est-à-dire pendant le Jurassique précoce, et il est manifestement un « sauropodomorphe », donc un proche parent des sauropodes. Cette famille connaîtra ses heures de gloire environ 10 millions d’années plus tard, avec les plus grands animaux que les terres émergées ont portés, caractérisés par une queue et un cou démesurément longs.


La mâchoire et les dents de Leonerasaurus taquetrensis (ici la mâchoire inférieure droite) montrent des caractéristiques proches
mais bien distinctes des vrais sauropodes. Les paléontologues s'intéressent ici à la forme de l'os, à celle des dents et à la position
des foramens neurovasculaires (nv, des passages pour des nerfs et des vaisseaux) et de la rainure
meckelienne (mg), absente chez les mammifères. La barre d'échelle mesure 5 millimètres.
© Diego Pol, Alberto Garrido, Ignacio A. Cerda/Plos One
Petit mais déjà sauropode
Parmi ces géants, on remarque par exemple les brachiosaures et les diplodocus (probablement jusqu’à 25 mètres), ou encore les titanosaures, dont le célèbre Argentinosaurus, découvert lui aussi en Argentine.

On ne sait pas grand-chose de leur apparition ni de la manière dont ils ont pu évoluer jusqu’à cet étonnant gigantisme, qui pose de nombreux problèmes physiologiques. L’analyse phylogénétique du fossile de L. taquetrensis montre qu’il est effectivement proche des premiers sauropodes. On parle de « groupe frère ». Les vertèbres du sacrum, en particulier, se révèlent très semblables à celles des sauropodes géants. Or on pensait jusque-là que leur structure était liée à la taille très grande de l’animal. Il faut donc inverser cette logique: les premiers sauropodes devaient déjà avoir un sacrum puissant, lequel a, plus tard, permis des tailles plus grandes.

« Cela, et d’autres découvertes récentes, montrent que le schéma corporel caractéristique des sauropodes a évolué graduellement » concluent les auteurs dans l’article paru dans la revue scientifique Plos One.


Leonerasaurus taquetrensis n'était pas bien grand mais son ossature ressemble déjà à celles des sauropodes géants
qui apparaîtront des millions d'années plus tard.
© MEF
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 28 avril 2011 à 13h33
Source Actualité Futura-Sciences:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/lancetre-des-dinosaures-geants-avait-la-taille-dun-chien_29748/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 6 Mai 2011 - 13:42

Les dinosaures du Crétacé au Maroc

Au travers du dossier réalisé par Lionel Cavin (conservateur Muséum histoire naturelle Genève), vous allez pouvoir découvrir pourquoi les ossements de dinosaures géants sont souvent accompagnés d’autres vertébrés - requins, poissons osseux, crocodiles - également de très grande taille. Que signifient ces assemblages singuliers ?

Des sauropodes, dinosaures géants du Crétacé.
© DR
Si les dinosaures fascinent autant, c'est en partie par leur taille historique et impressionnante pour nous, humains. Des paléontologues se sont consacrés à la recherche de fossiles dans la région des Kem Kem au Maroc, afin d'étudier les espèces géantes parmi les dinosaures de cette région...

Reconstitution de Rebbachisaurus.
© Nobu Tamura, GNU Free Documentation License version 1.2
La grande taille des dinosaures ne s’applique pas à l’ensemble du groupe, mais il est vrai que certains dinosaures étaient gigantesques et furent les plus gros animaux terrestres à avoir foulé la surface de la Terre...

Carte paléogéographique au Cénomanien – Turonien, il y a 94 millions d’années.
© DR
Il y a 100 millions d’années, au milieu du Crétacé, la Terre traverse une période particulière. Précisons la situation climatique et géographique de notre planète à cette époque.

L'ammonite disparaît à la fin du Crétacé.
© DR
Au « Crétacé moyen », la vie dans les mers et sur les terres présente un mélange de formes aux apparences étranges, aujourd’hui éteintes, et d’organismes d’allures modernes. L'ammonite disparaît à la fin du Crétacé. Les espèces marines...

Carcharodontosaurus.
© DR
Une imposante et aventureuse expédition aux objectifs à la fois stratégiques et scientifiques, la mission Foureau-Lamy, traverse le Sahara du nord au sud entre 1898 et 1900 et permet la découverte des premiers vertébrés fossiles dans ce désert.

Fouille d’un « filon » dans un souterrain.
© L. Cavin
Au Maroc, les fossiles du Crétacé sont présents le long d’une falaise s’étendant sur plus de 250 kilomètres à proximité de la frontière avec l’Algérie. Ils sont concentrés dans certaines zones en surface sous l’action de l’érosion, ou se rencontrent dans des niveaux de grès et de...

Reconstitution de Rebbachisaurus.
© L. Cavin
La course à la recherche du plus gros dinosaure est une compétition un peu vaine. Comme la croissance des dinosaures n’était pas comparable à celle des mammifères - il est probable que ces animaux grandissaient tout au long de leur vie même si la croissance diminuait avec l’âge - la compétition...

À gauche, la première illustration de vertébrés des Kem Kem par Choubert et al. en 1952. La dent en haut à droite, attribuée
par Choubert à un crocodile, est probablement une dent de Spinosaurus. À droite, collecte de surface dans les Kem Kem.
© DR
Les restes d’un second théropode de grande taille sont également présents: le Spinosaurus. Ces restes ont pu préciser les spécificités de ce dinosaure. La première illustration de vertébrés attribuée par...

Reconstitution du coelacanthe Mawsonia avec une silhouette humaine pour échelle.
© L. Cavin.
Étrangement, les dinosaures ne sont pas les seuls à présenter des formes géantes dans le Cénomanien du Continental intercalaire. Plusieurs poissons, par exemple, sont connus par des espèces de grande taille...

Comparaison des spectres de tailles chez les mammifères carnivores terrestres actuels (haut) et chez les dinosaures carnivores (bas).
© Modifié d’après Farlow (1993)
La faune des Kem Kem est donc constituée d’un grand nombre d’espèces de très grande taille et, parmi les dinosaures, d’une proportion étonnement élevée de carnivores. La comparaison des spectres de tailles chez les mammifères carnivores terrestres actuels et chez les dinosaures...

