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 Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…

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tanka
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MessageSujet: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Jeu 10 Nov 2011 - 0:30

L'albédo compense la déforestation

Les catastrophes naturelles qui déciment les forêts boréales, sont en fait bénéfiques dans la lutte contre le réchauffement climatique. Grâce à l'effet albédo. Ce phénomène, le réfléchissement des rayons du soleil, doit ainsi être pris en compte pour prévoir les variations de la température sur Terre.

Il y a quelques années déjà, des chercheurs avaient suggéré que si toutes les forêts du monde étaient rasées, l’impact sur le climat et plus exactement sur l’augmentation de la température serait neutre, voire bénéfique. Si cela est globalement vrai, des chercheurs ont investigué l’impact local sur le climat que peuvent avoir des événements catastrophiques destructeurs de forêts. Leurs modèles montrent qu’en fonction de la région, il est neutre ou négatif.

Tout est dû à l'effet albédo. Quand les rayons du soleil rencontrent un obstacle, ils sont réfléchis dans une proportion qui dépend directement de la couleur de cet obstacle. Sur un sol sombre, une grande quantité de rayons est absorbée, ce qui réchauffe la terre et contribue à l’augmentation de la température. Si la surface de réfléchissement est claire - comme la neige - les rayons sont majoritairement renvoyés vers le ciel, ce qui freine le réchauffement.

L'albédo compense la déforestation des forêts boréales
Dans les régions froides où le sol est recouvert de neige, l’effet albédo est donc fort. Sauf en présence d’une forêt. Dans ce cas, la quantité de rayons de soleil absorbée par les feuilles est beaucoup plus forte qu'en l'absence d’arbre. Ainsi, des chercheurs ont estimé que la présence des arbres qui séquestrent le carbone et participent au refroidissement du climat était équivalent à leur absence, compensée par un effet albédo plus important.


Lors des trois catastrophes naturelles étudiées (orage, attaque d'insecte parasite et incendie), l'affaiblissement de
la séquestration du carbone est compensé par un effet albédo renforcé.
© Bruno Scala/Futura-Sciences
Trois grandes catastrophes naturelles sont capables de décimer une forêt:

<> les incendies
<> les orages
<> les insectes parasites.

Les scientifiques ont modélisé l’impact local sur l’effet albédo de la destruction de ces forêts suite à l'une de ces trois catastrophes. Leurs résultats, publiés dans Global Change Biology, montrent que ces épisodes, au même titre que la déforestation, finissent par être compensés par un effet albédo qui devient plus important lorsque le sol enneigé prend la place des arbres.

Effet inverse sous les tropiques
Cette phase, au cours de laquelle l’albédo est plus important, se prolonge pendant toute la reconstruction de la forêt et peut avoir un impact sur le réchauffement climatique pendant une centaine d’années.

À l’inverse, les auteurs de l’étude ont simulé une catastrophe (un orage) dans une région tropicale, au niveau d’une mangrove. En 2005, lorsque l'ouragan Wilma avait dévasté les Everglades (dans l'État de Floride) 2.400km² de mangrove avaient été détruits. La surface qui a laissé place à la mangrove est plus foncée que cette dernière. L’effet albédo en est amoindri et l'ouragan a ainsi contribué au réchauffement climatique.


La quantité de rayons réfléchis dépend de la couleur de l'obstacle rencontré.
© The Johns Hopkins University
Évidemment, le but de l’étude n’est pas d’inciter à décimer les forêts boréales afin de lutter contre le réchauffement climatique. La forêt a en effet un rôle écologique qui ne se limite pas à la séquestration du carbone. Les auteurs insistent sur l’importance de l’albédo et rappellent la nécessité de tenir compte de ce phénomène lors de l’élaboration de modèles visant à prédire l'évolution des températures.

À noter enfin qu’une augmentation de la température engendre une raréfaction de la neige. Dans ce contexte, les conclusions des chercheurs s’appliquant aux régions boréales pourraient rapidement devenir erronées. En plus de toutes les conséquences écologiques qu’elle engendre, la déforestation causée par des catastrophes naturelles pourrait également perdre son effet bénéfique sur le réchauffement climatique.


Les catastrophes naturelles qui attaquent les forêts boréales n'ont pas d'impact négatif sur le réchauffement climatique.
© catherinetodd2, Flickr, cc by nc 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 22 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/rechauffement-climatique-lalbedo-compense-la-deforestation_34176/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Ven 11 Nov 2011 - 21:01

Les glaciers himalayens reculent nettement

La hausse des températures, imputée partiellement au réchauffement climatique observé sur la planète, provoque la fonte des glaciers chinois dans la chaîne de l'Himalaya. Un impact néfaste pour les habitats, le tourisme et l'économie, affirme une étude.

Quelque 77% des 111 stations météorologiques installées dans le Sud-Ouest de la Chine ont affiché un accroissement important des températures entre 1961 et 2008 - c'est l'une des conclusions d'une étude chinoise sur la fonte des glaciers himalayens, publiée par le journal britannique Environmental Research Letters. Dans les 14 stations de surveillance situées à plus de 4.000m d'altitude, la hausse de la température a été de 1,73°C, soit environ deux fois la hausse moyenne enregistrée lors du siècle passé.

Les chercheurs dirigés par Li Zhongxing, de l'Académie chinoise des sciences, ont identifié trois modifications intervenues sur les glaciers qui pourraient avoir partiellement pour origine ce réchauffement. De nombreux glaciers examinés ont montré « des signes de recul drastique », ainsi qu'une importante diminution de leur masse, selon l'étude.


Les précipitations, le recul des glaciers ainsi que la diminution de leur masse sont les trois modifications identifiées par les chercheurs
sur la chaîne de l'Himalaya. Ici le Dhaulagiri, un sommet de 8.167m, au Népal. Son nom signifie « montagne blanche »,
le méritera-t-il moins dans les décennies à venir ?
© Bob Cap, Flickr CC by nc-nd 2.0
Des écosystèmes vont se modifier
Les 999 glaciers du bassin de la rivière Pengqu, par exemple, ont perdu ensemble une surface de 131km2 entre 1980 et 2001. L'étude a également montré l'extension de l'étendue des lacs glaciaires alimentés par l'eau issue des glaciers. L'environnement se modifie ainsi rapidement et de manière importante. L'influence de la fonte des glaciers sur les écosystèmes avait déjà été identifiée.

« Les glaciers sont une part intégrante de milliers d'écosystèmes et jouent un rôle crucial pour les populations humaines », insistent les chercheurs chinois. La zone Sud-Ouest de la Chine compte 23.488 glaciers, couvrant une superficie de 29.523km2 dans la chaîne de l'Himalaya ainsi que les Monts Nyainqentanglha, Tanggula et Hengduan.

Troisième modification: les précipitations, pluie ou neige. Même si elles sont moins marquées, selon les chercheurs elles sont conformes aux prédictions des modélisations de changements climatiques prévus.


Dans la chaîne de l'Himalaya, les glaciers régressent assez fortement. Ici, les Monts Hengduan,
dans la préfecture autonome tibétaine de Garzê, dans la province du Sichuan en Chine.
©AFP Photo
* Résumé de l'article scientifique

Le 26 octobre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/les-glaciers-himalayens-reculent-nettement_34244/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Jeu 24 Nov 2011 - 1:12

Catastrophes climatiques à prévoir, affirme le Giec

Davantage de vagues de chaleur mais des précipitations plus intenses au cours des prochaines décennies - c'est la prévision présentée par le Giec dans un rapport publié une dizaine de jours avant le sommet international sur le climat de Durban.

En réunion de travail à Kampala, en Ouganda, les experts du Giec (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) ont publié vendredi un rapport concernant les événements climatiques extrêmes, le SREX. Près de 200 auteurs et éditeurs ont contribué à ce document qui s’intéresse à la fréquence de ces événements - va-t-elle augmenter ? Quel impact doit-on prévoir sur les populations humaines ? Le rapport fournit également des pistes pour répondre et s’adapter à ces variations.

