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 Oceanographie, l'actu...

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tanka
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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Dim 27 Nov 2011 - 1:10

Une stalactite sous-marine, phénomène rare de l'Antarctique

Un phénomène rare a été capturé en Antarctique par les cameramen de la BBC, une stalactite sous-marine si grande qu'elle atteint le plancher océanique où elle gèle tout sur son passage.

Une équipe de cameramen de la BBC a filmé un phénomène aussi étrange que spectaculaire, une stalactite sous-marine. Il se produit dans l’Antarctique ou l’Arctique, où l’air au-dessus de l’eau est extrêmement froid, tandis que la température de l’eau n'est que de -2°C environ.

Dans cette vidéo en accéléré, réalisée près de l’île Little Razorback dans la mer de Ross en Antarctique, on voit clairement la stalactite se former et descendre petit à petit vers le sol marin. Puis elle entre en contact avec le fond où elle crée une sorte de ligne de glace, emprisonnant tous les êtres vivants qui se trouvent sur son passage.


La formation de la stalactite sous-marine repose sur une différence de salinité et
de température. Pour obtenir une traduction en français, cliquez sur « cc » pour
que s'affichent d'abord des sous-titres en anglais si ceux-ci n'apparaissent pas
déjà. En passant simplement la souris sur « cc », apparaîtra « Traduire
les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix
de la langue, choisissez « français » puis « ok ».
© BBC, YouTube
Les stalactites tombent à cause du sel
Comment se forme cette stalactite sous-marine ? Lorsqu’à la surface de l'océan, l’eau salée commence à geler, cela provoque le rejet de toutes les impuretés, y compris une grande partie du sel. Ce faisant, ces impuretés créent des petits trous rendant la glace fortement spongieuse.

En sortant de la glace, ces impuretés très froides augmentent la densité de l’eau avec laquelle elles se mélangent. Ceci a deux conséquences, d’abord cette eau très dense ne gèle pas malgré une température très basse, mais en plus elle tombe vers le fond de l’océan car elle est plus lourde.

Lors de cette descente, l'eau dense et très froide entre en contact avec de l’eau normalement salée, laquelle se met à geler. Puis le cycle se reproduit, provoquant la formation de cette stalactite sous-marine vers le fond de l’océan où le processus se poursuit horizontalement.

Ce film spectaculaire a été réalisé sous les ordres de David Attenborough, naturaliste et cinéaste renommé de la BBC, chaîne pour laquelle il a filmé de nombreux documentaires animaliers.


Des cameramen de la BBC ont filmé une stalactite marine.
© Doug Anderson/BBC
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 26 novembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/en-video-une-stalactite-sous-marine-phenomene-rare-de-lantarctique_34860/

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tanka
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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mer 28 Déc 2011 - 0:55

Des drones contre les chasseurs de baleines !

Les écologistes de l'association Sea Sherperd sont partis à la rencontre des navires nippons pour les empêcher de chasser la baleine. Forts de leurs trois navires et leurs deux drones ils peuvent repérer et suivre efficacement les baleiniers. La bataille s'annonce encore plus féroce que les années précédentes.

C'est tous les ans le même refrain mais, à chaque fois, les moyens technologiques montent d'un cran. Alors que la chasse à la baleine a débuté côté nippon, les écologistes de Sea Shepherd partent en campagne contre la flotte japonaise et le moins que l’on puisse dire est que les moyens mis en œuvre sont colossaux, dignes des guerres les plus modernes. Déjà, il y a deux ans, les occupants d'un navire de l'association Sea Shepherd, le Ady Gil, lançaient des boules puantes à bord du baleinier Shonan Maru 2 et tentaient de bloquer ses hélices avec une corde. Le bateau ainsi agressé s'est fait attaquant et a violemment heurté le Ady Gil.

Sea Shepherd écourte la chasse en 2011
Pire, en févier 2011, alors que les baleiniers nippons avaient mis le cap sur l’Océan Austral (ou Antarctique), plusieurs navires appartenant à l’association Sea Shepherd les avaient interceptés. D’abord repérés par hélicoptères, les Japonais avaient ensuite été pris à l’abordage. Et après quelques semaines de lutte en mer, les pêcheurs avaient dû écourter leur campagne. Autant dire que leur honneur est atteint et qu’il ne s’agit pas de subir une seconde déroute d’affilée.


En janvier 2010, l'Ady Gil est percuté par le Shonan Maru, baleinier japonais.
© Sea Shepherd, Dailymotion
Des moyens sophistiqués
L’association écologiste possède des ressources. Loin des simples boules puantes, c’est avec des drones que les membres de Sea Shepherd suivent cette année les embarcations nippones. Dans un premier temps, celles-ci avaient été repérées par le Bob Barker et le Steve Irwin, deux des navires de Sea Shepherd. Mais des bateaux de sécurité, qui escortent les baleiniers - nouveauté de cette année, étaient venus à leur rencontre, empêchant la poursuite.

Les drones ont ainsi été déployés afin de suivre les navires de pêches. Le passage laissé libre par les escortes, occupées à bloquer le Steve Irwin, le Bob Baker et le Brigitte Bardot ont ainsi pu retourner au combat. Les écologistes ont donc cueilli les Japonais à environ 800km à l’Ouest de l’Australie, soit bien avant la zone de pêche. C’est à partir de maintenant que le combat commence et il s’annonce féroce, le but étant d’empêcher la flotte nippone de pénétrer dans la zone de pêche.


Le Steve Irwin, en 2007, dans les eaux de l'Antarctique.
© Guano, Flickr, cc by sa 2.0
Il faut dire que la chasse à la baleine déchaîne les passions et que les chasseurs japonais de baleines ont tendance à se moquer de la communauté internationale. Malgré son interdiction en 1986, les Japonais poursuivent la pêche sous couvert d'étude scientifique, ce qui a le don d’exaspérer les pays qui ne veulent pas de cette chasse, Australie en tête. Au cours de ces 15 dernières années, environ 15.000 baleines ont ainsi été pêchées, tandis que la Commission baleinière internationale ferme les yeux sur cette chasse commerciale qui ne dit pas son nom.

Les aides aux victimes de Fukushima financent la chasse
En outre, récemment, des fonds normalement destinés aux victimes de l’accident de Fukushima ont été alloués à la pêche à la baleine. Encore une fois, le gouvernement japonais a quelque peu rusé prétextant que certains villages pêcheurs avaient été touchés par le tsunami – ce qui est vrai ! Ce subterfuge avait suscité la colère des ONG et représente un argument supplémentaire pour Sea Shepherd.

L’association américaine se veut pacifiste mais chaque année, les affrontements sont plus violents pour protéger la vie des baleines. Espérons néanmoins que la vie des hommes engagés dans la bataille ne soit pas en jeu.


Le moratoire sur la chasse à la baleine à débuté en 1986 mais le Japon continue la chasse sous couvert d'étude scientifique.
© Sea Shepherd
* Sea Shepherd
* Sea Shepherd - France
* Commission baleinière internationale
* Permis de chasse spéciaux depuis 1988

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 27 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/des-drones-contre-les-chasseurs-de-baleines_35554/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mer 28 Déc 2011 - 21:19

L'électricité peut aider les coraux et les huîtres à croître !

L’électricité au secours des coraux, des huîtres ou encore de la posidonie, telle pourrait être la devise du procédé Biorock. Des organismes vivants, nécessitant divers minéraux pour se développer, ont été fixés sur des structures métalliques traversées par un courant de faible intensité. Résultat, un taux de croissance accru et une résistance exceptionnelle à la pollution.

De nombreux récifs coralliens ont été fortement endommagés par des actions anthropiques (pollutions, pêches à la dynamite et au cyanure) ou par des phénomènes météorologiques (ouragans, cyclones, etc…). Les récifs doivent dorénavant faire face à deux problèmes supplémentaires, le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'augmentation de l'acidité des mers fragilise les structures minérales bâtie par les coraux. Vingt pour cent des récifs auraient déjà disparu et 56% seraient en danger.

Depuis les années 1990, de nombreux programmes de préservation et de repeuplement des récifs ont été mis en place. Certains prévoient de déplacer des colonies entières. D'autres reposent sur l'immersion de blocs de béton aux formes variées. Original, le programme Biorock fait appel... à l'électricité. Des structures métalliques, sur lesquelles des coraux ont été fixés, sont immergées et parcourues par un courant de faible intensité provoquant une électrolyse de l'eau. Une cristallisation de carbonate de calcium CaCO3, nécessaire à la croissance des coraux, est alors observée à la surface du dispositif. Les coraux installés sur les armatures électrifiées ont ainsi aisément accès à l'élément le plus essentiel à leur croissance. Thomas Goreau, biologiste et président de la Global Coral Reef Alliance et de Biorock Corp., nous parle de ce dispositif. « L'inventeur de Biorock est l'architecte allemand Wolf Hilbertz qui développa le procédé dans les années 1970. Son objectif premier était de produire des matériaux de construction à partir de la mer. » Durant ses expériences, l'architecte observa qu'une grande quantité d’huîtres se fixaient sur ses structures et se développaient rapidement. De cette observation est née l'idée d'employer l'électricité pour repeupler des écosystèmes marins.

Thomas Goreau et Wolf Hilbertz ont collaborer à partir des années 1980 pour développer « des projets se concentrant sur la restauration des récifs coralliens ». Il y a donc plus de 30 ans que le procédé a été découvert mais il a fallu attendre les années 2000 pour qu'il dépasse le cadre expérimental et soit employé dans des programmes de repeuplement des récifs. Wolf Hilbertz est décédé en 2007 mais Thomas Goreau poursuit le développement et la promotion de leur projet.

Taux de croissance triplés
Thomas Goreau nous présente les objectifs du procédé. « Les projets Biorock visent à construire des structures sur lesquelles des organismes peuvent se fixer, augmenter leur vitesse de croissance, avoir de plus grandes chances de survie et acquérir une meilleure résistance face aux perturbations environnementales. »


Comparaison d'une structure métallique parcourue par un courant selon le procédé Biorock un an après son installation
(à gauche) et deux ans plus tard (à droite). Cette installation se trouve aux Maldives.
© Biorock.net
Des suivis scientifiques, menés en Thaïlande et ailleurs dans le monde, montrent que les objectifs sont atteints. Le taux de croissance des coraux est 3 à 5 fois supérieur à celui mesuré en conditions naturelles. Les coraux sont en parfaite santé comme le confirment leurs formes et leurs couleurs. Ils possèdent un plus grand nombre de zooxanthelles, des algues symbiotiques nécessaires à leur survie, qui se multiplient plus rapidement.

Les coraux fixés aux dispositifs électrifiés sont également plus résistants face aux dégradations de la qualité de l’eau et au réchauffement climatique. Le taux de survie « des coraux Biorock » est de 16% à 50% supérieur à la normale. Les coraux ne sont pas les seuls à profiter des expériences puisque de nombreuses communautés d'organismes trouvent refuge au sein des structures métalliques. Les modules immergés jouent donc le rôle de réservoirs de biodiversité.

Efficace aussi pour les huîtres et les posidonies
Les expériences ne sont pas seulement limitées à des coraux vivants dans les mers du Sud. « Le procédé peut fonctionner partout où il y a de l’eau salée, précise Thomas Goreau. En eau froide, nous avons fait grandir des récifs d’huîtres. Nous avons également restauré des herbiers de posidonies et des marais salants. » De fait, des chercheurs ont utilisé le système pour accélérer la croissance des coraux, avec succès, dans les eaux froides de la mer du Nord et à plus de 40m de profondeur. Ce dispositif pourrait dès lors être utilisé pour repeupler les fonds marins dégradés par la pêche ou par les activités pétrolières. D'autres organismes ont besoin de CaCO3 pour se développer correctement. Ainsi, des huîtres perlières Pinctada maxima ont vu leurs taux de croissance et de survie augmentés significativement durant des expériences menées au Japon. Par ailleurs, des huîtres fixées à des structures électrifiées survivent en eaux polluées là où les autres huîtres meurent. Le procédé Biorock pourrait être employé dans des estuaires pollués pour favoriser le recrutement d'huîtres. Grâce à leur pouvoir de filtration, celles-ci participeraient alors à l'assainissement des eaux.