À l'arrière plan, le plateau rocheux des Kem Kem.
© Tadd Debbie, Wikipedia, CC Paternité 2.0 générique
Ces réserves étant posées, il n’en demeure pas moins que l’hypothèse de départ - beaucoup de grosses espèces et beaucoup de dinosaures carnivores - garde son sens. La proportion importante de dinosaures carnivores dans les Kem Kem a été constatée par le paléontologue canadien Dale Russell en...

Comparaison entre l’étendue supposée de l’écosystème du Continental intercalaire (en rouge) et de la superficie actuelle des États-Unis (en jaune).
© Modifié d’après Russell et Paesler (2003)
Les découvertes effectuées ces dernières années dans le Continental intercalaire d’Afrique du Nord et dans les niveaux correspondant du Brésil et d’Argentine dessinent l’image de faunes très particulières et posent de nouvelles questions. L’une d’elles porte sur l’étendue géographique de ces...

Darwin et les fossiles: histoire d'une réconciliation
Si vous souhaitez approfondir le sujet de ce dossier, parcourez le livre de l'auteur. Darwin et les fossiles: histoire d'une réconciliation. Pourquoi tenter un nouvel ouvrage sur le personnage et l'œuvre de Darwin ? Parce qu'ici, l'objectif est de traiter un thème...

Le 29 avril 2011 à 09h05
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/dossier-les-dinosaures-du-cretace-au-maroc_29454/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 6 Mai 2011 - 13:44

Gastornis, l'oiseau successeur des dinosaures ?

Au travers du dossier réalisé par Éric Buffetaut (paléontologue), vous allez pouvoir découvrir les avancées des connaissances sur les gastornithidés. Cette carte blanche expose les hypothèses possibles et réfutées sur ces oiseaux géants. Cette étude est fondamentale dans notre appréhension du monde au temps des dinosaures.

Reconstitution de Gastornis comme un grand prédateur se nourrissant de mammifères.
©
Petr Modlitba
Après la disparition des dinosaures à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d’années, les continents se trouvèrent vides de grands animaux. Les plus grands mammifères, en ce début du Tertiaire, ne dépassaient pas la taille d’un chien. Les premiers animaux terrestres à atteindre une grande taille...

Gaston Planté (1834-1889), physicien, inventeur de l’accumulateur, mais aussi découvreur des premiers restes
de l’oiseau géant Gastornis, à Meudon en 1855. XIXe siècle.
© DR
Un jour de 1855, un jeune physicien français promis à un grand avenir fut l’auteur d’une découverte qui fit sensation dans une discipline à priori bien éloignée de la sienne, à savoir la paléontologie. Il s’appelait Gaston Planté (1834-1889), et il devint célèbre pour avoir inventé...

Victor Lemoine (1837-1897), médecin et paléontologue, qui décrivit divers restes de Gastornis
trouvés aux environs de Reims.
© DR, XIXe siècle
La situation devait changer dans les années 1870, grâce à l’activité d’un médecin de Reims, le docteur Victor Lemoine (1837- 1897), qui était aussi un très actif paléontologue (il fut entre autres un des tout premiers à utiliser la radiographie pour l’étude des fossiles, très peu de temps après...

Edward Drinker Cope (1840-1897), le paléontologue américain qui fut le premier à décrire (sous le nom
de Diatryma) des restes de Gastornis provenant d’Amérique du Nord.
© DR, XIXe siècle
Alors même que Victor Lemoine se passionnait pour le Gastornis archaïque de Reims, de l’autre côté de l’Atlantique les paléontologues américains se lançaient à la découverte des richesses paléontologiques du Far West. L’un des plus célèbres d’entre eux fut Edward Drinker Cope (1840-1897)....

Tarsométatarse de Gastornis découvert dans le Paléocène des environs de Reims dans les années 1960.
© Éric Buffetaut
Les relations réelles entre Gastornis et Diatryma ne furent élucidées qu’en 1992, lorsque le paléontologue américain Larry Martin publia une étude fondée sur de nouveaux restes d’oiseaux géants trouvés dans le Paléocène des environs de Reims lors de fouilles conduites dans les années 1950 et 1960...

Gastornis et les oiseaux géants dans l'Histoire.
© abc.net.au
Après la clarification des statuts respectifs de Gastornis et Diatryma, il est devenu possible de reconstituer l’histoire évolutive de ces oiseaux géants, les gastornithidés, au moins dans ses grandes lignes. Les plus anciens...

Fragments de coquilles d’œufs de grands oiseaux (peut-être Gastornis) de l’Éocène inférieur de Provence.
© Société géologique de France
Même si les fossiles de gastornithidés ne sont pas très fréquents, leur vaste distribution géographique (Europe, Amérique du Nord, Asie) et stratigraphique (du Paléocène supérieur à l’Éocène moyen, soit une durée de quelque 17 millions d’années) montre que ce groupe d’oiseaux géants a connu un...

Les oiseaux ont-ils réellement concurrencé les mammifères après la disparition des dinosaures ?
© cemsis.org
Déterminer le mode de vie complet des gastornis permettrait de préciser de nombreuses interrogations sur le destin des mammifères et celui des oiseaux dans l'Histoire de notre planète. Malgré des avancées techniques et concrètes, de nombreuses questions sur ces oiseaux géants restent...

Cuvier, le découvreur de mondes disparus, Belin - Pour la Science, 2002
Pour en savoir plus sur l'époque qui a connu les dinosaures, sur leur disparition et d'autres thèmes liés à ces géants, consultez les livres de l'auteur.

Le 30 avril 2011 à 11h05
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/dossier-les-dinosaures-du-cretace-au-maroc_29454/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mer 11 Mai 2011 - 0:56

Des restes de protéines de mosasaures du Crétacé ?

Des chercheurs suédois annoncent avoir identifié des restes de collagène de type I dans un fossile de mosasaure datant du Crétacé. Ces reptiles marins, qui n’étaient pas des dinosaures, sont des cousins des varans actuels.