Oui, les événements extrêmes vont devenir plus fréquents à cause du changement climatique - précipitations, cyclones, inondations, températures extrêmes… Tous ces paramètres devraient s'intensifier, selon les conclusions du rapport.


Prévisions du Giec concernant les jours chauds en Asie de l'Ouest et en Europe. L'axe des ordonnées donne le nombre moyen
d'années entre deux jours chauds (fondé sur des températures observées tous les vingt ans jusqu'à maintenant).
Trois scénarios sont étudiés - B1 (bleu), A1B (vert) et A2 (rouge).
© Giec 2011
Des vagues de chaleur plus fréquentes et plus longues
Pour les températures, par exemple, les climatologues prévoient une hausse quasi certaine du nombre de jours exceptionnellement chauds. En outre, il est très probable que les vagues de chaleur deviennent plus longues, que leur fréquence et leur intensité augmentent, quel que soit le scénario envisagé.

Les climatologues du Giec ont en effet réalisé leurs prévisions selon trois des scénarios établis lors du rapport SRES (Special Report on Emissions Scenarios) de 2010:

<> B1, qui prévoit une hausse des températures de 1,1°C à 2,9°C
<> A1B, qui prévoit une hausse des températures de 1,7°C à 4,4°C
<> A2, qui prévoit une hausse des températures de 2,0°C à 5,4°C

L'intensité des tempêtes (cyclones, typhons, etc.) devrait également augmenter. Ainsi, sur l’ensemble du Globe, les experts prévoient, pour les pires scénarios, que des tempêtes qui ne sont à l’heure actuelle observées que tous les vingt ans, devraient se produire tous les dix ans, voire moins, à partir de 2081. Les périodes de sécheresse pourraient également devenir plus fréquentes dans certaines régions, bien que les experts concèdent avoir des difficultés pour quantifier ces prévisions.


Prévisions du Giec concernant les précipitations anormalement intenses sur l'ensemble des continents. L'axe des ordonnées donne
le nombre moyen d'années entre deux précipitations anormalement fortes (fondé sur des précipitations observées
tous les vingt ans jusqu'à maintenant). Trois scénarios sont étudiés - B1 (bleu), A1B (vert) et A2 (rouge).
© Giec 2011
Enfin, les précipitations vont probablement croître au cours des prochaines décennies, ce qui, couplé avec les autres événements météorologiques intenses, devrait contribuer à l’intensification des inondations.

Pertes économiques et humaines
Mais les experts du Giec ne se contentent pas de réaliser des prévisions sur le climat. Ils font aussi un état des lieux de l’impact des événements extrêmes sur les économies. Globalement, les pertes économiques ont augmenté. Elles sont plus importantes dans les pays développés. Quant aux pertes humaines, c’est au sein des pays en développement qu'elles sont les plus nombreuses. Elles représentent 98% des décès liés à des événements météorologiques entre 1970 et 2008.

Enfin, ils fournissent également des pistes aux décideurs politiques, qui se réuniront dans une dizaine de jours à Durban, lors de la 17e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (Cop17). Un rapport qui tombe donc à point nommé et qui permettra peut-être de donner des idées aux représentants des 154 États présents en Afrique du Sud.


Les phénomènes climatiques extrêmes devraient devenir plus fréquents selon le Giec.
© Nasa Goddard photo and video, Flickr, cc by 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 21 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/rechauffement-catastrophes-climatiques-a-prevoir-affirme-le-giec_34748/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Ven 25 Nov 2011 - 1:50

L’élévation du niveau de la mer menace les îles

Une des conséquences du réchauffement climatique est l'élévation du niveau de la mer. Mais quel est son rythme dans les différentes régions du globe ? Pour mieux le comprendre, une équipe l'a estimé en prenant comme point de départ l'année 1950. Les conclusions sont parlantes, depuis vingt ans, le niveau de la mer s’est élevé trois à quatre fois plus vite que la moyenne globale dans le Pacifique Tropical Ouest, le Nord de l’Atlantique et le Sud de l’Océan Indien.

Une équipe constituée de chercheurs issus du Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS/OMP, UPS/CNRS/Cnes/IRD) et du laboratoire LIttoral, ENvironnement et Sociétés (LIENSs, Université La Rochelle/CNRS) a estimé l’évolution du niveau de la mer de 1950 à nos jours en tout point du Pacifique Tropical Ouest. Ils ont ainsi pu mettre en évidence que certaines îles de la région avaient été particulièrement affectées, avec une hausse totale de ce niveau par rapport à leurs rivages quasiment trois fois supérieure à la hausse moyenne de l’océan mondial.

Comme de nombreuses régions côtières continentales d’altitude peu élevée, les îles basses du Pacifique Tropical et de l’Océan Indien sont souvent considérées comme particulièrement vulnérables face au réchauffement climatique actuel et notamment à l’une de ses conséquences, l’élévation du niveau de la mer.

La hausse moyenne globale du niveau de la mer est aujourd’hui bien comprise et attribuée au réchauffement des eaux océaniques (dilatation thermique) ainsi qu'aux apports d’eau à l’océan causées par la fonte des glaciers de montagne et la débâcle des glaces périphériques du Groenland et de l’Antarctique de l’Ouest. Elle est restée relativement modeste durant les dernières décennies (1,8mm/an au cours du XXe siècle), même si elle s’est accélérée depuis le début des années 1990.

La variabilité régionale de l'élévation du niveau de la mer
Cependant, grâce à la surveillance permanente et globale du niveau de la mer depuis deux décennies par les satellites altimétriques, on sait depuis peu que cette hausse est loin d’être uniforme, il existe en effet d’importantes disparités régionales. Depuis vingt ans, le niveau de la mer s’est ainsi élevé trois à quatre fois plus vite que la moyenne globale dans le Pacifique Tropical Ouest, le Nord de l’Atlantique et le Sud de l’Océan Indien. Cette variabilité régionale est liée au réchauffement non uniforme de l’océan et est pilotée par les grands modes de variabilité interne du système climatique, comme ENSO (El Niño Southern Oscillation) dans le Pacifique Tropical.

Alors qu’en est-il exactement de la variation locale du niveau de la mer autour des îles basses du Pacifique Tropical ? Plus précisément, qu’en est-il de la variation locale « apparente » du niveau de la mer, celle effectivement vue par les populations de ces îles et qui tient compte des mouvements verticaux du sol ? D’autant que souvent ces îles subissent un enfoncement du sol dû notamment au pompage des eaux souterraines.


Carte de la distribution géographique des vitesses de variation du niveau de la mer (1993-2007).
© Legos, d'après Topex/Poseidon et Jason-1
L'élévation du niveau de la mer dans le Pacifique Tropical Ouest
Afin de clarifier cette question, des chercheurs du LEGOS et du LIENSs ont cherché à déterminer l'élévation apparente totale du niveau de la mer depuis 1950 dans la région du Pacifique Tropical Ouest (20°S-15°N - 120°E à 135°W) qui englobe de nombreux archipels dont la Polynésie et les Tuvalus.

Pour estimer la variabilité régionale du niveau de la mer dans le Pacifique Tropical Ouest avant l’ère « altimétrique » (avant 1993), les chercheurs ont développé une méthode de reconstruction des variations du niveau de la mer de 1950 à 2010 en combinant de longues séries marégraphiques de bonne qualité (1950 à 2010), les données d’altimétrie spatiale depuis 1993 et les sorties du modèle de circulation générale océanique Nemo (projet Drakkar) qui permet d'estimer les grandes oscillations de l'océan causées par les perturbations climatiques naturelles comme ENSO. Cette reconstruction leur a permis de cartographier les vitesses de variation du niveau de la mer sur une période trois fois plus longue que la période altimétrique, ce qui est important car on admet aujourd’hui que la variabilité régionale du niveau de la mer vue par les satellites altimétriques ne permet de mettre en évidence pour l’instant que la variabilité interannuelle du niveau de la mer et pas de variabilité de plus basse fréquence.