Des expériences ont été menées en Méditerranée en 2008 mais cette fois sur la posidonie (Posidonia oceanica), cette plante verte marine à croissance lente (1cm de rhizome par an en moyenne) jouant un rôle primordial dans les écosystèmes marins côtiers, notamment en France. Ces herbiers fournissent de l'oxygène en quantité et un refuge pour de nombreuses espèces animales. Des posidonies ont pu se développer et grandir dans des eaux polluées lorsqu'elles étaient fixées à un cadre électrifié. Ce système permettrait de repeupler des milieux côtiers dégradés avec des posidonies alors qu'elles n'y survivent habituellement pas.

Le système Biorock permettrait donc de restaurer efficacement de nombreux écosystèmes aquatiques marins. Le mot de la fin revient à Thomas Goreau. « Nos résultats sont tellement prometteurs que nous espérons voir notre système utilisé à grande échelle. En effet, il est moins onéreux et plus efficace que tout ce qui se fait actuellement. »


A gauche: le dispositif Biorock peut s'installer au large ou dans des régions dépourvues de réseau électrique ou de générateur.
Il est alors alimenté par des panneaux solaires. A droite et en haut: lors de l'application du courant, un phénomène
d'électrolyse provoque le dépôt de CaCO3 sur les structures métalliques. A droite
et en bas: photographie montrant ce dispositif en milieu naturel.
© Biorock.net
* Présentation du procédé Biorock
* Global Coral Reef Alliance
* Résultats d'études scientifiques testant le procédé Biorock.
* Site dédié à Wolf Hilbertz et à ses travaux
* Biographie de Thomas Goreau (en anglais)

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 28 décembre 2011
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/lelectricite-peut-aider-les-coraux-et-les-huitres-a-croitre_35546/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Ven 6 Jan 2012 - 1:27

Une faune inconnue dans les sources hydrothermales de l’Océan Austral

Certains affirment que l’on connaît mieux la surface de la Lune que les fonds marins. Des campagnes d’observation de sources hydrothermales dans les Océans Indien et Austral leur donnent raison. De nombreuses espèces animales inconnues ont été découvertes. Plus étonnant, les fonds de l’océan Austral possèdent une faune hydrothermale unique au monde.

Le fond des océans est parcouru par un réseau de dorsales - ou rifts, où les plaques tectoniques s’écartent les unes par rapport aux autres. Du magma remplit rapidement les vides créés. Son refroidissement provoque l’apparition de fissures et de crevasses dans lesquelles l’eau peut s’infiltrer et descendre jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Une fois réchauffée, parfois jusqu’à plus 350°C, l’eau remonte vers le plancher océanique où elle est expulsée. On parle alors de source hydrothermale. Malgré l’environnement rude, pas de lumière, eau riche en sulfures divers, les sources hydrothermales constituent de véritables oasis pour de nombreuses espèces animales abyssales.

Une équipe composée de membres des Universités d’Oxford et de Southampton, du National Oceanography Centre et du British Antarctic Survey a décidé d’aller explorer des sources hydrothermales situées sur la dorsale de Scotia dans l’Océan Austral. Peu de recherches ont été menées sur ce site. Les observations ont été réalisées à l’aide d’un engin sous-marin téléguidé baptisé Rov. Le rapport d’expédition est publié dans Plos Biology.

De nombreux organismes animaux inconnus ont été répertoriés. Des crabes Yéti jamais observés vivent au sein de grandes colonies autour des cheminées. Il s’agirait de l’espèce dominante des écosystèmes hydrothermaux de l’Antarctique. C'est la première fois qu'une espèce appartenant à ce groupe est trouvée en dehors du Pacifique. De nouvelles étoiles de mer prédatrices ont été remarquées sur des champs de cirripèdes, des crustacés fixés. Le Rov a également filmé une pieuvre blanche à plus de 2.400m de profondeur.


Cette pieuvre a été épiée par un engin sous-marin télécommandé à 2.400m de profondeur
sur la dorsale de Scotia, Océan Austral. Il s'agit d'un des nombreux clichés
pris durant une expédition menée à bord du RRS James Cook.
© University of Oxford
Un élément a tout particulièrement surpris les chercheurs, l'absence de toute espèce de ver, de moule, de crabe ou de crevette, habituellement rencontrées sur les sources hydrothermales du Pacifique, de l’Atlantique et de l’Océan Indien. L’Océan Austral agirait comme une barrière pour les organismes hydrothermaux "classiques". Une conclusion s’impose, les écosystèmes hydrothermaux sont plus diversifiés et plus complexes qu’il n’y paraît.

Le ''crabe Yéti'' devient la star des fonds océaniques
Le navire d’exploration, le RRS James Cook, s’est également arrêté dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien afin d’examiner les sources hydrothermales du dragon, au Sud-Ouest de la dorsale indienne. L’activité volcanique sous-marine est moins intense dans cette région du monde. Les sources sont donc plus espacées. L’objectif des observations est d’étudier l’impact de la distance existant entre les différents sites sur les communautés d’organismes. Les résultats obtenus vont être analysés mais il apparaît déjà qu’une nouvelle espèce de "crabe Yéti" aux bras courts a été découverte. Il est décidément partout ce crabe ! De plus, des concombres de mer ou holothuries ont été observés pour la première fois en dehors des sources hydrothermales du Pacifique Est.

Tous ces résultats montrent à quel point nos fonds océaniques sont peu connus alors qu’ils présentent une biodiversité importante. Ils méritent donc toute notre attention. Malgré cela, la Chine vient de recevoir les autorisations requises pour extraire des minerais au niveau des sources hydrothermales. Ces zones abritent en effet de grandes quantités de cuivre, de zinc, d’or et d’uranium.


Les "crabes Yéti" s'agglutinent les uns sur les autres pour former des colonies
de tailles impressionnantes à proximité des sources hydrothermales.
© University of Oxford
* Plos Biology: The Discovery of New Deep-Sea Hydrothermal Vent Communities in the Southern Ocean and Implications for Biogeography
* The Guardian: Exotic creatures discovered living at deep-sea vent in Indian Ocean

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 5 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/une-faune-inconnue-dans-les-sources-hydrothermales-de-locean-austral_35804/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Dim 15 Jan 2012 - 22:54

Des bactéries dévoilent la vie méconnue de la croûte océanique

Difficile d'accès, le fond des océans reste aujourd'hui largement méconnu alors qu'il abrite le plus grand écosystème de la planète, au sein de la croûte océanique, sous les sédiments marins. Un milieu quasiment inexploré qu'un programme international de forages commence à révéler.

Les océans recouvrent plus de 70% de la surface du Globe. Pourtant, la connaissance des fonds marins reste limitée. Les grandes profondeurs et les pressions élevées rendent leur exploration difficile. Les planchers océaniques se composent pour la plupart de sédiments pouvant abriter des organismes en grand nombre : ils hébergeraient un tiers de la biomasse totale de la Terre. Mais ce ne serait que la partie émergée de l'iceberg. Ces sédiments reposent sur une croûte océanique composée de roches basaltiques provenant du refroidissement du magma qui s’immisce entre deux plaques tectoniques divergentes. Une partie de cette croûte serait habitable par des microorganismes. Cette zone aurait un volume dix fois supérieur à celui des sédiments ! Pourtant, elle demeure quasi inexplorée et donc inconnue de la science.

Le programme international de forages océaniques scientifiques IODP (Integrated Ocean Drilling Program), auquel la France participe activement, a décidé de s’attaquer à ce problème. Une expédition nommée « Mid-Atlantic Ridge Microbiology » a eu lieu durant les mois de septembre à novembre 2011, sur le navire Joides Resolution. L'objectif de cette mission était de mettre en place le matériel nécessaire à la réalisation des expériences scientifiques. Le site d'étude se trouve dans la zone appelée « North Pond », sur le flanc ouest de la ride médioatlantique.

La croûte océanique, le plus grand des écosystèmes
Deux dispositifs expérimentaux, dénommés Cork (Circulation Obviation Retrofit Kits), ont été enchâssés dans les fonds océaniques, à 4.400m de profondeur, grâce à des forages réalisés depuis le navire. Ils contiennent de nombreux appareils mesurant la pression, la température et analysant les liquides et la faune bactérienne. D'une durée de vie de 10 ans, ils seront utilisés pour étudier l’activité biologique des sédiments et des basaltes sous-jacents durant au moins 5 ans. par ailleurs, des échantillons de basaltes et de sédiments ont été prélevés lors de la mise en place des laboratoires sous-marins.


Cette vidéo (en anglais) présente les Cork mis en place par l'Expédition Mid-Atlantic
Ridge Microbiology
durant le second semestre 2011. Les résultats
vont fournir de précieuses informations sur les communautés
biologiques vivant dans la croûte océanique.
© OceanLeadership, Youtube
Concrètement, les expériences à venir devraient fournir des réponses à trois questions:

- Quelle est la nature de la faune microbienne de la croûte océanique ?
- Quelle est l’origine des communautés biologiques rencontrées ?
- Quel est leur rôle dans l'altération de la croûte océanique ?


Les laboratoires sous-marins ont été installés à 4.400m de profondeur, sur la ride médioatlantique (point jaune sur la carte). Les dorsales
océaniques parcourent plus de 64.000km au fond des océans. La ride médioatlantique à elle seule est longue de 7.000km.
© IODP-USIO
De nombreuses et précieuses informations sur la nature et l’ampleur de la vie biologique de la croûte océanique devraient bientôt être disponibles, qui permettront de mieux comprendre le fonctionnement du plus grand écosystème de la planète. Les scientifiques espèrent également comprendre le rôle joué par les bactéries sur la morphologie des océans et sur les croûtes océaniques en cours de formation. Les résultats sont donc attendus avec impatience.

* Programme international de forages océaniques scientifiques IODP (Integrated Ocean Drilling Program)
* IODP Expedition 336: Mid-Atlantic Ridge Microbiology

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 15 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/des-bacteries-devoilent-la-vie-meconnue-de-la-croute-oceanique_35985/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Jeu 19 Jan 2012 - 0:00

VAIMOS, le premier drone à voile pour l’exploration des mers

Des voiliers autonomes pourraient bientôt explorer les mers et océans du monde à moindre coût. Une équipe de l'Ifremer vient de tester un de ces drones véliques ce 17 janvier 2012 au départ de la rade de Brest. L'expérience a dû être interrompue au milieu de la nuit mais un record a été battu. Présent à bord, Olivier Ménage, animateur de ce projet VAIMOS, explique à Futura-Sciences les principes, mais aussi les péripéties de cette nuit mouvementée.

Les scientifiques disposent de peu de données sur les caractéristiques de l’interface océan-atmosphère des mers et océans du Globe. Pourtant ces informations sont nécessaires à la compréhension de nombreux phénomènes océaniques et climatiques, par exemple pour concevoir des outils de modélisation. Mais comment faire pour multiplier les mesures durant de longues périodes et à moindre coût ? Les océanographes ont une réponse pour les années à venir. Les engins automatiques sillonnant les mers pour enregistrer une multitude de paramètres. Dans cette famille s'inscrit l'original projet VAIMOS, abréviation de « Voilier Autonome Instrumenté de Mesures Océaniques de Surface ». Il s’agit d’un robot propulsé par le vent capable de gérer seul sa navigation.

Un de ses concepteurs, Olivier Ménage, nous confie, « Nous lui donnons une route grâce à une succession de points et lui se débrouille pour naviguer. Il règle ses voiles et régule son cap en fonction des conditions rencontrées. » Une éolienne à axe vertical fournit l’énergie nécessaire au fonctionnement du bateau. Son autonomie pourrait s'élever à plusieurs semaines.


Ce drone propulsé par le vent a été réalisé par 4
personnes avec un budget total de 20.000€.
© Olivier Ménage, Youtube
Un test grandeur nature a eu lieu ce 17 janvier 2012 au départ du port du Moulin blanc, dans la rade de Brest. L’objectif était de faire parcourir 100 miles nautiques, soit environ 185km, à l'engin en totale autonomie. Un bateau accompagnateur était chargé d'assurer sa sécurité et de récolter ses paramètres à distance grâce à une connexion Wi-Fi. « On pourrait utiliser une liaison satellite Iridium pour ajuster les paramètres et refaire des programmations si l'on souhaite envoyer le voilier en haute mer », nous précise tout de même Olivier Ménage.