Ce n’est pas la première fois que l’on annonce avoir identifié des restes de collagène dans des os datant de plusieurs dizaines de millions d’années. des paléontologues avaient par exemple analysé de tels tissus appartenant à un T-rex. Aujourd’hui, c’est dans un humérus de mosasaure ayant vécu dans un milieu marin datant du Crétacé, il y a 70 millions d’années, que des chercheurs de l’Université de Lund en Suède annoncent avoir trouvé des traces de cette protéine. Ils ont pour cela utilisé le synchrotron du Max-Lab pour une microspectroscopie infrarouge à partir d’un os appartenant à un individu faisant partie d’un genre connu sous le nom de prognathodon et comportant plusieurs espèces.


L'un des fossiles de mosasaure les mieux conservés connus au monde.
© University of California Berkeley, California/Johan Lindgren
La méthode utilisée, complémentaire d’autres analyses effectuées, montre que l’on n’est pas en présence de collagène pouvant venir d’une contamination récente par des biofilms de bactéries, ni qu’il pourrait s’agir de protéines ressemblant à du collagène sans en être. Tous les détails des travaux des chercheurs se trouvent dans un article disponible librement en ligne et publié dans la célèbre revue Plos One.


Une reconstitution possible d'un mosasaure de l'espèce Prognathodon waiparensis.
© Wikipédia-Dmitry Bogdanov
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 7 mai 2011 à 14h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/en-bref-des-restes-de-proteines-de-mosasaures-du-cretace_30015/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 13 Mai 2011 - 23:47

Des traces de morsures sur une mâchoire d’ichthyosaure

De rarissimes traces de morsures ont été retrouvées sur une mâchoire d’ichthyosaure vieille de 120 millions d’années. L'animal marin, qui n’était pas un dinosaure, a semble-t-il survécu à un combat avec un autre membre de son espèce, si l’on en juge par les caractéristiques des morsures.

Il y a environ 120 millions d’années, l’Australie ne s’était pas encore séparée de l’Antarctique et les deux continents faisaient partie du Gondwana, un supercontinent. Du fait de la dérive des continents, les roches de l’actuelle Australie étaient bien plus proches du pôle Sud et les restes fossilisés d’ichthyosaures que l’on a retrouvé dans le désert, pas très loin de la ville de Marree, appartenaient à un animal nageant dans un océan polaire.

Les ichthyosaures de l’époque étaient des reptiles marins qui, pour des raisons de convergences évolutives liées aux lois de l’hydrodynamique, avaient une forme de dauphin. Il s’agissait donc de prédateurs particulièrement rapides. Ils pouvaient atteindre 6 mètres de long à l’âge adulte et possédaient une centaines de dents similaires à celles des crocodiles.


Sur cette photo du fragment de mâchoire d'un ichthyosaure, le reste d'une morsure cicatrisée dans l'os est bien visible tout en bas.
© Jo Bain, South Australian Museum
En tentant de rassembler les diverses pièces du puzzle que constituent les restes de l’animal trouvé en Australie, les paléontologues ont découvert d’intrigantes marques sur sa mâchoire inférieure. Visiblement, ils s’agissaient de morsures dans l’os mais qui montraient une cicatrisation. L'animal avait donc survécu suffisamment longtemps à sa blessure pour que celle-ci guérisse.

On pouvait penser qu’il s’agissait des traces d’un combat avec un prédateur. Mais selon les chercheurs qui ont publié les conclusions de leurs analyses concernant les os de cet animal dans un article de Acta Palaeontologica Polonica, une autre interprétation est préférable.

Un combat entre mâles ?
En effet, rien que la présence de ces traces sur le museau de l’animal, et pas sur d’autres parties du corps, ne cadre pas bien avec l’hypothèse de l’attaque d’un prédateur. De plus, la taille et l’espacement des morsures n’évoquent celles des dents d’aucun prédateur connu de l’époque. Par contre, elle fait bien penser à celles qu’aurait laissé un combat avec un congénère de l’ichthyosaure.

Si cette interprétation est exacte, elle est très intéressante car elle donnerait une information sur le comportement de ces reptiles marins. En effet, de nos jours, des traces similaires apparaissent lorsque des animaux d’une même espèce s’affrontent pour de la nourriture, un territoire ou encore un partenaire pour la reproduction.


Une reconstitution d'artiste d'un ichthyosaure.
© Josh Lee (Adelaide) "Dinosaurs in Australia" by BP Kear and RJ Hamilton-Bruce (CSIRO Publishing)
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 10 mai 2011 à 10h24
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/en-bref-des-restes-de-proteines-de-mosasaures-du-cretace_30015/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Sam 14 Mai 2011 - 11:02

Bien avant Facebook, les mammifères étaient déjà sociaux !

Il y a 64 millions d’années, les marsupiaux vivaient probablement en groupe, d’après la découverte de plus de trente opossums fossilisés sur une zone géographique très restreinte. Une surprise pour les scientifiques puisque les représentants actuels de ces animaux sont majoritairement solitaires.

Apparus il y a 220 millions d’années, et au départ probablement évincés par les dinosaures, les mammifères sont aujourd’hui présents sur tous les continents. Si l’on en sait beaucoup sur les comportements des animaux contemporains, il n’en est pas de même sur ceux de leurs ancêtres. Vivaient-ils en groupe comme les rats ou les troupeaux d’herbivores des plaines africaines ? Ou, au contraire, préféraient-ils la solitude, à l’image de la plupart des marsupiaux modernes (koala, kangourous...) ?

Le manque de fossiles permettant de répondre à la question vient d’être pallié par la découverte sur le site de Tiupampa dans les Andes centrales de Bolivie de trente-cinq petits mammifères, datés de l’époque du Paléocène (il y a 64 millions d’années pour être précis). Il s’agit d’une trouvaille exceptionnelle, puisque des crânes et des squelettes, parfois presque complets, ont été mis au jour, là où l’on ne retrouve habituellement que des dents ou des fragments d’os.