Les résultats obtenus ont permis de mettre effectivement en évidence une variabilité régionale « basse fréquence » du niveau de la mer pour la période 1950-2010 dont la distribution géographique est très différente de celle mesurée sur la période altimétrique.

Ils révèlent en particulier une zone de plusieurs milliers de km d’extension centrée sur l’archipel des Tuvalus, où la vitesse d’élévation du niveau de la mer a été en moyenne de presque 5mm/an entre 1950 et 2010.

Réchauffement climatique, une menace pour les îles
Si l’on ajoute à cette élévation le mouvement vertical du sol mesuré par GPS pour certaines îles, on peut alors estimer l’élévation apparente de la mer. Ainsi, à Funafuti, capitale de l’archipel des Tuvalu, la hausse totale apparente a dépassé 5mm/an depuis 1950, soit plus de trois fois la hausse moyenne globale durant la même période (de 1.8mm/an entre 1950 et 2010). Sur ces soixante dernières années, cet atoll dont l’altitude ne dépasse pas 5m a donc vu la mer s’élever de 30cm. À Tahiti, la hausse totale apparente a atteint 3,3mm/an depuis 1950, soit presque le double de la hausse globale.

Même si de tels taux d’élévation du niveau de la mer n’ont pas systématiquement provoqué d’érosion du littoral, ils peuvent s’avérer critiques lors d’événements météorologiques extrêmes. Avec la poursuite attendue de la hausse globale de la mer au cours des prochaines décennies, la superposition de tous ces phénomènes accroîtra sans nul doute la vulnérabilité de ces régions, en particulier de leurs atolls.

Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet ANR « Cecile » dédié à l’étude des impacts côtiers de la hausse du niveau de la mer, en partenariat avec le BRGM et le CNRM.


Variabilité régionale des vitesses de variation du niveau de la mer dans le Pacifique Tropical Ouest (en mm/an) mesurées par
les satellites altimétriques entre 1993 et 2009 (à gauche) et reconstruites par les auteurs entre 1950 et 2009 (à droite).
Source: CNRS, le 24 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/rechauffement-lelevation-du-niveau-de-la-mer-menace-les-iles_34783/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Mer 7 Déc 2011 - 15:43

La tendance à la fonte se confirme

Le Centre international pour le développement intégré en montagne (ICIMOD) a rendu publique, en marge du sommet de Durban, une synthèse sur l'état des glaciers dans l'Himalaya. Globalement, ils ont tendance à fondre comme neige au soleil.

En « off » du sommet de Durban, le Centre international pour le développement intégré en montagne (ICIMOD) a publié le 4 décembre trois rapports concernant les glaciers, la neige et le changement climatique dans l’Himalaya. Ces rapports mettent notamment en évidence une importante fonte des glaciers, qui pourrait avoir de fortes répercutions sur les habitants des différentes vallées.

Ces publications constituent la synthèse la plus complète de l’état des glaciers et du manteau neigeux sur les sommets de l’Himalaya, dans la région de l’Hindu Kush-Himalaya, qui englobe la majorité des pics himalayens.

Cinquante-quatre mille glaciers dans l'Himalaya
Le premier objet des travaux de cette organisation consistait à recenser les glaciers de la région. Ils sont au nombre de 54.000, soit 30% de l’ensemble mondial, et couvrent une surface de 60.000km² pour environ 6.000km3 de glace. Mais parmi cette accumulation de glaciers - qui vaut à la région d’être appelée le troisième Pôle - seuls dix ont été étudiés précisément, et c’est sur ceux-là que la synthèse de l’ICIMOD a porté.


Les glaciers de la région de l'Hindu Kush-Himalaya sont au nombre de 54.000 et alimentent 10 fleuves majeurs.
© Icimod 2011
Et les résultats parlent d’eux-mêmes. Au cours des trente dernières années, la surface recouverte par les glaciers du Bhoutan a diminué de 22%, et 21% au Népal. De plus, les experts de l’ICIMOD ont noté une baisse importante du bilan de masse - la différence entre l’accumulation et l’ablation. Entre les périodes 1980-2000 et 1996-2005, le taux de fonte des glaciers a ainsi globalement doublé, bien que ce taux varie assez fortement en fonction de la zone considérée.

Plus d'1 milliard d'habitants dépendants des glaciers
Si le rapport de l’ICIMOD n’avance aucune date pour la disparition des glaciers de l’Himalaya, il confirme néanmoins une tendance, la fonte s’accélère.

Les membres de l’ICIMOD s’inquiètent également pour les populations qui vivent dans les vallées. Les glaciers alimentent en effet une dizaine de fleuve majeurs - l'Amou-Daria, l'Indus, le Gange, le Brahmapoutre, l'Irrawaddy, la Salouen, le Mekong, le Yangtsé, le Hunag He et le Tarim - dont 1,3 milliard d’habitants dépendent. Une diminution de l’approvisionnement en eau menacerait l’agriculture et la biodiversité et pourrait provoquer un stress hydrique, c'est-à-dire une demande en eau plus importante que l’offre. En espérant que ces résultats soient entendus par les négociateurs sur le climat réunis à Durban.


Les glaciers de l'Himalaya fondent à grande vitesse selon l'ICIMOD.
© Jan Zalud, Flickr, cc by nc sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 6 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/glaciers-de-lhimalaya-la-tendance-a-la-fonte-se-confirme_35068/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Ven 9 Déc 2011 - 22:27

La fonte des glaciers des Alpes précisément mesurée

Une étude sur les glaciers des Alpes françaises montre qu'à l'instar de leurs homologues himalayens, ils sont en forte régression. Leur surface aurait diminué de près de 20% en vingt-cinq ans. Cette fonte, reflet du réchauffement climatique, réserve également des surprises désagréables.

Il n’y a pas que les glaciers de l’Himalaya qui fondent à grande vitesse. À la réunion automnale de l’Union Géophysique Américaine (AGU) qui se tient à San Francisco jusqu’au 9 décembre, Marie Gradient, une doctorante de l’Université de Savoie, a présenté les résultats de ses recherches sur l’état des glaciers des Alpes françaises, comme le rapporte le site de la BBC.

L’étude de la scientifique et de ses collègues repose sur une analyse des images satellite, des photos aériennes et des cartes anciennes. Mais pour s’assurer de la pertinence des résultats, des travaux de terrain ont également été réalisés. Six cents glaciers ont ainsi été inventoriés sur l’ensemble des Alpes françaises.

Glacier des Alpes françaises - une fonte de 20% en 25 ans
Ils ont ensuite mesuré leur surface actuelle et celle des dernières décennies. Selon ces estimations, les glaciers alpins s’étendaient sur un peu moins de 340 km² au milieu des années 1980. À la fin des années 2000 en revanche, cette superficie avait fortement diminué, atteignant 275km². Soit une baisse de 20% environ en vingt-cinq ans.


Glacier sur l'Albaron, dans les Alpes, en Savoie.
© genevieveromier, Flickr, cc by 2.0
Pour la plupart des glaciers alpins, les précédentes estimations avaient été effectuées en 1967 dans le cadre du World Galcier Inventory (réalisé par le National Snow and Ice Data Center, NSIDC). La surface de l’ensemble des glaciers alpins français s’élevait alors à 375km². La diminution par rapport à cette époque est donc de 26%.

Lâcher de pesticides
La scientifique note cependant que l’intensité de la fonte des glaciers alpins subit une forte variation géographique. Celle-ci pourrait s’expliquer par une différence de climat et d’altitude - au Sud, les montagnes sont moins hautes que dans le Nord et il y a davantage de précipitations au Nord, ce qui favorise le renouvellement de la couverture neigeuse. Celle-ci augmente ensuite l’albédo, qui réduit la température et facilite la reformation de glace.