Record de distance pour un drone à propulsion vélique
Un record a été battu même si le VAIMOS n’a pas parcouru l’intégralité de la distance. « Les tests ont démarré hier matin, le 17 janvier 2012 à 8h00. Il était prévu d’être de retour à Brest cet après-midi du 18 janvier. En fait, nous avons été obligés d’arrêter la mission pendant la nuit. Vers 2h00 du matin, nous nous sommes rendu compte que le voilier perdait de la vitesse. Le réglage des voiles n’était plus optimal. On a continué à avancer malgré tout. Vers 4h00 du matin, le bateau accompagnateur a commencé à faire des bruits suspects. Vu la difficulté de la navigation - beaucoup de bateaux de pêche et de cargos - et voyant que notre prototype avait entretemps battu le record de 100km, on a préféré arrêter là et se mettre à l’abri dans la baie de Douarnenez. »

Le drone à propulsion vélique a néanmoins parcouru 105km, soit 5km de plus que le record établi par le robot voilier Iboat II de 2,4m de l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace de Toulouse.

VAIMOS, outil de surveillance des mers
VAIMOS embarque de nombreux capteurs pouvant effectuer des mesures fines et continues (température, salinité, turbidité et chlorophylle) à 10cm et 1m sous la surface de l’eau. « Le voilier perturbe peu son environnement. Les mesures sont plus précises que ce que l’on obtient avec un navire de 80m. Par ailleurs, ces navires effectuent leurs prélèvements à environ 2m. Ils ne caractérisent pas l’interface eau-atmosphère, même si c’est proche de la surface. »


VAIMOS mesure 3,65m de long et pèse 300kg. Il peut atteindre une vitesse comprise entre 3 et 6 nœuds, soit 5 à 11km/h.
© Patrick Rousseaux, Ifremer
Le drone complète le travail des satellites. « Notre voilier serait capable d'effectuer des mesures en simultané sur certaines zones. Les données acquises pourraient être utilisées pour recalibrer des satellites et comprendre les défauts de certaines de leurs données - ils pourraient être causés par des processus biologiques mais ce n'est vérifiable que sur le terrain. » Un voilier robotisé présente de nombreux avantages par rapport aux méthodes de prélèvements actuelles.

« Les bouées ancrées font des mesures ponctuelles. Leur mise en place est lourde et onéreuse. Les bouées dérivantes ne sont pas contrôlées. Elles perdent leur intérêt en sortant passivement des zones d’études. Les bateaux océanographiques restent peu de temps sur site pour un coût très élevé, nous explique Olivier Ménage. Notre voilier pourrait être envoyé dans des zones reculées, comme aux abords du Groenland, faire de la surveillance pendant de longues périodes puis revenir, le tout pour un coût largement moindre. »

Quel avenir pour le prototype ?
Le prototype actuel doit encore évoluer pour mieux affronter la haute mer. Il pourrait également être équipé d’un système AIS lui permettant de percevoir son environnement et d’éviter d’éventuels obstacles. Les futurs bateaux ne seront pas forcement de plus grandes tailles. « Nous allons rassembler un comité avec tous les scientifiques potentiellement intéressés. L’objectif sera de définir le bateau du futur. Certains les voient petits et nombreux, pour faire de la surveillance de zone en meute. D’autres envisagent plutôt une énorme embarcation avec une grande autonomie et de multiples capteurs. Ce sont des choses différentes. Nous ne savons pas encore vers quoi nous allons nous orienter. »


VAIMOS pourrait être utilisé pour valider les observations faites au moyen de satellites de type SPOT. Il permettrait de vérifier
des défauts observés dans les photographies satellites et qui pourraient correspondre en fait
à l'expression de processus biologiques particuliers à la surface de l'eau.
© Cnes
Les évolutions du projet devraient être connues en 2012. Le travail de l'équipe animée par Olivier Ménage sera suivi par Futura-Sciences avec attention. La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce à des collaborations établies entre le Laboratoire de Physique des Océans (LPO), l’équipe robotique ENSTA Bretagne et l’unité Recherche et Développements Technologiques, service Électronique Informatique et Mesures (RDT/EIM) in situ de l’Ifremer.

* Ifremer: Le robot voilier intelligent VAIMOS va parcourir 100 milles marins en complète autonomie entre Brest et Douarnenez

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 18 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/vaimos-le-premier-drone-a-voile-pour-laexploration-des-mers_36122/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Sam 4 Fév 2012 - 1:30

Le plus grand écosystème microbien du monde se cacherait dans la croûte océanique

Sous le fond des océans, dans la partie hydratée de la croûte océanique, prospère un gigantesque écosystème, un des plus vastes de la planète et quasiment inconnu. C'est ce que révèle l'étude d'une équipe de chercheurs français de l’Institut de Physique du Globe de Paris et italiens de l’Université de Modena e Reggio Emilia. Cet écosystème géant joue sans doute un rôle important aujourd'hui et, de plus, aurait pu abriter les premières formes de vie.

Les roches du manteau terrestre, appelées péridotites, portées à l’affleurement au fond des océans par le jeu de la tectonique, constituent des environnements d’un intérêt majeur pour le cycle du carbone profond. Ces roches, instables en présence d’eau, ont la capacité remarquable de générer d’importantes quantités d’hydrogène par l’hydratation des silicates qui les constituent. Cet hydrogène, en réduisant le CO2 provenant de l’eau de mer ou du manteau, peut conduire à la formation dite « abiotique » de méthane et d’hydrocarbures légers. Ces produits dérivés de l’hydratation des péridotites fourniraient, en outre, l’énergie métabolique nécessaire au développement de communautés microbiennes en profondeur, loin de toute source d’énergie photosynthétique.

Des anomalies en H2 et CH4, soutenant des écosystèmes autotrophes, ont été mises en évidence sur le plancher océanique, au niveau de champs hydrothermaux de basses températures, comme le spectaculaire site de Lost City situé sur le massif Atlantis près de la ride médioatlantique. Mais qu’en est-il exactement en profondeur ? Jusqu’à la récente étude publiée dans Nature Geoscience, on ne disposait pas de preuves directes de l’existence d’écosystèmes profonds nourris par les éléments volatils dérivant du manteau terrestre dans les profondeurs de la lithosphère océanique.

Détection de carbone d'origine biologique
Cette étude a été menée sur des échantillons de péridotites hydratées (altérées ou encore « serpentinisées »), collectés par dragage le long de la ride médioatlantique à 4-6°N. Elles hébergent des chapelets d’hydrogrenats (cristaux de grenats hydratés) dont le cœur est fortement affecté par de la dissolution. Des investigations en microscopie électronique et spectroscopie Raman ont permis d’y détecter des accumulations de carbone organique endogène d’origine biologique. Ces hydrogrenats semblent donc servir de substrat à des micro-organismes chimiolithoautotrophes qui utiliseraient les produits dérivés de la serpentinisation pour se développer. Le taux de maturation thermique de cette matière carbonée permet de déterminer le domaine de température entre 80°C et 100°C, où a eu lieu le processus, soit une profondeur d’occurrence dans les deux premiers kilomètres de la lithosphère océanique serpentinisée.


Observations en microscopie électronique à balayage de niches microbiennes hydrogrenats en bleu) au sein de pyroxènes
serpentinisés, mettant en évidence des assemblages atypiques de minéraux (serpentines polyhédrales, en vert,
et oxydes de fer, en rouge) intimement associés à des molécules organiques dont la signature obtenue
par spectroscopie Raman atteste d’une origine biologique (reliques du "biofilm" en jaune).
© IPGP (CNRS, Université Paris-Diderot, PRES Sorbonne Paris Cité)/
[i]Università di Modena e Reggio Emilia
Plus grand habitat microbien au monde
Les deux tiers de la lithosphère créée le long des 60.000km de rides océaniques sont majoritairement constitués de péridotites qui, aux dorsales lentes et ultralentes (taux d’expansion < 60mm/an), affleurent au niveau du plancher océanique et sont ainsi serpentinisées. De plus, l’eau de mer y circule en profondeur sur plusieurs km. En considérant ces deux aspects, il se pourrait que ces environnements constituent le plus grand habitat microbien sur Terre. Se pose alors la question du rôle de ces écosystèmes profonds dans la fixation du carbone, du taux de productivité primaire associé, et des facteurs physicochimiques qui limitent cette production. Négligée jusqu’à présent dans les modèles globaux, cette vie intraterrestre semble toutefois jouer et avoir joué un rôle clé dans l’évolution de notre planète en tant que médiateur des flux élémentaires entre lithosphère, océans et atmosphère.

Origine de la vie ?
Ces nouvelles signatures du vivant reportées dans un contexte rappelant l’environnement de notre Terre Hadéenne entre 4,5 - 3,8 milliards d'années, ouvrent également des perspectives intéressantes autour de l’émergence de la vie sur notre planète. Pour que les premières cellules vivantes puissent apparaître à partir de CO2, de roches et d’eau, une source soutenue d’énergie est nécessaire. La serpentinisation, désormais considérée avec une attention croissante, apparaît comme un candidat de choix.


Le site hydrothermal Lost City, sur la ride médioatlantique, a été découvert en 2010. Des réactions chimiques
de serpentisation favorisent les basses températures de 40°C à 91°C, et un pH alcalin de 9 à 11.
Le site abrite de nombreuses cheminées blanches composées de carbonates.
© IFE, URI-IAO, UW, Lost City science party et NOAA
Source naturelle d’énergie chimique, elle aurait pu fournir les premières voies biochimiques qui sous-tendent l’apparition et le développement d’écosystèmes microbiens, exploitant, plutôt que provoquant, des processus géochimiques existants. Dans cette perspective, les hydrogrenats ont dès lors pu constituer un environnement prébiotique plus que favorable.

* Nature Geoscience: Life in the hydrated suboceanic mantle

Source: CNRS, le 27 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/le-plus-grand-ecosysteme-microbien-du-monde-se-cacherait-dans-la-croute-oceanique_36286/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Lun 6 Fév 2012 - 19:45

Ecoutez des sons enregistrés à 642m de profondeur

Les chants d’oiseaux, de dauphins ou de baleines sont étudiés et analysés par de nombreux passionnés. Mais connaissez-vous ceux des poissons ? Une équipe américaine a immergé un hydrophone pendant 24h à plus de 600m de profondeur. Des sons ont été identifiés… mais pas tous. Voulez-vous les écouter ?

Les zones profondes des océans grouillent de vie. Les images ou les vidéos montrant des poissons parfois monstrueux, des calmars vampires ou encore des crabes velus, sont nombreuses. Avez-vous déjà écouté cette vie ? Alors la mer n’est finalement pas le monde du silence ? Non, car les poissons, comme les cétacés, peuvent produire des sons. Mais pour quoi faire ? Pour discuter ! La communication visuelle n’est pas toujours efficace dans un monde où la lumière est absente. Une équipe de biologistes de l’Université du Massachusetts Amherst a immergé un hydrophone à 642m de profondeur, sous la surface de l’Atlantique Nord dans un canyon au Sud de George Bank, dans le golfe du Maine. Beaucoup de sons d’origine biologique ont été enregistrés. Certains ont été émis par des baleines à bosse, des baleines pilotes ou encore des dauphins. En revanche, douze enregistrements n’ont pas pu être associés à des espèces précises. Il pourrait s'agir de sons de cétacés ou... de poissons.


L'hydrophone se trouve dans la boule verte, sous la main gauche de Juan Espana. C'est en effet ce pêcheur qui s'est
chargé de mettre en place le dispositif, situé au centre d'un panier à crabes, et de le récupérer après 24h.
Preuve qu'il n'est pas toujours nécessaire d'avoir un navire onéreux pour étudier le fond des mers.
© UMass Amherst
Écouter les profondeurs
Voici trois enregistrements réalisés à de grandes profondeurs par Rodney Rountree (l'utilisation d'un casque est conseillée):

- - un son « duck-like » d'origine inconnue…
- - un son « whisle » associé à une émission acoustique inconnue…
- - un troisième son non-identifié

Un outil d'étude non destructif
Outre l’aspect ludique de ce sujet, les chercheurs ont pu caractériser l’activité sonore entendue à de grandes profondeurs, en comptabilisant les différents sons produits (Grunt, drumming ou duck-like call) par minutes durant 24h. Ils ont ainsi montré qu’il existait des pics de fréquence et de volume à différents moments de la journée. Par exemple, les sons de rorquals communs et de dauphins sont plus importants durant la nuit. Ces travaux font l’objet d’un chapitre dans le livre intitulé, The Effects of Noise on Aquatic Life (édition Springer). Les chercheurs précisent que certains sons biologiques sont de faible amplitude. Les bruits générés par l’Homme pourraient potentiellement causer divers problèmes aux espèces pouvant soit les produire, soit les percevoir.