Les fossiles des opossums ont été retrouvés très près les uns des autres, indiquant probablement une vie en groupe.
© Lemzaouda/MNHN, Fernandez/MNHN
Des animaux sociaux
Les fossiles correspondent à un type d’opossum primitif à longue queue, appelé Pucadelphys andinus et appartenant à la famille des marsupiaux. Retrouvés sur deux zones de moins d’un mètre carré chacune, les douze individus de l’une et les vingt-trois de l’autre ne sont séparés que d’une distance de 3 mètres. Cette forte proximité des animaux suggère qu’ils ont certainement succombé à un même événement catastrophique (qui pourrait être une crue soudaine d’un fleuve tropical), mais surtout qu’ils appartenaient probablement à une même population.

Cette exhumation apporte donc un élément essentiel permettant d’imaginer un mode de vie grégaire des marsupiaux primitifs, ou au moins une haute tolérance sociale et de fréquentes interactions entre les animaux d’une même espèce. Cette proximité géographique n’est pas une preuve en soi, puisque les corps sans vie auraient pu être transportés par le courant vers un lieu où ils se seraient accumulés, mais le bon état des squelettes rend cette dernière hypothèse peu probable.

Grâce à la conservation exceptionnelle de ces fossiles, les scientifiques disposent d’autres informations intéressantes concernant leur mode de vie. En effet, selon l’article paru dans la revue Nature, ces opossums présentent un fort dimorphisme sexuel. Cela a pu être démontré par l’analyse des vingt-deux individus les mieux conservés, parmi lesquels six mâles ont été identifiés, ainsi que douze femelles et quatre jeunes (dont le sexe n’a pas pu être déterminé).


Les crânes des femelles (à gauche) et ceux des mâles (à droite) possèdent de grandes différences, dont la taille et la longueur des canines.
© Lemzaouda/MNHN
Des compétitions entre mâles
Les mâles possèdent un crâne plus grand et plus long, une crête occipitale plus développée et des canines beaucoup plus grandes que celles des femelles. Ce dimorphisme sexuel marqué, associé au mode de vie grégaire, suggère l’existence d’une compétition entre les mâles et d’une polygynie (lorsqu’un même mâle peut féconder plusieurs femelles).

Selon les auteurs (des chercheurs du Muséum national d'histoire naturelle, du CNRS et du Museo de Historia natural Alcide d'Orbigny de Cochabamba), la vie en groupe de Pucadelphys andinus n’a jamais été observée chez les représentants actuels des didelphidés (les opossums, seuls marsupiaux vivant sur le continent américain), qui ont toujours été considérés comme solitaires. Les ancêtres des marsupiaux étaient-ils donc tous sociaux et ont perdu cette caractéristique au fil de l'évolution, ou cet opossum primitif était-il une exception ? La question reste ouverte !


L'ancêtre des marsupiaux (comme ce didelphidé) était-il social ?
© Dawson, Wikimedia, CC by-sa 2.5
Par Claire Peltier, Futura-Sciences, le 12 mai 2011 à 11h22
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/bien-avant-facebook-les-mammiferes-etaient-deja-sociaux_30103/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 8 Juil 2011 - 23:52

Des doutes sur des traces de vie datant de 3,8 milliards d'années

De quand date l’apparition de la vie sur Terre ? Certains indices retrouvés dans des roches du Groenland laissaient penser qu’elle était déjà là il y a 3,8 milliards d’années au moins. En analysant des roches canadiennes, un groupe de chercheurs vient de jeter un pavé dans la mare. Les biosignatures éventuelles trouvées pourraient être postérieures à la formation de ces roches.

Plus on s’enfonce dans le temps, plus le livre des archives géologiques de Terre devient difficile à déchiffrer et il semble même probable que pas un seul fragment des premières pages racontant le début de la vie de notre planète ne nous sera jamais donné. La situation semble identique pour ce qui est de la biosphère elle-même. On sait que des stromatolites étaient bien d’origine biologique il y a 2,7 milliards d’années environ mais jusqu’à présent, les biosignatures les plus convaincantes de la présence de formes de vie sur Terre à des âges plus reculés provenaient de roches volcaniques et sédimentaires au Groenland, datées d’environ 3,8 milliards d’années.

Ainsi, les sédiments d'Isua datant de 3,8 milliards d'années et ceux d'Akilia, de 3,85 milliards d'années, non seulement gardent la mémoire de la présence d'eau liquide et de dioxyde de carbone dans l'atmosphère sur Terre à ce moment là, mais ils renferment aussi des kérogènes, des molécules organiques complexes. Or, l’analyse des abondances isotopiques de ces molécules organiques montre un excès de 12C par rapport au 13C qui serait aujourd’hui une trace de l’activité métabolique de bactéries. Cela ne prouve pas la présence d’une activité photosynthétique liée à des bactéries primitives il y a 3,8 milliards d’années, mais cela permet de le croire.


Les couches sédimentaires d'Isua (3.850 millions d'années) au Groenland. Ces roches sont les plus anciens sédiments connus du Système solaire.
© Francis Albarede
Malheureusement, les travaux aujourd’hui publiés par une équipe de chercheurs dans Nature Geoscience laissent maintenant planer un doute sérieux. En effet, les techniques d’analyse ayant évolué, il est possible de jeter un regard nouveau sur les roches datant de l’Archéen retrouvé non seulement au Groenland mais aussi au Canada.

Du graphite anormalement peu métamorphisé
On savait déjà que les roches de la ceinture verte du Nuvvuagittuq étaient parmi les plus anciennes connues au monde. Qu’allaient-elles révéler au sujet d’éventuelles biosignatures avec des molécules carbonées ?

Les analyses ont montré que le graphite faiblement cristallisé contenu dans des échantillons de roches métamorphisées était plus jeune que ces roches elles-mêmes ! En effet, alors que la structure de ces roches montre un haut degré de métamorphisme, ce n’est pas le cas de la structure cristalline du graphite. Le carbone présent doit donc s’être déposé plus tard dans ces roches, remettant potentiellement en cause les datations estimées pour les autres molécules carbonées présentes dans d’autres roches de l’archéen.