Ce phénomène pose en outre un problème inattendu, mis en évidence en 2009 par une étude suisse. Lorsque les glaciers fondent, ils relâchent des polluants qui avaient été emprisonnés auparavant. La présence de pesticides, de la famille des organochlorés notamment, avait été démontrée dans les eaux d’un lac en contrebas d’un glacier. La fonte des glaciers, dans les Alpes ou d’autres régions, comme dans l'Arctique, peut ainsi réserver de mauvaises surprises. Un des nombreux effets indirects du réchauffement climatique...


Les glaciers des Alpes (ici, le glacier du Brenay) fondent rapidement.
© Olivier Bruchez, Flickr, cc by sa 2.0
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 8 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/rechauffement-la-fonte-des-glaciers-des-alpes-precisement-mesuree_35124/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Sam 31 Déc 2011 - 18:32

Le glacier himalayen Ngozumpa menace la population népalaise

Un glacier himalayen, le Ngozumpa, est affecté par le réchauffement climatique. Un cas banal mais en l'occurrence inquiétant car la fonte de ses glaces agrandit un gigantesque lac dont les parois sont instables. Il n’y a aucun risque de rupture... pour le moment.

Situé à 8.201m d’altitude, le glacier himalayen Ngozumpa descend du Cho Oyu, la sixième plus haute montagne du monde. En Himalaya aussi, le réchauffement climatique est responsable de la fonte de ses glaces. Des lacs se forment à la surface du Ngozumpa et des torrents s’écoulent à l’intérieur. Toute l’eau libérée aboutit dans un grand lac situé à la base du glacier. Ce lac est retenu par une moraine, c'est-à-dire par un empilement de fragments de roches granitiques. Il pourrait à terme mesurer 6km de long, 1km de large et 100m de profondeur. L'eau retenue pourrait alors causer la rupture de la moraine et se déverser dans la vallée, engendrant des dégâts catastrophiques.

Des scientifiques étudient attentivement ce glacier pour comprendre tous les processus mis en cause et pouvoir prendre des mesures de précaution. Certains résultats sont étonnants et montrent à quel point les volumes d’eau impliqués sont prodigieux. Un exemple est donné par Ulyana Horodyskyj, de l’Université du Colorado à Boulder, dans un article de la BBC. Un lac situé cette fois sur le glacier a déjà perdu 100.000m3 d’eau en 2 jours et il ne lui a fallu que 5 jours pour en récupérer la moitié. Il est dès lors possible de se faire une idée de la quantité d’eau pouvant alimenter le lac principal chaque jour de l'été.

Malgré ces chiffres impressionnants, le lac principal devrait mettre une vingtaine d’années pour se remplir totalement mais, étant donné les difficultés d’accès dans la région, il faut agir des maintenant.


C'est au pied du Cho Oyo perché à 8.201m d'altitude, que se trouve le glacier Ngozumpa. De nombreux camps de base
s’installent sur ce glacier. Ils permettent notamment de partir en expédition vers l'Everest situé 20km plus à l'Est.
© Uwe Gille, Wikipedia commons
* BBC: Taking the pulse of Ngozumpa

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 30 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/en-bref-la-fonte-dun-glacier-himalayen-tracasse-les-scientifiques_35672/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Mer 11 Jan 2012 - 1:30

L’Homme retarde la prochaine glaciation

Ayant déjà 600 ans de retard, la prochaine glaciation devrait avoir lieu dans les mille prochaines années. Le conditionnel s'impose car les émissions de CO2 pourraient retarder le phénomène. C’est ce que révèle l’analyse de glaces vieilles de plus de 780.000 ans.

L’histoire de la Terre est marquée par une alternance d’ères glaciaires. De grandes surfaces de terres situées dans les hautes latitudes sont alors recouvertes par une couche de glace (ou inlandsis) et le niveau des mers diminue. Selon les hypothèses actuelles, les périodes glaciaires seraient causées par des légères modifications de l’orbite de la Terre autour du Soleil et par des variations périodiques du rayonnement solaire. Une modification des deux paramètres peut provoquer un refroidissement de la planète. La succession des événements qui en découlent mène alors à une période de glaciation. Huit grandes glaciations ont été détectées jusqu’à présent. La dernière s’est terminée il y a 11.600 ans, donnant ainsi naissance à l’ère interglaciaire de l’Holocène dans laquelle nous vivons.

Selon une étude récente menée par des chercheurs du University College London et de l’Université de Cambridge, la nouvelle glaciation devrait survenir dans les mille prochaines années. Néanmoins, le CO2, et les gaz à effet de serre en général, pourraient retarder ce phénomène. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Geoscience. Pour comprendre l’évolution probable de notre ère, les scientifiques ont recherché une période de la Terre où les conditions climatiques, le rayonnement solaire et la configuration astronomique étaient identiques à la situation actuelle. Une correspondance a été trouvée avec le « Stade Isotopique de l’Oxygène n°19 » - en référence à une méthode de datation des glaces, c'est-à-dire avec l’état de la Planète il y a environ 780.000 ans.


Le développement de glace accompagne le début d'une ère glaciaire. Actuellement,
les glaces ont tendance à fondre suite au réchauffement climatique.
Les phénomènes naturels causant les glaciations pourraient ne
pas prendre le dessus. L'Homme risque donc
de retarder la prochaine glaciation.
© Ludovic Hirlimann, Flickr, cc by nc 2.0
Le CO2 en lutte contre l'orbite de la Terre
En cas de glaciation, la formation de la calotte glaciaire dans l’Hémisphère Nord donnerait naissance à des icebergs capables de modifier les courants océaniques. L’Atlantique Nord se refroidirait tandis que l’Océan Antarctique aurait plutôt tendance à se réchauffer. Ce phénomène donnerait naissance à d’importants écarts de température entre les deux hémisphères de la planète. Ces écarts peuvent être utilisés comme repères pour localiser le début d’une période glaciaire. Or, ces changements de température se traduisent par des modifications de la glace et des organismes, ou débris, qu’elle abrite.

Des glaces âgées de 780.000 ans ont été analysées afin d’étudier la succession des événements climatiques ayant abouti à la glaciation. L’état actuel de la Terre a ensuite été comparé à la ligne du temps obtenue. Les résultats sont sans appel, notre ère l’Holocène touche à sa fin. Une nouvelle ère glaciaire devrait naître dans le prochain millénaire. Néanmoins, le réchauffement climatique n'existait pas à l'époque. Les taux de CO2 actuels, en constante évolution, sont beaucoup plus élevés aujourd’hui qu’il y a 780.000 ans.


La glace recouvrait une grande partie de l'Europe et de l'Amérique du Nord durant la dernière glaciation.
Le niveau des mers a diminué de 120m par endroits, modifiant ainsi le contour des côtes.
© Université du Nord de l'Arizona, DR
À l’heure actuelle, aucune formation de glace n’est observée dans l’Hémisphère Nord. Les variations de l’orbite de la Terre ne compenseraient pas le réchauffement climatique causé par des activités anthropiques. Les activités humaines retarderaient donc le début de la nouvelle ère de glaciation.

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 10 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/rechauffement-lhomme-retarde-la-prochaine-glaciation_35905/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Jeu 12 Jan 2012 - 1:21

Les plantes migrent vers les sommets

Plus la température augmente, plus les plantes migrent vers les sommets des montagnes. La première étude à grande échelle rend compte de ce phénomène sur l'ensemble de l'Europe. Le réchauffement climatique provoque bien le déplacement des aires de répartition de ces espèces vers les altitudes plus élevées.

Des chercheurs ont étudié la flore des pics européens afin de détecter un éventuel impact du réchauffement climatique. C’est une des premières analyses à grande échelle sur la migration des plantes due à l’augmentation des températures. Elle montre qu’entre 2001 et 2008, l’aire de répartition des végétaux s'est globalement déplacée vers le sommet des montagnes où la température est plus fraîche. Les scientifiques appellent ce phénomène la thermophilisation.