Ce Macropinna microstoma a la curieuse caractéristique d'avoir un crâne transparent. Ses yeux peuvent regarder
vers le haut, à travers le crâne. L'avenir nous dira peut-être qu'il sait également produire des sons...
© MBARI
La signification des émissions sonores reste souvent inconnue, tout comme leur importance au sein des écosystèmes aquatiques. Rodney Rountree souhaiterait parvenir à associer un comportement à chacun d’eux. Selon lui, l’écoute passive des émissions acoustiques produites par des organismes aquatiques serait parfaitement adaptée à l’étude de certains milieux. Elle aurait l’avantage de ne causer aucun dégât à l’animal ou à son environnement. En attendant, Rodney Rountree et son équipe ont décidé de sensibiliser le public en mettant gratuitement leur collection de sons à la disposition de tous sur Internet.

* Fishecology.org: Do deep sea fishes make sounds?
* Fishecology.org: Bibliothèque de son de poissons et autres
*
Springer: The Effects of Noise on Aquatic Life

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 31 janvier 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/ocean-ecoutez-des-sons-enregistres-a-642-metres-de-profondeur_36355/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mer 8 Fév 2012 - 1:52

En mer, des microalgues désinfectent chaque matin leur environnement

La compétition est rude au fond des mers et des océans. L’espace coûte cher, tout comme l’accès à la lumière. Une microalgue a trouvé un moyen efficace pour éliminer ses concurrents. Tous les jours, au lever du soleil, elle libère du bromure de cyanogène… un poison utilisé comme arme chimique durant la première guerre mondiale. Cette solution est des plus radicales !

Les biofilms s’observent principalement dans des milieux aqueux. Ils correspondent à des communautés de micro-organismes interagissant de manière plus ou moins complexe. Leur agencement spatial est fortement régulé par une communication chimique entre les individus. Des phénomènes de compétition ne sont pas rares, garantissant l’accès à la lumière - cas des organismes photosynthétiques - ainsi qu'à un espace permettant une croissance sereine. Les microalgues, dominantes au sein des biofilms, ne se mélangent pas souvent aux autres organismes et vivent en groupe.

Des chercheurs de l’Université de Gand en Belgique et de l’Université Friedrich Schiller de Jena en Allemagne ont voulu comprendre les interactions pouvant exister entre une microalgue benthique, Nitzschia pellucida, et ses concurrents. Leurs résultats, présentés par Bart Vanelslander dans la revue Pnas, décryptent la nature des signaux chimiques échangés au sein de ce petit monde.


Nitzschia pellucida est une diatomée que l'on peut trouver dans les eaux de la Manche. Malgré ses 70 microns
de longueur, elle est une concurrente redoutable et hautement toxique pour
tous les organismes voulant entrer en compétition avec elle.
©
www.diatomloir.eu
Chaque matin, dès que les premiers rayons du soleil pénètrent l’eau, Nitzschia pellucida produit et excrète du bromure de cyanogène. Il s’agit d’une substance hautement toxique qui fut utilisée comme arme chimique durant la première guerre mondiale ! Cette diatomée commencerait donc sa journée d'un bon pied, en faisant fuir ou en éliminant les éléments perturbateurs. Une hygiène plutôt… toxique. Le fond des mers serait donc désinfecté tous les matins partout où cette algue se trouve.

Un poison métabolique très puissant
Le Bromure de CyaNogène (BrCN), habituellement utilisé dans l’extraction du minerai d’or, est aussi un puissant poison métabolique. Chez les algues, il provoque une décoloration des chloroplastes, réduit l’efficacité de la photosynthèse, inhibe la croissance et peut même causer une mortalité massive. Cette étude recense pour la première fois un organisme capable de synthétiser naturellement ce composé chimique. À l’heure actuelle, il ne semble pas avoir de conséquence sur la diatomée productrice, mais des expérimentations doivent encore le démontrer. Le pic de synthèse du poison survient entre 2h et 4h après le lever du soleil. Les concurrents mettent en général moins de 2h pour fuir.


Les diatomées sont des microalgues vivant en milieux aqueux et possédant un squelette siliceux. Plus de 100.000 espèces
sont répertoriées. Les formes pélagiques constituent la majeure partie du phytoplancton. Certaines d'entre elles sont
capables de produire des substances bactéricides, des antibiotiques ou même des toxines pour l'Homme.
© NOAA, DP
Georg Pohnert, un des auteurs de l’étude, précise que ces résultats sont informatifs. Les recherches ont été menées dans un cadre fondamental. Le bromure de cyanogène n’est pas utilisable à grande échelle pour lutter contre les algues car… il détruirait toute vie à l'exception, sans doute, de Nitzschia pellucida.

* Pnas: Daily bursts of biogenic cyanogen bromide (BrCN) control biofilm formation around a marine benthic diatom

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 1er février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/en-mer-des-microalgues-desinfectent-chaque-matin-leur-environnement_36418/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mer 8 Fév 2012 - 2:00

Une banque de sperme de corail pour protéger la Grande Barrière

La Grande Barrière de corail est en danger. Pour tenter de la préserver, une banque de sperme de corail a été constituée. Elle pourrait faire renaître certaines espèces en cas d'extinction et protéger non seulement les coraux mais aussi l'ensemble de l'écosystème qui y est installé.

Des scientifiques australiens ont constitué une précieuse banque du sperme dans l'espoir d'assurer l'avenir de la Grande Barrière de corail, menacée par le changement climatique. Quelque 70 milliards de spermatozoïdes et 22 milliards d'embryons coralliens plongés dans l'azote liquide, à -196°C, sont ainsi conservés au Zoo de Dubbo, dans l'État de Nouvelle-Galles du Sud, aux portes du désert australien. « Nous savons que la Grande Barrière de corail est très, très menacée, en raison de plusieurs phénomènes d'échelle mondiale comme le changement climatique, l'acidification des océans et le réchauffement de l'eau, explique la responsable du projet, Rebecca Spindler. Les cinq prochaines années seront cruciales pour préserver la barrière et capturer le maximum de sa diversité génétique. »

Prélèvement de matériel génétique
Son équipe travaille avec Mary Hagedorn, chercheur au Smithsonian Institute, pour recueillir et congeler des échantillons de la Grande Barrière. Afin de collecter le plus grand nombre possible de cellules reproductives (les gamètes), les scientifiques ont extrait de larges morceaux du récif avant de les immerger dans des bacs, à terre, en attendant fébrilement la période de reproduction qui ne survient que trois jours par an.


La Grande Barrière de corail vue par satellite.
© Nasa
Des experts de l'Australian Institute of Marine Science ont ensuite rendu les blocs de corail à la mer en les recollant, littéralement, sur leur site originel. Les scientifiques espèrent constituer une véritable réserve génétique des espèces coralliennes pour le cas où elles ne survivraient pas au réchauffement climatique, à la pollution, au dragage ou aux intempéries, notamment les cyclones.

Une banque de sperme une assurance contre l'extinction
Le sperme et les embryons conservés à Dubbo pourraient permettre la reconstitution in vitro du corail, lequel serait ensuite réimplanté en milieu naturel pour se reproduire et reconstituer la barrière. « Un espoir réaliste à l'horizon de quelques années », selon Rebecca Spindler. « Les coraux sont vraiment une espèce unique au monde, différents de tout autre organisme, parce qu'ils présentent des types de reproduction variés, sexuée et asexuée », constate la biologiste Nana Satake. La reproduction asexuée s'effectue par fragmentation - détachement d'un morceau de corail, puis « greffe » ou fixation plus loin sur la roche, où le fragment donnera une nouvelle colonie.

La Grande Barrière de corail, une biodiversité unique
Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, la Grande Barrière s'étend sur environ 345.000km² le long de la côte Est australienne, et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde. Elle abrite 400 espèces de coraux, 1.500 espèces de poissons, 4.000 espèces de mollusques et de nombreuses espèces en danger comme le dugong et la grande tortue verte.


La Grande Barrière de corail s'étend sur 345.000km², à l'Est de l'Australie.
© vlad61/shutterstock.com
Outre sa biodiversité marine, l'Australie entend pérenniser une source de revenus importante qui rapporte chaque année à l'industrie touristique 4,8 milliards d'euros. Celle-ci a par ailleurs un impact bénéfique sur la barrière, grâce aux infrastructures qui atténuent l'effet des vagues et empêchent, localement, les raz-de-marée. « Écologiquement, économiquement et socialement, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre la barrière », conclut Rebecca Spindler.

* Australian Institute of Marine Science
* Smithsonian Institute
* Zoo de Dubbo
* Unesco

Source: Relaxnews, le 1er février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/une-banque-de-sperme-de-corail-pour-proteger-la-grande-barriere_36426/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mar 14 Fév 2012 - 1:30

Une posidonie âgée de plus de 80.000 ans en Méditerranée

Une étude génétique le confirme, un herbier de posidonies observé entre les îles de Formentera et d’Ibiza aurait entre 80.000 et 200.000 ans. Il serait le plus vieil organisme vivant sur Terre. Mieux encore, 3,5% à 8,9% des Posidonia oceanica seraient plusieurs fois centenaires ou millénaires. Raison de plus pour protéger cette plante endémique de la Méditerranée.

La posidonie, Posidonia oceanica, est une plante à fleur endémique de la Méditerranée. Elle vit entre la surface et 40m de profondeur. Oasis de vie pour de nombreux organismes, elle joue également un rôle crucial dans la lutte contre l’érosion des côtes maritimes. La posidonie de Méditerranée peut se reproduire par voie sexuée en produisant des fleurs en automne puis des fruits (l’olive de mer) au printemps. Les herbiers peuvent également s’étendre horizontalement grâce à une reproduction asexuée. Les nouvelles plantes se développent suite à la croissance relativement lente, 5cm à 10cm par an, des rhizomes. Tous les organismes apparaissant grâce à ce mode de reproduction végétative sont génétiquement identiques ou extrêmement proches.


Voici l'organisme vivant le plus âgé de la Terre. Un mètre carré d'herbier produirait 14l d'oxygène par jour.
Cette plante est donc un véritable poumon pour la Méditerranée.
© Arnaud-Haond et al. 2012, Plos One
Sophie Arnaud-Haond, affiliée à l’Ifremer et à l’Universidade do Algarve au Portugal, et plusieurs de ses collaborateurs, ont réalisé une étude visant à déterminer l’âge de nombreuses Posidonia oceanica en Méditerranée. Au large de l’île Formentera, des données génétiques ont confirmé la présence d’un herbier s’étendant sur une longueur de 15km. Selon les estimations, il vivrait depuis 80.000 à 200.000 ans et serait doncle plus vieil organisme vivant sur Terre. Ces résultats sont publiés dans la revue Plos One.

Les posidonies, plusieurs fois centenaires ou millénaires
L’âge des herbiers de posidonies a été étudié pour 40 sites répartis le long d’une ligne de 3.500km, qui s'étend entre l’Espagne et Chypre. Des analyses de microsatellites, des zones particulières de l'ADN, ont été réalisées sur 1.544 plants. La comparaison des séquences de nucléotides, grâce notamment au logiciel GenClone, a permis de caractériser les liens unissant les organismes échantillonnés et leurs éventuelles étendues. Parmi les herbiers étudiés, 3,5% à 8,9% s’étendent sur une longueur comprise entre 1km et 15km. Ces dimensions ont été divisées par des taux de croissance, théoriques ou mesurés, des plantes. Elles seraient âgées de quelques centaines à plusieurs milliers d’années.