Pour le moment, il n’est pas possible de donner la valeur exacte de la différence d’âge mais il s’agit probablement de plusieurs millions d’années au moins. Des études supplémentaires doivent donc être faites, en particulier sur les molécules organiques présentes dans les sédiments d’Isua.


Une photographie d'un affleurement de roches métamorphiques à Porpoise Cove, de la ceinture supracrustale du Nuvvuagittuq (Canada). Certaines
de ces roches ont un rapport Sm/Nd indiquant un âge de plus de 4,0 Ga. Elles feraient donc partie, peut-être, des plus anciennes roches sur Terre.
© Nasa Astrobiology Institute
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 26 mai 2011 à 13h36
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/des-doutes-sur-des-traces-de-vie-datant-de-38-milliards-dannees_30392/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Ven 8 Juil 2011 - 23:53

Un fossile d'anomalocaride géant de 1 mètre de long

C’est une surprise. L’un des membres d’un groupe d’animaux emblématique de l’explosion cambrienne, les anomalocarides, a été retrouvé fossilisé dans des sédiments datant de l’Ordovicien au Maroc. Ce groupe a donc vécu au moins 30 millions d’années plus longtemps qu’on ne l’imaginait, avec des individus pouvant atteindre une grande taille, qui étaient sans doute les géants des océans de l'époque.

Les schistes de Burgess au Canada sont devenus mondialement célèbres lorsqu’on y a retrouvé des fossiles d’étranges créatures, datant du Cambrien. Initialement, des animaux comme Opabinia et Hallucigenia semblaient inclassables selon les critères habituels et ce n’est que plus tard que l’on réussit à les rattacher à des animaux connus, ou simplement à interpréter leurs fossiles. Ce fut en particulier le cas avec les anomalocarides (« étrange crevette »), ou anomalocaridés, des animaux fossiles du Cambrien retrouvés en Chine, en Australie et en Amérique du Nord.

Leurs restes fossiles, jamais complets, sont longtemps restés difficilement interprétables, leur bouche faisant penser qu'il s'agissait en fait d'une méduse tandis que leur corps était vu comme celui d'un échinoderme cousin de nos concombres de mer. Ce n’est que lorsque Derek Briggs et un de ses collègues ont trouvé un fossile où l'on voyait l'appendice en forme de crevette relié à la bouche que l’on compris enfin que les anomalocarides étaient des arthropodes possédant la forme sous laquelle ils sont aujourd’hui décrits. On connaît aussi des formes apparentées comme Hurdia victoria.

Directeur du Yale Peabody Museum of Natural History, Derek Briggs publie aujourd’hui dans le journal Nature un article faisant état d’une nouvelle découverte importante concernant ces anomalocarides.


Un fragment du fossile d'anomalocaride décrit dans Nature.
© Peter Van Roy
Fezouata, une formation de l’Ordovicien dans l’Anti-Atlas marocain
Des restes fossilisés d’un de ces arthropodes ont été retrouvés dans des sédiments au Maroc. Ils appartiennent à un animal qui devait nager au-dessus de fonds boueux assez profonds il y a entre 488 et 472 millions d’années. Probablement pris par un glissement de terrain, ils sont parvenus jusqu’à nous, montrant bien certaines parties molles de cet animal. D’autres restes d’organismes bien conservés ont été trouvés dans la formation Fezouata d’où est extrait ce fossile. Cela va permettre d’en apprendre plus sur la faune marine du début de l’Ordovicien.

Déjà le spécimen analysé par Briggs et ses collègues nous indiquent que les anomalocarides ont continué à exister et à avoir un impact sur la biodiversité pas loin de 30 millions d’années de plus qu’on ne le pensait. Il est probable qu’il en a été de même avec d’autres groupes que l’on croyait strictement associés au Cambrien. Enfin, même si certaines découvertes en Chine laissaient penser que des anomalocarides pouvaient atteindre 2m, ce fossile démontre avec certitude que ces arthropodes atteignaient au moins 1m de long, ce qui en faisait sûrement de redoutables géants dans les mers de l'Ordovicien.


Une reconstitution d'artiste de l'anomalocaride trouvé dans la formation de Fezouata au Maroc.
© Esben Horn
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 27 mai 2011 à 10h21
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/record-un-fossile-danomalocaride-geant-de-1-metre-de-long_30446/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Mar 19 Juil 2011 - 23:44

Des spinosaures vivaient aussi dans l'hémisphère sud !

Une vertèbre de spinosaure très proche de celle d’un Baryonyx britannique a été trouvée en Australie. Datant du Crétacé inférieur, alors que la Pangée était déjà bien fragmentée, cette découverte laisse entendre que les populations de dinosaures carnivores des hémisphères nord et sud n’étaient en réalité pas séparées.

La découverte que viennent de faire des paléontologues anglais et australiens bat quelque peu en brèche les conceptions que l’on avait des dinosaures carnivores. Bien que les dinosaures eux-mêmes aient été retrouvés sur tous les continents, il semblait clair que certaines espèces étaient localisées géographiquement. Ainsi, les fossiles du Tyrannosaurus rex semblaient n’être présents qu’en Amérique du Nord. Plus généralement, la famille des Tyrannosauridés comprenant le le T-rex et le genre Tarbosaurus semblait, elle, limitée à l’hémisphère nord.

Or, l'année dernière, les chercheurs du Natural History Museum en Angleterre, du Museum Victoria en Australie et leurs collègues des Universités de Cambridge et Monash ont annoncé avoir bel et bien découvert ce qui semble être un Tyrannosauridé en Australie.


Mesurant environ 4cm de longueur, cette vertèbre du cou appartenait à un petit spinosaure d'environ 2m de long, qui vivait il y a 105 millions d'années
pendant la période du Crétacé inférieur en Australie.
© Jon Augier-Museum Victoria
Les mêmes chercheurs affirment aujourd’hui avoir trouvé une vertèbre cervicale d’un spinosaure (ce fameux dinosaure popularisé par Jurassic Park dont on sait qu’il mangeait des poissons) en Australie là aussi !