Ce sont précisément 627 espèces de plantes - arbres exclus car il n’y en a pas à haute altitude - qui ont été observées par des chercheurs venant de toute l’Europe. Ils ont scruté l’aire de répartition de ces végétaux autour de soixante pics dans la plupart des chaînes de montagnes européennes. Les Alpes, les Pyrénées, les Carpates, l’Oural, la Sierra Nevada, le Caucase, les Dolomites, etc. En tout, dix-sept régions dans l'ensemble de l’Europe ont fait l’objet d’une analyse. Le but des chercheurs était d’avoir une vue continentale de l’impact du réchauffement, quand la plupart des travaux déjà réalisés ne s’occupaient que de la dimension locale.

Impact du réchauffement sur 70% des sommets étudiés
Et les résultats vont d’ailleurs globalement dans le même sens que les analyses locales qui indiquent souvent un déplacement de l’habitat vers des altitudes ou des latitudes plus élevées. Pour seize de ces dix-sept régions et quarante-deux des soixante pics, il a été décelé un indice de thermophilisation positif, traduisant une migration vers les sommets pour atteindre des températures plus froides.


Des zones d'échantillonnage étaient placées sur chacune des 4 faces des soixante sommets observés.
© Gottfried et al. 2012, Nature Climate Change
Le sommet dernier refuge
Qu’est-ce que l'indice de thermophilisation ? Il s’agit d’un chiffre qui rend compte de la migration d’une plante au cours du temps. En 2001 et en 2008, les scientifiques ont recensé la flore au niveau des sommets observés – pour chaque pic, les quatre faces étaient étudiées – et ont calculé l’indicateur thermique de végétation qui prend en compte l’aire de répartition d’une espèce et son altitude. L’indice de thermophilisation est la différence entre les indicateurs thermiques de végétation de 2008 et de 2001. Ainsi, quand il est positif, les chercheurs peuvent conclure qu’il y a eu une migration vers des altitudes plus importantes et des températures moins chaudes, ce qui peut se traduire par un impact du réchauffement climatique.


En Europe, quatre sommets, tous dans le Caucase, culminent à plus de 5.000m et leur flore est menacée par le réchauffement climatique.
© mll, Flickr, cc by nc 2.0
Et que se passe-t-il lorsqu'elles parviennent près du sommet ? De manière générale, quand un végétal migre en altitude, son aire de répartition se réduit, jusqu’à ce qu’elle devienne nulle. Souvent, ces espèces, déjà isolées depuis des milliers d’années, sont endémiques de la région. Si bien que lorsqu'une population disparaît d’un sommet, c’est tout simplement l’espèce qui s’éteint.

* Nature Climate Change

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 11 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/racchauffement-les-plantes-migrent-vers-les-sommets_35916/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Mar 17 Jan 2012 - 1:48

Le Gulf Stream ne ralentit pas… pour le moment

La circulation des courants océaniques de l’Atlantique Nord, dont fait partie le Gulf Stream, a une influence considérable sur le climat européen. Pouvoir prédire la force de ces courants sur plusieurs années permettrait d'anticiper les variations du climat. En intégrant à la fois les modèles océanographiques et atmosphériques, une équipe de l’Institut Max Planck spécialisée en météorologie vient de valider un outil de prévision fiable sur quatre ans.

Le Gulf Stream, puis le courant nord atlantique, transporte des eaux chaudes vers les plus hautes latitudes. Au fur et à mesure de sa progression, les eaux se refroidissent tandis que leur densité augmente. Cette eau coule au fond de l’Atlantique et redescend alors vers le Sud. L’existence du Gulf Stream, les vents d’Ouest et l’échange de chaleur entre l’eau et l’atmosphère jouent un rôle déterminant sur le climat européen et l’Atlantique Nord en général. En outre, ce courant limite également l’extension des glaces en mer en apportant, en plus de la chaleur, de grandes quantités de sel. Des variations des courants océaniques de l'Atlantique Nord peuvent donc avoir des conséquences sur notre climat. Elles pourraient être responsables du développement d’ouragans ou des pluies diluviennes du Sahel. Il serait utile de pouvoir prévoir les variations d’intensité de ces mouvements d’eau à long terme pour anticiper le climat européen durant les prochaines années. Malheureusement, peu de modèles concluants auraient été développés.

Une équipe dirigée par Daniela Matei et Jochem Marotzke de l’Institut Max Planck pour la Météorologie (MPI-M) a mis au point un modèle prédisant le comportement du Gulf Stream à la Latitude Nord de 26,5° jusqu’à quatre ans à l’avance. Ces résultats ont été publiés dans la revue Science. Les chercheurs ont couplé un modèle caractérisant les mouvements des courants océaniques de l’Atlantique Nord (MPI-OM) avec un modèle prévoyant la circulation de courants atmosphériques (Echam5). Le résultat a donné naissance à un outil capable d'anticiper le comportement et la force du Gulf Stream. Afin d’être validé, des comparaisons rétroactives ont été réalisées. Les résultats obtenus avec le couple MPI-OM/Echam5 ont été confrontés à des mesures réelles prises en mer entre avril 2004 et mars 2009, soit durant cinq ans dans le cadre du projet Rapid-Mocha. L’outil s’est avéré très fiable.


Prévisions des variations de la vitesse du Gulf Stream (Sv) pour les quatre prochaines années. L’abréviation AMOC (Atlantic Meridional Overturning
Circulation
) désigne les courants marins, dont le Gulf Stream, de l’Atlantique Nord et leur circulation. Les lignes rouges ont été tracées à
partir de mesures prises sur le terrain, ce sont donc des données réelles. Les lignes grise, bleu clair, bleu foncé et verte correspondent
aux résultats des simulations lancées tous les ans de janvier 2008 à janvier 2011 par le modèle MPI-OM/Echam5. Il s'agit donc
de projections dans le futur. Les quatre prévisions montrent un courant stable
jusqu'en 2014, les courbes de la droite de la figure sont identiques.
© D. Matei, Max Planck Institute for Meteorology
L’humeur du Gulf Stream enfin prévisible
Les scientifiques ont décidé d’employer leur modèle pour établir des prévisions. Plusieurs simulations sur dix ans ont été lancées à quatre années d’intervalles - de 2008 à 2011 - en tenant à chaque fois compte des nouvelles mesures météorologies faites sur le terrain. L'ensemble des résultats a montré que le Gulf Stream serait stable au moins jusqu’en 2014 malgré toutes les controverses actuelles sur son éventuel ralentissement.


Le Gulf Stream est un courant océanique transportant de l’eau chaude depuis une zone comprise entre la Floride et les Bahamas et en direction
des plus hautes latitudes. Il se déplace vers l’Ouest et la chaleur qu’il transporte influence le climat européen.
© RedAndr, Wikipedia CC BY-SA 3.0
Le modèle donne des prévisions mois par mois. Il peut donc être employé pour déterminer le risque d’apparition des ouragans. Cet intervalle permet également d’étudier les changements climatiques pouvant affecter l'Europe avec assez de précision. Grâce à la connaissance de la dynamique des océans, et pas uniquement par des mesures de températures, les chercheurs de l’Institut de météorologie Max Planck ont ainsi mis au point un puissant outil permettant d’anticiper les épisodes climatiques qui devraient nous affecter dans les prochaines années.

* Max Planck Institute: Multi-year prediction of the Atlantic Meridional Overturning Circulation at 26.5 °N possible
* Science: Multiyear Prediction of Monthly Mean Atlantic Meridional Overturning Circulation at 26.5°N

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 16 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/le-gulf-stream-ne-ralentit-pas-pour-le-moment_36004/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Mer 1 Fév 2012 - 0:03

Changement climatique, l'albatros profite des vents qui s'intensifient…

Enfin une espèce à laquelle le changement climatique profite ! L'albatros hurleur, aidé par des vents qui s'intensifient, vole plus vite et ses voyages alimentaires sont ainsi plus courts, augmentant son succès reproducteur. Mais qu'il en profite, car cela ne devrait pas durer...