Les posidonies forment de véritables prairies sous la surface de l'eau. Alors que les algues se fixent grâce à des crampons,
Posidonia oceanica utilise des racines qu'elle enfonce dans le sédiment, puisque c'est bel et bien une plante.
© Ondablv, Flickr, CC by-nc-2.0
Le record, une posidonie vivant depuis 80.000 à 200.000 ans, a donc été observé à 7km au large de l’île Formentera, dans les Baléares. Cette plante aquatique détrône un arbrisseau découvert en Tasmanie, Lomatia tasmanica, dont l’âge est estimé à 43.600 ans. Les auteurs de l’étude soulignent un point important. La taille des herbiers de posidonies régresserait de 5% par an à cause de nombreuses pressions anthropiques. Ce taux serait plusieurs centaines de fois supérieur à celui de la croissance des posidonies au cours des siècles et des millénaires passés. Il est plus que temps d’agir pour préserver cette plante.

* Plos One: Implications of extreme life span in clonal organisms: millenary clones in meadows of the threatened seagrass Posidonia oceanica

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 9 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/record-une-posidonie-agee-de-plus-de-80000-ans-en-mediterranee_36601/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Jeu 16 Fév 2012 - 0:53

La Fosse des Mariannes, l'endroit le plus profond du monde

Avec de nouveaux moyens, une cartographie vient de préciser la plus grande profondeur des océans, jusque-là mal connue. La Fosse des Mariannes, dans l'Océan Pacifique, descend à 10.994m. À la surprise générale, quatre massifs rocheux barrant la fosse ont été découverts, peut-être d'anciennes montagnes...

Les plaques tectoniques sont constamment en mouvement. Elles prennent naissance au niveau des dorsales océaniques. En s’éloignant de cette zone, et donc en vieillissant, leur densité augmente progressivement. Lors d’une collision, celle qui possède la densité la plus élevée glisse sous la seconde, c’est la subduction. La présence de fosses océaniques marque les zones où ce phénomène a lieu. La subduction de la plaque pacifique sous la plaque philippine a donné naissance à la Fosse des Mariannes longue de 2.500km. Le point le plus profond de la Planète, nommé Challenger Deep, y est observable à environ 10.900m. La densité de la plaque pacifique, âgée de 180 millions d’années, en ce point est tellement élevée qu’elle s’enfonce dans le manteau terrestre quasiment à la verticale.


Position précise du point le plus profond de la Planète (10.994 ± 40m) dans la fosse des Mariannes (étoile jaune).
La flèche indique une zone délimitée par un trait blanc où la profondeur est supérieure à 10.000m.
© University of New Hampshire Center for Coastal and
Ocean Mapping/Joint Hydrographic Center
James Gardner et Andrew Armstrong, deux scientifiques de l’Université du New Hampshire (UNH, CCOM/JHC), viennent de réaliser une nouvelle cartographie de la Fosse des Mariannes. Le point le plus profond de la Terre a été situé à 10.994m, avec une marge d’erreur de 40m. La mesure tombe dans la fourchette des estimations jusque-là admise mais apporte une précision bien plus grande, la plus basse des estimations donnait moins de 10.100m. La mesure de telles profondeurs n'est en effet pas chose aisée.

Des montagnes donnent naissance à des ponts
Les données ont été récoltées durant une campagne d'océanographie menée d’août à octobre 2010. Le navire de recherche a quadrillé l’intégralité du site, soit environ 400.000 km², en tractant un sondeur à plusieurs faisceaux groupés, dit multifaisceaux. Ce dispositif envoie des dizaines d'ondes acoustiques simultanément et en éventail. Leur réflexion par les fonds marins est alors mesurée puis analysée. La carte produite a une résolution d’un pixel pour 100m de terrain sondé.


Une des images produites grâce aux résultats de cette campagne. Les couleurs (fausses) indiquent les profondeurs, le jaune pour
les plus faibles, le bleu plus les plus grandes. La Fosse des Mariannes se distingue très bien, à gauche. On remarque
quatre massifs, en vert et surmontés d'un point rond. À leur base, la profondeur du canyon remonte.
© University of New Hampshire Center for Coastal and
Ocean Mapping/Joint Hydrographic Center
Avec une telle profondeur, il faut tenir compte de la manière dont l’eau peut déformer les signaux. Le résultat obtenu (10.994 ± 40m) est similaire, ou légèrement inférieur, à d’autres estimations réalisées avec des techniques moins précises. La cartographie a surtout apporté une image à plus grande résolution de cette région, avec une surprise, la présence de quatre « ponts » dans la fosse, là où les études précédentes, utilisant notamment des satellites, n'en avaient révélé qu’un seul.


Le bathyscaphe Trieste, piloté par Jacques Piccard et Don Walsh, est descendu le 23 janvier 1960 à 10.916m
de profondeur, dans la Fosse de Mariannes. Aucun autre engin sous-marin n'a battu ce record.
Il faut dire que la marge laissée est relativement faible, environ 76m.
© US Navy, DP
Le long de la fosse, ces massifs, qui barrent transversalement le canyon, peuvent dominer le plancher océanique de plus de 2.500m. Sur la carte, ils apparaissent au pied de hauts massifs rocheux, côté plaque pacifique. Ils pourraient correspondre à d’anciens monts sous-marins installés sur cette plaque. Lors de la subduction, la plaque chevauchante racle littéralement celle qui s’enfonce. Les monts de la plaque pacifique, comparables à des aspérités sur une surface plane, seraient donc entrés en collision avec la plaque philippine et n’auraient pas coulé.

* UNH Ocean Scientists Shed New Light on Mariana Trench
* Center for Coastal & Ocean Mapping Joint Hydrographic Center

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 10 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/en-3d-la-fosse-des-mariannes-lendroit-le-plus-profond-du-monde_36621/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Dim 19 Fév 2012 - 21:02

La Terre a tourné plus vite en novembre 2009 !

La durée du jour a été plus courte au milieu du mois de novembre 2009. Pas de beaucoup, environ 0,1 milliseconde de moins chaque jour. En cause, un courant marin austral qui a accéléré la rotation de la Terre. Certaines journées passent plus vite que d’autres et c’est ce qui s’est littéralement produit en novembre 2009. Au milieu du mois, entre les 8 et 20 novembre, chaque jour a été raccourci de… 0,1 milliseconde.

Une différence si infime que personne ne s’en est rendu compte, à part les chercheurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa et ceux de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) dont la géodésie est une spécialité. Selon leurs analyses, c’est un courant marin qui est à l’origine du phénomène. Le courant circumpolaire antarctique qui sévit autour du Pôle Sud depuis environ 23 millions d’années et l’ouverture du passage de Drake, entre le Cap Horn et la péninsule antarctique.

Le moment angulaire des courants océaniques en cause
Lorsqu’un patineur mime une toupie en tournant sur lui-même, il peut accélérer son mouvement de rotation en plaquant ses bras contre lui. C'est un phénomène bien connu découlant de la conservation du moment angulaire, ou moment cinétique, lequel est le produit de la vitesse de rotation sur lui-même du patineur avec son moment d'inertie, déterminé par la répartition des masses. La conservation du moment cinétique total de la Terre, si l'on néglige l'effet des forces de marée, a de la même façon permis au courant circumpolaire antarctique de modifier la rotation de la Terre.


Les différentes forces pouvant avoir un effet direct ou indirect sur la rotation de la Terre.
© Wilson et al. 1998, Nature
Ce courant a singulièrement ralenti à partir du 8 novembre pour reprendre sa vitesse normale environ deux semaines plus tard, ce qui a eu pour effet de modifier le moment cinétique des courants océaniques, une composante du moment angulaire global de la Terre. En réponse, la rotation de la Terre a sensiblement accéléré, afin d'assurer la conservation de son moment cinétique total, entraînant un raccourcissement de la durée du jour, comme les chercheurs l'expliquent dans Geophysical Research Letters.

Rotation de la Terre accélérée, durée du jour diminuée
Sur des périodes plus longues, la répartition non homogène des masses, les marées, ainsi que certains événements localisés comme le volcanisme ou les séismes, peuvent affecter la durée du jour. Mais normalement, sur des échelles de temps assez courtes, inférieures à une année, les différentes forces atmosphériques qui jouent sur la rotation de la Terre s’équilibrent. La vitesse de rotation et donc la longueur des journées restent stables.


Des épisodes volcaniques peuvent également affecter la vitesse de rotation de la Terre.
© Nasa
C’est la première fois qu’une variation dans ces deux données est observée à si courte échelle. Selon les chercheurs, un ralentissement des vents, provoqué par El Niño, pourrait avoir causé l’affaiblissement du courant circumpolaire antarctique. Un phénomène qui pourrait devenir plus fréquent avec le changement climatique.

* Detection of the Earth rotation response to a rapid fluctuation of Southern Ocean circulation in November 2009
* Institut de Physique du Globe de Paris
* Jet Propulsion Laboratory

Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 14 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/terre-3/d/la-terre-a-tourne-plus-vite-en-novembre-2009_36746/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mar 21 Fév 2012 - 19:38

La Comex orpheline d’Henri Delauze, pionnier de la plongée profonde

Le fondateur de la Comex, Henri-Germain Delauze, vient de décéder à Marseille. Ce pionnier a défriché la plongée profonde et en est longtemps resté un des grands spécialistes mondiaux. L’occasion de revenir sur la longue aventure de la conquête des profondeurs.

Henri-Germain Delauze restera comme un des grands pionniers de la découverte des océans, aux côtés de Jacques Piccard ou de Jacques-Yves Cousteau. Cet ingénieur des Arts et Métiers, d’abord spécialisé dans les travaux publics, est aussi un bâtisseur et crée en 1961 la Comex, pour Compagnie d’expertise maritime, installée à Marseille. Car Henri Delauze est devenu un adepte de la plongée et un amoureux de la mer depuis ses séjours à Madagascar, pour son service militaire, et en Californie, pour ses études, où l’un de ses professeurs est Hans-Albert Einstein, fils de l’illustre physicien.


En mai 2008, au large de Cassis, en Méditerranée, Henri Delauze est aux commandes
du Remora, mis au point par la Comex, et visite une épave romaine
par 100m de fond avec le journaliste Didier Pillet.
© Lemeilleur2marseille/YouTube
La Comex est spécialisée dans les travaux sous-marins et prospèrera grâce aux chantiers pétroliers off-shore. Tout est à inventer et l’entreprise multiplie les premières, avec le perfectionnement de la plongée profonde, dans un véritable laboratoire, le Centre expérimental hyperbare. De nombreux mélanges gazeux sont testés car, au-delà d’une centaine de mètres, différents composants de l’air deviennent toxiques. La Comex mettra au point l’Héliox (hélium et oxygène), l’Hydrox (hydrogène et oxygène) et même l’Hydréliox (un cocktail des trois).


Henri G. Delauze dirigeait la Comex mais aimait surtout être à bord...
© Comex Magazine n°11 (numéro spécial pour les 50 ans de l'entreprise)
Aux commandes d’un bathyscaphe
L’idée de Delauze est d’installer les plongeurs dans des caissons pressurisés et étanches, descendus sous l’eau sur le chantier et remontés en fin de travail sur le navire. Les plongeurs ne font plus de paliers sous l’eau, ils restent le soir dans le caisson sous pression. Celui-ci est ensuite descendu progressivement, ou par paliers, sans que les plongeurs aient autre chose à faire que de se reposer bien au chaud. En 1988, deux plongeurs travaillent à 530m et, en 1992, lors de la campagne Hydra 10, une plongée simulée - en caisson, donc - atteint 701m.


Le bathyscaphe Archimède prêt pour une mise à l'eau.
© Commandant Houot, CC by-nc-sa 2.0
Au début des années 1960, Henri Delauze a une autre activité, pour la Marine Nationale et pour le CNRS, il gère les campagnes d’un bathyscaphe, l’Archimède. Car l’homme est, selon le mot d’Auguste Piccard, un savanturier. Il plonge 32 fois avec l’Archimède, dont une fois à 8.300m, en compagnie du commandant Houot et du professeur Pierre Drach.


En 1992, Théo Mavrostomos, enfermé dans un caisson, atteint 701m en plongée simulée, démontrant que des hommes
peuvent travailler jusqu’à cette profondeur sans l’aide d’un sous-marin ou d’un bathyscaphe.
© Comex
Dans les années 1990, les affaires de la Comex périclitent et l’entreprise doit être en partie vendue. Mais les activités continuent et Henri Delauze n’a pas perdu le goût de l’aventure. On le retrouve en 2003 à bord du petit sous-marin Minibex pour retrouver - avec succès - les restes du P38 Lightning de Saint-Exupéry, là où un pêcheur affirme avoir récupéré une gourmette ayant appartenu à l’aviateur-écrivain. « Si je devais recommencer, je referais exactement la même chose », concluait-il dans un entretien publié dans Comex Magazine.