Une nouvelle donne sur la distribution géographique des dinosaures ?
Selon eux, le fossile retrouvé est presque identique à celui d’un Baryonyx découvert en Angleterre. Le Baryonyx possédait un crâne long et étroit, faisant penser à celui d’un crocodile, et était pourvu d'une large griffe au niveau du pouce. C'est un membre de la famille des Spinosauridés et c’est l’un des rares dinosaures dont on soit raisonnablement sûr de connaître le régime alimentaire. Les détails de la découverte des chercheurs vont être publiés dans un article de Biology Letters.

Ces deux découvertes de dinosaures carnivores proches de ceux existant dans l’hémisphère nord permettent de penser que la distribution de ces dinosaures était bien plus globale qu’on ne le pensait. On peut donc s’attendre à de nouvelles surprises dans les années à venir.


Une reconstitution de Baryonyx walkeri, un spinosaure.
© Nobu Tamura-wikipédia
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 19 juin 2011 à 15h34
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/des-spinosaures-vivaient-aussi-dans-lhemisphere-sud_30899/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 7 Aoû 2011 - 0:01

Les dinosaures étaient aussi actifs que les mammifères

En étudiant le foramen du fémur, cet orifice qui laisse passer les vaisseaux sanguins, des chercheurs australiens, canadiens et allemands ont montré que les dinosaures avaient une activité importante. Ce qui suggère qu'ils étaient des animaux à sang chaud.

Les dinosaures étaient-ils paresseux ou bien plutôt actifs ? Étaient-ils des animaux à sang chaud, comme les mammifères, ou bien à sang froid, comme les reptiles ? Depuis longtemps, la question divise la communauté scientifique et il semblerait que le professeur Roger Seymour (Université d'Adélaïde) et ses collègues aient apporté une information capitale au débat.

Pour tenter de répondre à la question, l’équipe de scientifiques s’est inspirée de recherches récentes qui ont été effectuées sur les os humains. L'étude publiée en ligne sur le site de la revue anglaise Proceedings of the Royal Society Biology s'est intéressée à la taille des foramens des os de la cuisse (fémur).

La taille du foramen: un indicateur d'activité
Les foramens sont des trous dans les os. Ils permettent le passage des vaisseaux qui viennent irriguer l’os en sang et y apportent l’oxygène. On pense que plus un organisme est actif, plus il subit de micro-fractures au niveau des os et donc plus il faut de sang et d’oxygène pour permettre l’activité des cellules réparatrices (ostéoblastes et ostéoclastes). Ainsi, la taille de ces orifices est directement corrélée à l’importance du métabolisme. Chez les organismes très actifs, on observe effectivement des foramens de taille importante permettant un apport en oxygène abondant.


Foramen fémoral d'un reptile non varanidé (a), d'un varanidé (b), d'un mammifère (c) et d'un dinosaure cératopsien Centrosauris apertus (d).
© Dr Donald Henderson, conservateur des Dinosaures du musée Royal Tyrrell de l'Alberta, Canada
Roger Seymour et ses collègues ont eu l’idée d’appliquer cette théorie aux dinosaures. Pour cela, ils ont d’abord vérifié que la théorie pouvait s’appliquer à d’autres espèces que les hommes et ils ont donc comparé la taille de foramen de mammifères (animaux actifs, à sang chaud) et de reptiles (animaux léthargiques, à sang froid). L’étude montre que les foramens de dinosaures sont plus proches de ceux des mammifères, indiquant qu’ils étaient homéothermes (voir photos ci-dessus).

Les résultats sont sans appel: la taille du foramen (relative à la taille du fémur) est bien un indicateur fiable, directement corrélé au métabolisme et donc à l’activité de l’animal. Les chercheurs ont ainsi estimé que la capacité d’oxygénation du fémur est 54 fois supérieure chez les mammifères.


Graphique montrant un indice du flux sanguin (Qi) en fonction de la masse. Qi est en fait un indicateur qui prend en compte le rayon du foramen
et la longueur du fémur. Le graphe montre donc que, proportionnellement à la taille du fémur, les dinosaures ont dans l'ensemble
un foramen plus large que celui des mammifères et encore plus large que celui des reptiles.
© Seymour et al., 2011
Les dinosaures vivaient comme les mammifères
L’étape finale consistait donc à appliquer ce modèle aux dinosaures. Là encore, aucun doute sur le résultat. Quand on mesure les foramens des dinosaures - et qu’on la pondère par la taille de l’animal - on constate que les foramens des dinosaures sont similaires aux foramens de mammifères et proportionnellement plus gros que ceux des reptiles actuels. Ces résultats indiquent que les dinosaures avaient sensiblement le même mode de vie que les mammifères et qu’ils étaient vraisemblablement à sang chaud.

À moins que les dinosaures n’aient eu le même mode de vie que les varanidés. Ces reptiles - poïkilothermes, donc - pratiquent la chasse et leur activité globale est plus proche de celle des mammifères que des autres reptiles. Si cette étude permet de dire que les dinosaures étaient plutôt actifs, il est encore un peu tôt pour conclure qu’ils étaient des animaux à sang chaud.


La taille du foramen du fémur donne une indication de l'activité d'un animal et permet donc de potentiellement déterminer si c'est
un animal à sang chaud ou froid. Ici, la photo d'un fémur de Centrosaurus apertus, un dinosaure cératopsien.
© Dr Donald Henderson, conservateur des Dinosaures du musée Royal Tyrrell de l'Alberta, Canada
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 13 juillet 2011 à 08h33
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-dinosaures-etaient-aussi-actifs-que-les-mammiferes_31377/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Lun 8 Aoû 2011 - 0:44

Découverte du plus jeune dinosaure !

Un pièce de plus au puzzle de l'origine de l'extinction des dinosaures: une corne de triceratops a été découverte dans des strates correspondant à la période précédant juste l'impact du météorite, il y a 65 millions d'années, suggérant que c'est bien cet événement qui serait à l'origine de l'extinction du Crétacé-Tertiaire.