Une fois n’est pas coutume, un être vivant profite du réchauffement climatique. Il s’agit de l’albatros hurleur ou grand albatros (Diomedea exulans). Dans le cas de cet oiseau, ce n’est pas l’augmentation de la température qui a une influence directe sur la santé de l’espèce, mais la variation de l'intensité des vents. L'albatros hurleur est en effet très dépendant du vent. Pour se nourrir, il effectue de longues sorties à partir de son point de départ situé sur l’île de Crozet, au Sud de l’Océan Atlantique. Dans cette région, à cause du changement climatique, les vents se sont accélérés, si bien que la vitesse de vol des albatros qui partent au large pour trouver de la nourriture a augmenté.

Un temps de voyage en baisse de 22%…
En analysant les vols effectués par ces grands voyageurs entre 1970 et 2008, les scientifiques se sont aperçu qu’ils parcouraient des distances relativement similaires, mais pendant bien moins longtemps. Les temps de trajet ont diminué de 22%, passant de 12,4 jours en moyenne à 9,7 jours. Les résultats sont détaillés dans Science.


Évolution du succès reproducteur des albatros hurleurs en % (100% si l'ensemble
des œufs donne des juvéniles) au cours de la période 1965-2010.
© Weimerskirch et al. 2012, Science
- adaptation Futura-Sciences
Par ailleurs, au cours de cette quarantaine d’années, le succès reproducteur des oiseaux a augmenté, en lien avec le temps de parcours. Cette correspondance a d’ailleurs été mise en évidence, car chez ces oiseaux, le succès reproducteur dépend essentiellement de l’incubation des œufs. Une période très critique qui, quand l’absence des parents se prolonge, a de grandes chances de ne pas être menée à terme. Ainsi, avec des voyages moins longs, la période pendant laquelle les nids sont abandonnés est plus courte et le succès reproducteur est meilleur. Enfin, les albatros ont globalement pris du poids au cours de cette période. 1kg environ soit 10% à 12% de leur masse corporelle, ce qui correspond clairement à une meilleure santé globale. Ce gain permet en outre aux albatros de mieux apprivoiser les vents dont la vitesse est croissante.

Une tendance qui pourrait s'inverser pour les albatros
Enfin, dernier avantage, le phénomène a poussé les albatros à aller chercher leur nourriture sensiblement plus au Sud, évitant ainsi les filets de pêcheurs de thons dans lesquels il n’était pas rare qu’ils se fassent piéger. Alors que de nombreuses espèces souffrent de la sécheresse, de la chaleur, et doivent migrer vers des altitudes et des latitudes moins chaudes quand elles ne disparaissent pas tout simplement, les albatros hurleurs surfent tranquillement sur la vague du réchauffement climatique qui améliore leurs conditions de vie.


Le grand albatros a la plus grande envergure parmi tous les oiseaux, avec une moyenne de 3,10m.
© Time Ellis, Flickr, cc by nc 2.0
Toutefois, la situation pourrait ne pas durer. Ce renforcement des vents, qui était localisé au Nord de Crozet il y a une trentaine d’années, est maintenant juste au-dessus de l’île. Mais le mouvement va continuer à dériver en direction du Pôle si bien que vers 2050, les vents autour de l’île retrouveront l’intensité qu’ils avaient en 1970. Les albatros ne bénéficieront donc plus de ce phénomène ou bien, à l’instar de nombreuses autres espèces mais pour différentes raisons, devront se rapprocher du Pôle pour continuer à en profiter.

* Changes in Wind Pattern Alter Albatross Distribution and Life-History Traits

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 24 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/changement-climatique-lalbatros-profite-des-vents-qui-sintensifient_36197/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Lun 27 Fév 2012 - 21:34

Les Mayas auraient disparu... par manque de tempêtes tropicales

Une nouvelle théorie explique la disparition de la civilisation maya. Certains seront peut-être déçus, il ne s’agit pas d’une catastrophe majeure telle qu’une guerre, un tremblement de terre ou des sécheresses répétées. Les Mayas auraient bien manqué d’eau dans les basses terres du Yucatan mais à cause d'une diminution de 25% à 40% de la pluviométrie annuelle. L’importance de l’évaporation aurait fait le reste.

Parmi l’ensemble des civilisations de la méso-Amérique répertoriées, les Mayas sont parvenus à marquer considérablement le temps, tout comme les Incas. Ils maîtrisaient l’astronomie, ont établi un calendrier et inventé une écriture hiéroglyphique. Ils étaient également d’habiles agriculteurs, n’hésitant pas à défricher les forêts pour augmenter les surfaces cultivables. Leurs temples-pyramides, construits sans outil métallique, sont célèbres. Cette civilisation est née dans le Yucatan, vers 2600 avant J.-C., une région qui abrite pourtant très peu d’eaux de surface. La nature calcaire du sol favorise une infiltration rapide de ce liquide si précieux. Les Mayas ont donc fabriqué des réservoirs souterrains de grandes tailles pour accumuler de l’eau douce.


Les lacs du Yucatan ont enregistré la composition isotopique des pluies tombées à l'époque des Mayas.
Les sédiments constituent un véritable enregistrement des conditions climatiques de l'époque.
© Science/AAAS
La fin de cette civilisation aurait été entamée durant les années 850 à 900 après J.-C. par l’abandon progressif des basses terres du Yucatan. De nombreuses hypothèses ont vu le jour pour expliquer la disparition des Mayas. L’une d’entre elles met en cause plusieurs sécheresses catastrophiques rendant impossible le remplissage des réserves. Une nouvelle hypothèse, appuyée par des travaux de recherches, vient de voir le jour. Les Mayas auraient bien manqué d’eau, mais pas à cause de sécheresses historiques. Une diminution de 25% à 40% de la pluviométrie annuelle aurait suffi. Cette information est révélée dans un article publié par Martín Medina-Elizalde, du Centre de recherches scientifiques du Yucatan (CICY, Mexique), et Eelco Rohling, de l’Université de Southampton au Royaume-Uni, dans la revue Science.

Des tempêtes maintenaient les Mayas en vie
Ces chercheurs ont étudié le climat de l’époque en analysant une stalagmite et des sédiments de trois lacs de faibles profondeurs, notamment grâce à des mesures isotopiques. En deux cents ans, la pluviométrie aurait diminué durant plusieurs périodes d’une dizaine d’années. Un modèle développé à partir de ces résultats permet de comprendre les conséquences de ces changements sur le rapport entre l’eau qui s’évapore chaque année dans cette région du monde et celle qui tombe via les précipitations.


Le Temple de Tikal sous une tempête durant la saison des pluies, de juin à mi-octobre. Il s'agit
d'un des plus grands sites archéologiques de la civilisation maya.
© Science/AAAS
La diminution de la pluviométrie s’explique par une baisse du nombre de tempêtes tropicales survenant en été. Par ailleurs, ces phénomènes météorologiques auraient déversé de plus petites quantités d’eau qu’à la normale. Une décroissance de maximum 40% de la pluviométrie reste modeste selon les auteurs. Il ne s’agit pas d’un événement catastrophique. Elle aurait cependant été suffisante pour accroître l’importance de l’évaporation. Un rapport précipitation/évaporation défavorable aurait donc empêché le remplissage des réserves. Ce résultat souligne également la sensibilité du Yucatan face aux pénuries d'eau.