* Biographie d'Henri Delauze publiée par la Cité de la Mer
* Comex Magazine
* Comex

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, le 15 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/la-comex-orpheline-dhenri-delauze-pionnier-de-la-plongee-profonde_36810/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Lun 27 Fév 2012 - 21:17

Des réserves naturelles mobiles pour mieux protéger les animaux marins

Pour mieux protéger les espèces marines, il faut adapter les limites des aires de protection à leurs déplacements. D'où l'idée de réserves naturelles mobiles...

Il est nécessaire de protéger les espèces marines en fonction de leurs déplacements. C’est ce que pense Larry Crowder, chercheur à l’Université Stanford. À la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) qui se tenait la semaine dernière à Vancouver, il a proposé la mise en place de réserves naturelles mobiles dans le but d’améliorer la protection de ces animaux.


Les réserves naturelles marines mobiles permettraient de suivre le déplacement
de l'aire de répartition de certaines espèces, comme les thons rouges.
© IRD
Cette idée vient d’un constat évident, les espèces marines se déplacent. Les Aires Marines Protégées (AMP) fixes ne sont donc pas adaptées au mode de vie des organismes qu’elles sont censées protéger. Pour l’instant, elles suivent principalement des zones délimitées par certains éléments géographiques comme une barrière de corail, ou bien les lignes imaginaires de frontière des océans. Des délimitations inventées par l’Homme et que les espèces marines ignorent. En sortir leur vaut d’être capturées accidentellement.

L'aire de répartition des espèces se déplace
Certaines espèces effectuent des migrations annuelles et afin que la conservation de ces populations soit efficace, ce paramètre doit être pris en compte. Par exemple, au nord du Pacifique se trouve une zone de confluence de courants importants qui amènent une biodiversité riche et abondante que les prédateurs suivent. Mais cette zone se déplace d’environ 2.000km vers le Sud, en hiver. Ce genre de situations doit être considéré. Outre la variabilité des saisons, le changement climatique est un facteur qui a une influence importante sur les aires de répartition des différents animaux. Ils sont souvent poussés à adapter leurs circuits de migration ou même leurs habitats en fonction de la température de l’eau, qui a tendance à augmenter. Ils sont parfois à la recherche de milieux plus frais et leur aire de répartition migre alors vers les Pôles.

Bénéfice pour les espèces marines et les pêcheurs
Dans le passé, faute de moyens, l’idée des réserves naturelles mobiles était utopique. Aujourd'hui, grâce aux progrès technologiques notamment satellitaires, il est possible de définir puis de respecter de telles zones.


Les baleines bleues effectuent des migrations de près de 4.000km.
© Mike Baird, Flickr, cc by 2.0
Des mesures qui pourraient d’ailleurs être bénéfiques pour les pêcheurs également puisque les zones normalement protégées en permanence seraient périodiquement ouvertes à la pêche. Encore faudrait-il que les pêcheurs acceptent de jouer le jeu et, quoi qu’il en soit, cette mesure n’empêcherait pas la pêche illégale qui affaiblit drastiquement les stocks des espèces marines chaque année.

* 2012 Annual meeting AAAS
* Université Stanford
* American Association for the Advancement of Science (AAAS)

Par Bruno Scala, Futura-Sciences Le 24 février 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/la-comex-orpheline-dhenri-delauze-pionnier-de-la-plongee-profonde_36810/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mar 6 Mar 2012 - 20:01

Google se lance dans la cartographie sous-marine

Explorer les fonds marins depuis votre salon, cela devrait bientôt être possible, grâce à Google. La firme américaine qui a déjà cartographié les continents terrestres et des petites surfaces de la Lune et Mars, devrait prochainement se lancer dans la cartographie des fonds marins.

Google a lancé un partenariat avec la compagnie d'assurance Catlin Group Limited et l'organisation à but non lucratif Underwater Earth pour explorer les fonds marins depuis un ordinateur. L'initiative permettra d'utiliser Google Earth pour explorer l'océan et le plancher océanique. En plus d'offrir de fascinantes images, ce projet se propose de cartographier les récifs sous-marins.


Capture d'écran d'une vue de la Lune, grâce à Google Moon, incorporé à Google Earth.
© Google
Mais il faudra attendre un peu avant de s'embarquer dans cette expédition, qui ne commencera pas avant le mois de septembre 2012. Au total, 50.000 images seront disponibles sur Google Earth et Google Maps. Une chaîne YouTube dédiée au projet a également été créée (vidéos en anglais).

Google au fond de l'océan
En 2005, le lancement de Google Moon donnait déjà la possibilité d’observer les zones d’exploration des missions Apollo, sur la Lune. En 2007, il était possible d’admirer la voûte céleste, grâce à Google Sky. Puis en 2009, des photos détaillées de la surface de Mars avaient été incorporées à Google Earth, Google Mars.


Les fonds marins, comme la Grande Barrière de corail au large de l'Australie, pourront être observés grâce à Google.
© Morozova Tatyana (Manamana)
Enfin, en novembre 2011, Google a mis à jour son service de cartographie pour y inclure l'intérieur de certains espaces publics comme les aéroports ou les centres commerciaux - mais ces éléments ne sont pour l'instant disponibles qu'aux possesseurs de téléphones Android aux États-Unis et au Japon. Certaines photos du Street View - programme permettant de sillonner les rues depuis son ordinateur - ont cependant posé quelques problèmes concernant le respect de la vie privée. Mais cela ne devrait pas se produire avec les fonds marins...

* Underwater Earth
* Catlin Group Limited

Source: Relaxnews, le 5 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/google-se-lance-dans-la-cartographie-sous-marine_37182/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Dim 11 Mar 2012 - 20:18

Le naufrage du Titanic, de nouvelles théories en expliquent les causes

À l’aube du centième anniversaire du naufrage du Titanic, de nouvelles théories voient le jour pour expliquer ce désastre. L’équipage de veille n’aurait pas vu l’iceberg à cause d’une illusion d’optique, un mirage supérieur. Ce même phénomène aurait induit en erreur le capitaine du Californian, un bateau naviguant à proximité et n’ayant pas porté secours aux naufragés. Enfin, la présence d'icebergs dans l’Atlantique la nuit du drame aurait été causée par une super Pleine Lune.

Le tristement célèbre naufrage du Titanic s’approche de son 100e anniversaire. Ce paquebot transatlantique fut le plus grand jamais construit à son époque, 269m de long. Sa coque était divisée en seize compartiments étanches permettant d’isoler les avaries les plus graves. Malheureusement, cette innovation se révéla inefficace lors du voyage inaugural du navire. Le 15 avril 1912, alors qu’il fait route vers l’Amérique, le Titanic heurte un iceberg au large de Terre-Neuve. Il coule quelques heures plus tard, vers 2h00 du matin. Environ 1.500 personnes sont mortes. En cause, des procédures d’urgence déficientes et un manque de canots de sauvetage.


Le voyage inaugural du RMS Titanic, propriété de la White Star Line,
a commencé au port de Southampton le 14 avril 1912.
© F.G.O. Stuart, Wikimedia commons
Cet anniversaire pousse des chercheurs à publier de nouvelles informations sur les causes et les circonstances probables du naufrage. Pourquoi l’équipe de veille du RMS Titanic n’a-t-elle pas vu l’iceberg à temps ? Pourquoi le SS Californian, naviguant à proximité du site de la catastrophe, ne lui a-t-il pas porté secours ? Et d’où provenaient les glaces ? Les deux premières réponses sont fournies dans un ouvrage à paraître écrit par Tim Maltin, un historien britannique, et présenté dans le magazine Smithsonian. La troisième réponse est proposée par Donald Olson, un astronome américain.

Un mirage supérieur fatal pour le Titanic
L’équipage du Titanic pourrait avoir été victime d’une illusion d’optique liée à la réfraction de la lumière, un mirage supérieur. Ce phénomène fut mentionné une première fois dans un rapport gouvernemental britannique publié en 1992, sans aucune suite. Pour combler cette lacune, Tim Maltin a rassemblé des données météorologiques de l’époque, des témoignages de passagers et surtout, il a lu le livre de bord du navire. Voici ses explications. La nuit du naufrage, le paquebot a effectué une transition entre les eaux chaudes du Gulf Stream et les eaux froides du courant du Labrador. Or, ces deux masses d’eau influencent directement la température de l’air les surplombant. À la limite entre les deux courants océaniques, une importante inversion thermique se serait produite dans l’atmosphère. L’air refroidi par le Labrador serait resté sous de l’air plus chaud.

Ce phénomène se traduit par une très grande pression atmosphérique empêchant toute apparition de brouillard. Une inversion thermique réfracte anormalement la lumière, donnant naissance à des mirages dits supérieurs. La position apparente des objets est alors faussée ; ils apparaissent plus proches et plus hauts sur l’horizon. De plus, la position de ce dernier est également corrompue. L’équipe de veille observait donc un horizon illusoire. Malheureusement pour eux, la silhouette d’un iceberg serait alors passée inaperçue, masquée par l’illusion d’optique, d’autant plus qu’il n’y avait pas de Lune pour accroître les contrastes. Voilà pourquoi les marins de veille auraient vu l’iceberg alors qu’il était à moins d’un mille du navire, soit moins de 1,85km, trop tard pour éviter l’impact.

Le SS Californian a-t-il manqué à ses devoirs ?
Toujours selon Tim Meltin, le navire américain a bien prévenu le Titanic de la présence de nombreux icebergs dans son voisinage. Il aurait également vu le funeste paquebot peu de temps avant et après la collision. Une fois encore, le phénomène du mirage a faussé les données. Le capitaine Stanley Lord ne pensait pas observer le Titanic car ce navire lui est apparu trop proche et trop petit. De fait, un mirage modifie la position apparente d’un objet, pas sa taille !


Le SS Californian était un cargo transatlantique pouvant embarquer 55 personnes. Il mesurait 136m de long. Il a été
torpillé le 9 novembre 1915. Son comportement la nuit du naufrage du Titanic a divisé l'opinion publique
durant de nombreuses années. La carrière du capitaine Stanley Lord fut néanmoins brisée.
© U.S. Naval Historical Center photograph, DP
Des signaux lumineux ont bien été échangés en morse entre les deux navires, y compris après l’impact. Les perturbations atmosphériques les auraient cependant déformés, les rendant incompréhensibles pour les équipages. Le navire endommagé a également tiré des fusées de détresse à 180m de haut. L’illusion d’optique les a fait apparaître beaucoup trop basses aux yeux du commandant du SS Californian. Face à tant de bizarreries et aucune preuve concrète du problème, celui-ci aurait donc décidé de poursuivre sa route, laissant le Titanic seul face à son triste sort.

La Lune responsable de la présence de l’iceberg ?
Le printemps 1912 fut considéré comme une mauvaise époque pour les marins suite à l’importante présence d’icebergs dérivant au gré des courants. Un siècle après, Donald Olson de l’Université d’État du Texas, donne une explication astronomique à cette quantité anormale. Suite à leurs tailles imposantes, des icebergs peuvent rester coincés dans des eaux peu profondes. Une montée du niveau des mers un peu plus importante que la normale peut alors les libérer. Une marée exceptionnellement haute, ayant débloqué les glaces fatales au Titanic, se serait produite entre Terre-Neuve et le Labrador trois mois et demi avant le naufrage. Mais comment expliquer cette montée importante des eaux ? Les marées sont causées par les effets conjugués des forces de gravitation de la Lune et du Soleil. Or, ces astres étaient tous les deux exceptionnellement proches de la Terre.


Publicité ventant la marque de savon destinée aux passagers
de première classe embarquant sur le RMS Titanic.
© DR
Le 4 janvier 1912, la Lune était à son périgée et notre planète à son périhélie. Les distances séparant la Terre de ces deux corps célestes étaient à leur minimum, maximisant leurs effets sur les mouvements d’eaux. La distance Terre-Lune a même rarement été aussi faible que ce jour-là, comme on peut le constater dans un article de la SAF (Société Astronomique de France) discutant de l'effet de la distance Terre-Lune sur sa luminosité apparente. Une situation similaire s’était déjà produire en 796 et devrait seulement se reproduire en 2257 ! Un facteur supplémentaire amplifia le phénomène. La Lune était pleine, et donc située sur l’alignement Terre-Soleil, de l'autre côté de notre planète. Les forts marnages étaient donc ceux de marées de vives-eaux. Cette explication ne rassemble pas tous les astronomes. Plusieurs d’entre eux estiment en effet que les marées du 4 janvier 1912 étaient loin d’être exceptionnelles. Quoi qu’il en soit, le funeste destin du Titanic suscite toujours autant de curiosité. Les prochaines semaines pourraient voir d’autres théories apparaître...