Depuis des dizaines d’années, la communauté des paléontologues professionnels et amateurs est divisée: quelle est la cause de l’extinction des dinosaures ? Une météorite ? Une importante activité volcanique ? Un mélange des deux ? Difficile de statuer de manière certaine et les scientifiques font toujours la course à la preuve infaillible, celle qui confirmera une thèse et infirmera les autres.

À ce petit jeu, Tyler Lyson et son équipe de l’Université Yale, viennent de marquer un point. En observant les couches géologiques datant de la crise du Crétacé-Tertiaire (65 millions d’années) - période de l’extinction de nombreuses espèces, dont les dinosaures - à la recherche de fossiles de mammifères, ils ont découvert le plus jeune dinosaure dans l’État du Nevada (États-Unis). Leurs résultats viennent d’être publiés sur le site de la revue Biology Letters.


Le doctorant Stephen Chester, co-auteur de l'étude, a découvert le plus jeune dinosaure connu
(si l'on excepte bien sûr les oiseaux, des dinosaures toujours vivants...).
© Tim Webster
Une corne déterrée
En quoi cela est-il un indice supplémentaire pour la thèse de la météorite ? Depuis que cette thèse existe - elle a été proposée par Walter Alvarez dans les années 1980 - elle a été l’objet d’attaques scientifiques répétées: les différents scénarios imaginés par les scientifiques se sont révélés incohérents.

L’un de ces principaux talons d’Achille de la théorie, c’est que les fossiles les plus récents ont été découverts à environ 3m sous la strate correspondant à l’impact de la météorite - 3m de sédimentation sans fossile de dinosaures soit quelques millions d’années sans aucune preuve de leur existence.

Jusqu’à ce que Tyler Lyson et ses collègues déterrent l’année dernière les fossiles d’une corne d’un cératopsien (probablement un triceratops, espèce assez commune dans la région) au sein même de cette couche de 3m. De quoi enterrer la polémique des 3m: il y avait bel et bien des dinosaures en bonne santé juste avant l’impact de la météorite.

Oui, mais est-ce suffisant pour calmer les débats ? Pas vraiment. Cet unique spécimen ne prouve pas que l’extinction des dinosaures ait été brutale. Elle a également été découverte 13cm sous la limite du Crétacé-Tertiaire et non au même niveau. Si l’impact de la météorite avait provoqué l’extinction des dinosaures, ne devrait-on pas retrouver de nombreux fossiles dans la couche du crétacé tertiaire ? L’énigme est loin d’être résolue…


Une corne de triceratops a été découverte dans le Nevada prouvant que cette espèce était bien présente
juste avant l'impact avec une météorite il y a 65 millions d'années.
© jjsala, Flickr, CC by-sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 17 juillet 2011 à 14h33
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/decouverte-du-plus-jeune-dinosaure_31408/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Sam 13 Aoû 2011 - 23:51

Les congénères de Lucy marchaient bien droit à Laetoli

Les caractères de la marche bipède moderne seraient bien plus anciens que prévu. Des chercheurs anglais ont analysé très précisément les fameuses empreintes de pas de Laetoli, en Tanzanie. Elles ont été laissées par un ancêtre qui se tenait bien droit et marchait un peu comme nous...

La bipédie et l’apparition des caractères morphologiques modernes qui permettent un bon fonctionnement du pied lors de la marche sont souvent liés au groupe Homo. Il s’agit en particulier de la capacité à appuyer avec l’avant du pied et le gros orteil et de la possibilité d’adopter une posture bien verticale. Nombre de publications imaginent l’émergence de ces fonctions il y a 1,9 million d’années. Jusqu’ici les paléontologues pensaient que le groupe australopithèque, plus ancien et encore un peu arboricole, ne présentait pas un pied fonctionnellement adapté à la marche.

En 1976, Mary Leakey et Richard Hay ont découvert en Tanzanie des empreintes de pas datant de 3,7 millions d’années, sur le site de Laetoli. Ce sont les plus anciennes traces de pas connues laissées par des ancêtres de l’Homme. En l’occurrence le coupable serait probablement un petit groupe d’australopithèques de l’espèce Australopithecus afarensis, « frères aînés » de la fameuse Lucy. La forme de leurs pieds aurait été imprimée dans une couche de cendres volcaniques fraîches, comme les stars américaines dans le béton d’Hollywood Boulevard. Les cendres se transformant rapidement en tuf très dur, les empreintes ont été conservées des millions d’années.

Hollywood Boulevard
Faire parler des empreintes a toujours été sujet à caution, par la difficulté d’interprétation des indices qu’elles portent. Les informations récoltées jusqu’ici à Laetoli ont fait dire aux paléontologues que l’animal qui les a laissées n’avait pas les pieds aptes à une marche bipède moderne. Mais l’équipe du professeur Robin Crompton, de l’université de Liverpool, s’est repenchée sur la fameuse piste avec une méthode totalement nouvelle. Pour eux, les études précédentes ne s’intéressant qu’à une empreinte isolée ont été induites en erreur par des formes parasites liées à l’érosion ou à d’autres facteurs environnementaux.


Les empreintes de pas comme ce moulage de la piste de Laetoli exposé au musée des gorges d'Olduvai (Tanzanie) restent délicates à interpréter.
© Neville10, Flickr, CC by-nd 2.0
Ils ont donc tout d’abord mesuré précisément et en tous sens les onze empreintes en bonnes conditions du site. Et avec des techniques de reconstruction numérique et d’analyse statistique des données, ils ont élaboré un modèle 3D moyen d’empreinte s’affranchissant des déformations parasites. Ils l’ont ensuite comparé aux données d’études sur la formation d’empreintes et sur les pressions exercées par le pied lors de la marche. Et pas seulement pour des êtres humains modernes: ils ont aussi accumulé les données sur d’autres grands singes comme le chimpanzé ou l’orang-outang se déplacent parfois debout eux aussi. Enfin, une simulation numérique de marche intégrant tous ces paramètres leur a permis de connaître la forme de l’empreinte laissée par Australopithecus afarensis pour différentes postures et démarches. Ils ont en fait développé une nouvelle technique d’étude qui ouvre la voie à une meilleure interprétation des empreintes fossiles.