* Yucatan Center for Scientific Research
* Page personnelle de Eelco Rohling (en anglais)

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences Le 24 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/les-mayas-auraient-disparu-par-manque-de-tempaates-tropicales_36995/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Sam 3 Mar 2012 - 21:49

Le rôle de l'érosion des sols est trop négligé

L’érosion chimique des sols par les eaux de pluie serait un facteur trop souvent négligé dans les modèles climatiques. Pourtant elle participe à la capture du CO2 atmosphérique. Une augmentation de la concentration de ce gaz dans l’air provoquerait même un accroissement de la désagrégation des roches et donc une meilleure capture du carbone. Le réchauffement climatique pourrait-il s'autoréguler ?

Le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l'atmosphère se dissout dans l'eau de pluie pour former de l'acide carbonique qui, une fois en contact avec les roches, les dissout lentement. Ce carbone d'origine atmosphérique est donc capturé puis emmené par les rivières vers l'océan. Il y est piégé pendant plusieurs milliers d'années, avant de retourner vers l'atmosphère ou bien d'être stocké dans les sédiments marins. Ce processus d'érosion chimique des roches stocke dans les rivières, puis dans les océans, environ 0,3 milliard de tonnes de carbone d'origine atmosphérique chaque année. C'est nettement moins que la production de CO2 liée aux activités humaines, soit environ 8 milliards de tonnes par an, mais du même ordre de grandeur que le flux net d'échange entre l'atmosphère et la biosphère continentale (végétation, sol, humus…), dans les conditions préindustrielles - 0,4 milliard de tonnes.


Changement de consommation de CO2 atmosphérique (en mole par m² et par an) par altération chimique
au niveau du bassin du fleuve Mackenzie au Canada, quand celui-ci croît de 355 (niveau actuel)
à 560 parties par million en volume (niveau devant être atteint en 2100
- simulation effectuée à l'aide du modèle numérique B-Witch).
© Beaulieu et al., 2012
Toutefois, l'altération chimique des continents n'a jamais été prise en compte jusqu'ici dans les modèles de l'évolution future du climat. Ce flux supposé lent était certes reconnu comme l'un des puits majeurs de carbone à l'échelle du million d'années mais considéré comme inerte à l'échelle du siècle. Des mesures faites récemment par des chercheurs américains sur un bassin très peuplé - le Mississippi - suggéraient néanmoins que ce processus devrait jouer un rôle non négligeable même à l'échelle du siècle. Mais ce rôle restait difficile à évaluer, du fait de la forte activité agricole dans ce bassin. Pour éliminer au maximum les impacts liés aux changements d'utilisation des sols et isoler le rôle du climat sur l'altération chimique des roches, les chercheurs du laboratoire Géosciences Environnement Toulouse (GET, CNRS/IRD/Université Toulouse III - Paul Sabatier), en collaboration avec le Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (CNRS/CEA/UVSQ) et l'Université de Bergen de Norvège, ont choisi d'étudier un des plus importants bassins arctiques, celui du fleuve Mackenzie, situé au Nord-Ouest du Canada. Leurs travaux sont publiés dans la revue Nature Climate Change du mois de mars 2012.

Le CO2 agit de manière directe ou indirecte sur les roches
Ils ont utilisé un premier modèle numérique pour estimer l'évolution climatique future, en imposant un doublement de la quantité de CO2 dans l'atmosphère, un niveau qui devrait être atteint avant 2100. Dans ces conditions, la température augmente de 1,4°C à 3°C et les précipitations de 7% en moyenne sur le bassin Mackenzie. Ce climat calculé est ensuite injecté dans un second modèle capable de simuler la productivité de la biosphère et l'hydrologie dans les sols, ce qui permet finalement de calculer la dissolution chimique des minéraux. Résultat, lorsque la quantité de CO2 atmosphérique passe de 355 parties par million en volume (fin du XXe siècle) à 560ppmv (avant 2100), le bassin Mackenzie répond en capturant 50% de CO2 atmosphérique en plus par l'altération chimique. Quarante pour cent de cette augmentation est directement liée au changement climatique - l'augmentation des températures et des pluies favorisent la dissolution des minéraux - les 60% restants sont attribués au changement d'activité de la végétation. En effet, l'accroissement du CO2 atmosphérique réduit l'évapotranspiration des végétaux, ce qui augmente la circulation de l'eau dans les sols. Cette circulation accrue accélère l'altération chimique des roches.

Le réchauffement climatique s’autorégulerait ?
Les chercheurs mettent donc en évidence une forte réactivité de l'altération chimique des continents face aux changements climatiques d'origine anthropique. La consommation de CO2 atmosphérique par ce processus pourrait augmenter de 50% avant 2100. Ce flux aurait alors une réactivité aux changements climatiques du même ordre de grandeur que le flux lié à la biosphère continentale. Au niveau du bassin Mackenzie, où les pluies auront tendance à augmenter, les rivières et les fleuves capturent davantage de carbone lorsque le climat se réchauffe et que le CO2 s'accroît dans l'atmosphère.


Le fleuve Mackenzie s'écoule vers la Mer de Beaufort dans l'Océan Arctique.
Avec ses 1.738km, il représente le plus long fleuve du Canada.
© GET/Emilie Beaulieu
Cette tendance sera-t-elle identique dans des zones qui deviennent plus arides ? Compte tenu de sa forte réactivité, l'altération chimique des continents permettra-t-elle d'absorber le CO2 en excès et favorisera-t-elle un "retour à l'équilibre" plus rapide que prévu ? De nombreuses questions restent à élucider, notamment la sensibilité de ce processus aux activités humaines (modification de l'utilisation des sols, pollution atmosphérique…). Une certitude, il devient nécessaire de l'intégrer dans toute modélisation de l'évolution future du climat terrestre.

* Nature Climate Change: High sensitivity of the continental-weathering carbon dioxide sink to future climate change
* Géosciences Environnement Toulouse

Source: CNRS, le 2 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/rechauffement-le-role-de-lerosion-des-sols-est-trop-neglige_37147/

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Dim 29 Avr 2012 - 23:23

Des vétérans de l’espace contestent le réchauffement climatique

49 anciens employés de la Nasa reprochent à l'agence américaine d'avoir défendu l'idée selon laquelle le réchauffement climatique serait dû à des causes humaines. Dans une lettre adressée à Charles Bolden, actuel administrateur de la Nasa, ces climato-sceptiques mettent en cause un parti pris du GISS (Goddard Institute for Space Science) dans les études sur le climat.

Les astronautes d'Apollo mènent la fronde
Au premier rang de cette contestation, Harrison Schmitt, ancien astronaute de la mission Apollo 17 sur la Lune. Avec lui, Walter Cunningham (Apollo 7), Michael Collins (Apollo 11), Richard Gordon (Apollo 12), Al Worden (Apollo 15) et Charles Duke (Apollo 16). Dans la liste, figure aussi Christopher Kraft, directeur du Centre Spatial Kennedy, en Floride, pendant l'ère Apollo.

La Nasa accusée d'être pro-réchauffement
L'acte d'accusation est clair. Dans leur lettre datée du 28 mars 2012 et rendue publique ce 10 avril, il est ainsi rédigé. « Nous croyons que les affirmations de la Nasa et du GISS, selon lesquelles le dioxyde de carbone d'origine humaine a un impact catastrophique sur le changement climatique global, ne sont pas prouvées, spécialement quand elles prennent en considération des milliers d'années de données empiriques. »


Fin des années 2000, la carte mondiale des températures moyennes affiche une augmentation générale.
Crédit: NASA/GSFC/SVS
« Avec des centaines de climatologues bien connus et des dizaines de milliers d'autres scientifiques déclarant publiquement leur non-croyance en des prévisions catastrophiques, qui viennent particulièrement du GISS, il est clair que la science n'est PAS établie. »

Un réchauffement prédit dès 1981
Étonnante conjonction, quelques jours plus tôt, le 2 avril 2012, le climatologue néerlandais Geert Jan van Oldenborgh publiait justement sur son blog RealClimate une petite découverte qu'il venait de faire. Il avait retrouvé un article signé James Hansen, l'actuel directeur du GISS, qui avait été publié le 28 août 1981 dans la revue Science.