* Smithsonian: Did the Titanic Sink Because of an Optical Illusion?
* Texas State University: The iceberg’s accomplice, did the moon sink the Titanic ?

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 8 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/titanic-de-nouvelles-theories-expliquent-les-causes-du-naufrage_37319/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Mer 28 Mar 2012 - 0:27

Un courant océanique ralentit à chaque seconde

Les courants océaniques profonds sont mis en mouvement par l’arrivée d’eau froide et dense à de grandes profondeurs, notamment aux pôles. Or, 8,2 millions de litres d’eau de fond de l’Antarctique disparaîtraient à chaque seconde depuis au moins trente ans. Reste à savoir si ce phénomène est cyclique ou pas...

Les courants marins influencent notre climat et jouent un rôle crucial dans le cycle du carbone. Certains sont dits « de surface », ils naissent sous l’action des vents. D'autres s'écoulent à de grandes profondeurs, sous la majorité de nos mers et océans, grâce à la circulation thermohaline. Les principaux moteurs de ces courants sont des variations de température et de salinité, deux paramètres qui influencent directement la densité de l’eau. En Europe, les termes « courant marin » et « climat » font souvent penser au Gulf Stream. Bien que sa vitesse n’ait pas beaucoup varié ces dernières années, de nombreuses hypothèses prévoient son arrêt si la température moyenne de la Terre continue d’augmenter. Nous sommes même tellement focalisés sur ce sujet que nous en avons oublié un point important. Les courants de l’Atlantique Nord ne sont pas les seuls à conditionner notre climat !


La circulation thermohaline dans le monde. Les traits bleus et rouges représentent respectivement
les courants profonds d'eaux froides (deep current) et les courants chauds de surface
(surface current). Les deux zones où l'eau froide plonge sont également indiquées
(deep water formation). Elles se situent dans la Mer de Wedell
et dans l'Océan Antarctique.
© AVSA, Wikimedia commons, CC by-sa 3.0
D’autres courants moins célèbres sous nos latitudes font également l’objet d’études scientifiques depuis de nombreuses années. En Antarctique, les eaux de fond, dont la formation en surface participe activement à la mise en mouvement des courants marins profonds, sont suivies depuis 1980. Sarah Purkey, de l’Université de Washington, et Gregory Johnson, de la NOAA, viennent de publier des résultats étonnants dans la revue Journal of Climate. L'épaisseur de la couche d'eau froide circulant sur le plancher océanique chute de manière importante à chaque seconde.

Dans l’Antarctique, les eaux froides coulent de moins en moins
Ces eaux de fond naissent principalement dans la Mer de Weddell. Des masses d'air froides abaissent progressivement la température des eaux de surface qui se transforment alors en glace, libérant de grandes quantités de sel et provoquant une augmentation de la densité des eaux environnantes. Celles-ci se mettent alors à couler, à s'accumuler sur le fond puis à se diriger vers le Nord. Les scientifiques ont pu quantifier le volume d’eau froide perdu à chaque seconde par le courant marin le plus profond du monde. Le chiffre est impressionnant, 8,2 millions de m3. Par comparaison, cette valeur représente 50 fois le débit du Mississippi ou un quart du flux du Gulf Stream au niveau de la Floride. Par conséquent, l'épaisseur de la couche d'eau froide recouvrant le fond des mers diminue de plus en plus.


Cartographie de l'épaisseur de la couche d'eau présentant une température de moins de 0°C dans le fond des océans autour
de l'Antarctique l'eau salée gèle à environ -2°C. Les chiffres rouges indiquent le nombre de mètres perdus tous
les dix ans pour chaque bassin. Ceux-ci sont séparés par les lignes noires.
© NOAA
Les mesures ont été prises à un intervalle de dix ans, durant quatre campagnes océanographiques menées dans le cadre d’un programme de surveillance international (Go-Ship). Les mêmes résultats ont été obtenus à chaque reprise. Les deux scientifiques ne tirent cependant pas la sonnette d’alarme. Selon eux, les études doivent se poursuivre dans le temps pour confirmer la tendance. Ils n’excluent pas la possibilité que ces variations soient cycliques. D'autres études ont déjà montré que les eaux profondes se réchauffaient progressivement et étaient de moins en moins salées. Ces nouveaux résultats traduisent ces deux découvertes d'une autre manière, les eaux de fond disparaissent. Quoi qu’il en soit, ce phénomène aurait déjà contribué à hauteur de 10% à l’augmentation de la température des océans.

* Journal of Climate: Global contraction of Antarctic Bottom Water between the 1980s and 2000s
* NOAA: Amount of coldest Antarctic water near ocean floor decreasing for decades
* Global Ocean Ship-based Hydrographic Investigations Program

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 25 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/antarctique-un-courant-oceanique-ralentit-a-chaque-seconde_37634/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Jeu 29 Mar 2012 - 21:49

James Cameron au plus profond du Pacifique

Le submersible Deepsea Challenger avec à son bord le réalisateur américain James Cameron a fait surface après une immersion dans la Fosse des Mariannes, a écrit sur son compte Twitter la porte-parole de la Société géographique nationale américaine Stephanie Montgomery.


Le submersible Deepsea Challenger avec à son bord le réalisateur américain James Cameron.
© REUTERS/National Geographic/Mark Thiessen/Handout
Le créateur de "Titanic" et d'"Avatar" a passé près de deux heures en solo à 11km de profondeur, le point le plus profond de la croûte terrestre, filmant des images du monde sous-marin et collectant des échantillons de sol, de plantes et d'organismes vivants. Ce contenu sera utilisé pour tourner un documentaire. Le retour à la surface a pris moins de 70mn.


James Cameron a atteint l'endroit le plus profond du monde.
© REUTERS/National Geographic/Mark Thiessen/Handout
Préparée pendant plus de sept ans, cette plongée au fond de la Fosse des Mariannes dans l'Océan Pacifique, dénommée "Challenger Deep", a été ajournée à plusieurs reprises suite aux conditions météo défavorables. C'est la seconde fois que cet endroit est atteint par l'homme. La première avait été réalisée en 1960, par le Suisse Jacques Piccard et l'Américain Don Walsh.

NEW-YORK, RIA Novosti, le 26 mars 2012
Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/science/20120326/194039981.html

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Jeu 29 Mar 2012 - 22:08

James Cameron découvre le point le plus profond de la terre

Le réalisateur américain James Cameron a passé près de six heures à 11km de profondeur, au fond de la Fosse des Mariannes dans l'Océan Pacifique, un endroit dénommé "Challenger Deep",...

[tr]

© REUTERS/ National Geographic/Mark Thiessen/Handout
...le point le plus profond du monde. Il a filmé des images qui seront utilisées dans le cadre d'un documentaire.


Le submersible Deepsea Challenge avec à son bord James Cameron.
© REUTERS/ National Geographic/Mark Thiessen/Handout
C'est la seconde fois que cet endroit est atteint par l'homme, la première ayant été réalisée en 1960, par le Suisse Jacques Piccard et l'Américain Don Walsh, qui n'y ont passé que 20mn. Le réalisateur de "Titanic" et d'"Avatar" a effectué sa plongée en solo.


© REUTERS/ National Geographic/Mark Thiessen/Handout
Le submersible a été conçu et créé en Australie. Plusieurs plongées ont été réalisées à titre de tests, l'immersion réelle ayant été quant à elle différée à plusieurs reprises suite à des conditions météo défavorables.


© REUTERS/ National Geographic/Mark Thiessen/Handout
Le patron de Virgin Richard Branson et l'ancien PDG de Google Eric Schmidt étaient également en course pour atteindre le point le plus profond du monde.

Photos, National Geographic, Mark Thiessen, Handout
Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/photolents/20120326/194041273.html

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Jeu 29 Mar 2012 - 23:47

James Cameron seul à 10.898m de profondeur

En descendant au fond de la Fosse des Mariannes jusqu’à 10.898m sous la surface, le cinéaste James Cameron devient le troisième homme à avoir atteint le point le plus profond de la Planète. Les pourtours du sous-marin Deepsea Challenger ont été filmés en trois dimensions durant l'intégralité de la plongée. De nombreux échantillons géologiques et biologiques ont aussi été récoltés. L’exploration humaine des fonds de nos mers et océans va-t-elle vivre une seconde jeunesse ?

Le point le plus profond de la Planète, Challenger Deep, se trouverait à 10.994m de profondeur sous la surface de l’Océan Pacifique, à proximité des îles Mariannes. La pression y est considérable : plus de 1.100 atmosphères. Par comparaison, la surface de la Terre n'est soumise qu'à une seule atmosphère. À l'heure actuelle, douze hommes ont déjà marché sur la Lune alors que seulement trois personnes ont atteint le fond de la Fosse des Mariannes ! La première exploration de Challenger Deep eut lieu le 23 janvier 1960. Jacques Piccard et Don Walsh atteignirent la profondeur de 10.916m à bord du bathyscaphe Trieste. Depuis, plus rien… jusqu’à hier !


Présentation du sous-marin Deepsea Challenger, et de sa plongée dans la Fosse des Mariannes, en quelques chiffres.
Avant de s'attaquer à ce défi, une plongée test a été réalisée à plus de 8.000m
de profondeur dans la fosse de Nouvelle-Bretagne le 8 mars 2012.
© Idé
Plus de cinquante ans après la première expédition, James Cameron, célèbre réalisateur à qui l’on doit notamment "Abyss", "Titanic" et "Avatar" est devenu le troisième homme à s’être aventuré si profondément sous la surface de l’eau, le deuxième encore en vie avec Don Walsh et le premier à être descendu en solo. Son mini sous-marin, Deepsea Challenger, a atteint les 10.898m dimanche 25 mars à 21h52 GMT soit 23h52 heure française, après une descente de 2h36mn. L’engin a passé plusieurs heures à proximité du fond, battant ainsi le record de 20mn détenu par le Trieste, avant d’entreprendre sa remontée de 70mn. Il a percé la surface à 2h00 GMT.

James Cameron a tout filmé en 3D
Le sous-marin mesure 7,3m de long, ou plutôt de haut, car il se tient verticalement sous l’eau et non horizontalement. Il abrite un habitacle sphérique de seulement 109cm de diamètre. James Cameron (1,88m) ne pouvait donc s’y tenir correctement assis ni debout ou couché. La sphère correspond à la forme géométrique résistant le mieux aux fortes pressions. Précisons tout de même que ses parois d’acier font 6,4cm d’épaisseur. Des caméras fixées à l’extérieur de l’engin ont filmé toute la plongée en 3 dimensions. Les scènes de tournage ont été éclairées au moyen d’un panneau de LED mesurant près de 2,5m de haut ! Les images seront exploitées pour la réalisation d’un documentaire et par des scientifiques. Contrairement à l’imagerie 2D, l’utilisation de la troisième dimension permet de calculer des échelles et des distances. Ce système est donc très avantageux.


James Cameron sortant de son sous-marin après avoir atteint le point le plus profond de la Planète. Avant cet exploit,
il totalisait déjà 72 plongées dont 12 sur l'épave du Titanic à environ 3.800m de profondeur.
© Mark Thiessen, National Geographic
Les scientifiques ne devront pas uniquement se contenter d’images. James Cameron a effectué plusieurs échantillonnages de sédiments grâce à une pince robotisée tandis qu’une suceuse a été utilisée pour aspirer des animaux vivants. Enfin, plusieurs paramètres physiques ont également été enregistrés durant toute la plongée, pression, température, salinité, etc. Les résultats des diverses analyses seront publiés dans le magazine National Geographics.