Un pied déjà apte à la marche
Il apparaît alors que la démarche qui laisse les empreintes les plus proches de ce qui est observé sur le terrain à Laetoli n’implique pas la position ramassée, courbée, des grands singes modernes. Ça n’est pas l’arrière du pied qui assure la locomotion. Au contraire, Australopithecus afarensis se tenait droit, et c’est l’avant du pied, en particulier le gros orteil, qui dirigeait la marche comme c’est le cas pour nous près de 4 millions d’années plus tard.

Un résultat qui semble confirmer les résultats d’une étude récente basée sur la découverte d’un os fossile appartenant également à un congénère de Lucy. Ce qui permet de dire aux chercheurs que la lignée humaine a développé très tôt un pied apte à la marche bipède, alors même que ces ancêtres avaient encore un mode de vie partiellement arboricole. Mais malgré ses pieds efficaces et sa démarche altière, les scientifiques britanniques se refusent encore à croire que l’animal ait pu marcher ou courir sur de longues distances. La faute au reste de sa morphologie, un corps long et des jambes courtes à l’inverse d'Homo sapiens, un cousin apparu bien plus tard et qui a su marcher tout autour de la planète.


Malgré des résultats confirmant de plus en plus un début de bipédie, le débat reste fort autour de la façon
dont se déplaçaient Lucy et nos lointains ancêtres.
© Carlos Lorenzo, Flickr, CC by-nc-nd 3.0
Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences, le 23 juillet 2011 à 17h30
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/les-congeneres-de-lucy-marchaient-bien-droit-a-laetoli_31563/

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MessageSujet: Re: Paleontologie, l'actu...   Dim 14 Aoû 2011 - 23:02

Enquête sur des cocons de guêpes cachés dans un œuf de dinosaure

Des scientifiques ont découvert des fossiles de cocons à l'intérieur d'un œuf de dinosaure déterré en 1989 et vieux d'environ 70 millions d'années. Ces cocons appartiendraient à des guêpes et les enquêteurs ont pu retracer l'histoire de ce petit écosystème.

Certaines découvertes prennent davantage de temps que d’autres... Il a fallu attendre vingt-deux ans pour que les membres du Conseil national d’investigation scientifique et technique argentin se rendent compte que le fossile d’œuf de dinosaure exposé dans un de leurs musées depuis 1989 contenait des traces de cocons d’insectes.

Cet œuf, déposé par un titanosaure il y a environ 70 millions d’années, a en effet été trouvé en 1989 lors d’une expédition du musée paléontologique Egidio Feruglio dans le nord de la Patagonie. Il avait été préparé, puis mis en exhibition dans le musée. En 2007, des analyses réalisées par Jorge Genise, du musée argentin de Sciences naturelles, sur d’autres cocons lui mettent la puce à l’oreille. Et c’est ainsi que l’œuf de 1989 est à nouveau étudié.

Huit cocons dans l'œuf
Et des cocons, il en renferme beaucoup (voir photo à la fin de l’article): les scientifiques, qui publient leurs résultats dans la revue Paleontology, en ont mis huit en évidence. La découverte a soulevé trois questions majeures: d’abord, sont-ils contemporains à l'œuf ? Ensuite, y a-t-il un lien entre le contenu de ce dernier et ces cocons ? Enfin, les chercheurs se sont interrogés sur le rôle tenu par ces larves et l’individu qui les a déposés.

Une analyse de la fine couche enveloppant les cocons d’une part et l'œuf d’autre part a permis de répondre à la première question: les cocons sont bien contemporains puisque la fine couche est homogène et aurait été brisée s'ils avaient été déplacés.


Portée d'œufs où a été trouvé l'œuf contenant les cocons (flèche). La barre d'échelle représente 20cm.
© Jorge Genise
Des études précédentes et le fait qu’on n’ait pas trouvé de cocons autre part que dans l’œuf soutiennent l’hypothèse que ces derniers ont bien un lien avec le contenant de l’œuf. De plus, l’analyse de la fracture de celui-ci, comparé aux autres œufs de la portée qui n’étaient pas cassés, suggère qu'il a été brisé avant l’éclosion, laissant la possibilité à d’autres organismes de se nourrir de son contenu.

Pour répondre à la dernière question, les scientifiques ont dû s’intéresser à l’identité de l’animal qui a déposé les larves dans l’œuf. Une étude comparée de la morphologie des cocons a permis de trouver l’auteur du forfait: des guêpes et plus probablement, des pompiles ou des sphécidés. C’est à partir de cette analyse que les scientifiques ont imaginé des scénarios et proposé des hypothèses.

Les guêpes ont fait le ménage
Selon eux, l’œuf se serait ouvert accidentellement. Puis des insectes charognards - les criquets sont de bons candidats - s’y seraient introduits afin d’en dévorer le contenu. À leur tour, des prédateurs, tels que des araignées, ont attaqué les charognards puis ont été la proie des guêpes. À moins que les guêpes n’aient attaqué les criquets directement. Quoi qu’il en soit, le processus est le même. La femelle guêpe paralyse sa proie dont les larves se nourrissent, afin de se développer.

Toutefois, les scientifiques notent que les larves de guêpes ont sans doute eu un rôle important dans la santé de la portée du titanosaure. En effet, l’écosystème qui s’est formé à l’intérieur de l’œuf cassé, et plus particulièrement les derniers maillons de la chaîne alimentaire - les larves de guêpes - ont nettoyé l’œuf, protégeant le nid de l’invasion d’éventuelles bactéries et autres micro-organismes pathogènes. La destruction de cet œuf a ainsi, d'une certaine manière, protégé la couvée.


Des cocons de guêpes ont été découverts dans un œuf de dinosaure.
© Jorge Genise
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 25 juillet 2011 à 08h37
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/enquete-sur-des-cocons-de-guepes-caches-dans-un-uf-de-dinosaure_31530/

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