L'astronaute d'Apollo 17 Harrison Schmitt réfute tout lien entre l'augmentation des températures et les émissions
de dioxyde de carbone liées aux activités humaines au cours de ces dernières décennies.
© Nasa/GSFC/SVS
Dans ce travail scientifique, James Hansen et ses collègues, tenant compte de l'augmentation rapide du CO2 dans l'atmosphère au cours des dernières décennies, modélisaient la hausse des températures pour plus d'un siècle à venir. Geert Jan van Oldenborgh a eu l'idée de superposer à cette courbe prédictive les données de 31 années d'observations. Résultat, une concordance excellente sur le scénario le plus pessimiste, à savoir celui dans lequel les émissions de CO2 continuent d'augmenter (ce qui a été le cas au cours de ces trois décennies).

Faits contre croyances
Les 49 signataires de la lettre à Charles Bolden n'y croient pas. Pourtant, le 19 janvier 2012, les dernières mesures de températures publiées par le GISS indiquaient que 2011 a été la 9e année la plus chaude depuis 1880 - année des premières mesures. Un phénomène qui n'a rien d'accidentel puisque 9 des 10 années les plus chaudes ont eu lieu depuis 2000.

Des chiffres qui, hélas pour les « papys de l'espace », et surtout pour l'équilibre de la planète, continuent à bien s'aligner sagement le long de la courbe établie en 1981 par James Hansen. La Nasa leur a d'ailleurs répondu, par la voix de Waleed Abdalati, scientifique de l'agence, en les invitant à se joindre au débat à travers des publications dans des revues scientifiques.

D'autres faits contre d'autres croyances
Devant l'absence d'arguments scientifiques des 49 signataires sur la question, il n'est pas superflu de se demander quels sont les intérêts qu'ils défendent. Ainsi, Leighton Steward, qui a publié le communiqué de presse et la lettre à la Nasa, est un directeur de EOG Ressources, l'une des plus grandes compagnies pétrolières des États-Unis.

Parallèlement, il est le porte-parole de Plants Need CO2, une association qui a pour mission « d'éduquer le public sur les effets positifs de plus de CO2 dans l'atmosphère ».Quant à l'ex-géologue et ex-astronaute Harrison Schmitt, il est aujourd'hui expert pour un « think tank » nommé Heartland Institute, largement financé par la compagnie pétrolière ExxonMobil.

Retrouvez ce sujet dans les "Clés de l’actu" du numéro de Ciel&Espace de mai 2012, en kiosque le 24 avril.

Philippe Henarejos, du 16 avril 2012

Source Ciel&Espace: http://www.cieletespace.fr/node/8841

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MessageSujet: Re: Les impacts positifs et négatifs du réchauffement climatique…   Mer 9 Mai 2012 - 23:28

Les glaciers du Karakoram, eux, grandissent

Contre toute attente, d’irréductibles glaciers résistent au réchauffement climatique dans le massif montagneux du Karakoram, entre l’Inde, la Chine et le Pakistan. Entre 1999 et 2008, ils auraient gagné une épaisseur moyenne, en équivalent eau, de 11cm par an. Une explication plausible, ce petit bout du Globe se refroidit !

Le Nord du Pakistan abrite à ses frontières avec l’Inde et la Chine un massif montagneux possédant 4 des 14 plus hauts sommets du monde, dont le fameux K2 à 8.611m d’altitude. Le Karakoram, c’est son nom, dissimule également certains des plus longs glaciers situés en dehors des régions polaires, le glacier du Baltoro et le Siachen mesurent respectivement 57km et 75km, ce qui lui vaut d’être surnommé « le troisième Pôle ». Les fleuves de glace du Karakoram représentent 3% de la surface glaciaire terrestre - sans tenir compte du Groenland et de l’Antarctique. Certains glaciers de cette région ont une autre particularité, ils grandissent ! Une étude menée sur le terrain en 2005 a en effet montré qu’ils s’allongeaient avec le temps, à l’inverse de la tendance mondiale actuelle. Cette information fut confirmée par des données satellites, mais elle devait être prise avec précaution. Grandir ne signifie pas prendre du volume car pour cela, il faut au minimum que l’épaisseur de la glace reste inchangée.


Carte représentant les variations d’altitudes des glaciers de la région centrale du Karakoram sur 5.615km² entre 2000 et 2008.
Les polygones gris indiquent la forme des fleuves de glace exclus des analyses. Les triangles représentent des glaciers en
croissance. Les ronds montrent les masses d’eau gelée stables ou plutôt en décroissance. Environ 41%
des glaciers ont perdu ou acquis au maximum 5m d'épaisseur de glace durant cette période.
© Gardelle et al. 2012, Nature Geoscience
Julie Gardelle du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (LGGE) de l’Université Joseph Fourier de Grenoble s’est intéressée d’un peu plus près à cet événement. En collaboration avec deux autres collègues, l'équipe a effectué diverses analyses de couverture et d’épaisseur des glaces à partir de deux jeux de données provenant de satellites récoltés à 9 ans d’intervalle. Ses résultats, publiés dans Nature Geoscience, sont sans appel. Les glaciers de la région centrale du Karakoram, un site de 5.615km², soit environ un quart de la superficie totale du massif montagneux, sont bien en équilibre ou en train de prendre du volume.

Une région du Globe se refroidit
Deux modèles numériques de terrain de la région, en 3D, ont été réalisés respectivement en février 2000, suite à la Shuttle Radar Topographic Mission (SRTM) menée par la navette Endeavour, puis en décembre 2008, grâce au satellite pour l'observation de la Terre (SPOT 5). Les variations d'épaisseur entre ces deux époques ont ainsi pu être déterminées. Les modèles représentant les glaciers avaient au préalable subi diverses transformations d’homogénéisation. Les deux cartes ont en effet été dressées à différentes périodes de l’année - février et décembre, grâce à deux méthodes distinctes - imagerie radar puis stéréo-optique - et à partir d'engins installés sur des orbites différentes. En moyenne, les glaciers étudiés ont gagné l’équivalent de 11cm d’eau par an avec un écart-type de 22cm durant ce début du XXIe siècle, ce qui signifie, selon les auteurs, qu’ils sont en équilibre.


Le massif du Karakoram a la même origine que la chaîne de l’Himalaya. Il est né de la collision entre les plaques lithosphériques
indo-australienne et eurasienne. Les glaciers qu'il abrite alimenteraient environ 130 millions de Pakistanais en eau potable.
© *_*, Flickr, CC by 2.0
Des variations locales ont néanmoins été observées puisque certaines masses de glace présentent d’importants taux d’amincissement ou, au contraire, d’épaississement jusqu’à 16m par an dans les deux cas. Les eaux capturées auraient évité une augmentation du niveau des mers de 0,006mm par an, une valeur inférieure de près de 0,050mm aux précédentes estimations. L’hypothèse la plus plausible pour expliquer ces résultats est à mettre en relation avec des conditions climatiques locales particulières. Entre 1961 et 2000, la pluviométrie hivernale n’aurait cessé de croître tandis qu’une diminution de la température moyenne estivale a été mesurée. Ainsi, ce petit bout du monde se refroidit. À l’heure actuelle, aucune explication valable n’est disponible pour expliquer ces changements météorologiques locaux. De plus, il n’est pas possible de déterminer quand ils ont débuté et surtout s'ils vont se poursuivre dans le futur. Les auteurs ont malgré tout tenu à préciser un point important dans une dépêche AFP, « ces résultats ne remettent pas du tout en cause le réchauffement climatique global. »

* Nature Geoscience: Slight mass gain of Karakoram glaciers in the early twenty-first century
* Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, du 17 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/rechauffement-les-glaciers-du-karakoram-eux-grandissent_38174/

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