Des explorations sources de rêves
Le retour d’un homme dans la zone hadale, à plus de 6.000m sous la surface de l'eau, pourrait donner un second souffle aux explorations profondes. Certains se demandent sûrement pourquoi l’on n’envoie pas des robots, dont la logistique requise est moins conséquente et coûteuse et dont les opérations ne mettent personne en danger. Des ROV ont déjà été utilisés, dont le Nereus en 2009, mais ils ne sont pas capables d’apporter un facteur propre aux explorations humaines, le rêve.


Le sous-marin Deepsea Challenger pèse 11,8t - contre 150t pour le Trieste. Il est alimenté par des milliers de petites
batteries au lithium-ion similaires à celles utilisées dans l'aéromodélisme, mais de plus grande taille.
Plus de 180 systèmes électroniques sont actifs durant la navigation.
© Mark Thiessen, National Geographic
Le projet Deepsea Challenge n’a pas été conçu dans le but d’effectuer un seul et unique exploit. Les explorations devraient donc se poursuivre dans le futur. Les concepteurs du sous-marin souhaiteraient équiper leur engin d’un câble en fibre optique permettant la diffusion en direct des images capturées sur le fond. Et puis, pourquoi ne pas profiter des expériences acquises pour construire un nouveau bathyscaphe encore plus fonctionnel… et peut-être plus confortable ?

* Deepsea Challenge (en anglais)
* National Geographics (en anglais)

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 26 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/fosse-des-mariannes-james-cameron-seul-a-10898-matres-de-profondeur_37698/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Sam 31 Mar 2012 - 23:48

La Fosse des Mariannes

50 ans après la première plongée, …


© RIA Novosti
…l'homme est redescendu au fond de la fosse la plus profonde du monde.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/infographie/20120327/194057954.html

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Dim 1 Avr 2012 - 0:07

Les premières images de James Cameron après une plongée à 11.000m…

Le réalisateur américain James Cameron, à bord du submersible Deepsea Challenger, a réussi une immersion dans la Fosse des Mariannes dans l'Océan Pacifique.


James Cameron, à bord du submersible Deepsea Challenger.
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo.
© RIA Novosti
Découvrez dans cette vidéo les premières images du retour.

Source RIANOVOSTI Multimédia: http://fr.rian.ru/video/20120327/194059638.html

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Jeu 5 Avr 2012 - 0:29

Le navire L'Europe, de l'Ifremer, va ausculter la Méditerranée

L'Europe, un navire océanographique affrété par l'Ifremer et l'AERMC (Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée et Corse), vient de prendre la mer pour la campagne DCE 3. Les scientifiques à bord vont mettre en place des dispositifs, notamment des poches de moules, pour étudier la qualité des eaux côtières sur tout le littoral méditerranéen, Corse comprise. Futura-Sciences a accompagné le départ du navire.

La Directive-Cadre sur l’Eau (DCE) a été votée à l’échelle européenne en octobre 2000, mais de quoi s’agit-il ? Cette directive vise à homogénéiser la politique communautaire concernant l’eau. Elle fixe notamment des objectifs à atteindre sur la gestion, la préservation et la restauration de la qualité de masses d’eaux superficielles et souterraines. Les environnements côtiers du littoral français sont donc concernés. Toutes les démarches, entreprises ou à venir, doivent permettre d’atteindre un bon état écologique des milieux en 2015, tout en autorisant une exploitation durable de la mer par les divers secteurs économiques qui en dépendent.


L'Europe est un navire côtier de 29,60m de long. Il peut embarquer 8 membres d'équipage et 8 scientifiques. Basé à Sète,
il travaille principalement sur la façade méditerranéenne. "Le Pourquoi Pas ?" est également visible à l’arrière plan.
Ce navire océanographique hauturier de 107,60m était en escale dans la rade
de Toulon lors du départ de L’Europe pour la campagne DCE 3.
© Quentin Mauguit, Futura-Sciences
Le défi est de taille, 70 millions d’habitants vivent sur le littoral européen ! Cette population exerce un certain nombre de pressions sur les environnements marins, notamment par la surpêche, le tourisme ou l'urbanisation intensive des côtes. La mise en place de la DCE prévoyait une réalisation d’un état des lieux des milieux aquatiques en 2004, puis la mise en place d’un programme de suivi à partir de 2006. Une nouvelle campagne de surveillance de la qualité des eaux côtières méditerranéennes, nommée DCE 3, a commencé ce 28 mars 2012 lors de l’appareillage du navire L’Europe depuis le centre Ifremer Méditerranée de La Seyne-sur-Mer. Un événement qu'a suivi Futura-Sciences. Cette mission est menée par les laboratoires Environnement Ressources Provence-Azur-Corse et Languedoc-Roussillon, en collaboration avec l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée et Corse (AERMC) et sous la direction scientifique de Bruno Andral. Elle s’achèvera le 20 avril 2012.

Une contamination chimique passée au crible
Les niveaux de contaminations chimiques vont être étudiés grâce à la pose d’une centaine de stations d’échantillonnages entre Menton et Banyuls, et sur tout le pourtour de la Corse. Elles se composent d’une cage contenant des moules et d’un échantillonneur passif. Les mollusques se nourrissent en filtrant leur environnement. Ils peuvent ainsi bioaccumuler des polluants tels que des PCB ou des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (PAH). Le second dispositif est utilisé pour capter puis concentrer passivement des groupes de molécules non capturés par les bivalves, tel que des composés pharmaceutiques, par exemple.


Positions relatives de toutes les stations d'échantillonnages qui devraient être déposées à partir du navire L'Europe
lors de la campagne DCE 3, entre le 28 mars et le 20 avril 2012.
© Ifremer/AERMC
Des indicateurs biologiques vont également être déterminés grâce à trois types d’analyses:

<> une caractérisation de l’état de santé de plusieurs herbiers de posidonie, une plante vivant entre 5m et 40m de profondeurs, par des plongeurs
<> des échantillonnages de phytoplancton grâce à des filets spécifiques traînés derrière le navire (la diversité et l’abondance des espèces fournissent de précieuses informations)
<> des prélèvements de sédiments (études d’écotoxicité, de contamination chimique et de la diversité des espèces abritées).

Tous les résultats viendront compléter les connaissances acquises durant les campagnes menées en 2006, en 2009 et lors de la réalisation de l’état des lieux. Ils permettront ainsi de caractériser l'évolution de la qualité de nos eaux. Contrairement à une opinion répandue, l'état des eaux de la Méditerranée est plus qu'acceptable ! Suivez-nous ces prochains jours, nous reviendrons plus en profondeur sur de nombreux points abordés dans cet article, notamment les méthodes employées et l’état de santé de la Grande Bleue.

* L'Ifremer en Méditerranée
* Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 29 mars 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/le-navire-leurope-de-lifremer-va-ausculter-la-mediterranee_37791/

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MessageSujet: Re: Oceanographie, l'actu...   Jeu 19 Avr 2012 - 23:59

Le naufrage du Titanic, des milliers de documents mis en ligne !…

À l'occasion du centenaire du tragique naufrage du Titanic, des listes officielles, des photographies et des testaments de passagers ou de membres d’équipage viennent d'être mis en ligne. l’UNESCO vient également d’inscrire l’épave sur sa liste du patrimoine culturel subaquatique afin de la protéger des pillages.

Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le RMS Titanic, paquebot transatlantique hors norme pour son époque, heurta un iceberg dans l'Atlantique Nord et sombra quelques heures plus tard - vers 2h00 du matin - à environ 650km au large de Terre-Neuve. De source officielle, plus de 2.200 personnes auraient embarqué à bord. Seules 711 d’entre elles ont survécu. De nouvelles théories ont vu le jour dernièrement pour expliquer les causes du naufrage. Des coefficients de marée particulièrement élevés et une illusion d'optique auraient respectivement provoqué et masqué la présence du bloc de glace. La grande majorité des survivants doivent leur sauvetage à l’intervention d’un navire anglais, le RMS Carpathia. Alors qu’il faisait route vers Gibraltar, l’opérateur radio a entendu la nouvelle de l'accident et prévenu le capitaine Arthur Rostron. Celui-ci a dérouté son navire et mis les moteurs à plein régime pour parcourir les 58 milles nautiques le séparant du lieu du naufrage. Le Carpathia a accueilli le premier passager du Titanic vers 4h10 du matin, deux heures après la disparition du paquebot sous la surface.


De nombreuses autres catastrophes maritimes de grande ampleur sont survenues
après le naufrage du Titanic. Elles ont fait de nombreux morts.
© Idé
De nombreuses initiatives voient encore le jour à l’approche du centenaire du naufrage. Le navire de croisière Balmoral vient par exemple de quitter les quais de Southampton pour refaire le voyage du Titanic en direction de New York. Par ailleurs, un musée a ouvert ses portes sur les lieux de la construction du paquebot à Belfast et une exposition permanente est dorénavant accessible à la Cité de la Mer de Cherbourg. Deux autres actualités méritent d’être soulignées. Un site spécialisé en généalogie vient de rendre accessibles plusieurs milliers de documents relatifs au Titanic et l’UNESCO a classé son épave afin de la protéger contre les pillages et les dégradations.

Des listes officielles des passagers du Titanic
Les documents ont été publiés sur la version anglaise du site Ancestry. Ils se composent notamment des listes officielles des passagers et membres d’équipage ayant embarqué à Southampton et Corb (anciennement Queenstown). Elles fournissent les noms des passagers, mais aussi leur âge, leur profession, la classe qu’ils ont réservé ou encore la présence du conjoint à bord. Le site Internet diffuse également des listes présentant les noms et informations relatives aux 1.517 passagers décédés, aux 328 corps repêchés et aux 703 personnes secourues par le RMS Carpathia. Un recensement complet des 121 victimes non identifiées ou non réclamées enterrées au cimetière de Fairview Lawn à Halifax au Canada, ainsi que plusieurs testaments, dont celui du capitaine Edward Smith, et photographies complètent les informations accessibles gratuitement jusqu’au 31 mai.


Le RMS Carpathia est un paquebot transatlantique de 165m de long. La nuit du naufrage du Titanic, il transportait seulement 743 passagers
alors qu'il peut en accueillir le triple. Après avoir récupéré 703 naufragés, il fit demi-tour et retourna à son port d'origine, New York.
La capitaine refusa de transborder les rescapés dans l'Olympic, le navire jumeau du Titanic qui naviguait également
dans les parages, afin de ne pas accroître le traumatisme des passagers.
© Wikimedia Commons, DP
Miriam Silverman, une responsable du site, explique l’intérêt d’une telle diffusion d’informations dans un article du journal Le Monde. « De nombreuses familles ont pu avoir entendu des rumeurs selon lesquelles elles avaient un ancêtre à bord du Titanic, certaines ont pu perdre les preuves de cela [...]. Nous sommes très contents de permettre au public d'avoir accès gratuitement à ces données précieuses. »

Une protection internationale contre le pillage
L’épave du Titanic a été découverte dans la nuit du 31 août au 1e septembre par l’équipe de Robert Ballard, qui travaillait à l’époque en collaboration avec l’Ifremer. Elle gît à 3.821 mètres de profondeur dans les eaux internationales. Elle ne dépend donc de la juridiction d’aucun pays. Plusieurs expéditions se sont succédé depuis la découverte des restes du paquebot et de nombreux objets ont été remontés à la surface. Certains spécialistes parlent même de pillage.


Le voyage inaugural du RMS Titanic, propriété de la White Star Line, a commencé au port de Southampton le 14 avril 1912.
© F.G.O. Stuart, Wikimedia commons
Heureusement, l’épave bénéficiera, à partir de son centième anniversaire, de la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Ce traité international, entré en vigueur le 2 janvier 2009, a été ratifié par 49 États en réponse à des pillages et des destructions effectuées par des chasseurs de trésors. Selon le communiqué de l’UNESCO, « les États pourront prendre toutes les mesures en leur pouvoir pour protéger l’épave et faire en sorte que les restes humains soient traités dignement. » Ce texte n’interdit toutefois pas l’accès à l’épave puisqu’il encourage les recherches archéologiques dont le caractère scientifique ou éthique n’est pas "contestable".

* Ancestry: Our Titanic Collection
* Le Monde: Des milliers de documents sur le Titanic publiés sur Internet
* Unesco: L’épave du Titanic désormais protégée par l’UNESCO

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, du 11 avril 2012
Source Actualité Futura-Sciences: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/naufrage-du-titanic-des-milliers-de-documents-mis-en-ligne_38037/

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